ΑXΩ - Alpha X Omega : Le Magistère de l'Abnégation

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Nom du groupe Misanthrope (FRA)
Nom de l'album ΑXΩ - Alpha X Omega : Le Magistère de l'Abnégation
Type Album
Date de parution 27 Octobre 2017
Labels Holy Records
Style MusicalDeath Progressif
Membres possèdant cet album24

Tracklist

1.
 La Fabrique du Fataliste
 
2.
 Noyade Abyssale
 
3.
 Une Cantilène pour Célimène
 
4.
 Melissa & Darvulia
 
5.
 Aux Portes de la Basilique de Gilles de Rais
 
6.
 Ardante Psychopathophobie
 
7.
 Vénus Callipyge
 
8.
 Me Suivras-Tu ?
 
9.
 Épuration
 
10.
 Galatia
 
11.
 A X Ω
 
12.
 Âpres Vagissements
 

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Misanthrope (FRA)


Chronique @ LeMoustre

20 Novembre 2017

Misanthrope Immortel

Quatre ans après le discutable Aenigma Mystica, voici venu le temps du nouveau Misanthrope. Qu'il semble loin le temps où Philippe Courtois (S.A.S. de l'Argilière donc) et Séverine Foujanet (boss d'Holy Records) expérimentaient leur sens du commerce avec la sortie du premier disque de l'entité que deviendra Holy Records durant leur BTS commercial, il y a plus de 25 ans. Aujourd'hui Holy Records ne sort plus qu'épisodiquement des disques après s'être fait racheter la partie distribution par EMP, alors boutique de VPC allemande intègre et reconnue (et pas La Redoute bis, comme aujourd'hui, soit dit en passant). Et Misanthrope, qui ne s'est jamais séparé en presque 30 ans d'existence, a suivi son bonhomme de chemin avec aujourd'hui son dixième album qui arrive en bacs. Si jusqu'à la fin des années 90, le groupes francilien a convaincu avec des sorties de qualité assez incontestables (pour qui apprécie le groupe, bien sûr), tout en progression ; les albums post-2000 ont été plus mitigées, le trop plein d'influences suédoises (du côté de Göteborg) et l'aspect modernisé de leur style originel ayant lâché quelques adeptes sur le bas côté de la scène, au gré d'albums plus (Irrémédiable) ou moins (SSD, Metal Hurlant) inspirés.

A l'heure d'un dixième album qui a pris le temps de la digestion (4 ans le séparent de son prédécesseur), c'est à un petit retour aux sources que nous convie Misanthrope, puisque de nombreux passages rappelleront aux fans le dynamisme des albums période Visionnaire/Immortel. Misanthrope recouvre ainsi avec classe l'inspiration par trop diluée ces derniers temps. Des tempi furieux ("Epuration") côtoient les ballades inspirées ("Venus Callypige qui rappelle quelque peu "Aphrodite Marine" sur 1666... Theatre Bizarre), les riffs lourds de "Aux Portes de la Basilique de Gilles de Rais" (avec son "Huh" inspiré par Tom G. Warrior - source inépuisable de vénération pour S.A.S) alternent avec les vocalises plaintives retrouvées ("Galatia", et à de nombreux autres moments de l'album), le duo "Une Cantimène pour Célimène"/"Melissa et Darvulia" hyper accrocheur : tout sur cet album renvoie ainsi aux meilleures heures du groupe. "Galatia" en son riff lourd pourrait faire un beau carnage live (Triptykon n'est pas loin), et ce n'est pas le riff introductif entêtant du premier morceau, "La Fabrique du Fataliste", lequel combine un peu tous les éléments propres au groupe qui devrait effrayer le fan des premiers disques.

Ainsi, Misanthrope s'éloigne de manière significative du metal suédois qui s'affublait finalement assez mal des spécificités originelles tellement particulières du quatuor. Ainsi, malgré le nombre de titres élevé (12), qui aurait pu faire craindre un peu de remplissage, c'est un disque vif (le titre éponyme, cavalcades en avant et aux accélérations abruptes bienvenues), adroit et prenant (gros travail sur les paroles, évidemment, mais aussi avec l'ensemble de musiciens au top, et au rendu nullement énervant comme cela eut pu être reproché au groupe parfois) auquel nous avons droit (l'excellent "Me Suivras-tu ?").

En se débarrassant de ces atours un peu trop mécaniques, Misanthrope renoue donc avec son propre ADN, qui l'eût cru ? Le côté mystique revient en force au gré de passages parlés, en remettant aussi sur le devant de la scène un aspect théâtral convaincant. Seul l'alambiqué "Noyade Abyssale" (en visio ci-dessous) riche et fourni mais un peu décousu, ou le final "Après Vagissements" mélancolique et qui s'étire en longueur restent un peu en dessous du reste du disque. Pour le reste, Misanthrope avec son style si particulier et son originalité ici retrouvée magnifie son propos. Leur meilleur album depuis Immortel.

18 Commentaires

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David_Bordg - 24 Novembre 2017:

Deux nouveau fan LEMOUSTRE, tu m'as  oublié! J'ai moi aussi rajouter un point. En outre j'ai toujours cru en la qualité du métal français rien qu'avec UNEVEN STRUCTURE, ADAGIO et MISANTHROPE, trois tuerie dans une année en plus faramineuse! Sans compter l'année dernière avec MANTRA, GOJIRA et HYPNO5E et j'en oublie tant d'autres. De plus le dernier SATAN JOKERS EST RESTERA UN CHEF D'ŒUVRE ABSOLU. Une scène qui vit bien il faut tous les acheter comme j'ai fait tous ces albums sont énormes et il faut encourager la scène française.

Raghnaar - 25 Novembre 2017:

@Acmae : pas étonnant de voir pointer le bout de ton nez :D

Comme d'habitude, très bonne chronique avec un 17 servi par ser LeMoustre. Ca devrait nous émoustriller !

NICOS - 07 Décembre 2017:

Un bon album, meilleur que le précédent. Masi on est quand meme loin des Immortel ou autres Libertines Humiliations. Les critiques Dithyrambiques sur cet album me semblent exagérées. Du coup un peu décu.....

 
David_Bordg - 07 Décembre 2017:

je l'ai recu hier, mercredi matin en digipack, une splendeur pas le moindre regret, un bijou pour ma part.

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