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| 15 Janvier 2007 - Spikefarm Records |

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1. Jäästä Syntynyt Varjojen Virta 30:10
2. Tuleen Ajettu Maa 26:19 |
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| Chronique |
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Nouvel album, après deux ans d’absence. « V : Hävitetty » est une petite perle de Black Metal Folklorique. Etant fan absolu de tous les albums du groupe, je m’attendais à quelque chose de très, très bon ! « Verisäkeet » était sublime… Très dense, il suscite une telle vague d’émotions qu’un public beaucoup plus large que purement métalleux pouvait succomber à son charme.
« Hävitetty » est encore plus fort au niveau émotionnel ! Ces finlandais bourrés de talent font encore plus fort avec ces deux magnifiques morceaux de près d’une heure. Deux pavés de talent brut dans la lignée des précédents albums.
L’introduction, très folk, laisse un temps penser à une réorientation prog’ du groupe : très calme, vraiment détendant, le morceau démarre sur une impression d’assagissement de la formation. Ce n’est qu’après plus de six minutes que le morceau démarre, lent, posé, toujours calme, mais les instruments Black et le chant sont de la partie, rendant le tout un peu plus agressif.
La qualité de la production est exemplaire ! Tous les instruments ressortent parfaitement, et le chant, laissé en retrait, ne gênera pas les oreilles sensibles.
Comme d’habitude avec Moonsorrow, de nombreuses ambiances sont basées sur les claviers et les instruments folkloriques. L’accordéon est une fois de plus de rigueur, la flûte, les guitares acoustiques et une basse qui vous fait vibrer les tripes, le tout très bien maîtrisé sur des compositions de génie : voilà les clés d’un album qui vous fera voyager !
Le fait d’avoir deux morceaux très longs laisse le temps au groupe de bien développer les différentes parties musicales et les titres passent tout seul ! C’est incroyable comme le temps peut paraître rapide quand la musique est aussi bonne !
Jamais vous n’aurez une impression de répétition avec « Hävitetty »… les lignes de guitares, de claviers, les parties de batterie, les chants et tout ce qui vient s’ajouter à cela coulent comme une source. Le temps se fige, on se sent partir loin de tout et le monde peut s’arrêter de tourner… Peu d’albums ont cette faculté de vous emporter si loin. Si les précédents opus du groupe avaient cette particularité qui change de la majorité du Black Metal en y injectant des claviers et des instruments Folk, jamais Moonsorrow n’avait donné une telle impression de maturité ! Un groupe qui se permet de faire des titres d’une demie heure, soit ça cache une grosse daube répétitive de true-black-burzumien-vachement-culte-limité-à-30-copies, soit c’est quelque chose de vraiment travaillé, et là on arrive à des niveaux de génie.
« Hävitetty » fait partie du peu d’albums que je guette dès lors que j’apprends leur arrivée. J’en attendais beaucoup, j’ai reçu énormément ! Moonsorrow montre une fois de plus qu’un groupe peut rester dans un style tout en évoluant énormément.
Idéal pour fuir le monde pendant presque une heure, « Hävitetty » sera sans aucun doute l’une des meilleures sorties 2007 ! Laissez-vous porter…
5 commentaires |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Aaaaaaaaah ! Que dire de cet excellent groupe qui monte qui monte, toujours plus haut, conduit par l’incroyable talent d’Henri Sorvali (you know ! Trollhorn !) ici accompagné de son cousin ! décidément les Sorvali, c’est de la graine de génie ! Après deux d’absence et leur album Verisäkeet (Les verset de sang) qui contenait 5 titre pour une durée de 70 mn. Ils nous reviennent avec un album encore plus fort, Viides Luku : Hävitetty (Dévastée) qui à l’origine devait comporté six ou sept titres, mais contenu de leurs longueurs ils n’en ont gardé que deux. Car Moonsorrow, au fur et à mesure des années et de son évolution, s’est tourné vers quelque chose de plus fort, de plus près de la nature (les paroles sont également plus personnelles) et nous offre une musique plus conceptuelle qui est dans la parfaite lignée de Verisäkeet.
