Cursed

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Nom du groupe Morgoth (GER)
Nom de l'album Cursed
Type Album
Date de parution 24 Avril 1991
Labels Century Media
Produit par Draeger Dick
Enregistré à Woodhouse Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album189

Tracklist

1. Cursed 02:05
2. Body Count 03:36
3. Exit to Temptation 06:03
4. Unreal Imagination 03:30
5. Isolated 05:25
6. Sold Baptism 03:41
7. Suffer Life 04:26
8. Opportunity Is Gone 07:21
9. Darkness (Warning Cover) 03:55
Total playing time 40:02

Chronique @ sargeist

23 Fevrier 2008
Après deux EP remarqués, Morgoth, groupe allemand de Death Metal, sort en 1991 chez Century Media, son premier véritable album, "Cursed", en plein boom du style. La localisation du groupe pour le style pratiqué ainsi que celle de la maison de disques a dû jouer en faveur de cette collaboration, bien que Morgoth, par ses capacités évidentes, n'avait pas besoin de ce genre de détails.

Mais il est vrai qu'en 1991, entre l'assaut de toute la scène Death américaine et l'explosion de la scène scandinave, on pouvait se demander ou se placait un groupe allemand. La réponse est simple: entre les deux. Il est évident que les mecs de Morgoth sont des fans de Death, le groupe. Ca transpire dans leur musique. On appela même Morgoth le Death Européen. On remarque aussi une inspiration venu de la scène nordiste, par certaines sonorités guitaristiques et un côté moins produit.

Justement, la production. Enregistré à Los Angeles par le célèbre Randy Burns, "Cursed" est doté d'un son assez clair, mais manquant un peu de puissance, typique des productions d'époque. On ne pourra pas reprocher au groupe une profusion de pistes et d'effets en tout cas. C'est sobre et il n'y a rien besoin de plus.

Venons en aux membres du groupe. Le chanteur Marc Grewe est une sorte de croisement entre John Tardy (Obituary) et bien sûr Chuck Schuldiner (Death). Il éructe en tout cas avec un conviction notable. Côté guitares, rien à signaler de marquant, ils font leur office, distillant parfois même quelques soli peu techniques, mais attrayants et propres. Le côté rythmique est mis en valeur par une batterie omniprésente, avec une double caisse bien sonore. Bon point.

En ce qui concerne les compositions, le rythme n'est jamais vraiment super rapide. Morgoth affectionne les bons gros mid tempi roulants, alternés avec des passages lourds évoquant parfois le Doom. Le morceau "Bodycount" se détache nettement du lot, avec un rythme entrainant et un refrain simple et mémorisable. Hormis cette belle mise en bouche, le reste des titres forment un tout compact, cohérent, difficile d'y extraire quoi que ce soit. Ca s'écoute d'une traite. Mention tout de même à l'excellent "Sold Baptism". Je trouve malgré tout l'introduction instrumentale et ambiante un peu longuette, ainsi que le titre de conclusion assez faible. On a tout de même là un savoir faire indéniable. Bien dans la tradition en tout cas, mais comment pouvait il en être autrement à cette époque.

Un bien bon album, quoi que pas forcément indispensable par rapport aux maîtres du style. Une oeuvre assez conventionnelle en somme, fidéle aux codes du style. Mais Morgoth nous prouvera par la suite qu'ils en ont sous le pied au niveau créatif, pour le plus grand dépit des "True Deatheux"...

14/20

4 Commentaires

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Ihopeyoudie - 23 Fevrier 2008: Faudrait que je réécoute ça correctement...
eulmatt - 23 Fevrier 2008: Tu es rudement productif en ce moment Fred, ça fait plaisir.
J'ai le même regard que toi sur cet album, lui préférant pour le coup son successeur mésestimé, Odium.
Fabien - 14 Septembre 2009: Après son diptyque Resurrection Absurd - Eternal Fall, Morgoth s’annonçait comme un des fers de lance du deathmetal européen en 1990. Alors que chaque deathster attendait une confirmation dans un style death sans concession, Morgoth surprend pourtant dès l’année suivante, en lâchant un Cursed aux ambiances feutrées, s’opposant à la fureur death métallique des débuts. A mon sens, il manque peut-être un pur album de death entre les deux MLP et ce Cursed bien plus calme, même mélancolique sur son dernier titre. Cursed reste en tout cas un bel effort, montrant Morgoth avec une réelle envie de progresser pour conserver sa flamme et assurer sa pérennité, tout en gardant sa forte personnalité.

Ce mois de mai 1991 marquait plus généralement de nombreux changements sur la scène deathmetal, à coups de Blessed are the Sick, Gothic & Cursed montrant des Morbid Angel, Morgoth & Paradise Lost avec un visage différent, par rapport à leurs précédents Altars of Madness, Lost Paradise & Eternal Fall sortis une ou deux années auparavant. Cette période était ainsi l’heure des seconds albums pour nombre de groupes précurseurs du style, et tout jeune deathster que nous étions, sans recul sur cette scène nouvelle, nous ne pensions pas forcément que ces formations que nous adulions puissent sonner différemment sans pourtant trahir profondément leur identité.

Cult of Death.
Fabien.
corpsebunder50 - 08 Avril 2013: Pas trop d'accord avec les commentaires sur la rythmique. Du mid-tempo, certes, mais la grosse rythmique death old-school est tout de même omniprésente sur tout l'album.
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Chronique @ Arawn

30 Mars 2005
Après deux EP également édité en 1991 chez Century Media et plus tard réuni en un seul album, Cursed est le premier album d'un des premiers groupes allemands de death, Morgoth.
La première chose qui fait sortir Morgoth du lot, c'est la voix inhabituelle du chanteur qui vomit ses paroles dans le style du célèbre chanteur d'Obituary, John Tardy, et qui se discerne ainsi totalement des voix habituelles.

La deuxième chose que l'on remarque, c'est le ton de l'album, très sombre et relativement "ambiant" pour un groupe de death. En effet, l'album commence par une intro au synthé et des bruitages inquiétants et se termine également par "Darkness" une chanson très lente avec une voix grave claire, deux passages extrêmes dans le sens très lent et lancinants mais qui se trouvent à des degrés moindres dans l'ensemble de l'album. Cursed n'est pas un album mélodique au vrai sens du terme mais les chansons laissent transparaître une véritable ambiance musicale sombre et lancinante, tant par les riffs que les notes et surtout grâce à la voix de Grewe très articulée et qui s'étale au fond des temps.

Sans être lent à outrance, l'album a en effet de nombreux passages mi tempo plus ou moins majoritaire selon les morceaux. Par exemple, "Unreal Imagination" et "Opportunity is Gore" restent mi tempo et lancinants alors que "End to Temptation" accélère après une intro lente et que "Suffer Life" reste majoritairement entrainante.

Morgoth se place en définitif dans cet album entre un côté assez old school avec des accélérations ne dépassant jamais un côté speed mais gardent un côté assez entrainant et un côté très ambiant. Les riffs de Morgoth sont qui qu'il en soit très prenant et, lentement ou rapidement, on se surprend bien vite à bouger la tête en rythme et à se laisser absorber par Cursed.

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