The Killing Gods

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Nom du groupe Misery Index
Nom de l'album The Killing Gods
Type Album
Date de parution 23 Mai 2014
Produit par Wright Steve
Enregistré à Wrightway Studios
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album67

Tracklist

1. Urfaust 01:07
2. The Calling 03:38
3. The Oath 01:20
4. Conjuring the Cull 04:45
5. The Harrowing 04:28
6. The Killing Gods 05:30
7. Cross to Bear 04:25
8. Gallows Humor 04:44
9. The Weakener 03:55
10. Sentinels 02:37
11. Colony Collapse 03:33
12. Heretics 03:36
Bonustrack (Digibox, Vinyl & Digital Editions)
13. Thieves of the New World Order (Ministry Cover)
Total playing time 43:38

Chronique @ nsfromhell

22 Juillet 2014

Moins furieux, plus imposant.

De l'eau a coulé sous les ponts, désormais affranchi de l'étiquette "ex-dying fetus" qui leur collait à la peau, la bande de Jason Netherton a, en une décennie, plus que fait ses preuves sortant à un rythme régulier 4 ogives death emprunt de hardcore vindicatif, engagées et surtout brutales. Récemment transfuge de Relapse vers Season Of Mist, le groupe de Baltimore nous revient en cette année 2014 avec The Killing Gods attendu de pied ferme par le deather qui n'a pourtant pas eu de quoi s'ennuyer en ce début d'année.

Pour commencer la cover est sensiblement plus classique que ce à quoi le groupe nous avait habitué jusqu'alors. D'habitude engagé (politiquement s'entend) ici la pochette reprend des codes plus habituels du death, avec ce côté gravure du 18°s particulièrement réussi par ailleurs sur la pochette alternative.

Côté musique le début de l'album va certainement en décontenancer plus d'un, puisque le disque commence par une intro relativement simple composée seulement de deux guitares jouant une mélodie, que d'aucun jugeront presque banale. Fort heureusement la sanction tombe dès le second titre, par un gros son tout en puissance, mais aussi le blast devastateur d'Adam Jarvis, dont le jeu de batterie s'avère totalement hallucinant tout au long de l'album, de plus bien mis en valeur par une production irréprochable.

The calling reste quand même un titre mid tempo relativement inhabituel pour les américains. Épaulé d'un riffing plus mélodique et travaillé qu'à l'accoutumé. Le fait est que de Urfaust à Conjuring the Cull nous sommes face à une longue pièce logique et construite, relativement éloignée de ce qu'on avait pu connaître de Misery Index auparavant. Le riffing acéré des précédents albums a été délaissé (pour un temps seulement) pour des parties plus aérées, sonnant plus "death authentique", si je peux me permettre l'expression. On peut même par moments, déceler quelques plans death technique façon Obscura. The Killing Gods inaugure donc dans ses six premiers titres une facette nouvelle de Misery Index.

Ceci dit que les fans se rassurent, si la première moitié de l'album risque de légèrement les déstabiliser (on reste en terrain connu quand même), à partir de Cross to Bear avec ses accélérations bien senties et son riff de fin à décorner un boeuf, on revient dans une formule de Misery Index plus classique. Composé de quelques brûlots qui n'auraient pas démérité sur Heirs to Thievery comme The Weakener ou Heretics, The Killing Gods montre deux visages, qui au final rendent un sentiment relativement cohérent quoique déstabilisant.

Misery Index permet donc sur The Killing Gods de creuser un peu plus dans leur propre son, parfaitement produit par Steve Wright au Rightway Studios cet album a, au moins, le mérite de changer un peu de la recette déjà connue de Misery Index. Moins furieux, plus imposant The Killing Gods risque de ne pas faire l'unanimité dans la communauté death metal, mais se place quand même parmi les meilleures offrandes du genre en ce milieu d'année 2014.

4 Commentaires

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AlonewithL - 22 Juillet 2014: On dit merci qui? ^^ Si tu relis, par rapport à ton original, il y a eu beaucoup de modifs.
mayhem13 - 22 Juillet 2014: Une superbe chronique qui résume à merveille l'album. On voit vraiment bien que tu connais le groupe et que tu as eu une écoute attentive sur cet album. Lors des premières écoutes, j'étais un peu perdu aussi par la mise en place des nouveaux morceau, avec ces intro déroutantes dont le groupe ne nous avait pas habitué précédemment, mais une fois le disque terminé, je n'avais pas cette sensation d'être déçu de ce que j'avais entendu, mais plutôt, comme un excellent plat dont on ne sait pas de quoi il est composé, j'en redemandais pour savoir quels en étaient les ingrédients; parce que oui c'est sacrément bon! C'est ce que j'aime appeler, une évolution dans le sens mélioratif du terme. La patte est reconnaissable, mais on sent qu'ils ont voulu montrer une autre facette, qui pourtant reste tout aussi dévastatrice. Qui plus est, chaque morceau porte sa marque identifiable, chose assez rare et difficile à produire dans les groupes extrêmes, où bien trop souvent, les morceaux tendent à trop de ressembler, du moins en apparence.
Karaladh - 25 Novembre 2014: Perso, je le trouve plutôt bien ce nouveau Misery Index. Plus moderne, un son en béton, snare très présent, c'est foutrement efficace, mais ça cogne dur quand même.
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Chronique @ growler

30 Mars 2016

Maturité et alternance caractérisent à merveille le Misery Index cuvée 2014

A force de travail et d'abnégation, Misery Index est aujourd'hui reconnu dans le monde entier comme une référence, les américains peuvent également se targuer de bénéficier d'une discographie qui ne souffre d'aucune faiblesse. Le gang de Baltimore pratique une musique immédiatement identifiable, aux confins du hardcore, du death et du grind. Quatre longues années se sont écoulées entre le terrible « Heirs to Thievery », paru en 2010 et le dernier né, « The Killing Gods ». Comme on ne change pas une équipe qui gagne, la dernière pièce du boucher délivrée par Misery Index est toujours produite par Wright Steve aux Wrightway Studios.


