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| CD paru le 24 Avril 1991 - Century Media |

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1. Cursed 2.05
2. Body Count 3.36
3. Exit to Temptation 6.03
4. Unreal Imagination 3.30
5. Isolated 5.25
6. Sold Baptism 3.41
7. Suffer Life 4.26
8. Opportunity Is Gone 7.21
9. Darkness 3.55
Total playing time 40.02 |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Après deux EP remarqués, Morgoth, groupe allemand de Death Metal, sort en 1991 chez Century Media, son premier véritable album, "Cursed", en plein boom du style. La localisation du groupe pour le style pratiqué ainsi que celle de la maison de disques a dû jouer en faveur de cette collaboration, bien que Morgoth, par ses capacités évidentes, n'avait pas besoin de ce genre de détails.
Mais il est vrai qu'en 1991, entre l'assaut de toute la scène Death américaine et l'explosion de la scène scandinave, on pouvait se demander ou se placait un groupe allemand. La réponse est simple: entre les deux. Il est évident que les mecs de Morgoth sont des fans de Death, le groupe. Ca transpire dans leur musique. On appela même Morgoth le Death Européen. On remarque aussi une inspiration venu de la scène nordiste, par certaines sonorités guitaristiques et un côté moins produit.
Justement, la production. Enregistré à Los Angeles par le célèbre Randy Burns, "Cursed" est doté d'un son assez clair, mais manquant un peu de puissance, typique des productions d'époque. On ne pourra pas reprocher au groupe une profusion de pistes et d'effets en tout cas. C'est sobre et il n'y a rien besoin de plus.
Venons en aux membres du groupe. Le chanteur Marc Grewe est une sorte de croisement entre John Tardy (Obituary) et bien sûr Chuck Schuldiner (Death). Il éructe en tout cas avec un conviction notable. Côté guitares, rien à signaler de marquant, ils font leur office, distillant parfois même quelques soli peu techniques, mais attrayants et propres. Le côté rythmique est mis en valeur par une batterie omniprésente, avec une double caisse bien sonore. Bon point.
En ce qui concerne les compositions, le rythme n'est jamais vraiment super rapide. Morgoth affectionne les bons gros mid tempi roulants, alternés avec des passages lourds évoquant parfois le Doom. Le morceau "Bodycount" se détache nettement du lot, avec un rythme entrainant et un refrain simple et mémorisable. Hormis cette belle mise en bouche, le reste des titres forment un tout compact, cohérent, difficile d'y extraire quoi que ce soit. Ca s'écoute d'une traite. Mention tout de même à l'excellent "Sold Baptism". Je trouve malgré tout l'introduction instrumentale et ambiante un peu longuette, ainsi que le titre de conclusion assez faible. On a tout de même là un savoir faire indéniable. Bien dans la tradition en tout cas, mais comment pouvait il en être autrement à cette époque.
Un bien bon album, quoi que pas forcément indispensable par rapport aux maîtres du style. Une oeuvre assez conventionnelle en somme, fidéle aux codes du style. Mais Morgoth nous prouvera par la suite qu'ils en ont sous le pied au niveau créatif, pour le plus grand dépit des "True Deatheux"...
14/20
3 commentaires |
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| Chronique |
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Après deux EP également édité en 1991 chez Century Media et plus tard réuni en un seul album, Cursed est le premier album d'un des premiers groupes allemands de death, Morgoth.
La première chose qui fait sortir Morgoth du lot, c'est la voix inhabituelle du chanteur qui vomit ses paroles dans le style du célèbre chanteur d'Obituary, John Tardy, et qui se discerne ainsi totalement des voix habituelles.
La deuxième chose que l'on remarque, c'est le ton de l'album, très sombre et relativement "ambiant" pour un groupe de death. En effet, l'album commence par une intro au synthé et des bruitages inquiétants et se termine également par "Darkness" une chanson très lente avec une voix grave claire, deux passages extrêmes dans le sens très lent et lancinants mais qui se trouvent à des degrés moindres dans l'ensemble de l'album. Cursed n'est pas un album mélodique au vrai sens du terme mais les chansons laissent transparaître une véritable ambiance musicale sombre et lancinante, tant par les riffs que les notes et surtout grâce à la voix de Grewe très articulée et qui s'étale au fond des temps.
Sans être lent à outrance, l'album a en effet de nombreux passages mi tempo plus ou moins majoritaire selon les morceaux. Par exemple, "Unreal Imagination" et "Opportunity is Gore" restent mi tempo et lancinants alors que "End to Temptation" accélère après une intro lente et que "Suffer Life" reste majoritairement entrainante.
Morgoth se place en définitif dans cet album entre un côté assez old school avec des accélérations ne dépassant jamais un côté speed mais gardent un côté assez entrainant et un côté très ambiant. Les riffs de Morgoth sont qui qu'il en soit très prenant et, lentement ou rapidement, on se surprend bien vite à bouger la tête en rythme et à se laisser absorber par Cursed.
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