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| CD paru enDecembre 1992 - JL America |
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Re-Issue in October 2005 by Xtreem Music as a compilation with the EP "Adipocere".
1. The Way of All Flesh
2. Corpse Under Glass
3. Immortal Coil
4. Trephanation
5. Proclaimed Creator
6. Accelerated Decreptitude
7. Submerged in Adipocere
8. Enthralled to Serve
9. Ritual of Infinity |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Formé en 1990, Morpheus est une figure du death metal new yorkais, aux côtés d’Immolation et de Suffocation. Le groupe se fait remarquer dès 1991, lors de la sortie de son EP Adipocere chez le fameux label Seraphic Decay, l'un des spécialistes des sorties de EP deathmetal de l’époque. Peu avant la sortie de son premier album, la formation doit toutefois changer son patronyme, faute au Morpheus suédois, optant alors simplement pour le patronyme Morpheus Descends.
Ritual of Infinity regroupent en fait trois sessions, trois titres étant enregistrés en janvier 92 (démo Corpse Under Glass), deux autres en avril, et enfin les quatre derniers en septembre. Le disque est alors distribué à la fin de cette même année par la petite écurie JL America, s’illustrant à la même époque avec les productions des féroces états-uniens de Killing Addiction & Nokturnel (Omega Factor & Nothing but Hatred). Bien qu’effectuée par un artiste surréaliste de renom, Brad Moore, l’illustration de l’album reste d’une qualité relativement douteuse.
Morpheus Descends lâche un deathmetal massif et caverneux, rappelant délicieusement celui de son voisin Incantation. Musicalement, les titres sont remarquablement ficelés, notamment grâce à la présence du redoutable Sam Inzerra derrière les fûts, millimétrant son double pédalage et variant son jeu avec une aisance impressionnante. Sur ces rythmiques très carrées, Yench & Hanson balancent des rafales de riffs lourds et assassins, à l’image des salves des terribles Immortal Coil et Trephanation, que j’écoute personnellement en boucle depuis plus de quinze années. Enfin, la voix de Jeff Reimer, gutturale et profonde à souhait, renforce le côté brutal et sans concession de Ritual of Infinity.
Ritual of Infinity reste toutefois inégal, la faute à son enregistrement étalé sur plusieurs sessions, renfermant ainsi des titres qui ne sonnent pas tous exactement de la même façon, la dernière session s’avérant la plus convainquante. De plus, Morpheus Descends débarque un poil trop tard sur le circuit deathmetal, à une période où l’on commence déjà à parler de saturation et de manque d’originalité. Considérant enfin la pochette contestable de Ritual of Infinity et le manque de moyens du label, l’album est passe relativement inaperçu à l'époque.
Brutal, canerveux et sans compromis, privilégiant la lourdeur du riffing à toute forme de mélodie, Ritual of Intinity s’impose à tous les deathster fan d'Incantation, Killing Addiction, Rottrevore ou Pyrexia. Avec un enregistrement plus homogène et une meilleure promotion, Morpheus Descends aurait certainement eu les moyens de péter la baraque, en ces années 92/93.
Fabien.
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