Au vu de l'artwork, on se dit que quelque chose a peut être changé. En effet, l'imagerie de « The Killing Gods » est plus sobre, plus dépouillée, beaucoup moins colorée, exit également les réminiscences gore, présente jadis sur les précédents méfaits et, la couleur dominante est le noir. A mon sens, ce n'est pas la plus belle pochette du groupe, mais bon, l'important reste tout de même le contenu. En préambule, il est à noter que John Gallagher (Dying Fetus) figure en guest sur « Collony Collapse ».

La galette débute par un petit instrumental, « Urfaust », aux arpèges mélodiques, qui sert en fait d'introduction à la déflagration qui va suivre. « The Calling » déboule tout blast dehors, soutenu par un riff principal très efficace et très rentre dedans. Ce morceau est doté d'un gros break lourd, typé hardcore, enrobé de guitares saccadées, cette cassure rythmique renforcera l'accélération qui suivra, avant une fin qui écrase tout sur son passage. Même si la violence inhérente au style de Misery Index est toujours bien présente, nous remarquerons, dès ce titre, l'impact et l'importance des changements de rythmes, mais aussi, la mise en avant des harmonies et de la mélodie. A y regarder de plus près, nous nous apercevons que, en fait, les cinq premières plages ne sont que seul et même titre, divisé en cinq parties, pour un gros pavé de plus de 15 minutes, pour Misery Index, c'est totalement inédit, quand je vous disais que quelque chose avait changé....


Misery Index affiche d'emblée son ambition, et, chaque morceau est très travaillé, rien n'est laissé au hasard, est-ce l'âge de la maturité? Peut-être bien. En tout cas, le combo sait toujours aussi bien balancer la purée comme sur « The Calling », « Conjuring The Cull », « Cross Bear », « Colony Collapse » ou encore l'accélération terrible de « The Killing Gods ». En plus de la maturité, le maître mot de cet opus sera : alternance.
En effet, quasiment toutes les compositions alternent entre rythmes frénétiques grind/death, la lourdeur et le côté direct du hardcore et accélérations thrash/death, ce qui donne une grande variété à l'opus, annihilant de ce fait tout type d'ennui ou de lassitude. Et question break, Misery Index sait faire, il suffit de jeter une oreille à « The Calling », « The Weakener », « Sentinels » et « The Killing Gods » pour vous en convaincre, ces ruptures de rythmes mettent en exergue la face "hardcore" de la formation, mais elles renforcent également l'impact des accélérations supersoniques. Cependant, l'impression générale de « The Killing Gods » est à un ralentissement de tempo, mais le groupe n'a rien renier de sa violence et de sa brutalité habituelle, « Sentinels », « Gallows Honor », « Conjuring The Cull » et le « hardcoreux » « The Weakener » en sont la preuve musicale.

La nouveauté est le soin tout particulier apporté aux harmonies et aux mélodies avec une nette recrudescence des solos, qui débarquent en nombre sur « The Killing Gods ». Ces solos, de toute beauté, apportent une certaine technicité à l'ensemble (même si, on le sait tous, Misery Index n'en manque pas) et une certaine « lumière » au milieu de cette brutalité ambiante. La maîtrise (la maturité, j'vous dis!) est au rendez-vous et, le groupe prend un malin plaisir à multiplier les fausses pistes en dotant leurs compositions de structures alambiquées, passant du hardcore le plus violent, à des plans grind/death hystériques, le tout, sans sourciller.
Pour tous ceux qui connaissent bien Misery Index, tout cela n'a rien de neuf puisque ceci faisait déjà partie intégrante de la marque de fabrique du groupe, mais la recette est amené différemment, ainsi, au lieu de vous péter à la tête instantanément, ce missile n'explosera qu'après plusieurs écoutes. « The Killing Gods » est moins immédiat que ses prédécesseurs, ce qui pourrait évidemment constituer un obstacle pour certains néophytes, mais cet état de fait assurera au disque, une durée de vie bien plus longue.

Maturité et alternance caractérisent à merveille le Misery Index cuvée 2014. Vous l'aurez compris, pas grand- chose à jeter sur ce « The Killing Gods » qui marque un tournant dans la carrière musicale du combo. La brutalité est toujours de mise mais sous des aspérités différentes, avec une face hardcore plus prononcée, mais Misery Index n'en aucunement renier son identité propre, le groupe ne semble pas prêt à retourner sa veste et céder aux sirènes du business. « The Killing Gods » est une bête sauvage qui se laissera apprivoiser avec le temps, mais une chose est sûre, cet opus se hisse parmi les meilleures livraisons du groupe à ce jour.

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