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Chronique |
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 | yysh, le Dimanche 31 Decembre 2006 note : 19/20 |
Combo finlandais né en 1995, Moonsorrow évolue dans un style proche de Finntroll lors de ses premiers efforts, avant d'opter pour une musique plus solennelle lors de "Kivenkantaja" et enfin pour "Verisakeet".
Nous avons là un album extremement riche que ce soit du point de vue technique et surtout émotionnel. Composé de 5 titres longs il s'agit d'un viking métal que je n'oserais pas appeller black car les sensations ressenties me semblent vraiment peu en accord avec l'esprit black. Souvent en mid-tempo chaque morceau regorge de changement de rythme et de passages folks, d'ailleurs ces derniers donnent à cet album une nostalgie poignante. Le chant très typé black metal est un élément clef de cet opus tant les émotions véhiculées par cette voix sont intenses, on ressent une rage profonde, comme si la nature elle même (à la fois belle et sauvage, intime et meurtrière) prenait corps pour nous rappeller notre place. la production est plutôt de qualité, et les claviers ne sonnent pas trop "cheap" ce qui est assez rare pour être souligné. Souvent une voix off vient nous conter cette histoire et nous plonge plus dans cet univers vraiment féérique. Je ne trouve pas les mots pour exprimer cette rage et cette envie de voyager ressentie lors de l'écoute. Jotunheim est un morceau veritablement exceptionnel, jamais je n'ai entendu de rage et de nostalgie retranscrite avec tant de puissance, c'est simplement fabuleux et les larmes ne sont souvent pas loin lors de l'écoute de ce morceau.
le dernier titre est completement foklorique et est une bonne conclusion d'un album véritablement ôde à la nature. De nombreux passages sont constitués des bruits de gaia et induisent une ambiance vraiment nostalgique. Chaque morceau a une histoire à nous raconter, on imagine sans peine la douleur et la peine de la perte de son village ou encore la destruction d'une fôret ancestrale et la rage qui s'en suit.......
Un album à la fois envoutant, beau et puissant, mais aussi plutôt difficille d'accès, je n'ai commencé à veritablement l'aimer qu'après une dizaine d'écoute. Véritablement conquis par ce joyau je ne saurais vous conseiller de faire main basse sur ce disque si vous êtes en quête de nostalgie,de beauté,de puissance et d'imaginaire........
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Chronique |
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 | Kuroikarasu, le Mardi 15 Fevrier 2005 note : 16/20 |
Deux ans après l'excellentissime "Kivenkantaja", voici donc le retour de nos Finlandais folk/pagan de Moonsorrow, avec un album qui, je dois l'avouer dès maintenant, m'a un peu moins emballé. Et oui, le côté assez festif (tout relatif quand même, ça n'est pas Finntroll!) et très épique de leurs précédentes réalisations est moins présent ici, et cela au détriment d'une touche black plus marquée. Alors voilà, bien sûr, cette galette reste très comestible, mais ça ressemble beaucoup moins à du Moonsorrow et peut-être plus à un Falkenbach (mais avec une voix black), tout en restant cependant très finlandais, ne serait-ce que dans la production bien "burnée"... Au niveau des compos, il n'y a rien à redire, la musique est excellente, bien rythmée, avec en plus les instruments folks habituels. La grosse différence vient principalement du chant, toujours dans un registre black/clair, secondé par des choeurs masculins, mais devenant sur cet album beaucoup plus agressif. L'autre fait marquant, c'est la durée des morceaux, avec 14 minutes pour le plus long, qui permet aux compos de se développer graduellement, avec un côté toujours épique mais moins prononcé qu'auparavant et finalement un côté beaucoup plus progressif "à la Bathory" par exemple.
Il s'agit donc d'un bon album, varié, agréable à l'écoute et plutôt "easy-listening", sans que cela ne soit péjoratif. Et finalement, dans ma logique implacable, le morceau le plus attrayant pour moi, c'est le dernier titré "Kaiku", qui lui est vraiment folk, avec son côté "feu de camp" entièrement accoustique et les bruits de la forêt. Sympathique mais peut et SAIT mieux faire...
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Chronique |
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 | Kivan, le Dimanche 30 Janvier 2005 note : 15/20 |
Et non, malgré le “Sorrow” de “Moonsorrow”, ces finlandais là ne font pas dans le doom contrairement à ce qu’on aurait pu supposer, mais bel et bien dans un style résultant d’un mélange de black et de musique folklorique, aussi déjantée qu’originale.
Car pour leur quatrième album, “Moonsorrow”, nous offres cinq titres pleins de surprises.
Tout d’abord, le groupe s’applique à créer et à mettre en place de façon importante des ambiances, avec pour commencer “Karhunkynsi” où nous avons droit à des bruits de forêt et croissements d’oiseaux, alors que sur “Haaska”, le titre démarre sur un fond de bruits de chant de bataille, bref les ambiances sombres et froides des pays nordiques sont bien là !
Ensuite les morceaux sonnent très variés, comme si chacun d’eux était une pièce différente d’une seule et même œuvre. Ainsi “Karhunkynsi” ouvre l’album sur ce qui sonne comme le morceau le plus folklorique de l’album, long de 14 minutes, on lui trouverai presque un côté festif et joyeux, ne serait sans le chant de Ville Seponpoika Sorvali aussi sombre que dément qui vient se poser par-dessus.
Le reste de l’album sonne plus black, avec des phrasées plus typique du style maléfique, mais sans abandonner ce petit côté folklorique… sauf peut-être sur “Pimeä” qui semble sombrer dans la démence la plus totale avec le chant quasi inhumain de Ville Seponpoika Sorvali par moment…
Un album qui révèle donc tout le géni d’un groupe, qui sait mélanger black haineux, sombre et dément avec musique folklorique des pays nordiques, doté de flûtes magiques de violoncelle et de chants clairs…
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Mini-chronique |
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 | Stench, le Jeudi 19 Fevrier 2009 |
Très bonne surprise que ce nouvel album de Moonsorrow, qui m’a surpris plus d’une fois et m’a souvent donné envie de represser la touche play. Il d’agit d’un groupe de black métal Finlandais, mais au sens très large du terme, et il faut bien imaginer que vu la longueur des titres (5 morceaux pour 70 minutes) le groupe à la place suffisante pour se débrider. Misant principalement sur les ambiances froides, Moonsorrow utilise différentes techniques pour marquer les esprits, la plus flagrante étant sans doute un recours fréquent à des mélodies folkloriques, (mais heureusement sans tomber dans le festif de groupes comme Finntroll) ce qui rappelle un peu le sens de la mélodie qu’avaient les cultes Hades de Norvège. Les titres, immenses fresques épiques qui ravivent une flamme allumée par Quorthon et Bathory, sont lancinants, froids, mais ne manquent pas de variété ; ainsi l’utilisation d’instruments traditionnels comme le violon, la flûte, ou l’orgue de barbarie, et le recours efficace à des chœurs donnent une dimension majestueuse à cette débauche grandiose. Le chant est comme il se doit haineux et criard. Ce disque au final se présente comme un croisement entre le coté médiéval du « Dark medieval time » de Satyricon et les longs morceaux de bravoure du « Blood fire death » de Bathory. De bien belles références pour un excellent album, à savourer pendant les quelques froides journées d’hiver qu’il nous reste à admirer.
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