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Et j'assume : le contenu est fidèle au titre, c'est de la fureur à l'état pur ! La brutalité façon Metallica ! La colère de Jaymz n'est endormie qu'à l'occasion de quelques arpéges sur St Anger, d'une intro envoûtante (Sweet Amber) et elle se déchaîne de plus belle. Le " Kill, kill, kill.." hurlé jusqu'à l'extinction de voix (pour un chanteur comme J.Hetfield ça veut dire quelque chose !!) sur toutes les combinaisons de croches est une sorte d'orgasme de rage. Metallica est définitivement le plus grand groupe de métal de tous les temps, ceci implique la création et l'exploration de nouveaux sons, de nouvelles voies, ils auraient pu se contenter d'être les leaders du Speed Metal depuis leurs dix-huit ans et jusqu'à la retraite, mais si une telle attitude convient à Slayer elle serait indigne de Metallica ! Ainsi l'anecdote du son de batterie, quand Lars Ulrich cherche un son plus tribal pour un cd hypnotique, il passe la main sous la caisse claire et vire le timbre, c'est simple et ça marche mais gardons-nous de réduire le jeu de ce formidable musicien à ce tour de passe-passe ! Lars est plus qu'un grand batteur, c'est aussi un véritable créateur qui nous assène ici quelques grooves aussi jouissifs qu'incompréhensibles... Et moi j'aime ça ! Il n'y a pas de solo ? La belle affaire ! Certains groupes devraient en tirer une leçon qui nous montrent en même temps que leur grande maîtrise technique une imagination proche du degré 0. Le cd s'est mal vendu, la presse n'a pas aimé ? Franchement on s'en bat les c..., si on s'en tenait à ces critères on n’écouterait pas cette musique, moi la musique je l'écoute avec mes oreilles, mon cœur et mes tripes et c'est moi qui décide si elle est bonne ou pas ! Pour finir un petit mot sur les bassistes de Metallica. Cliff Burton était un grand, le jeu et la personnalité de Jason Newsted redoutables, on n’était pas loin de penser qu'il serait irremplaçable, et là ils nous sortent Roberto... Trop fort, putain, trop fort !!
Blague à part, "St Anger" fut accouché dans la douleur, et doit davantage être vu comme un instantané de l'état d'esprit de James Hetfield après sa cure de désintoxication que comme un album à part entière. Aucun titre, ici, n'a la carrure à devenir un classique; ils se révèlent même assez répétitifs, s'appuyant sur des Riffs qui tournent en boucle pendant de trop longues minutes. Tous les morceaux dépassent les cinq minutes (et atteignent parfois les neuf), ce qui rend ardue l'écoute de l'album dans son intégralité, d'autant plus que la production de Bob Rock est atrocement rêche. C'est bien simple, on a l'impression de se trouver dans le garage du groupe durant un boeuf. Ce constat est d'autant plus regrettable que l'on décèle de temps à autres des fulgurances, des éclairs de génie qui nous laissent imaginer ce qu'aurait pu être cet album si le groupe n'avait pas été complètement paumé lors de sa composition. Un morceau comme "The Unnamed Feeling" est emblématique: pris séparément, les éléments qui le constituent permettraient de construire deux ou trois très bonnnes chansons; mais réunis ici, la sauce prend mal, il manque ce petit plus, cette touche d'inspiration qui aurait permis de lier l'ensemble. "St Anger" n'est donc pas, de toute évidence, un grand album; ce n'est sans doute même pas un album susceptible d'intéresser pour ses seules qualités musicales. Mais c'est le disque que Metallica avait besoin, au sens littéral (et viscéral) du terme, d'enregistrer. C'est à ces onze compositions décousues, frénétiques, éprouvantes, mal produites, que l'on doit la survie du groupe emblématique de toute une génération. A ce titre, et si les Four Horsemen se reprennent et nous prouvent qu'il leur restent des choses à partager avec nous, "St Anger" mérite le respect. Dans le cas contraire, il ne s'agira que de la piètre épitaphe d'un grand du métal.
