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Black Metal Naer Mataron Discipline Manifesto
CD, date de parution : 17 Juin 2005 - Black Lotus Records / Osolon
Style: Black Metal

NOTE SOM : 16/20
Toutes les notes : 17/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Extreme Unction
2. Blessing of Sin
3. For the New Man
4. Arrival of the Cesar
5. Blast Furnace
6. The Day Is Breaking
7. The Last Loyal
8. Land of Dreams
9. Last Man Against Time

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5 avis 2 17/20
Chronique
16 / 20
    valentheris, Jeudi 10 Juin 2010 parlez-en à vos amis  
Si vous faites partie des amateurs de black metal racé, true dans l'âme et inspiré et plus secondairement de décors post-apocalyptiques, j'ai l'honneur de vous annoncer que vous êtes tombé sur le "bon album". En effet, les athéniens de Naer Mataron, toujours fidèles à Black Lotus Records repartent à l'assaut en 2005 pour offrir au monde leur quatrième opus et non des moindres: "Discipline Manifesto".

Un rapide coup d'oeil à l'illustration de Morpheas (chanteur et guitariste à l'époque) suffit à se dire que nous n'allons pas passer l'heure d'écoute dans un fond de Grèce antique sous le soleil estival athénien. L'atmosphère générale sera martiale, glaciale, haineuse, brutale, mais bien entendu très prenante et elle saura vous faire savourer chacune des notes grésillantes délivrées par Morpheas et Kaiadas sous les blasts effrénés de Warhead, le tout distillant alors une vision des plaines grecques dévastées, par les yeux d'un black metal savoureux dont le combo a le secret.

Pour ceux qui auraient connu le groupe via le dernier album en date, "Praetorians", sachez qu'un fossé sépare les deux albums. La production est ici relativement bonne (pour le genre bien sûr...), mais bien en dessous du son très clinique et propre de leur dernier album. De plus, le chanteur n'étant pas encore Vicotnik, le bonhomme étant uniquement présent ici derrière sa console pour l'enregistrement, la voix s'en trouve bien différente, dans un style plus classique, éraillée et agressive. L'ambiance générale du dernier opus officiait alors dans une ligne directrice bien présente et ne générait pas trop de surprise, mais offre bien plus de variation dans celui-ci. Cependant j'y reviendrais plus tard...

La force de composition du groupe est sans conteste d'arriver à retranscrire chez l'auditeur tout un lot d'émotions à travers une ribambelle de titres ne se ressemblant pas les uns les autres, les rendant chacun uniques, avec leurs propres messages à faire passer tout en leur gardant une forme et un fond commun.
En effet, même les titres les plus longs, aux alentours de huit ou neuf minutes généralement, possèdent un lot de variations assez délectables, allant du simple crescendo au break envoûtant, permettant par conséquent de ne jamais s'ennuyer durant l'écoute et de se laisser prendre au jeu sans plus se forcer.

Ceci nous apparaît clairement dès le premier titre, "Extreme Unction", avec son départ sur les chapeaux de roues après quelques secondes de sonorités lugubres à la Into The Infinity Of Thought (Emperor). L'auditeur s'imprègne alors de noirceurs et s'embarque dans un autre monde où la lumière devient la plus précieuse source d'espoir. Quelques envolées de guitares suivies de ralentissement arrivent à nous faire accrocher immédiatement à l'ambiance générale qui n'a alors pas finie de nous surprendre et de nous délivrer ses charmes. Dans un registre plus agressif, la seconde piste, "Blessing Of Sin", haussera en ce début d'album l'agressivité d'un ton, la voix de Morpheas paraissant bien plus haineuse et le riff moins enclin à la mélodie malgré un mid-tempo très prenant.

Si j'étais quelqu'un de grossier je dirais que l'on sait désormais à quoi s'attendre, mais Kaiadas (majoritairement compositeur sur cet opus) à plus d'une corde à son arc et sa guitare en a six qui ne demandent qu'à s'exprimer.
Après un "For The New Man" quelque peu dispensable en soit, un interlude assez vide n'apportant rien en soi à ce stade du cd, c'est encore toute une partie du monde sauvage grec aux couleurs norvégiennes qui s'offre à nous.

