Kingdoms Disdained

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Nom du groupe Morbid Angel
Nom de l'album Kingdoms Disdained
Type Album
Date de parution 01 Décembre 2017
Enregistré à Mana Recording Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album37

Tracklist

1.
 Piles of Little Arms
 
2.
 D.E.A.D.
 
3.
 Garden of Disdain
 
4.
 The Righteous Voice
 
5.
 Architect and Iconoclast
 
6.
 Paradigms Warped
 
7.
 The Pillars Crumbling
 
8.
 For No Master
 
9.
 Declaring New Law (Secret Hell)
 
10.
 From the Hand of Kings
 
11.
 The Fall of Idols
 

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Morbid Angel


Chronique @ Fabien

07 Décembre 2017

Conjunctis viribus

En occultant sa fâcheuse dérive lors du huitième épisode à passer sous silence, il aura donc fallu quatorze longues années à Morbid Angel pour revenir à un pur deathmetal, style dont il est un des géniteurs et reste l’un des meilleurs représentants US, aux côtés de Cannibal Corpse, Incantation ou Immolation. Resté seul maître à bord depuis le départ de toute sa précédente tribu, Trey Azagthoth retrouve les services de Steve Tucker (basse / chant), ambassadeur idéal de Morbid Angel, de retour dans l’antre de la Bête, pour faire (selon ses termes) du deathmetal. Du style, il en est justement 100% question, ce nouveau Kingdoms Disdained en renfermant un pur concentré, durant 47 minutes où le groupe ne laisse aucun répit, reprenant à son compte toute l’agressivité de Formulas Fatal to the Flesh et la lourdeur de Gateways to Annihilation. A l'image de la couverture, le Colosse se réveille.

Libéré de sa folie expérimentale et de l’influence de David Vincent sur le précédent épisode, Trey retrouve le vrai sens de la composition de Morbid Angel, lâchant à mon sens cinq excellents morceaux (Piles, Dead, Architect, Pillars, Fall), où la superposition complexe de ses lignes de guitares, alliée à un sens du riff unique, apporte toute la profondeur attendue et une durée d’écoute quasi infinie. Je reste en revanche moins conquis pour l’instant par Garden et Paradigms, dont le palm-muting serré des guitares et cette lourdeur systématique empêchent les deux titres de décoller, et peu convaincu par Declaring, par son côté mécanique et assez répétitif.

Si Trey Azagthoth est revenu dans le droit chemin du bon deathster, son arme fatale sur ce nouvel opus se nomme à mon sens Steve Tucker. Imposant et charismatique, le growler s’offre en plus le luxe d’écrire non seulement toutes les paroles, mais aussi de composer trois morceaux (Righteous, Master, Kings) avec le nouveau batteur Scott Fuller, dont le jeu précis & brutal est ici en osmose idéale. Le riffing incisif et les blast-beats « à la Sandoval » sur ces trois fabuleux titres apportent de la nervosité à l’album, tout en se fondant impeccablement en son sein.

Remarquablement mis en valeur par la production d’Erik Rutan (là où celle de Juan Gonzales pêchait sur Heretic), Kingdoms Disdained ne se laisse pas facilement dompter, et mérite à ce titre un grand nombre d’écoutes, qui prennent chaque jour toujours plus de sens. Hormis quelques faiblesses relatives, notamment Declaring New Law que je peine à digérer, ce nouvel album massif de Morbid Angel est une réussite dans son ensemble. Sans atteindre la grandeur de plusieurs de ses ainés, il permet à la bande de Trey de retrouver ses lettres de noblesse, et devrait ravir les amateurs du triumvirat de la période Tucker (Formulas, Gateways, Heretic).

FABIEN.

16 Commentaires

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pielafo - 10 Décembre 2017:

Mieux que le dernier bien sur , ce n'était pas bien dur a faire. Sauf que, jme suis fait pas mal chier. Je sais pas, Morbid j'adorais ca au lycée mais Gatways reste le dernier grand Morbid a mes yeux. Celui ci redore le blason un peu mais bon.. On s'ennuie ferme je trouve. 

Balze - 10 Décembre 2017:

@Etterna - Tout à fait d'accord pour Declaring New Law. Ca m'a bien surpris d'ailleurs. J'ai trouvé ça limite hors sujet par rapport au reste de l'album.

Sinon, par rapport à Trey pour Illud (pour ce que ça vaut) :

http://www.toiletovhell.com/definitive-proof-of-the-mastermind-behind-illud-divinum-insanus/

Alcoholocausto - 10 Décembre 2017:

Merci pour cette chronique Fabien. Qu'est ce que ça fait plaisir de revoir MA au top de sa forme...

La pochette illustre bien l'ambiance de l'album, implacable et massif. Tucker est impérial.

Etterna - 12 Décembre 2017:

Si c'est vrai que Trey est majoritairement impliqué dans la direction musicale d'Illud, je trouve dommage qu'il ne l'est pas démontré plus que ça et qu'il a laissé David Vincent se faire démolir par les fans pendant des années.

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