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| CD paru le 22 Septembre 2003 - Earache Records |

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DISC 1
1. Cleansed in Pestilence (Blade of Elohim) 4.36 2. Enshrined by Grace 4.28 3. Beneath the Hollow 4.21 4. Curse the Flesh 3.36 5. Praise the Strength 5.16 6. Stricken Arise 4.10 7. Place of Many Deaths 4.14 8. Abyssous 1.31 9. God of Our own Divinity 6.21 10. Within thy Enemy 3.17 11. Memories of the Past 3.18 12. Victorious March of Rain the Conqueror 2.37 13. Drum Check 2.52 14. Born Again 2.35
Hidden Tracks 15. Inflections 1.29 16. Tortured Souls 3.50 17. Terror of Mechagodzilla Lava 0.34 18. Triplet Lava 0.24 19. Doomcreeper (Beneath the Hollow Instrumental) 4.31
DISC 2 LIMITED EDITION (Instr. Bonus Levels)
1. Beneath the Hollow 4.26 2. Curse the Flesh 3.34 3. Within thy Enemy 3.16 4. God of Our own Divinity 6.14 5. Praise the Strength 5.15 6. Place of Many Deaths 4.07 7. Beneath the Hollow (Lava) 0.24 8. Curse the Flesh (Lava) 0.16 9. Praise the Strengh 0.17 10. God of Our own Divinity (Lava) 0.36 11. Summoning Redemption Lava I 0.29 12. Summoning Redemption Lava II 0.24 13. Summoning Redemption Lava III 0.28 14. Ageless, Still I am Lava I 0.39 15. Faceless, Still I am Lava II 0.25 16. At One with Nothing Lava I 0.31 17. At One with Nothing Lava II 0.32 18. To the Victor the Spoils Lava 0.39
Total playing time : 96.32
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Fort d’un Gateways to Annihilation particulièrement écrasant, rappelant l’aura de l’incontournable Blessed Are the Sick, Morbid Angel entame une longue tournée, mais affronte le départ de son chanteur bassiste Steve Tucker en 2001, visiblement lassé, appelant alors Jared Anderson (Internecine) à la rescousse pour clore les dernières dates. L’année suivante, la bande emmenée par l’inusable Trey Azagthoth recrute le guitariste live Tony Normann (Monstrosity), en remplacement d’Erik Rutan, désormais à temps plein entre son groupe Hate Eternal et son rôle d’ingénieur du son aux Mana Studios.
C’est donc en cavalier seul que Trey compose la musique son nouvel album, à l’image de son effort en solo sur Formulas Fatal to the Flesh. Steve revient toutefois au sein de la formation avec une motivation intacte, signant l’intégralité des paroles et participant aux sessions d’enregistrement, clôturant définitivement cette période d’incertitude. Enregistré aux Dow Studios, la septième offrande de Morbid Angel sort une nouvelle fois sous la bannière d’Earache Records, sous le titre Heretic, prônant la quête personnelle d’une propre identité, sous l’oeil bienveillant des grands anciens. Bien que le concept paraisse tortueux, il n’en demeure pas moins positif, s’opposant aux propos souvent stéréotypés des formations deathmetal actuelles et passées.
Musicalement, Heretic est un album abouti, se hissant comme l’effort le plus technique de Morbid Angel à ce jour. Débutant sur un Cleansed in Pestilence percutant, l’album enchaine très vite sur de nombreuses parties polyrythmiques, avec les guitares de Trey jouant sur plusieurs tableaux, supportées par l’assise sans faille de Pete Sandoval, qui maîtrise ses fûts et son double pédalage avec une habileté toujours aussi déconcertante. A l’image de Beneath the Hollow ou Curse the Flesh, l’enchevêtrement rythmique d’Heretic lui donne un côté très compact, mais l’empêche en revanche de délivrer sa pleine puissance, manquant parfois d’efficacité faute à ses très nombreuses constructions à tiroir.
L’entrainant Stricken Arise, au parfum Angel of Disease délectable, ou encore l’excellent Own Divinity et son refrain impitoyable, permettent néanmoins de relancer judicieusement la machine, et d'apporter l’équilibre nécessaire. A l’instar de Formulas Fatal to the Flesh, Morbid Angel ne peut toutefois s’empêcher de trop en faire, multipliant les interludes longs & ennuyeux, sans ajouter d'atmosphère particulière dans ces moments là.
Pouvant être résumé à huit titres solides d’une durée de 36 minutes, bénéficiant bien sûr du guttural profond de Steve et des soli uniques & aériens de Trey, Heretic est un album d'une technique et d'une personnalité renversantes, mais s’étale en revanche inutilement, perdant ainsi une part de son intensité lors de ses nombreux égarements instrumentaux. La production de Juan Gonzales prive parallèlement l’album d’une certaine force, alors que les incroyables Mana Studios d’Erik Rutan tendent pourtant les bras au trio floridien. Bénéficiant toutefois d’une identité toujours aussi forte et d’une technique incomparable, Morbid Angel conserve aisément sa place parmi l’élite du deathmetal nord américain en cette année 2003, mais doit désormais partager son trône aux côtés de Nile, Immolation & Hate Eternal, chaque jour plus puissants, bombardant respectivement à coups de Darkened Shrines, King of all Kings & Unholy Cult particulièrement meurtriers.
Fabien.
15 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 15 / 20 |
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C’est en 2003 que Morbid Angel se décide à nous fournir une nouvelle offrande de Death metal brutal et lourd en la présence de ce Heretic. Formé depuis le départ de l’excellent guitariste Erik Rutan ( Hate Eternal ) par le trio de choc Azagthoth à la guitare, Tucker au chant et Sandoval à la batterie, Morbid Angel nous acène d’un death metal qui ne laissera pas indifférent. L’album plaira ou ne plaira pas. Tout cela sûrement du à une production un peu faiblarde et à des titres totalement inutiles comme un solo de batterie ( drum check ) et des parties de guitares seuls. Mais le reste montre vraiment un Morbid Angel au plus haut de sa forme grâce à des titres rapides, incisifs et détonant.
Signé sur l’énorme label américain Earache records, Heretic est doté d’une production pas mauvaise mais elle manque cruellement de puissance et de clarté. Pour un groupe de cette envergure, on pouvait osé espérer une production digne de ce nom. Bref, décevant de ce point de vue la.
Musicalement, les riffs de guitares sont assez bien inspirés, techniques et agréables à écouter. En effet, Ils sont lourds, pesants et les grooves sont très présent. Bien sur les riffs rapides et dévastateurs accompagnés de blasts beats sont compris. Bref, vraiment réussi. Les rythmes de batterie sont bien diversifiés, allant du mid tempos ultra lourds et puants à des blasts beats ravageurs et tuant. Sandoval montre bien qu’il est l’un ( ou le ) des tout meilleurs batteurs de death metal en activité. Le chant de Tucker ( guttural ) n’est bien sur pas celui de David Vincent mais il se marrie très bien à la musique et la rend plus puissante et brutale. Tout cela mis ensemble donne un mélange qui rend Morbid Angel ce qu’il est vraiment. Un Dieu.
Les paroles sont toujours guidées par les grands anciens.
Bref, ce n’est pas le meilleur album de Morbid Angel mais il montre toutes les qualités de ce groupe énorme. A posséder !
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