6 ans il aura fallu attendre !!! 6 ans pour que les Four Horsemen nous sortent un nouvel album ! Petit résumé de ce qui s’est passé pendant ces 6 années : Metallica, en manque d’inspiration décide de sortir « Garage Inc. » qui est un double album de reprises allant de Mercyful Fate à Motörhead en passant par d’autres groupes. C’était juste histoire de faire patienter les fans. Par la suite, Jason Newsted, le bassiste, décide de se barrer du groupe pour aller jouer ailleurs. Il a d’ailleurs son groupe, Echobrain, et a joué avec Ozzy Osbourne. Kirk Hammett apparaîtra un peu plus tard comme guest dans le groupe de Jason. Kirk étant sûrement le seul gars sympa dans les Three Horsemen. Hé oui Three !!! Dur dur de retrouver un bassiste. Des mois d’audition et rien !! Et là Metallica reçoit un coup de fil de MTV leur disant qu’ils aimeraient consacrer une émission à Metallica avec des groupes (Sum 41, Korn, Staind,…) qui reprendraient leurs titres. Metallica fut enchanté mais le problème c’est que eux aussi devaient jouer des titres, donc trouver un bassiste ! Aïe !! Les auditions continuent, et là Robert Trujillo épate et laisse bouche bée Kirk, James et Lars. Ils n’en reviennent pas du talent et de la rapidité de Rob. C’est décidé, il est engagé. Rob a déjà un casier bien chargé, il a joué chez les Suicidal Tendencies et chez Ozzy Osbourne. Les Three Horsemen sont redevenus les Four Horsemen. Album : Les chansons de St. Anger étaient déjà finies quand Rob est arrivé mais ça ne l’a pas empêché de mettre un brin de basse par ci par là. Alors cet album ?? Un titre accrocheur, une pochette pas mal, retour aux sources de Metallica ?? Eh beh non !! Encore une déception mais là ce n’est pas pareil que sur Load et ReLoad. Quand on écoute St. Anger, on se dit que Load et ReLoad ne sont pas si mal en fait !! Alors oui cet album est mauvais voir très mauvais. On constate quelque chose qui fera mal aux oreilles durant tout l’album, c’est le son de la batterie de Lars et plus particulièrement de sa caisse claire (qu’il dit avoir payé une fortune). Un son de casserole que l’on pourrait reproduire dans nos cuisines. Niveau guitare, c’est pourri, aucun solo. Pourtant Kirk joue sur cet album, mais non, M. Ulrich n’a pas voulu de solos. Bref, ne nous énervons pas de trop. Pas de solos, un son de batterie désagréable, des Riffs pourris, des titres trop longs. Le plus court dure 5min 15. Aucun titre n’est bon et je ne vois pas pourquoi Metallica s’est obstiné à jouer « Frantic » en Live qui est tout bonnement horrible. Arrêtons-nous ici. Vous l’aurez compris, cet album est mauvais et est l’un des pires albums écrits dans l’histoire du Metal. Alors oui c’est un grand coup de gueule que je pousse, alors s’il vous plaît messieurs les Four Horsemen, respectez vos fans et écrivez de la musique potable comme on aime. Une honte !!!!!!! Metallica est devenu MERDALLICA!!!
