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Death Metal Morbid Angel Illud Divinum Insanus
CD, date de parution : 07 Juin 2011 - Season Of Mist
Enregistré à : Mana Recording Studios

NOTE SOM : 13/20
Toutes les notes : 12/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Omni Potens 02:28
2. Too Extreme! 06:13
3. Existo Vulgoré 03:59
4. Blades for Baal 04:52
5. I Am Morbid 05:16
6. 10 More Dead 04:51
7. Destructos Vs the Earth / Attack 07:15
8. Nevermore 05:07
9. Beauty Meets Beast 04:56
10. Radikult 07:37
11. Profundis - Mea Culpa 04:05
Total playing time 56:39

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93 avis 5 12/20
Chronique
    Fabien, Lundi 06 Juin 2011 parlez-en à vos amis  
Absit Reverentia Vero

Gardien du temple deathmetal aux côtés d’Immolation, Morbid Angel a jusqu’ici été une valeur sûre du genre et l’un de ses principaux géniteurs. Le retour du frontman David Vincent et les nombreux concerts qui ont suivi ont créé ces dernières années une nouvelle émulation malgré une attente interminable, puisque huit années séparent le nouveau Illud Divinum Insanus (et sa belle faute de latin) de son bon prédécesseur Heretic. Ne pouvant plus retarder la sortie de l’album, la bande de Trey Azagthoth se résout d’ailleurs à se passer en studio des services de son impitoyable batteur opéré du dos, le remplaçant par le redoutable Tim Yeung, l’un des frappeurs les plus rapides du circuit actuel. Le poste de second guitariste est quant à lui confié aux mains expertes de Destructhor, connu pour ses participations au sein des terribles Zyklon et Myrkskog.

Composé collectivement, Illud Divinum Insanus marque un tournant dans la carrière du groupe, qui désire sensiblement s’écarter de son deathmetal originel en incluant de nombreuses pistes industrielles pour le moins surprenantes. Après un instrumental proche d'un Laibach, le morceau Too Extreme! électro et répétitif, aux airs de Ministry, ouvre ainsi l’album de façon déconcertante et au lieu de créer la surprise dans le bon sens du terme, devient rapidement éprouvant avec ses rythmes programmés et vieillots. On retrouve alors un Morbid Angel plus conventionnel sur Existo Vulgore et le bon Blades for Baal, deux morceaux aux rythmiques précises et riffs acérés, agrémentés des soli torturés du maître. Sans transcender, Nevermore et Beauty Meets Beast, voire 10 More Dead, sont également des morceaux de bonne facture, nous laissant croire que rien n’est encore perdu.

Mais si l'hymne I Am Morbid en autoportrait, marqué par une foule scandant platoniquement un "Morbid", passe déjà difficilement, Illud Divinum Insanus retrouve un metal industriel proche de Rammstein sur l’invraisemblable Destructos VS the Earth, dominé par des rythmes lobotomisant et des refrains aux voix robotiques tout aussi effrayantes. Autobiographie vantarde et impensable, Radikult à l'ombre Manson est quant à lui irrationnel, sans compter ses beats dance à en pleurer, tandis que le dernier morceau Mea Culpa aux paroles tout aussi éloquentes nous achève sur des rythmes techno-hardcore et trouvera peut-être sa place en rave party.

Si certains groupes ont réussi à proposer une tout autre vision de leur style à l’image de Mayhem ayant su se réinventer sur l’ambitieux A Grand Declaration of War, Morbid Angel au parfum des Genitorturers intègre quant à lui maladroitement des titres indus ou électro, moyens et éprouvants à la base, tout en perdant son aura par un sabordage conscient des concepts ésotériques et mystiques si bien construits et véhiculés jusqu’à lors, à l'image du "Killer Cult" lâché au début de Radikult et bien d'autres allusions sans équivoque. Le deathster peut quand même se contenter d’une moitié plus traditionnelle globalement proche de la période Domination, sans toutefois retrouver pleinement ni le génie ni la conviction si palpables sur les œuvres précédentes de l’ancien maître floridien. Juxtaposant l’assez bon et l’exécrable, coincé entre deux chaises, le melting-pot bancal Illud Divinum Insanus reste ainsi dans son ensemble une parodie musicale et conceptuelle de mauvais goût de la part d’un dieu devenu fou (divinus insanus), pourtant mètre-étalon dans le deathmetal depuis tant d’années. Steve Tucker peut visiblement se réjouir d’avoir rejoint pour l’heure les rangs du redoutable Nader Sadek tandis que Pete Sandoval doit être en partie soulagé d’avoir échappé à cette galère. Pas de note cette fois-ci, juste une impression défavorable et un sentiment d’incompréhension.

