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Liste des groupes Thrash Metal Metallica Master of Puppets
Album, date de parution : 03 Mars 1986 - Elektra Records
Produit par : Flemming Rasmussen, Enregistré à : Sweet Silence Studios
Style: Thrash Metal

NOTE SOM : 19/20
Toutes les notes : 18/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Battery 05:10
2. Master of Puppets 08:38
3. The Thing That Should Not Be 06:32
4. Welcome Home (Sanitarium) 06:28
5. Disposable Heroes 08:14
6. Leper Messiah 05:38
7. Orion 08:27
8. Damage, Inc. 05:32
Total playing time 54:39

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785 avis 13 18/20
Chronique
    Darklau, Mardi 26 Fevrier 2008 parlez-en à vos amis  
Lorsque Metallica réalisa "Master of Puppets" en 1986, leur nom était déjà bien connu des fans de métal mais restait encore obscur pour la plupart des suiveurs de la pop anglo-saxonne.

C'est le "Black Album" de 1991 qui consacra Metallica auprès des consommateurs de hits radiophoniques. Mais le véritable chef-d'œuvre du groupe, c'est "Master of Puppets".

Je me souviens qu'en 1987, soit près d'une année après la sortie de cet album, Metallica avait donné un concert à Bruxelles dans un Forest National pas tout à fait plein avec Anthrax, Metal Church et CyclOne en invités. Malheureusement sans le regretté Cliff Burton, décédé en 1986. J'y étais et je peux affirmer qu'à l'époque les prestations scéniques des horsemen ne valaient pas encore celles d'Iron Maiden en terme de spectacle mais on pouvait ressentir toute la force et la conviction de la bande à Lars Ulrich dans l'interprétation de leurs compositions. Et là est bien l'essentiel.

Un pas de plus est franchi par rapport à l'album précédent "Ride the Lightning". Un saut olympique devrai-je dire. La production s'avère plus fine, plus claire sur "Master of Puppets". Et pour la première fois chez Metallica, un concept se dégage clairement de l'ensemble des compositions. Inutile de souligner que la pochette illustre bien les intentions anti-guerre de nos quatre thrashers. Ce concept se retrouve particulièrement condensé dans le titre éponyme, complexe et assez alambiqué pour provoquer le plaisir à chaque écoute, même encore vingt-cinq ans après sa sortie. Cet album respire la puissance , l'évocation et la conviction extrême. La conviction de mettre en musique des sentiments aussi rudes et violents à propos de faits de société graves qui avivent les consciences.

Cette force de conviction se retrouve canalisée de façon magistrale sur l'album "Master of Puppets". Les titres de l'album s'enchainent sans concessions et sans temps morts. Rien à jeter donc. De "Battery" à "Damage, Inc.", c'est une déferlante de thrash sur-vitaminé qui s'abat sur l'auditeur. La production très incisive de Flemming Rasmussen met particulièrement la batterie à l'honneur et les coups furieux de Lars Ulrich, accompagnés de la belle performance de Cliff Burton, donnent à l'album un ton ultra percutant.
Les guitares de Kirk Hammett et de James hetfield ne sont pas pour autant délaissées. Elles délivrent avec vitesse et précision des Riffs devenus légendaires ("Master of Puppets", "Welcome Home (Sanitarium)", "Leper Messiah"). Les textes sont intelligents et bien écrits, un brin moralisateurs, mais sans excès.

Voilà donc un album qui surclasse par son génie et sa force de frappe (à peu près) tout ce qui s'est fait la même année dans le monde du thrash. "Master of Puppets" est un album précurseur probablement, incontournable certainement.




12 Commentaires
Chronique
19 / 20
    Kovalsky51, Dimanche 01 Mars 2009 parlez-en à vos amis  
Il y a des albums qui à jamais changent la face de la musique. Des chefs-d'œuvres intemporels que le poids des années n'arrive pas à entacher de ses traces ravageuses. C'est en 1986, année charnière dans l'histoire du Metal, aux côtés du Reign In Blood de Slayer que Metallica sortira son chef-d'œuvre : Master of Puppets, qui fera entrer le groupe au panthéon des dieux du Metal.