Le premier titre commence par Jäästä Syntynyt (né de la glace) qui est une instrumentale commençant par des craquements de branche et même des déracinement d’arbres (c’est en tout cas ce que je ressent) pour nous plonger dans cette atmosphère ravagée dont le couplet raconte qu’un nouveau monde est né après la mort du soleil (autant dire que les paroles sont assez pessimiste). Varjojen Virta (le fleuve des ombres) signe le réel commencement du morceau (au bout de six minutes) quand revient Ville avec sa voix si magique comme la complainte de la nature face à l’homme. Sa voix est ici presque couverte par l’instrumentale comme autant de nature que l’on ignore. Au long de ce chemin de trente minutes on à vraiment l’impression de voyager grâce à cette multitude d’instrument qui joue ensemble avec harmonie pour le plus grand plaisir des oreilles. Sans parler de l’incroyable talent de Henri qui joue ici de la guitare, du synthé (même si sur cette album il est moins perceptible), de l’accordéon, de la harpe de bouche, et en plus il chante. C’est avec des artistes aussi doué de talent que l’on fait les meilleurs musique, et cela s’entend très bien avec cet album, car en général les musiques qui dure une demi heure sont d’un ennui mortel, répétitif de chez répétitif, mais lorsque c’est Moonsorrow qui s’y mets on à droit à de sublimes musiques qui passe à une vitesse folle.
Cette première est tellement varié, tellement pleine de ces choses imperceptibles mais qui font pourtant que l’on se sent extrêmement loin quand on l’écoute, et l’accordéon !! quand on l’entend dans le métro parisien on se dit que c’est l’instrument de musique le plus horrible qui puisse exister ; mais non, il suffit d’écouter Moonsorrow et voyiez comme c’est envoûtant ! Ce premier titre à tout pour plaire, et l’album à d’ailleurs été très bien accueilli par la critique ainsi que par les fans.
Arrive la fin et le retour de ces craquement de branches comme une petite interlude avant de replonger dans le puissant Tuulen Ajettu Maa (un pays conduit dans le feu) qui commence assez calmement puis arrivent les riffs de guitare et la batterie, relayés par la voix torturée et plaignante de Ville qui cri son désespoir, (« Eikä Miekka Paranna Metsien Haavoja » ! « L’épée n’a pas guéri les blessures de la foret » !!) Ce sont des paroles assez dures par moments que malheureusement tout le monde ne comprend pas (cette fois ils ont quand même traduit les paroles en anglais !). Je ne pourrai pas cette fois vous décrire le titre car il est tout simplement impossible de décrire une telle musique avec de simple mots, de plus il dure plus de 25 minutes. Mais pendant ce temps ils développent, ils diversifient, ils inventent, tout sa pour nous ! on peut entendre à la fois la voix de Ville mais aussi le Walhall Choral Ensemble, chœur composé des membres du groupe qui est tout simplement magnifique.
Et si dans l’ensemble l’album à été plutôt bien accueilli il y a certaine personne qui on trouvées le moyen de critiquer cet opus en disant qu’il était mauvais. Bien sûr tout le monde peut donner son avis ; mais ses personnes se rendent-elles compte du travail qu’à fourni le groupe ,et surtout ont ils lu les paroles qui cachent un message assez inquiétant. Désertée ,ravagée ! n’est ce pas assez clair. Et bien non ! ces personnes sont simplement désolées d’avoir dépensé de l’argent pour ce cd ! Ces personnes sont tout simplement ignorante et n’ont pas compris le message qui s’en dégage. N’entendez vous pas les cris agonisant de Ville ?
Il n’y à que deux titres, c’est peu il est vrai, mais c’est un très bon album, même si certain diront que ce n’est pas leur meilleur. Très poignant, et qui nous fait vraiment voyagé, n’est ce pas le principal ?
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Moonsorrow est un groupe de viking/black metal finlandais créé en 1996. Après un "Verisakeet" étonnant et plutôt bien accueilli en 2005, un nouvel opus nous arrive enfin du "Jotunheim". C'est avec une grande impatience que je découvre ce disque, tout d'abord il semblerait que le combo continue dans la lignée de leur précédent effort(qui rappellons le comportait 5 pistes) nous proposant en tout et pour tout 2 titres très longs.