Resituons-nous dans le contexte de 2003 : Metallica ; 20 ans de carrière dont des albums pour le moins mythiques (comme le « Black Album », le CD de métal le plus vendu au monde, ou la perle qu’est Master of Puppets), avec des membres dorénavant quarantenaires, des albums qui convainc de moins en moins, le départ de Newsted, la pub de Lars contre le serveur Napster, et surtout le départ de James pour soigner son problème d’alcoolisme et engendrant sa dépression…et quand St Anger arrive dans les bacs, la colère des fans de voir leur style musical complètement transformé et un son qui écorche les oreilles dès la première écoute. Résultat : St Anger se place en bas de la pile de Cd ou est jeté par terre pour mieux fracasser la boîte à coups de pieds ! Stop ! Enlevons tout ce qui entoure St Anger pour passer à la chronique d’un simple album. St Anger c’est 11 musiques et 75 minutes de son…faites le calcul et vous verrez que la moyenne est d’environ 7 minutes par musique :-S…c’est pour le moins assez long ; un défaut de cet album est le fait que les plans se répètent souvent au sein des musiques ; il suffit d’écouter « St Anger » pour comprendre. Ca ne fait pas de St Anger un mauvais album mais disons que le groupe aurait pu condenser chaque musique pour faire un album plus facile d’écoute et sans longueurs (altérant la qualité des musiques). Passons au son : on ne peut nier que la production laisse à désirer : plus on augmente le volume et plus le brouhaha se fait sentir. Le son rebutera beaucoup de fans(caisse clair façon « garage » et guitares au son très gras qui prend souvent le dessus sur la double pédale). Néanmoins après l’avoir passé plusieurs fois, vous verrez que l’écoute n’est pas si difficile qu’elle en a l’air : il faut laisser le temps de le dompter. Concernant leurs musiques, on peut dire que les années ’90 sont belles et bien terminées !!! Le quatuor Black Album, Load, ReLoad et Garage Inc est très loin dorénavant ! On assiste là à un retour plus « trash » (bien que l’album n’en soit pas) : le groupe a laissé tombé les solos de Kirk pour se tourner vers des Riffs lourds et accrocheurs. Le morceau Some Kind of Monster est le plus significatif… et ça marche ! Même si l’on peut concevoir un vide dans certains morceaux dû à l’absence de solos et la répétition des plans, on ne peut nier que ces derniers ne vous laisseront pas indifférents et que le groupe, sur l’ensemble de l’album, a eu une énorme inspiration, que ce soit dans l’enchaînement des différents accords ou le jeu de batterie très bon de Lars (qui nous fait part de bon nombre de nouveautés rythmiques) : des morceaux comme Sweat Amber, My World (sûrement les 2 meilleurs de l’album) de par leur originalité, leur richesse et leur accroche, sont à écouter d’urgence…on y découvre un genre nouveau et un Metallica bien moins sombre. Purify vous entrainera sans problème (bien que le refrain mette assez mal à l’aise), Invisible Kid vous étonnera de part son côté bon enfant et entrainant…malgré cela, les 8 minutes 30 sont pour le moins dures à supporter. Quant à St Anger et SKOM, elles sont incroyablement imprégnées de la dépression d’Hetfield et laissent une atmosphère très particulière derrière elles ; comme un mélange de mal-être et de haine sur SKOM et de tristesse, de colère et de résignation sur St Anger. Le chant de James tout au long de l’album transpire de cette colère…il est parfois très imparfait notamment sur quelques passages de Purify et All within my hands, mais ça reste largement acceptable (on en a vu des voix dégueux et fausses dans le monde du métal !:-S). Au final, on se rend compte, après plusieurs écoutes, que la force de St Anger est avant tout dans l’atmosphère des musiques. Ceci dit, il est clair qu’il n’est pas facile à comprendre, car cet album va puiser ses ressources dans diverses influences musicales très différentes (il suffit d’écouter Frantic, SKOM, Dirty Windows, Invisible Kid et Sweet Amber pour voir cette diversité). L'expérimentation va quand même parfois trop loin ; The Unamed Feeling est à la limite ; elle vous surprendra mais est vraiment très intéressante. Dirty Windows se démarque trop de l'album de part son style et parait être le titre le plus faible et All Within My Hands prend des allures d'expérimental mais ne convainc pas(malgré quelques bon éléments). Pour résumer St Anger a lui seul crée un genre nouveau et il serait dommage que le style ne perdure pas à travers d’autres groupes. Alors bien sûr au premier abord, St Anger est loin d’être l’album que les fans attendaient : difficulté d’écoute dû à l’enregistrement, longueur excessive de l’album et style musical encore changeant. Et pourtant c’est une réalisation vraiment très inspirée et assez recherchée : le retour en force de Lars, l’efficacité des breaks et les enchaînement des accords de guitare suffisent à faire de St Anger un album vivant. Metallica est-il mort ?...Non, pour peu qu’ils pensent à leur musique avant leur fric :-S.
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