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| CD paru le 12 Mai 1989 - Earache Records |

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Re-Issue in 2003 by Earache Records with 1 CD-ROM Video included.
1. Immortal Rites 4.04
2. Suffocation 3.15
3. Visions from the Dark Side 4.10
4. Maze of Torment 4.25
5. Lord of all Fevers & Plague 3.26
6. Chapel of Ghouls 4.57
7. Bleed for the Devil 2.23
8. Damnation 4.10
9. Blasphemy 3.32
10. Evil Spells 4.12
11. Maze of Torment (Remix) 4.24
12. Chapel of Ghouls (Remix) 4.56
13. Blasphemy (Remix) 3.22
Bonustrack (Re-Release 2003)
- Immortal Rites (Video-clip)
Total playing time : 51.16 |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Dès la mise en boite d’Abominations Of Desolation, produit par David Vincent, le perfectionniste Trey Azagthoth se montre très réticent quant à la qualité de l’enregistrement, le reniant aussitôt. Il se sépare alors de Sterling Scarborough et de Mike Browning, et relate la situation à Vincent. Ce dernier l’invite à le rejoindre en Caroline du sud avec Richard Brunelle, la toute dernière recrue, lui précisant qu’il connaît un batteur en la personne de Wayne Hartsell, apte à remplir le nouveau rôle derrière les fûts, et se proposant parallèlement au poste de bassiste chanteur. La nouvelle mouture de Morbid Angel est née.
Azagthoth et Vincent travaillent alors d’arrache pied pour accroître le formidable potentiel de la formation, mettant en place la redoutable démo Thy Kingdom Come en 1987, tout en digérant l’influence du Scum de Napalm Death, subjugués par les blast-beats effrénés de Mick Harris. Puis en 1988, Morbid Angel retourne en Floride, affrontant le départ de Wayne, qui accélère fortuitement les choses. Vincent se rappelle en effet de la prestation de Pete Sandoval sur les démos de Terrorizer, et contacte ainsi Jesse Pintado, qui lui explique l’inaction actuelle de son groupe. En deux temps trois mouvements, Vincent & Azagthoth convainquent Sandoval de quitter sa Californie pour rejoindre les rangs de Morbid Angel. L’étonnant talent du batteur, couplé à son travail acharné, permet alors au groupe de pousser sa vitesse et sa technique dans ses ultimes retranchements, grâce à des blasts incroyablement maîtrisés.
En 1989, rentrant d’un voyage en Floride, Mick Harris n’a alors aucun mal à persuader Dig Pearson, boss du label Earache, de signer Morbid Angel, qui s’est déjà forgé un nom culte dans l’underground, grâce à l’avant-garde de sa cassette LP et de sa dernière démo. Dig finance la même année l’enregistrement d’Altars Of Madness, enregistré aux Morrisound Studios sous la coupe de Tom Morris, et introduit le dessinateur Dan Seagrave, remarqué pour son illustration du split de Lawnmower Deth et Metal Duck, rompant avec les conceptions graphiques de l’époque, avec ses dessins glauques et fouillés, devenant le sceau d’Earache pendant plusieurs années.
Légendaire bien avant la sortie d’Altars Of Madness, et grâce au soutien sans faille d’Earache, Morbid Angel répand ainsi son death malsain à la vitesse de l’éclair, subjuguant des hordes de métalleux, définitivement acquis à la cause du death et du grind depuis FETO, Leprosy et Slowly We Rot. Le quatuor floridien pousse toutefois le concept encore plus loin, bénéficiant d’une aura mystique supplémentaire, et imposant le jeu superbement millimétré de Sandoval.
La seule écoute de Chapels Of Ghouls, Lord Of All Fevers & Evil Spells, déjà présents sur Abominations Of Desolation, permet effectivement de comprendre l’apport considérable du batteur, qui transcende littéralement la puissance de chaque morceau. Les vociférations gutturales de Vincent sont profondes, soutenues par les riffs lacérants de Brunelle & Azagthoth, et les soli uniques & torturés de ce dernier. Les nouvelles compositions contiennent parallèlement ce tourbillon de haine et d’énergie parfaitement canalisé, désarmant par leur mise en place diabolique et leur incroyable précision, à l’image des invincibles Immortal Rites, Blasphemy ou Maze Of Torment, figurant parmi les pièces les plus intenses jamais enregistrées en deathmetal.
