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| CD paru en1991 - Atlantic Records |
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1. Daddy, Brother, Lover, Little Boy (the Electric Drill Song) 3.54
2. Alive and Kickin' 5.28
3. Green-Tinted Sixties Mind 3.30
4. CDFF-Lucky This Time 4.10
5. Voodoo Kiss 4.07
6. Never Say Never 3.48
7. Just Take My Heart 4.21
8. My Kinda Woman 4.09
9. A Little Too Loose 5.21
10. Road to Ruin 3:54
11. To Be with You 3.27
Total playing time 46.09 |
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| Chronique |
 20 / 20 |
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Tiens, et bien on dirait que les grands classiques du hard ont besoin d’avis dont ils sont pour le moment dépourvus.
J’ai jeté mon dévolu sur ce second opus du groupe new-yorkais possédant dans ses rangs le virtuose Billy Sheenan à la basse (accompagnant systématiquement Steve Vai sur ses tournées, c’est dire le niveau !) et Eric Martin au chant, connu aujourd’hui pour ses albums solos de plus ou moins bonnes qualités.
Mr Big sort son premier album éponyme en 1989 contenant déjà des tubes donnant la couleur comme "Addicted to that Rush" ou "30 Days in the Hole" en proposant un hard très mélodique mais également bien plus technique que la moyenne, notamment grâce aux solos inspirés et souvent inattendus de Paul Gibert.
Mais je doute qu’en cette année divine pour le hard (rien que Metallica, Guns’n Roses, Nirvana, Death…et ma naissance !) quelqu’un aurait parié sur ce groupe qui arrive avec une maturité incroyable et un opus bourré à ras la gueule de hits et de mélodies de toute beauté et inoubliables. Propulsé par un son assez énorme et clair pour l’époque, le quatuor déboule avec "Daddy, Brother, Lover, Little Boy". Qui osera dire qu’il n’aura pas tiré une "tronche comme ça" à l’écoute du solo de gratte accompagné par…des perceuses ! Outre ce solo d’exception, il y a ce refrain qui nous tient des jours durant et cette voix magnifique, toute en puissance mais en finesse, très pure et en même temps très rock n’ roll, chaude et sincère.
"ALive and Kickin’" suit avec son riff d’ouverture dur et tranchant mais dévoilant rapidement des phases mélodiques uniques et superbes. Idem pour "Grenn Tinted Sixties Mind" au riff d’ouverture si pur et presque symphonique dans le rendu.
Puis arrive ce qui reste pour moi une des plus belles ballades de tous les temps : "Lucky This Time". Un premier riff étonnamment rêche et direct, avant de laisser place à des arpèges d’une douceur infinie et à une basse sensuelle et tourbillonnante, puis cette voix ! Magnifique, un refrain à faire fondre en larmes le plus courageux des « hardos » ("Open your Heart Tonight…" ) qui prend aux tripes et ne les lâche plus. Et le mieux dans tout cela, c’est que le groupe reste unique et ne ressemble à aucun autre, fait quasiment absent de nos découvertes actuelles, où tout est devenu interchangeable et sans saveur.
Car les saveurs ne manquent pas ici. La technique est à elle seule si impressionnante qu’elle confère à l’album plusieurs niveaux d’écoute selon l’humeur. L’intro par exemple de "Voodoo Kiss" à la guitare acoustique est ahurissante de complexité et en deviendrait presque drôle. Pour ensuite nous plonger dans un univers bluesy et plus léger, où Eric Martin se révèle également crooner de talent.
A l’opposé, un morceau comme "My Kinda Woman" semble être conçu pour les stades et entendre des milliers de poumons crier en chœur ce refrain une nouvelle fois tellement accrocheur et poignant à la fois.
Deux autres superbes slows viendront s’ajouter avec "Just Take my Heart" (la chanson la plus FM de l’album, mais non moins merveilleuse) et la sublime conclusion qu’est "To Be with You", devenu le moment privilégié des concerts où le public et Eric se trouvent plus proches que jamais l’un de l’autre (à voir dans le Live tout aussi indispensable sortie l’année suivante où le potentiel des membres est présenté à son paroxysme car intégrant tous les délires et solos en question-réponse entre Billy et Paul !).
Il s’agit probablement de mon album de Hard préféré, toutes époques confondues, autant par sa beauté que sa technique, sa composition et l’interprétation impressionnante de ses membres et plus particulièrement de son chanteur. Une technique d’ailleurs que l’on n’est pas loin de retrouver chez les groupes de Prog de la même époque, spécialement Dream Theater.
Les textes sont quand à eux en parfaite adéquation avec le reste, c'est-à-dire rock n’roll (les "babys" à répétition apportant un charme certain et indémodable).
Culte, n’ayant pas pris une ride et ayant traversé le poids des années sans aucun mal, ce "Lean into It" est sans aucun doute LE chef d’œuvre de cette année où un certain Black Album dévasta tout sur son passage, pour le meilleur et pour le pire…
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