Fabien.




250 Commentaires
Chronique
    Oskorei, Vendredi 17 Juin 2011 parlez-en à vos amis  
Même un film de Max Pécas a plus d’allure face à ça…

Morbid Angel, fleuron de la scène Death Metal floridienne des nineties, nous revient après plus de huit ans d’absence, mais avec bon nombre d’apparition à divers festivals (Wacken et Hellfest pour ne citer que ceux là). Autant dire que leur nouvelle offrande, Illud Divinum Insanus, était attendue tel le Messie. Coupons court, le miracle n’a, et n’aura, jamais lieu ! Fort d’albums tous aussi géniaux les uns que les autres: un Altars of Madness dantesque, un Blessed Are the Sick sombre, un Covenant majestueux et un Domination imposant, et pourtant si accessible, avec David Vincent au sommet de son art ! Ce dernier quittant le navire, pour se consacrer au projet de son épouse, Genitorturers, on retrouve alors Steve Tucker au chant et à la basse, et toujours Trey Azagthoth et Pete Sandoval (respectivement à la guitare et à la batterie). Force a été de constater que Formulas Fatal to the Flesh, Gateways to Annihilation et Heretic, bien que très bons, n’arrivaient jamais à la cheville de leurs illustres prédécesseurs. A partir de ce dernier album, Heretic, l’Ange Morbide entre alors en hibernation…

Le retour de David Vincent aux commandes laissait présager le meilleur; des représentations mémorables, et la venue d’un nouveau morceau, Nevermore, que David disait venant d’un nouvel album en préparation ! Mais tout cela date de… 2008! Seulement, ce que les fans n’avaient pas prévu, c’était que Pete Sandoval serait absent derrière les fûts, cette absence due à un problème de dos, d’après ce que j’en ai compris… L’annonce du nouveau batteur ne s’est pas faite attendre, le remplaçant de Pete n’étant autre que Tim Yeung, batteur ultra rapide ayant officié sur Conquering the Throne de Hate Eternal et sur le premier album de Divine Heresy (entre autres). L’arrivée de Destructhor, guitariste émérite de Myrkskog et Zyklon, rajoute encore un peu de couleur au tableau! Avec un tel line up, c’est sûr, ce nouvel album, ça va être quelque chose ! Toute la promo autour de l’album m’a un peu, voire même beaucoup, fait rire : les photos promotionnelles sont, et seront toujours, d’une gay attitude sans précédent. Je m’explique : des poses limites à la boys band, Tim Yeung chemise grande ouverte… Pour peu, on le verrait presque se foutre un doigt sur le torse pour montrer ô combien il est sex’… J’espérais juste que cette photo n’était juste qu’une erreur, pour se moquer de tous ces groupes qui se la pètent un peu trop… Les morceaux qu’ils rajoutaient au fur et à mesure, j’en avais des échos affreux, je ne voulais pas les écouter, je voulais attendre le moment fatidique, le moment de la sortie. Je voyais, écrit partout "un mix d’électro indus"… Mais était ce bien Morbid Angel?

