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Death Metal Morbid Angel Gateways to Annihilation
25 Septembre 2000 - Earache Records
Morbid Angel : Gateways to Annihilation, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Kawazu 0.35
2. Summoning Redemption 7.17
3. Ageless, still I am 5.18
4. He who Sleeps 4.05
5. To the Victor the Spoils 3.43
6. At One with Nothing 4.34
7. Opening of the Gates 5.15
8. Secured Limitations 4.40
9. Awakening 1.21
10. I 3.50
11. God of the Forsaken 3.50

Total playing time : 44.28

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NEUF
Chronique
18 / 20
    BEERGRINDER, le Mardi 25 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Arrivé pour l’enregistrement de Formulas Fatal to the Flesh sur le tard, le « newbee » Steve Tucker s’était contenté de jouer des titres intégralement composés par Trey Azagthoth, il en va différemment sur Gateways to Annihilation (2000) où le bassiste / chanteur a activement participé à l’élaboration du disque, ayant même composé la quasi-intégralité des paroles. Les floridiens enregistrent également le retour d’Eric Rutan ayant entre-temps fondé le terrible combo Hate Eternal.

Si Formulas Fatal to the Flesh était totalement le bébé d’Azagthoth, Gateways to Annihilation ressemble davantage à un travail d’équipe bien organisé, normal après deux ans et 300 concerts pour la tournée de Formulas… Après la courte intro Kawasu et dès que retentissent les premières notes de Summoning Redemption, la production énorme de Jim Morris impressionne. Accordées plus bas que terre, les guitares de Rutan et Azagthoth délivrent des notes écrasantes et destructrices sur un titre mid-tempo surpuissant. Un exercice un peu déroutant pour les fans de MORBID ANGEL sur le coup, les américains nous ayant plutôt habitué à commencer leurs disques par des titres plutôt rapides (Rapture, Dominate,…), cependant la méthode est payante : tout l’album n’est qu’une majestueuse montée en puissance, un crescendo jusqu’au dévastateur God Of The Forsaken final.

Une chose est flagrante par rapport à Formulas…, les parties vocales sont beaucoup plus travaillées et moins en retrait dans le mix, c’est d’ailleurs un véritable régal de suivre les paroles de Ageless, Still I Am dans le livret, on notera aussi un duo Tucker / Azagthoth sur le redoutable Secured Limitations un peu dans une veine Deicide, dans un titre ou Trey Azagthoth nous pond à la fin un de ses soli inimitable de plus de deux minutes.

Moins rapide et furieux que Formulas Fatal to the Flesh, Gateways to Annihilation développe pourtant une énergie hors du commun et est surtout plus homogène et compact, ainsi He Who Sleeps symbolise à lui seul le talent de MORBID ANGEL : réussir à dégager une puissance énorme et une atmosphère noire d’un titre simple et plutôt lent, un peu dans la veine de God Of Emptiness, et quelle voix imposante que celle de Tucker ! (pas celui de Choking On Bile…)

Bien sûr Gateways comporte aussi son lot de titre bien cartons, To The Victory, The Spoils permet au talentueux batteur du combo de faire entendre sa force de frappe et sa dextérité, et que dire de Opening of the Gates ? Monumental hymne Death Metal où les riffs over-graves font mouche, Pete Sandoval atteint ici une vitesse de double pédale absolument hallucinante : on se tait et on applaudit, c’est tout. Eric Rutan n’a composé qu’un seul titre : le dernier, et on peut dire qu’il lorgne franchement du côté de son nouveau groupe (Hate Eternal) au niveau de la rapidité, intense jusqu’au bout ce Gateways to Annihilation (contrairement à Formulas et ses instrus dispensables).
Pour la petite histoire personnelle, des 3 fois ou j’ai eu la chance de voir le combo en live, c’est en 2001 pour la promotion de cet album (printemps de Bourges avec Zyklon) qu’ils m’ont fait la plus grosse impression.

Comme pour en rajouter une couche à la magnificence de ce disque, Dan Seagrave a pondu de derrière les fagots une pochette monumentale et fourmillante de détails qui prennent tout leurs sens lorsqu’elle est dépliée.

En ce tout début de millénaire et avec l’émergence de nouvelles terreurs telles Nile et Hate Eternal, MORBID ANGEL se met au niveau et s’impose une fois de plus en leader de la scène Death Metal. Pour le moment les « King Of All Kings » ce sont encore Trey Azagthoth et ses acolytes...

BG


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4 commentaires
Mini-Chronique
17 / 20
    Scum, le Mardi 25 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Après un Formulas To The Flesh plutôt brutal, les anges morbides nous sortent un disque à l'image de leur musique : sombre, varié et d'inspiration occulte. Morbid Angel aurait pu choisir la "facilité" en sortant un Formulas... part 2, mais le groupe a choisi de ralentir le tempo pour explorer de nouveaux horizons.
Après une intro des plus etranges, Summoning Redemption démarre. Le premier constat est clair, le son est ultra carré et d'une puissance rare, en effet cet opus a été entièrement enregistré à l'aide de guitares 7 cordes. Les riffs sont très tranchants et surtout très d'une lourdeur assez irréelle. Il arrive qu'un même riff soit joué avec un léger décalage. L'effet est saisissant, du fait de la puissance du son et cela permet de crée une atmosphère unique pour chaque titre. Le groupe ralentit tellement le tempo qu'il en arrive à jouer un morceau quasimment doom-death : He Who Sleeps. Tout n'est que lenteur redoutable mené par un chant rauque. La fin du morceau est apocalyptique, les cloches raisonnent, tel une fin proche et inexorable, sur un riff pachydermique tandis que Pete Sandoval bat la mesure de manière magistrale.
Mais Trey Azagthoth n'oublie pas non plus la rapidité. To The Victor, The Spoils et Opening Of The Gates avec son intro "coup de poing" montre que le groupe maitrise toujours les tempos soutenus grâce à l'incroyable dexterité de Pete Sandoval malgré un son de batterie un peu trop synthétique à mon gout. Les morceaux sont entrecoupés de duels guitaristiques entre Erik Rutan et Trey Azagthoth. Ce dernier et également au chant sur Secured Limitations avec un style de chant très black metal qui rend à merveille avec celui de Steve Tucker. Le morceau s'achève dans un long solo caractèristique de Trey avec son unique touche cosmique, tel une longue descente aux enfers, lugubre et morbide à souhait. Même si David Vincent est le plus grand chanteur que Morbid Angel ait jamais connu, il est tout de même important de dire quelques mots de la performance de Steve Tucker. Celle-ci est très respectable, son chant plus guttural que son illustre prédecesseur, renforce le caractère sombre de l'album et rend l'album plus brutal encore.

Avec cet album, Morbid Angel nous dévoile une nouvelle facette, celle d'un groupe qui n'est que plus destructeur et sombre quand il ralentit le tempo. Un album entre brutalité devastatrice et lourdeur extrême qui emmène le death metal là ou personne n'avait oser s'aventurer. Du grand art.

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