PORTAIL : SPIRIT OF METAL | SPIRIT OF ROCK
login :
Inscription   Pass perdu ?   
 
Liste: # A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
  
Liste par genre  
Ministry The Mind is A Terrible Thing To Taste
CD paru en1989 - Warner Music Group / Sire Records
Ministry : The Mind is A Terrible Thing To Taste, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Thieves
2. Burning Inside
3. Never Believe
4. Cannibal Song
5. Breathe
6. So What
7. Test
8. Faith Collapsing
9. Dream Song

modifier l'album  imprimer cet article
possédé par 56 membres Album suivant
ajouter une chronique Album précédent
NEUF
Chronique
17 / 20
    Thekilling666, le Jeudi 04 Juin 2009 parlez-en à vos amis  
Ministry avait commencé sa carrière au début des années 80 en sortant l'album "With Sympathy" alors clairement orienté vers la New Wave, et n'a pris une direction indéniablement Indus qu'avec l'album de 1988 intitulé "The Land of Rape and Honey", album considéré à juste titre comme la pierre d'angle du véritable Ministry, puisque celui-ci restera fidèle, jusqu'à la fin de son existence, à cette nouvelle orientation musicale.


Toutefois, l'album de 1988 était encore largement dominé par l'électronique, le groupe ayant été fortement influencé par l'E.B.M. (Electronic Body Music) du groupe belge Front 242 avec lequel il avait tourné au milieu des années 80. D'ailleurs Al Jourgensen, la tête pensante de Ministry, avait formé un groupe nommé "Revolting Cocks" avec les membres de Front 242. Tout ceci ne peut que laisser des traces et des influences dont il est parfois difficile de se départir tant la proximité est évidente.


C'est donc sur "The Mind is A Terrible Thing To Taste" que va se parachever l'évolution de ce Ministry nouveau, l'électronique autrefois omniprésente cédant le terrain aux guitares. Désormais la musique Industrielle de Ministry le sera par son côté essentiellement Rock (guitares) et non plus Electronique. Nous disons bien "essentiellement" car l'électronique ne disparaîtra pas complètement et ce disque s'ouvre d'ailleurs sur un "Thieves" électro avec des samples de bruitages cyber/indus. Un titre qui préfigurera d'ailleurs ce qu'on pourra trouver sur l'album de 1992 connu sous le nom de "Psalm 69". Mais tout de suite les guitares s'invitent et se font plus incisives que sur l'album précédent à l'instar de "Burning Inside" qui conserve toutefois des voix filtrées et une rythmique simple et binaire. Et nous avons ici droit à un riff très Metal allié à des hurlements typiques du courant E.B.M/Electro-indus. Un alliage très sombre dans son mélange.


Nous nous enfonçons dans une atmosphère de plus en plus sombre et malsaine sur le titre suivant "Never Believe" aux rythmiques hypnotiques et entêtantes. Ce sentiment de désespoir ne nous abondonne pas sur "Cannibal Song", la basse réussissant à nous procurer une rythmique particulièrement lugubre et irrésistible, digne des heures les plus obscures du mouvement Batcave/New Wave. Dès lors, le titre de l'album prend tout son sens : The Mind is A Terrible Thing To Taste (l'esprit est une terrible chose à goûter). Quoi de plus logique pour un titre qui s'intitule "Cannibal Song" !


Les morceaux "Breathe" et "Faith Collapsing" s'ouvrent quant à eux sur des rythmes tribaux qu'on aurait pu retrouver par exemple sur l'album "Fire Dances" (1983) de Killing Joke. Preuve s'il s'en fallait qu'il existe une corrélation indéniable entre la rythmique martiale et la rythmique tribale. Et si "So What" possède le chant le plus mélodique de l'album il délivre toujours une ambiance très sombre, proche de la folie avec ses samples de rires inquiétants, comme sur le titre "Faith Collapsing" d'ailleurs. Décidément un album très noir dans ses atmosphères à l'instar de la couleur de la pochette. L'esprit se perd littéralement dans des corridors sombres et crasseux d'un labyrinthe dont il n'arrive pas à s'extraire, tel un cauchemar halluciné.


Avec cet album voilà donc Ministry désormais axé dans la droite ligne de ce que sera la suite de sa discographie, délesté en grande partie de son passé électronique (mais pas totalement). Un album à mon sens indispensable avec "The Land of Rape and Honey" pour comprendre non seulement l'évolution du groupe mais aussi les influences et les origines du Rock et du Metal Industriel, car ces deux albums ont toute leur place dans l'histoire et la construction de ce courant musical. Evoquer ce courant Rock ou Metal Industriel sans avoir écouté ces deux oeuvres pourrait être considéré comme une lacune quasiment impardonnable.


Un album en forme de chef-d'oeuvre de noirceur donc, qui pourrait paraître à certains difficile à écouter d'une seule traite. Une oeuvre éprouvante pour l'esprit, simple, mais d'une efficacité redoutable, qui sait allier à la fois la puissance des guitares et celle de l'électronique. Pour en tirer le meilleur mais aussi le plus obscur. Un album sans réelles faiblesses. Et même le morceau "Test" aux consonnances Hip-Hop trouve sa place sans dépareiller. Un tour de force. Mais il s'agit aussi d'un album relativement méconnu, vampirisé qu'il est par un Psalm 69 qui focalise toutes les attentions sur lui. Dommage, car en 1989 le chef-d'oeuvre était déjà là.

Note : 17/20


Bookmark and Share


3 commentaires
Mini-Chronique
15 / 20
    Oclone, le Jeudi 01 Janvier 2004 parlez-en à vos amis  
Album assez peu connu de ce groupe que certains jugeront trop grand publique, mais ce n'est pas le cas de cette album.
Très orienté industriel, cette album est aussi assez étrange. Les instrumentaux rythmés et assez rapide mettent vite l'auditeur dans cette ambiance lugubre, de toxicomane endurci en plein trip. De par le style l'ensemble est assez répétitifs mais assez original. Les vocaux, chantés ou parlés, contribuent a cette atmosphère étrange, anarchique, où toute sorte de bruits s'entrechoquent pour former un ensemble souvent sympathique. La palme revenant au morceaux "So What" : calme, mélodique, mais surtout très tripant.
Il est dommage que tout les morceaux ne soit pas aussi bons et de part l'aspect assez répétitif du style on est assez vite lassés par certains morceaux. Un album toutefois original dont l'étrangeté en fait sa force et le distingue de la masse.


Bookmark and Share


1 commentaire
Spirit of Metal Webzine © 2003-2009 ‘metal inside you’ Contact - Plan du site - Liens