Et ce jour arriva, ce 6 juin 2011, un jour qui restera un jour gravé dans ma mémoire: le jour où j’ai pleuré la mort de l’Ange Morbide, car oui, Morbid Angel est mort. Rien ne sauve Illud Divinum Insanus du naufrage, que ça soit sa pochette désastreuse, ses photos ridicules, et son contenu… Le contenu, attardons nous dessus tiens, histoire de s’en payer une bonne tranche! L’album débute sur une intro (beaucoup) trop longue, presque interminable (en un seul, et en deux mots, à vous de choisir), qui enchaine sur un Too Extreme! (c’est le titre) carrément… Indus! Mais bordel de bon Dieu, mais qu’est ce que Morbid Angel nous a pondu là? Un riff pauvre, pour ne pas dire merdique, une batterie programmée qui sonne carrément techno, et cette voix… Bordel, mais où est passé ce timbre si malsain cher à David Vincent ? On subit un massacre auditif pendant plus de six minutes, on a envie que ça s’arrête et de se dire que c’est qu’une mauvaise blague… Le morceau suivant… Ah enfin! Voilà des sonorités qui me sont familières! Cependant, on est encore face à des riffs usés, mal vieillis, où il n’y a aucune once d’inventivité. J’ai presque envie de dire que le désespoir m’envahit, le désespoir de perdre l’un des plus grands groupes de l’histoire du Death!

Ce n’est malheureusement pas Blades of Baal, ou Nevermore, les deux seuls bons titres de l’album qui sauveront Morbid Angel. A l’image de leur titre Radikult, le groupe se tourne en ridicule, avec des paroles dignes de gosses de quatre ans (Kill a cop! Kill a cop! C’est d’un niais…), se tourne vers une expérimentation malvenue… Et ce serait Trey Azagthoth qui serait l’investigateur de toute cette expérimentation Electro Indus ? Mais bordel Trey, si tu voulais faire de l’Indus, fallait pas le faire dans Morbid Angel, ou alors change le nom du groupe tant que tu y es! Mais ne nous gratifie pas d’une daube sans nom, qui rabaisse maintenant ce légendaire groupe, au rang de la soupe infâme, l’élevant au stade du nanar le plus affligeant… Même un film de Max Pécas a plus d’allure face à ça… Bref, pour finir, ça me fait mal au cul de dire ça, mais Morbid Angel n’est plus. Pour honorer leur mémoire, j’vais me repasser Dominate, ou p’tête bien Covenant, mais certainement pas le dernier… Le groupe ayant pris l’habitude de nous sortir les albums par ordre alphabétique, celui aurait dû s’appeler Infamous, ou Indigest, ou Incomprehensible… Car c’est bien l’incompréhension qui m’a envahi… Ou alors peut être qu’il n’aurait jamais dû sortir sous le nom de Morbid Angel

Ils doivent bien se fendre la gueule Steve Tucker, Pete Sandoval et Erik Rutan de pas avoir fait partie de cette sombre mascarade. Au moins Steve est tranquille dans Nader Sadek (l’album In the Flesh est juste génial) et Pete se repose sur ses lauriers acquis dans Terrorizer, tandis qu’Erik profite du succès mérité de Hate Eternal
Putain, huit ans d’attente pour rien… Si c’est pas se foutre de la gueule du monde…




58 Commentaires
Chronique
16 / 20
    HelMist, Samedi 25 Juin 2011 parlez-en à vos amis  
si on l’affranchit de toute comparaison avec les autres albums, il s’avère être un très bon disque

Je me rappelle le 3 juin, la longue attente entre le moment de l’achat et de l’écoute de ce disque. Pour être franc, je craignais qu’Illud Divinum Insanus ne soit qu’une compilation de riffs pompés sur les premiers albums du «King», mais avec moins de saveur. On connaissait déjà le morceau «Nevermore», sympathique et entêtant mais un peu trop simple par rapport à ce que l’on pouvait entendre dans un «Altars of Madness» ou sur «Covenant». Puis fut diffusé, sur le net cette fois, «Existo Vulgoré», un court morceau sur lequel on ne pouvait que reconnaitre la patte de ses géniteurs. Assez proche de «Nevermore», il était cependant un peu plus complexe, moins entêtant mais encore une fois, il semble que le chant était mis plus en valeur que le reste. Bref, juste de quoi décocher la mention «bien», ce qui n’est pas suffisant pour l’ange morbide. C’est donc avec une certaine appréhension que j’aborde cet album. Une fois assis sur ma chaise je lance la galette...

