Mgla – ou brouillard en Polonais – est un groupe formé en 2000 par les membres de Kriegsmaschine. Silencieux jusqu’en 2005 où il apparaît sur la fameuse compilation « Crushing the Holy Trinity » (part. Holy Spirit) aux côtés de Deathspell Omega, Exordium, Musta Surma, etc. Sa prestation sur cette galette ne m’avait guère laissé un souvenir époustouflant, mais en voyant qu’ils sortaient un mini cette année, j’ai tout de même décidé de m’y pencher un peu.
Putain… c’est une belle claque que ce « Presence » ! Les trois titres de l’album (« Presence I – III) font partie de ce qui aura marqué le cru 2006 de Black. Dans un style très carré, très froid, sans concessions, Mgla propose un Black proche de Watain, influencé par les plus grands, avec un son frisant la perfection et des compos d’une noirceur de Galgal.
Les trois titres pourraient très bien former un tout uni : dans une même continuité, les morceaux se suivent dans une atmosphère bien malsaine, imprégnée d’une influence démonico-misanthrope qui m’avait marquée sur le « Casus Luciferi » de Watain.
Le chant et la guitare sont des éléments primordiaux pour l’ambiance oppressante de l’album. Ils lui donnent la force que la batterie ne fait qu’accompagner (très bien, certes, mais sans plus d’apport). Inutile d’attendre des claviers ou des chœurs. Tout est dans l’oppression, la noirceur, la puissance n’a pas besoin de fioritures.
Pour conclure sur ce mini CD (3 titres, 20 minutes), c’est une petite perle. Kriegsmaschine a eu raison de se reformer là dedans. Mgla nous montre que la Pologne peut faire mieux que Graveland, Galgenberg ou Moon. A bon entendeur…