Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| CD paru le 03 Novembre 2009 - Northern Silence Productions / Sepulchral Productions |

 |
Vous devez être membre pour déposer une note
1. Cineris
2. Le Mal des Siècles
3. Ciel Tragique
4. IV
5. Birth of New Age
6. The Mist
7. Senectus
8. Miserere Luminis
9. Exulcerare |
|
|
|
| Chronique |
 17 / 20 |
|
Imaginez une collaboration entre le duo Icare / Neptune (ex-Niflheim, Gris) et Annatar (Sombres Forêts) débarquant avec un nouveau projet né récemment dans leurs terres canadiennes... Un tel évènement se doit d'être à la hauteur ; son nom : Miserere Luminis. Après plusieurs mois de silence et de préparation, la mystérieuse formation confirme enfin la sortie d'un album lors de leur premier concert à Montréal le 9 octobre 2009. S'en suivront quatre autres live nous faisant regretter - pour nous autres - de ne pas habiter le Québec ! Une consolation nous est cependant disponible : ce tout nouvel album intitulé sobrement "Miserere Luminis".
Une partie piano nous ouvre ce nouvel univers en douceur, une musique sombre comme on aurait pu s'y attendre et à laquelle s'ajoutent peu à peu les instruments. Quatre minutes où nous plongeons dans l'ombre et la mélancolie avant "Le Mal des Siècles" qui expose le nouveau style des musiciens.
Premier constat : c'est bel et bien du Black Metal ; le son est plus propre que les derniers albums des deux groupes ("Il Était une Forêt..." de Gris et "Royaume de Glace" de Sombres Forêts), les guitares sont moins grésillantes, la batterie est plus rapide et plus travaillée, le chant (probablement celui d'Annatar pour commencer) toujours aussi écorché...
Bref, on croirait même à du simple Black Metal sans foi ni loi, simple et puissant comme sur la seconde piste instrumentale "IV", mais non : quelques parties plus calmes, accompagnées de lignes de guitare contrastent, çà et là, avec les riffs plus effrénés de chaque piste.
Puissance avant tout, mélodie un peu moins. La tristesse n'est plus vraiment au rendez-vous, mais la noirceur embaume complètement la musique.
Les deux côtés se mélangent enfin avec la majestueuse "The Mist", dans laquelle on reconnaît le chant torturé d'Icare qui prend la suite d'Annatar. Les titres sont toujours longs (7 minutes en moyenne) mais passent malheureusement trop vite. On en redemanderait d'avantage pour mieux ressentir tous les sentiments qui se dégagent de cette musique...
"Senectus" prend alors le relais avec le retour du piano et des mélodies Grisiennes (néologisme pas excellent, veuillez m'en excuser). Voici le côté beau et mélodieux de l'album, la tristesse resurgit subitement de cette piste magnifique, brumeuse et noire, accentuée par un Black Metal puissant...
Passé le titre éponyme, une dernière sonate clôture dans le désespoir et l'obscurité cet album qui a commencé de telle manière...
Entrée dans un univers très différent des deux autres groupes. "Ceci n'est pas un mixe de Gris et de Sombres Forêts", est-il précisé sur leur MySpace... Ceci est quelque chose d'autre, quelque chose qui ne vise pas les thèmes de la dépression et de l'isolation, mais quelque chose d'indéfinissable, entre ombre et lumière, entre occulte et réalité, qui ne se comprend que par une langue universelle : la musique, qui reste profonde et particulière à Miserere Luminis.
11 commentaires |
|
|