L’intro, «Omni Potens» n’est pas énorme, Morbid Angel nous avait habitué à beaucoup mieux pour ce qui est des interludes. Il s’agit ici de claviers sonnant comme une musique de films médiévaux hollywoodiens avec ce côté militaire et même pompeux. En tout cas, ces deux minutes et demie suffisent à faire monter la pression avant que l’album ne commence vraiment. C’est là que je me suis pris ma première claque avec le morceau «Too Extreme !». Avec une rythmique martiale, des ruptures faites de silences, de solos de basse et accompagnés d’effets industriels, le morceau s’avère être véritablement prenant. Même s’il est plus impressionnant à la première écoute, il n’en reste pas moins inlassable et s’il s’avère être répétitif d’une certaine manière, les effets qui entrecoupent les thèmes principaux ne sont jamais les mêmes. Au morceau qui pourrait prendre une sacré dimension en live.
Ce qui surprend aussi, c’est cet intervalle où David Vincent superpose deux pistes de sa propre voix pour une rupture me rappelant par certains aspects une polyphonie corse tandis que David Vincent chante sur une voix résolument ultra-grave. Et tout au long de l’album, cela aura tendance à surprendre puisque ces vocaux non-gutturaux sont extrêmement présents. Déjà présents sur «Nevermore» mais en petite dose, les derniers morceaux ne seront pas loin de l’overdose mais on restera dans la limite du digérable. Cela met en valeur un sale constat : le chant semble primer sur le reste des instruments et cela se remarque dans la production (mêle si cela ne veut pas dire que les instruments sont mis en retrait)

Ces expérimentations qu’ont appris nos amis de Morbid Angel ne sont pas des cas à part. Une autre surprise par exemple est le morceau «I’m Morbid». Avec un nom pareil, je m’attendais à une sorte de résumé du style «Morbid Angel». Il n’en est rien, après que la foule ait scandé plusieurs fois «Morbid !», on part sur des riffs entêtants joués sur ces cris qui s’évaporent bien vite. Il s’agit en fait d’un morceau de Hard Rock avec des grosses guitares, les solos de Trey Azagthoth, la voix de Mr. Vincent et quelques effets purement Death Metal (shreds, palm-muting...). Un morceau comme «Radikult» évoque sans conteste Marylin Manson avec ces voix murmurées, ces rythmes sautillants, ces passages dépourvus de guitares saturées. Sur ce même morceau, comme pour renforcer l’aspect «Pop Goth», David Vincent avec un grand «Hey !» des rythmiques de guitares avec distorsion. Le morceau est prenant mais pas exceptionnel, c’est un peu comme si Morbid Angel avait décidé de reprendre le morceau de Marylin Manson que les fans de ce dernier attendent depuis «Antichrist Superstar». A prendre ou à laisser même si le final est un interlude digne (cette fois) de Morbid Angel, c'est-à-dire glauque à souhait et pourvu de ce fameux chant non-guttural dont je parlais plus tôt. Sur les mélodies de cet interlude suit le morceau final «Profundis-Mea Culpa» qui mélange un Death Metal dans le pur style de Morbid Angel dernière période (celle d’Illud Divinum Insanus) avec des nappes électro et ces fameux vocaux dont je viens encore de parler. Sans être transcendant, le morceau a le mérite de s’écouter. Au rang des expérimentations, je retiendrais surtout «Destructos Vs Earth / Attack». Dans la lignée de «Too Extreme !», il est cependant plus alambiqué, semblant prévisible et désorientant l’auditeur tout en l’envoûtant. Puis le morceau se termine et après un blanc de plusieurs secondes, «Destructos...» se termine (réellement cette fois) sur un court discours et un riff qui ressemble à du pur Morbid Angel old school avec cette production moderne.