N'étant pas encore né lors de sa sortie, j'ai découvert Metallica en pleine adolescence, abreuvé de toute part par des groupes de Néo Metal (pour l'anecdote si j'ai acheté cet album c'est à la base parce que les t-shirts du groupe me plaisaient beaucoup, et que je ne voulais pas en acheter un sans avoir écouté leur musique). Une fois l'album dans ma chaine Hi-Fi, la magie a opéré comme si je l'avais écouté à sa sortie, tant et si bien que je n'ai toujours pas trouvé d'album qui m'ait mis une calotte équivalente en 5 ans si ce n'est peut-être ...And Justice for All du même groupe.

Mais passées ces considérations d'ordre purement personnelles, passons à la musique de cet album monumental. Précurseurs du Thrash Metal, les 4 horsemen ouvrent avec cet album des perspectives plus larges, donnant les prémices du Metal Progressif. En effet, les 8 pistes qui composent cet album se démarquent des productions d'alors par l'incorporation de parties mélodiques de toute beauté qui complexifient des compositions souvent longues (aucun morceau ne passe en-dessous des 5 minutes et la moyenne de l'album doit se trouver aux alentours de 6 minutes 30).

Dès les premières notes de l'intro acoustique de Battery, la magie commence à opérer, et l'on comprend qu'on va avoir à faire à un monument inoxydable. Metallica nous offre un Thrash Metal décomplexé laissant libre court aux envies musicales de musiciens au niveau technique impressionnant. Les structures à tiroirs de morceaux tels que Welcome Home (Sanitarium), Disposable Heroes ou encore le monumental morceau éponyme soufflent leur auditeur par leur cohérence et leur efficacité. Passant sans jamais vaciller de la vitesse du Thrash à des tempos beaucoup plus lents, le groupe a réussi le tour de force de créer un hybride entre le Thrash d'alors et une musique à la limite de l'expérimentation. Le tout comportant son quota de solos monstrueux réalisés par le maestro Kirk Hammett dans une forme olympique.

Il faut avouer que les musiciens du groupe maîtrisent ici leur sujet sur le bout des doigts, assénant des rythmiques ravageuses et des accalmies acoustiques reposantes et au combien nécessaires dans des compos de 8 minutes. Cependant deux prestations sortent du lot, tout d'abord Kirk Hammett qui de par ses solos se fait ici une place de choix parmi les Guitar Heroes. Et l'autre maestro de l'album étant le défunt Cliff Burton qui signe un testament sous la forme de lignes de basses absolument magistrales. Les parties de batterie de Lars Ulrich assurent tout autant leur boulot et aident à renforcer la cohérence des morceaux.

Le timbre de voix de James Hetfield s'intègre parfaitement à la musique et délivre de la plus belle manière les messages de cet album. Son titre est à ce propos évocateur des thèmes abordés. Le fil conducteur étant la manipulation dont les hommes sont victimes et leur réduction à l'état de pantins.
Folie, guerre, drogue, et religion sont ainsi violemment critiquées. Cette portée engagée rendant l'album encore plus intéressant à mes yeux. L'ironie du sort c'est que cet album crée chez l'auditeur un effet de dépendance le poussant à toujours plus l'écouter pour en saisir toutes les subtilités.

La production colle parfaitement à la musique et est vraiment bonne. Bien sûr, la comparer avec les surenchères d'effets actuels est complètement stupide.

En guise de conclusion que dire si ce n'est que cet album est indispensable dans toute bonne collection de CDs et que je le conseille vivement à tous ceux qui ne le connaîtraient pas encore, sous peine de passer à côté d'une des plus grosses œuvres musicales de tous les temps. Difficile d'accès aux premières écoutes, Master of Puppets, tel la boîte de Pandore, saura vous délivrer ses secrets au fil du temps.