Divinement mis en valeur par la production agressive et cristalline de Tom Morris, Altars Of Madness prend ainsi toute son ampleur, imposant sa perfection technique et son essence purement diabolique. Brutal, intense et hypnotique de sa première à sa dernière note, l’album confirme ainsi la suprématie éclatante du deathmetal, hissant directement Morbid Angel au rang des dieux du genre, aux côtés de Death et de son intemporel Leprosy.
Fabien.
21 commentaires |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Considéré à tort comme le premier album de MORBID ANGEL, "Altars Of Madness" n’en demeure pas moins l’album référence et non moins culte de la déjà longue discographie de l’ange morbide.
En effet, seuls quelques irréductibles chanceux possèdent la version rare du premier album de MORBID ANGEL, à savoir "Abominations Of Desolation", album qui sera ré-édité plus tard par Earache Records (avec une pochette hideuse et banale loin de celle d’origine), qui contenait les premiers titres composés par le groupe.
Côté line-up, Mike Browning a quitté le groupe, parti former NOCTURNUS et est remplacé au pied levé par le charismatique David Vincent (basse et chant) qui avait déjà côtoyé Pete Sandoval (batterie) au sein de l’excellent combo de death/grind TERRORIZER sur le mythique "World Downfall".
Fraîchement signé chez Earache, MORBID ANGEL délivre donc ce "Altars Of Madness" en 1989 et obtient le statut culte dès les premières semaines de sa sortie. Cet album est la quintessence même du death metal : puissant, brutal, satanique, inspiré et transcendant. On ne peut rester indifférent à un tel déferlement de rythmiques maléfiques, de riffs meurtriers, d’ambiances pesantes et de solos hallucinés... MORBID ANGEL a su imposer son style, style qui sera tant copié par la suite et personne ne peut remettre en cause l’impact de cette formation sur la scène death actuelle. MORBID ANGEL demeure la référence ultime en matière de death metal et impose le respect.
"Altars Of Madness" regorge d’hymnes intemporels qui continuent de déclencher l’hystérie en live, titres qui n’ont pris aucune ride et qui demeurent incontournables tellement ils dégagent une aura de brutalité pure et de puissance diabolique. Dès les premières notes de "Immortal Rites" jusqu’au dernier souffle de "Evil Spells" en passant par "Suffocation", "Visions From The Dark Side", le sublime "Maze Of Torment", "Chapel Of Ghouls" ou bien "Blasphemy", aucun répit n’est imposé. L’agression sonore est sans pitié...
L’album dévastateur pas excellence à ranger au panthéon des meilleurs albums du metal de la mort.
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Attention chez d’œuvre, attention album culte de chez culte. Altars Of Madness est le deuxième album du dieu MORBID ANGEL et quel monument ! Cet album sorti en 1989 installe toutes les bases du death metal et inspirera toutes les générations de death metalleux futures. Avec des morceaux comme Chapel of Ghouls, Immortal Rites, comment ne pas être admiratif devant cette pure débauche de haine et de brutalité. Formé par le maître à penser Trey Azaghtoth à la guitare, Pete Sandoval à la batterie, le chanteur emblématique David Vincent au chant et à la basse et Richard Brunelle à la guitare, MORBID ANGEL produit une musique très sombre, rapide et destructrice. Rien ne l’empêchera plus tard de s’imposer comme le maître incontesté et incontestable du Death metal.
Signé sur le label Death metal de l’époque Earache Records et enregistré au Morrisound studio de Tampa, Altars Of Madness bénéficie à coup de la meilleur production qu’ai jamais eu un album de MORBID ANGEL(ironique ou pas?). Elle est ultra puissante, claire et ne présente pas de défauts majeurs. Toutes les mélodies sont parfaitement audibles.
Musicalement, les riffs de guitares sont très bien recherchés, parfaits et d’une précision infaillible. Ils sont puissants tout en étant sombres et lourds. Ils sont très entraînants notamment grâce à des grooves imparables. Personnellement je trouve que Altars Of Madness présente quelques uns des meilleurs riffs du Death metal. Excellent ! La batterie est très présente dans la musique. Elle est très technique et montre tout le talent de Pete Sandoval, meilleur et un des premier batteur de Death metal. Les blasts beats dévastateurs et brutaux sont omniprésents lorsqu’il s’agit de faire parler la poudre alors que les mid tempos lourds et pesant sont là lorsque la musique se fait plus oppressante et sombre. Le chant caractéristique de David Vinvent est guttural crié (vous suivez?). Il est l’un des principal fil conducteur de la musique. Bref; tout ces éléments mis ensemble donne un Death metal excellent et énorme. MORBID ANGEL est LE dieu du death.