Pour autant ces morceaux ne correspondent qu’à une moitié de l’album. Morbid Angel offre aussi des morceaux dans son propre style purement reconnaissable. J’ai déjà évoqué les très sympathiques «Nevermore» et «Existo Vulgoré» qui, sans être transcendants, sont très agréables. Le constat est un peu moins favorable pour un morceau comme «10 More Dead» qui s’avère être un morceau mid-tempo avec quelques accélérations, tout juste intéressant et écoutable (ce qui est plus dû à son style «ange morbide» qu’au travail qui est effectué dessus). D’un autre côté, on retrouve deux supers morceaux : l’excellent «Blades for Baal» qui est moins conventionnel que les autres morceaux «classiques» et qui explose tout avec son énergie thrashisante. De l’autre côté, on retrouve «Beauty Meets Beast», un mid-tempo sacrément habité qui, d’un point de vue qualitatif, nous replonge aux débuts du groupe. On retrouve au milieu de tout cela un solo théâtral et dramatique.

Malgré les critiques formulées, il n’empêche qu’Illud Divinum Insanus est un album captivant doté de très bons passages. Mais à quel prix ? Il faudrait être bouché pour ne pas voir le virage «mainstream» qu’est en train de prendre Morbid Angel. Bien que dans le cas ci-présent, cela ne me dérange pas (ça reste bon), on peut se poser des questions sur l’avenir du groupe. Surtout au vu de morceaux tels que «Radikult» ou «I’m Morbid». Cela se retrouve à plusieurs niveaux. Prenons les paroles : le Radikult, c’est tout simplement Morbid Angel (un culte radical). Dans «Too Extreme !», Mr. Vincent clame carrément qu’ils sont notre nouvelle religion. Ils nous rappellent souvent à quel palier ils sont. Pour autant, les choix musicaux évoqués ci-dessous ne servent pas les intérêts de l’ange morbide, étant donné leur position de «kings of Death Metal» Bref, des choix bien étranges. Par ailleurs, un morceau comme «Destructos...» semble carrément parler d’écologie (thème très en vogue dernièrement) ce qui explique sans doute le fait que la pochette soit en métal et non pas en plastique. On n’ira pas leur jeter la pierre. De plus, la mise en avant du chant ne fait qu’accentuer cette désagréable impression de virage vers le mainstream.
Du côté de la production, le son relativement proche de celui de «Gateways to Annihilation» bien qu’elle soit plus moderne et moins grave. Si cela sert surtout aux morceaux expérimentaux, cela dessert malheureusement les morceaux classiques qui auraient sans doute étés plus impressionnants avec une production plus adéquate. Pour finir sur un dernier coup de gueule, le livret est quand même assez maigrichon. Le minimum syndical y est présenté.

Pour conclure tout ceci, Illud Divinum Insanus, n’est ni exempt de défauts, ni l’album tant attendu par les «messies» du Death Metal. Pourtant, si on l’affranchit de toute comparaison avec les autres albums, il s’avère être un très bon disque en soi, disque sur lequel un travail sérieux a été effectué, pour peu que l’on oublie que Morbid Angel, c’est «Altars of Madness», «Blessed Are the Sick» et "Covenant", et pour peu que l’on oublie les étiquettes. Un bon album qui, pour ma part, reste inlassable.
Espérons quand même que ce n’est qu’un détour.




28 Commentaires
Commentaire
20 / 20
    Demaquilator, Samedi 25 Juin 2011 parlez-en à vos amis  
Illud Divinum Insanum : la démence du divin - jubilatoire !


Trop de déchaînement contre cet album de la part de certains membres du forum, m'ont amené à donner mes impressions fort positives.

Je fais partie des fans dès le début, qui n'ont pas été traumatisés par le départ de Vincent , les trois albums qui ont suivi avec Steve Tuker n'ont fait qu'amplifier la brutalité morbide et confirmer sa place indetronable .
Et oui, j'aurais préféré que Morbid continue avec Steve Tuker , ... mais les faits sont la !
Nous sommes en 2011, après 8 ans de silence (ou presque), avec le retour de Davd, MA se remet en question, "Illud Divinum Insanum" explore ses territoires sombres et malsaines avec un nouveau regard , moins "rigide et conventionnel death" , plus ouvert vers celui, moins sombre mais tout aussi extrème en plus festif et martial, du métal industriel .

