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| CD, date de parution : 2006 - Relapse Records |

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1. Unmarked Graves
2. Conquistadores
3. Outsourcing Jehovah
4. Breathing Pestilence
5. Meet Reality
6. Sensory Deprivation
7. The Medusa Stare
8. Dystopian Nightmares
9. Discordia
10. Pandemican |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Pour ce deuxième full lenght, Misery Index a changé d’écurie et se retrouve chez les spécialistes du Death / Grind / Hardcore, Relapse. Le duo terrible Netherton / Voyles est toujours là, simplement épaulé par un deuxième guitariste Mark Kloeppel et un nouveau batteur Adam Jarvis.
Discordia (2006) s’annonce plus sombre que son prédécesseur, Greg Houston a d’ailleurs pondu une pochette en ce sens : sordide, angoissante et sanglante. Au premier abord, la musique n’a pas beaucoup évolué, Unmarked Graves envoyant un Death Metal puissant avec toujours un léger côté Hardcore omniprésent, notamment au travers de mosh-part dévastatrices. On retrouve les éléments qui ont fait de Retaliate un disque percutant, c’est à dire des riffs débridés et directs soutenus par une batterie rouleau compresseur et un chant à mi chemin entre le Death et le Hardcore.
Cependant en avançant un peu dans l’album vous tomberez sur des choses auxquelles les américains ne nous avaient pas habitué, oh ce n’est bien sûr pas la révolution, toujours des parties Hardcore donnant envie de se balancer sur les murs au milieu d’un Death massif et hautement inspiré (Conquistadores), mais l’évolution est palpable au travers d’un titre comme Breathing Pestilence contenant un passage quasi atmosphérique (tout est relatif) et le batteur Adam Jarvis usant du gravity-blast.
Rassurez-vous Misery Index n’est pas devenu un groupe expérimental, pour vous en convaincre rien de tel que l’écoute des puissants Dystopian Nightmares ou Sensory Deprivation, ce dernier est à la fois l’un des plus influencés Dying Fetus au début et paradoxalement bien marqué de l’empreinte Misery Index sur la fin.
La fin du disque est fort bien amenée avec Discordia, pesant et triste, presque mélancolique et aux guitares plaintives, montant progressivement dans les tours jusqu’à l’enchaînement final avec Pandemican, finissant de déverser la hargne du quatuor au travers d’un pilonnage intensif de double pédales et de rythmiques implacables.
Misery Index confirme le très bon Retaliate et continu d’affiner sa personnalité musicale, sans chercher outre mesure à se différencier à tout prix, le duo Netherton / Voyles et sa bande aiment ce qu’ils jouent et cela s’entend.
Si vous avez aimé le tout frais Traitors, Discordia ne pourra pas vous déplaire.
BG
3 commentaires |
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