Je ne vous ferais pas patienter plus longtemps, dès l'intro de jäästä..... la magie opère, on se retrouve immédiatement plongé dans un monde de légendes et de mythes. Etranges sonorités, craquements de bois, arpèges dont moonsorrow a le secret, lignes de basses, choeurs évocateurs, puis le hurlement si caractéristique de verisakeet. Le groupe a définitivement perdu ses aspects "fêtes-de-la-bieresques" finntrolliens pour un style plus solennel, plus proche de la nature ( moins que verisakeet mais on va y revenir), mais une nature sauvage et intraitable qui donne aussi facilement qu'elle reprend.
La structure particulière de l'album fait que chaque titre nous raconte vraiment une histoire. Donc les formes se développent lentement, un univers se met en place, avant d'être chamboulé par un break. Le premier morceau est dans sa dernière partie une véritable apothéose d'une rage aveugle mais d'une beauté incroyable de part ses riffs puissants soutenus par des instruments folkloriques. Notons le retour des notes d'orgues tres "burzumesque" dans jäästä¨....
La production parait moins imposante que sur "verisakeet" mais la solennité est toute aussi présente, les vocaux jouent une part important de cet état de fait. En effet cette voix typiquement black métal n'est pourtant pas le beuglement simplement haineux, il s'agit vraiment d'un cri du coeur, d'un hurlement de rage devant une nature bafouée.
la seconde partie de l'album commence par l'évocation d'un sombre chamanisme, avant de poursuivre sur un conte tourmenté.
Mais alors pourquoi seulement cette note vous direz vous ? et bien voilà avant il y a eu "verisakeet" et cet album fut pour moi une véritable révélation. On a l'impression que ce nouvel opus n'est qu'une sorte d'extension du précédent, bien que je trouve le procédé des deux morceaux tres innovant et interessant en l'occurence l'album ne se renouvelle pas assez et à l'ecoute des deux titres on se dit qu'on a écouté qu'une partie d'un album.
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| Chronique |
 20 / 20 |
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Bonjour à tous,
tout d'abord je tiens à remercier ce groupe exceptionnel pour ce dernier album, sans doute le meilleur jusqu'à présent.
Moonsorrow nous emmène avec V: Havitetty dans un genre différent de leurs précédents albums.
En effet, l'atmosphère de ces deux chansons (très longues (30 et 26 minutes) et très courtes par leur facilité d'écoute) est surprenante.
Le premier morceau Jäästä Syntynyt / Varjojen Virta contient semble-t-il une intro "remarquable" avec une ambiance à la fois très calme et très profonde qui commence avec de lointains crépitements puis la musique s'enchaîne et l'intensité s'amplifie avec les premières notes de basse et de tambours après deux minutes trente, puis l'apparition de la batterie qui marque définitivement le tempo, comme si la machine était lancée et qu'elle ne pouvait plus faire marche arrière.
Par la suite vient la délivrance avec deux cris qui me font frissonner et enfin le chant et la musique puissante suivent à merveille en étant entrecoupés cependant par des extraits beaucoup plus calmes dont un doté d'une ambiance apaisante, presque gaie qui imprime sur ma rétine un enfant, heureux, dans un champ de blé ensoleillé...
Tuleen Ajettu Maa, le deuxième morceau est sensiblement identique au premier par son rythme, à savoir un enchaînement magnifiquement orchestré de périodes plus ou moins calmes (et plus ou moins folkloriques contrairement à Jäästä Syntynyt / Varjojen Virta fortement black viking) et d'autres à l'inverse baignant dans de splendides chants gutturaux et rythmés par une batterie forte et puissante.
Tuleen Ajettu Maa est bien sûr différente de Jäästä Syntynyt / Varjojen Virta mais tout aussi agréable et belle à l'écoute.
Par-dessus le marché, une qualité de son impressionnante qui permettra aux fines oreilles d'apprécier d'autant plus tous les détails musicaux de ces deux compositions qui resteront dans les annales.
Voici la preuve que le groupe finlandais demeure un groupe d'exception comme il y en a trop peu et nous prouve encore par ce véritable Picasso musical qu'il compte bien le rester encore longtemps...
Un album que je recommande vraiment à tous les amateurs de black viking.
Tout bonnement IN-CON-TOUR-NABLE.
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