9 Commentaires
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17 / 20
    Julien, Mardi 04 Janvier 2005 parlez-en à vos amis  
1986, dernier album studio de Cliff Burton disparu en septembre de cette même année.
Il laisse derrière lui probablement l’album le plus mythique du groupe. En effet qui ne connaît pas Master of Puppets au jour d’aujourd’hui ? PERSONNES !!!!!!!

Mais bon revenons au CD en lui-même. Il commence avec « Battery » et là on sent que l’on est dans la continuité des 2 premiers albums. C’est du bon gros thrash de l’époque qui donna naissance par la suite à de nombreux groupes de thrash (comme par exemple CorOner en 1987). « Battery » est l’un morceau les plus joués par le groupe, mais comme un grand nombre de titres de cette galette. Le morceau de choix est quand même celui qui suit, le titre éponyme de l’album « Master of Puppets ». Et effectivement ce titre a tout pour lui : Riffs puissants, super break (oublié pendant longtemps en Live) et une reprise avec l’une des rythmiques les plus lourdes jamais entendu, le tout pendant plus de 8 minutes. Le troisième titre « The Thing That Should Not Be » est lui aussi un titre phare de cet album, plus lent ce titre nous régale malgré tout par les gros Riffs qui le composent. « Welcome home » entre en piste et (je me répète un peu) c’est là aussi un titre incontournable de Metallica pour les raisons identiques aux 3 titres précédents.
Quand même 4 titres, 4 tubes ils sont forts ces jeunes. En parlant de jeunes, James a commencé à muer (ou bien picoler) ce qui donne un côté un peu plus dur au CD.
« Disposable Heroes » est peut-être le titre le titre le moins bon de tous mais tout est relatif (surtout quand on voit Load). Il reste un excellent titre de thrash.

Suit le titre qui posa des problèmes juridiques à Metallica : « Leper Riffs ». En effet ils ont été longtemps en procès avec Dave Mustaine qui revendiquait à juste titre les Riffs de ce morceau. Il a eu gain de cause mais le titre reste à Metallica contre compensations financières. Heureusement qu’il ne sait pas perdu car c’est un très bon titre.
Après tous ça, on a bien le droit à une petite pause (8 min 27 quand même) avec « Orion », magnifique instrumental qui ravira les amateurs du genre.
Le CD se finit avec « Damage, Inc. » qui est dans le même lot que « Disposable Heroes », un poil en dessous mais super tout de même.

Vous l’aurez compris ce disque est une pépite à posséder absolument !!!!




60 Commentaires
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    francoff, Jeudi 07 Août 2008 parlez-en à vos amis  

Master of Puppets : Album culte parmi les albums cultes, dernier album de Metallica avec feu cliff burton, le bass-hero surdoué qui terminera écrasé entre son bus et une plaque de verglas, un génie de plus sacrifié aux dieux du rock'n roll ("lay down your soul to the god rock n' roll" que nous disait VENOM, ils ne croyaient pas si bien dire…). Enfin bref, je m'égare. Je tiens à mettre les choses au point : un thrasheur ne peut pas se considérer comme tel s'il n'a pas posé une oreille sur cette petite perle, au même titre qu'un Seasons in the Abyss. Avec un ami, nous nous sommes posés la question sur l'éventualité d'un concept album, vu que la majorité des textes traitent de l'aliénation humaine sur quelque sorte que ce soit, physique comme morale. Je détaille les textes dans la chronique, merci de me dire ce que vous en pensez. Ce CD commence par Battery, des accords flamenco qui s'accentuent crescendo, et James nous balance un rythme thrash particulièrement acéré et rapide, ce titre relate une folie qui prend un homme comme les autres, sans aucune raison apparente. Puis on attaque le titre éponyme, une habitude chez Metallica de proposer ce titre éponyme en deuxième position sur chaque "bon" album (St Anger mis a part - héhé !). Donc, pour moi : c'est le meilleur titre de Metallica, celui sur lequel chaque apprenti-guitariste-métalleux s'est usé les doigts, surtout le riff principal (quelle épreuve de force, j'ai personnellement mis plus de 6 mois avant de le maitriser parfaitement). Ici, tout s'enchaine, un break acoustique magnifique qui débouche sur une partie harmonisée à deux guitares, comme si James criait son amour pour Thin Lizzy. Quelques secondes après, james nous lance un solo (et quel solo !) puis tout reprend, et là = kirk nous assène lui aussi ce solo mythique. Une pièce épique, ma préférée de Metallica. Les textes, finement ciselés comme à l'habitude de james, nous exposent les méfaits de la drogue.