Le résultat est la, une inattendue leçon de jouvence . Le scepticisme - et je mesure mes mots - de certains "fans depuis les débuts", me fait sourire, et je pense que "Tommy" - l'opéra Rock des Who -, par son contenu, sa beauté, sa nouveauté, son unité, aussi la façon très controversée dont il a été accueilli en son époque, pourra leur servir de leçon d'humilité, voire de philosophie.


La Démence de l'Illustre, du Divin.

Faire mieux que MA dès leurs débuts (ce qui est selon moi un non-sens) ? C'aurait été facile pour eux et pour beaucoup d'entre nous, 20 ans après, ringard ! Faire la course avec Rutan et son ultra Brutal Death Hate Eternal ? C'est une voie parallèle, intouchable, sans comparaison. Nile, Behemoth, Vader, Hate, Cannibal Corpse, Portal, et bien d'autres, sont autant de pointures du Death qui mènent toutes au même sommet, chacune sur sa propre voie.
Intégrer de nouvelles ambiances sonores métal martial industriel aux résonances nouvelles, oui !

Morbid Angel ne copie jamais, ne se copie jamais, il crée ! Il nous apporte encore plus de lumière de son royaume des ombres, le volcan Morbid ne sera jamais éteint, voici les impressions :

L'ambiance morbide : aucun doute, dès le premier titre nous entrons dans l'antre du Grand Morbid, celui qui domine le chaos ambiant, qui dresse les forces du mal : le pas est lourd et mesuré, grave et solennel,. Les synthés font l'écho de ce majestueux accueil, soutenu par les incantations des prêtres de la mort.

Le nouveau "riff Morbid" raisonne pur, saccadé, impitoyable, terrasse tout sur son passage, alterne avec des changements inattendus, des moments de silence, comme une sorte de paix des braves, de laquelle surgissent de nulle part les voix des grands prêtres, comme un hymne, un appel qui provoque une joie intérieure intense. Et tout repart, plus insensé, infernal et dément, massif comme un tsunami, précis, chirurgical, déterminé !

La voix de David est rage, immense et extrême, comme la déraison qui règne dans notre monde, le dégout de la raconter ! Il hurle la furie des dieux impuissants, face a un nouveau souffle de révolte qui s'annonce.

Les solos de Trey s'envolent tantôt comme des colombes vers les cieux, tantôt comme des éclaboussures de lave brulante ! Ils fustigent l'auditeur de rafales lancinantes qui tronçonnent, tranchent dans la chair de l'ennemi, le sang gicle sans fin. Des solos de folie illuminent ces nouveaux territoires, Trey reste le pilier indétrônable, le gardien du temple.

La clé de voute de l'édifice morbid se trouve dans "Profundis - Mea Culpa" : ce titre nous assène La leçon de la Folie des Dieux ! Seulement, le coup de folie de Morbid Angel n'est pas clinique, il est parfaitement lucide, contrôlé et exploré de mains de Maître ! La nouvelle voie est ouverte, Ce morceau porte en lui des nouvelles ambiances, des sonorités de guitares en folie jusque-là inexplorées, le texte ne laisse aucun doute, cette nouvelle voie est irréversible, pourtant elle est toujours celle de nos chers Maîtres "Morbids", ils ont fait l'effort surhumain, divin, de nous aider à sortir des sentiers battus. C'est réussi !
Les incantations jubilatoires finales nous portent vers les étoiles.

Une sensation unique, que seuls les mythiques Nevermore ont su nous donner sur les sommets de "Emptiness Unobstructed", les refrains inoubliables et le solo dément de Jeff Loomis sur les hauteurs froides du sommet de leur Heavy Death Thrash culte...

À tous les grands anges blessés par cet acte de folie divine morbide, donc à tous ses détracteurs, David leur a lancé ce "mea culpa" non-mérité.

18/20




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