Ici je crois qu'il est important de différencier les deux types de "mélodies" que peuvent créer le groupe.
D'une part, nous aurions les titres tels que "Blast Furnace" officiant dans une approche classique et sans concession dans sa première partie, mais délivrant un break majestueux en une deuxième partie où cette première approche de la mélodie prend tout son sens, le tout sublimé par des chants clairs qui sonnent "vrais" et la rythmique de la batterie qui démontre dès lors que Warhead est un batteur tout à fait valable comme il le démontrera encore mieux par la suite.
D'autre part, nous aurions plutôt des pistes dans le genre de "The Day Is Breaking" où la notion de lutte pour une parcelle d'espoir dans ces terres mortes prend tout son sens. Le riff principal est froid et ténébreux et, à la manière de "Land Of Dreams" c'est une nouvelle dimension qui s'offre à nous. Sur ce dernier la voix change, habile mélange entre le clair et l'hurlé, donnant un timbre désespéré à Morpheas, alourdissant l'atmosphère de plus en plus, ne sachant pas si la dimension sinistre alors ouverte saura se fermer de sitôt. À noter l'excellent break qui dispose d'un final des plus prenant où la basse est bien mise en avant (mais n'atteint pas le niveau de "The Last Loyal").

Chacune des compositions est donc comme un tiroir qui met plus ou moins longtemps à s'ouvrir et qui contient toujours des surprises que l'on ne s'attendait pas à trouver là. Chaque ligne instrumentale évolue avec facilité et on ne s'ennuie jamais. Les musiciens sont talentueux et savent où ils vont, disséquant habilement les différentes émotions et états humains que l'on trouve en des lieux désolés. La production n'est malheureusement pas toujours égal, certains instruments empiétant sur d'autres suivant les passages, mais colle parfaitement au genre et reste tout de même agréable.

Ce "Discipline Manifesto" est donc une bien bonne sortie de la part de nos Athéniens qui ne manquent pas de talent et qui l'ont toujours plus ou moins bien montré. En espérant qu'ils continuent dans la belle voie qu'ils se sont ouverte et qu'ils ne tombent pas dans la facilité.

Valentheris.




4 Commentaires

Commentaire
    Xeroth, Mercredi 14 Septembre 2005 parlez-en à vos amis  
Je ne connais que cet album de Naer Mataron, et je peux vous dire que c'est vraiment excellent. Ce groupe qui vient de la Grece nous envoie de mauvaises énergie et de la nostalgie d'autre fois!

Leurs compos me donne le vertige, il me font sentir fort et éternel. Leur paroles parlent de l'ancienne mythologie Greque (si je ne me trompe pas) mais tout en restant dans le Black Metal, nous savons que la noirceur et les puissances de l'Enfer sont présente!

9 titres desctructeurs, d'une bonne durée, les tracks sont la plupart très longues, la plus longue? 9:42! La guit va à cent mille à l'heure, le drum est vite mais un vite magnifique, la voix de Morpheas ressemble à la voix de Nocturno Culto dans les débuts de Darkthrone, la bass est bien la (écoutez : Land Of Dreams pour la bass à 2:35, la bass me fais ahhh!frémirrr) puis Carl-Michael Eide(Aura Noir?) chante sur Land Of Dreams, c'est vraiment mais vraiment bon!!!

Mes tracks préférées sont : Extreme Unction, The Day Is Breaking, The Land Of Dreams.

Le groupe est composés de 4 membres : Morpheas, Kaiadas,Warhead et Nordvargr. La pochette est vraiment fabuleuse, beaucoup d'images et la qualité est très bonne. Il y a les paroles, et la qualité du son est un peu grincheux, mais pas à l'extrême. Puis je pensais halluciner mais...non!! il y a bien l'image de Nattefrost dans la pochette...me semble que cela lui ressemble ce visage avec son maquillage puis
en plus Morpheas remercie des gens, comme Nattefrost? Alors je me dis que c'est Nattefrost qu'on voit juste la tête sorti comme un mort-vivant!!!

Dans cet album, il y a des pauses, des bruits étranges pendant quelques minutes et Paf! ça part!
Surtout l'intro qui débute en bruit étrange que je ne serais décrire.

Bref, je dois vous avouer que...sérieusement, au début je trouvais cet album un peu bizarre dans le sens que j'étais pas trop accroché mais à l'écoute, je me suis mis à découvrir totalement ce groupe splendide et ravageur! Je vais me payer les premiers albums de Naer Mataron, pour comparer avec celui du 2005.




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