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| 15 Mai 1987 - Elektra Records |

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1. Wild Side
2. Girls, Girls, Girls
3. Dancing on Glass
4. Bad Boy Boogie
5. Nona
6. Five Years Dead
7. All in the Name of...
8. Sumthin' for Nuthin'
9. You're All I Need
10. Jailhouse Rock (Live)
11. Girls, Girls, Girls (Rough Mix)
12. Wild Side (Rough Mix)
13. Rodeo
14. Nona (Instrumental Demo Idea)
15. All in the Name of... (Live) |
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| Chronique |
 11 / 20 |
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Le sexe, le rock’n roll et la drogue (surtout la drogue !) ont toujours fait partie de l’imagerie et de la musique de Mötley Crüe, un fond de commerce inépuisable.
Mais voilà, il y a des moments où cela ne devient plus gérable, et où la vie artistique est forcément entachée par tous les excès extérieurs. Qui n’aura pas été choqué de voir ce pauvre Nikki Sixx échapper de peu à la mort d’une overdose puis emmené dans un hôpital pour une cire de désintoxication. Pour malheureusement s’en échapper moins de vingt-quatre heures plus tard, se réinjecter de l’héroïne et être victime d’une seconde overdose dans la même journée.
Ce sera Slash des Guns qui le retrouvera le lendemain, une seringue plantée dans le bras, allongé dans la mare de sang qu’était devenue sa baignoire.
Dans ces conditions, on peut donc comprendre sans mal que "Girls, Girls, Girls" soit loin d’être la plus grande réussite du groupe, chacun étant plus drogué que l’autre (je serais curieux de savoir comment ce sont passées les séances d’enregistrements !) et il y fort à parier que Mick Mars devait avoir bien du mal à tenir une guitare tant son jeu est dépouillé et minimaliste (pour dire bien, sinon, on peut dire chiant et inexpressif mais bon…), et ce sur la totalité du disque. Si deux riffs se battent en duels dans chaque morceau, c’est déjà vraiment pas mal.
La basse est totalement absente du mix final (Nikki joue t-il quelques part ?), Tommy Lee joue comme un batteur ayant appris à jouer depuis une semaine (pédale, caisse claire…et c’est tout, un petit coup de tom par ci par là et envoyé c’est pesé !).
Finalement, encore une fois, c’est Vince Neil qui s’en sort le mieux et propose le meilleur travail de l’album, et qui le sauve du naufrage complet.
Ainsi, le titre d’ouverture "Wild Side" dépote sympathiquement grâce à un excellent refrain et des parties vocales toujours aussi irréprochables. "Girls, Girls, Girls" suit mais, même si c’est aujourd’hui un morceau culte, le manque de dynamisme et de surprise est décevant. Le même riff tourne pendant quatre minutes sans aucune variation, la batterie est très primaire et Vince n’est pas non plus au top de sa forme sur ce titre, ça pue vraiment la fainéantise et la production à la va-vite de tubes dont les masses se délectent mais qui représente un intérêt proche du zéro absolu.
Et si "Dancing on Glass" remonte légèrement le niveau, notamment grâce à la participation d’une chanteuse gospel qui procure à l’ensemble un groove jusqu’alors absent, le soufflé retombe de nouveau avec les indigestes et ultra basiques "Bad Boy Boogie" et "Five Years Dead", orphelin de magie ou de quelconque solo qui faisait la force des albums précédents.
Egalement aucune ballade digne de ce nom ne vient émousser nos sens. Ce n’est pas le faussement émotif et plat "You’re All I Need" qui nous touchera en comparaison des monumentales "One With The Show" et "Home Sweet Home". Tout déçoit ou presque sur cet album, et le temps n’a rien fait pour l’arranger, le son ayant pris un énorme coup de vieux et ne disposant en aucun cas du cachet et du charme de celui de "Too Fast for Love" ou "Shout at the Devil".
La version speedée et live du "Jailhouse Rock" d’Elvis Presley terminera l’album sur une note légèrement plus optimiste, car possédant cette folie et ce groove dont abusera le génial "Dr Feelgood" deux ans plus tard. Les solos abondent (comme quoi !) et la mixture du déhanché de Presley couplé au gros hard du Crüe fait un ménage d’enfer.
Mais ce n’est largement pas suffisant pour nous faire oublier la cruelle désillusion que nous venons de vivre.
La suite fait partie de l’histoire…
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