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Chronique
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| Nom d’un Stigmate !!! Quelle claque ! Un an après le laborieux mais néanmoins indispensable « As The Flower Withers », le groupe anglais nous revient avec un album magistral permettant au groupe d’asseoir sa suprématie sur la scène doom avec ce disque varié et unique en son genre.
S’ouvrant sur un magnifique titre atmosphérique utilisant le minimum syndical, violon, piano ainsi que la voix d’Aaron, la musique se transcende. Et là, ne cherchez pas, la magie opère. C’est suave, c’est beau, c’est mélancolique au plus haut point, c’est… My Dying Bride. Un style personnel reconnaissable à la première écoute. Des riffs romantiques et sensuels, un tempo lent mais varié et cette voix d’Aaron passant sans aucun effort d’une voix suave et plaintive au grognement death agressifs sans êtres pour autant irritants. Terminées les accélérations pas vraiment nécessaires pouvant se révéler foireuses. Tout est peaufiné dans les moindres détails. Le timbre de voix christique d’Aaron tel un martyr, une mélancolie utilisant un large panel d’émotion, inutile d’y aller par les quatre chemins, le style de My Dying Bride est d’une grande finesse voir une certaine classe bien typée du pays d’origine (Ah, ces Anglais !). Une certaine retenue que l’on peut retrouver sur les albums anciens ou contemporains de Anathema, pas étonnant que les deux groupes aient été en bon rapport durant un certain temps.
Les meilleurs morceaux s’enchaînent avec Grâce, au travers de titres tristes, portées par cette voix de supplicié, à la fois mystiques et agressifs. L’ambiance générale du disque est assez dépressive parcourue par un souffle romantique et de littérature gothique du XIX siècle, très Lord Byron.
« Turn Loose the Swans » est le prototype du doom-death atmosphérique, qui d’un côté est bien ancré dans la base première du doom mais, cependant qui se place en dehors des sentiers battus. My Dying Bride possède son style propre, unique qui fait que le groupe anglais est l’un des combos des plus fascinant de la scène.
Se terminant sur le magnifique « Black God » sur une structure minimale : violon, piano, chant clair masculin et chant fantomatique féminin, on se rend compte que cet album est un objet indispensable pour tout écouteur de doom, un bijou d’une noirceur mélancolique.
Un des albums-phares de la discographie du groupe.
Un voyage sans fin magnifique…
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Mercredi 20 Octobre 2004 |

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