Textuellement, les thèmes abordés sont la guerre contre la religion et le satanisme.
Bref ; Altars Of Madness impose les fondamentaux du death metal et le fait avec merveille. C’est l’avènement d’un très grand.
A posséder obligatoirement !
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| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
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Ah Altars Of Madness... Oh grand Altars Of Madness!! Je pense que cet album n'a plus réellement besoin d'être présenté, aussi ma chronique ne sera guère utile... Mais je n'ai vraiment pas résisté à l'envie de chroniquer un album aussi exceptionnel!
Bon c'est vrai que je n'aime pas mettre 20 à un album, j'aurai plutôt mis 19 pour celui là, mais ce n'est que pure tentative de ma part de monter la moyenne de ce bijoux qui est actuellement de 18/20.
Bref... passons... et parlons maintenant de ce qui nous intéresses, cette merveille!
Sérieusement, l'Ange Morbide a créé avec cet album l'un des plus grands album death metal de tous les temps (que l'on pourra ranger aux cotés d'un Scream Bloody Gore et autre Tomb of the mutilated...).
Dès le début, l'atmosphère est lancé avec l'immortel Immortal Rites (pardonnez moi le jeux de mot douteux), où l'on sent déjà l'atmosphère de la folie et de la démence frénétique qui imbibe ce disque. De la folie, oui cet album en est rempli, et elle se fait ressentir davantage avec les solos complètement barrés et effrénés du grand Trey Azagthoth et de l'ami Brunnelle.
Alors oui, certaines mauvaises langues pourront reprocher une chose à ce disque; sa relative linéarité... Mais quelle inutile pensée quand on a un album aussi puissant et efficace que celui là! Regarder Reign In Blood (besoin de dire l'artiste?) , et bien là nous avons disons la version death metal de cette bombe du thrash.
Car il est vrai que une fois que l'Ange Morbide est lancé, il est impossible d'arrêter sa course frénétique.
Chaque titre est une véritable tuerie mais si je devais en choisir quelques un je prendrais les sublimes Suffocation, Maze of Torment ou bien encore Chapels of Ghouls.
Bref vous l'aurez compris, cet album se doit d'être possédé par n'importe quel death metaleux qui se respectent.
Sur ceux, je me rend vite aux autels de la folie.
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| Mini-Chronique |
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Si le death métal existait déjà en 89, un album a chambouler définitivement la façon de l’appréhender, et bientôt 20 ans après reste l’une des œuvres majeures de ce style. Il s’agit bien entendu du « Altars Of Madnesse » de MORBID ANGEL qui propulse le death vers ses cotés les plus sombres et malsains. Dès le titre d’ouverture « Immortals rites » la mélodie est présente sous forme de chœurs ou de chorus de grattes, mais sans cette touche joyeuse si courante de nos jours, une mélodie froide et majestueuse qui glace. Instrumentalement, le groupe a véritablement créé une nouvelle approche, tant chaque riff est implacable, chaque solo est aux frontières du réel, chaque rythme surprend. Le cocktail vocal est impressionnant, parce que tout en braillant, David Vincent (ex- Terrorizer) pose sa voix d’une façon maléfique, articulant ses textes comme personne, jouant vraiment sur l’ambiance vicieuse qui s’en dégage. Malgré tout, ce premier album sonnait extrêmement violent pour l’époque, avec des blasts incroyable (« Blasphemy », « Bleed For The Devil »), des accélérations inégalées à ce jour (« Maze of torment », « Chapel of ghouls »), des mises en places torturées, etc. Il faut bien dire que le niveau des musiciens est tout simplement phénoménal, avec aux grattes Trey azagtoth, génie de la six corde, et derrière les fûts Pete Sandoval qui avait déjà fait ses armes avec Terrorizer. « Altars Of Madness » est tout simplement le disque d’une nouvelle ère, symbolisée par la naissance d’un label qui sera très important (earache). Pendant les deux décennies qui suivront pas un seul groupe de death métal ne pourra renier l’influence des dieux du death métal, dont ce disque est la bible.
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