La chanson suivante se nomme The Thing That Should Not Be, très inquiétante, bourrée d'effets au niveau musical, ce qui donne un effet déstructuré. Les textes sont axés sur un bouquin de lovecraft, avec une créature à l'image de cette chanson : difforme, refusant toute proportion humaine ! Ensuite, on attaque sur la Power-ballad de l'album, bien moins réussie à mon gout que Fade to Black (disponible sur Ride the Lightning) mais bon, elle est écoutable quand même, faut pas se leurrer. Ces Riffs, si beaux, James est encore génial de persuasion. Les textes sont axés sur un malade enfermé dans un asile, racontant son calvaire quotidien. Cinquième piste, mon autre préférée de l'album, j'ai nommé Disposable Heroes, morceau à rallonge une fois de plus, magnifique encore, nous narrant les affres d'un soldat sur un chant de bataille, Riffs saccadés, Kirk nous délivre encore une super prestation (avec ses solos signés main). Lepper Messiah s'enchaine comme par magie James, encore une fois engagé contre les injustices de ce monde, nous dégage un pamphlet acerbe contre la religion, et Kirk sweepe sur le solo, très agréable. Titre suivant : Orion, que beaucoup de personnes considèrent comme le meilleur instrumental jamais écrit écrit par Metallica (pour ma part, je préfere The Call of Khtulu sur l'album précédent, mais il est vrai qu'Orion est sympathique). La basse de Cliff prend une toute autre dimension. Normal, c'est le maitre de la 4 cordes himself qui a composé ce titre, et l'a appellé Orion pour "son coté nébuleux". Titre suivant et dernier pour cet album mythique, Damage Inc. Titre qui n'apporte strictement rien à l'album, et nous offre une structure comme celle de Battery, c'est-à-dire accords calmes puis accélération soudaine ! Donc je maintiens la thèse de l'album concept sur l'aliénation de l'homme sur différents plans (religion, drogue, politique et guerre, etc…), bien que ces textes ne soient pas abordés dans 3 compositions (si on compte Orion).

Bref, un album indispensable pour ma part, 18/20




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    sadmetal, Dimanche 12 Août 2007 parlez-en à vos amis  
"Master of Puppets", ou l'album consecration de Metallica : certainement le plus connu, le plus vendu et le plus telechargé aussi (malheureusement). Cet album expose la grande dexterité des Four Horsemen.

Commençons par "Battery". C'est grâce à ce titre que leur nouveau et talentueux bassiste, Robert Trujillo, s'est demarqué de ses autres concurrents lors du casting organisé par le Mets.

Un autre titre ? "The Thing That Should Not Be" a été inspiré par un roman HP Lovecraft, auteur dont était fan Cliff Burton.

Encore un autre ? "Orion"... Ah "Orion", un titre qui montre à tous que Metallica sont de vrais musiciens... Combien de guitaristes sont entrés en dépression après avoir essayé de jouer cette chanson, sans succès ? (Au moins un : moi lol). Et c'est parce que cette chanson représente toute l'inspiration et le talent de Metallica, mais surtout de Cliff Burton le bassiste, que cette chanson a été passée lors des funérailles de ce dernier.

Et puis une petite dernière encore : "Welcome Home (Sanitarium)", de loin ma preférée sur cet album je crois. Cette ballade est la seconde du groupe et prend pour sujet un asile pour fous et les personnes que l'on force à y rester, contre leur gré.

Mais ce titre n'est pas le seul de cet album à s'engager. En effet, "Master of Puppets" traite des problèmes dus aux drogues et à l'alcool, notamment l'addiction, et "Leper Messiah" des profiteurs se faisant des tunes sur le dos de certaines personnes, leurs souffrances et leur foi en la religion...

