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| CD paru en 1994 - Peaceville Records / Deaf Records |
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1. Unknown Emotions
2. A Century Of Ruins
3. Humanity's Lost
4. Awakening Destiny
5. Paradise Of The Masses
6. No World Escapes
7. Different Breeds
8. Sanctuary Denied
9. Relics
10. The Sorrow Fields
11. Through Obscurity
12. In The Shadows |
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| Chronique |
 13 / 20 |
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Actif depuis 90, le quatuor originaire du Milwaukee donne ici suite à son premier album Dying Remains (1993) avec As Humanity Fades (1994) toujours chez Deaf Records (futur Peaceville).
Alors que des combos de plus en plus brutaux comme Incantation ou Suffocation repoussent sans cesse les limites de la bestialité du Death Metal, d’autres se concentrent sur l’impact des rythmiques et l’efficacité des morceaux, c’est le cas pour Morta Skuld qui ne cherche pas forcément à jouer à la vitesse de la lumière. Les plus jeunes d’entre vous qui ne jurent plus que par la technique et la vitesse de Beneath The Massacre ou Origin ne seront certainement pas emballés par As Humanity Fades.
Pourtant ce skeud vaut bien un détour auditif et le duo Dave Gregor et Jason O’Connell ont un sens indéniable de la composition. Dès Unknown Emotions, les bases d’un Death Metal dans les règles de l’art sont posées et on sent que chaque riff a été travaillé, étudié, calculé, et placé au meilleur endroit possible. La basse de Jason Hellman est très en avant (ceci est particulièrement flagrant sur A Century Of Ruins où les parties slappées de No World Escape) dans le mix, appuyant un peu plus l’effet des mid-tempo, omniprésent sur l’album.
La voix de Dave est également guttural comme il se doit afin de soutenir l’ensemble même si elle est parfois un peu linéaire à la longue. Il en va de même pour le jeu de batterie de Kent Truckenbord qui se contente d’un accompagnement adéquat sans partir comme un bolide mais avec tout de même une double pédale omniprésente.
Des titres comme Different Breeds, truffé de breaks, apporte un peu de variété à l’album et on notera également des soli très travaillés bien au dessus de la moyenne du Death Metal de l’époque. Cependant au bout d’un moment d’écoute les morceaux finissent par un peu tous se ressembler, la faute à un tempo trop souvent cantonné au alentour de 140.
Cet album n’a pas révolutionné le petit monde du Death, mais les musiciens de Morta Skuld font preuve ici d’une grande inspiration dans les compositions et d’une conviction inébranlable, perceptibles sur les bons A Century Of Ruins, Different Breeds ou Relics.
Pour vous aider à vous faire une opinion, si vous avez déjà jeté une oreille a l’excellent When The Sky Turns Black de Brutality et bien ce As Humanity Fades en est une version un peu plus monolithique.
Morta Skuld a sorti ici un disque qui incarne le Death Metal en en appliquant consciencieusement et intelligemment les principes mais qui manquait un peu de variété et de folie pour faire du combo l’un des leaders du genre. Les américains n’en resteront cependant pas là et récidiveront avec For All Eternity l’année suivante.
BG
3 commentaires |
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