Sur ce, cher(e)s metalleux(ses), bonne écoute, concentrez-vous sur les paroles car le metal est aussi une musique à texte, qui ne crie pas toujours à la destruction d'églises, la crucifixion de canaris, ou autres actes de barbarisme...




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20 / 20
    Bursthead, Jeudi 04 Novembre 2010 parlez-en à vos amis  
"Master of Puppets", ou comment réaliser le meilleur album au monde...

Des titres devenus cultes ("Master of Puppets", "Battery"), une production sans faille, un son tout simplement miraculeux... Aucun doute, Metallica livre ici son meilleur album. Riffs tantôt bruts, mais aussi mélodieux, basse particulièrement mise en valeur, c'est aussi l'occasion pour Lars Ulrich de se déchaîner derrière ses fûts.

James Hetfield, a la voix toujours aussi exceptionnelle, nous pousse dans nos derniers retranchements et nous offre une expèrience extraordinaire.
Lars Ulrich, batteur contesté, a ici l'occasion de nous montrer qu'il avait pourtant du talent. Inventif, son jeu est en plus riche et même technique sur plusieurs titres ("Master of Puppets" en est un bon exemple).
Le jeu d'Hammett ne bouge pas d'un iota... Et c'est tant mieux, tant sont puissants ses Riffs et ses solos parfaitement exécutés. Des doigts en or!
Enfin, Cliff Burton, dont c'est le dernier album sur lequel ce bassiste de génie, de légende, a pu jouer, avant que le destin nous le reprenne... Sa basse tonitruante résonne dans tout les titres et nous transporte dans un autre univers (comme dans "Orion", merveilleux titre où la basse est extrêmement présente).

L'album possède une ambiance propre: les titres ne sont jamais uniquement mélancolique, ou uniquement festif. "Welcome Home - Sanitarium" est impossible à définir, de même que le pont relativement lent de "Master of Puppets" rend la chanson plutôt triste à ce moment. Des titres à la "Damage Inc." nous montre que Metallica en a dans le ventre, et qu'ils sont près à tout pour mettre le feu: une intro lente, puis violente où Ulrich entre en scène à coup de caisse claire, suivis du riff imbattable de Hammett.

Encore une fois, avec ce troisième album, Metallica pulvérise les limites de l'alliance entre la mélodie et le brutal. Encore une fois, Metallica nous fait vibrer durant 54 minutes. Encore une fois, Metallica prouve, avec cet album ultime, qu'il "en a dans le bide"!




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18 / 20
    DiRtY, Samedi 13 Août 2011 parlez-en à vos amis  
1986... L'un des albums cultes d'un géant du Thrash

3 ans après "Kill 'Em All", 2 ans après "Ride the Lightning", Les Four Horsemen remettent ça ! Master of Puppets est un album qui va révolutionner le Thrash, voir le Metal, et peut-être même la musique !

On pourrait peut-être lui reprocher de reprendre le schéma de "Ride..." (Guitare acoustique pour l'intro de la 1ere chanson, la chanson éponyme très longue et avec plusieurs cassures de rythmes, la semi-ballade en 4e position, l'instrumental en fin d'album...). Mais on se retiendra de dire ça, car Master fait bien plus : Il ne fait pas que copier, il pousse le concept de Ride encore plus loin. Et encore plus fort, il se vend à plus de 8 millions d'exemplaires sans avoir à sortir un seul single ou clip vidéo ! Et ça, c'est fort. Chaque membre est au sommet de son art (James est à mi-chemin entre sa voix de "Kill 'Em All"/"Ride the Lightning" et "... and Justice for All" et est très bon à la guitare rythmique (écoutez "Welcome Home (Sanitarium)", vous allez voir). Kirk et Lars ne sont pas en reste non plus et Cliff est excellent, pour ce qui sera son dernier album avec les Horsemen). Bref, tout est réuni pour un album culte. Seuls quelques point noirs empêche "Master of Puppets" de devenir l'album parfait de Metallica : Premièrement, "Disposable Heroes" que je trouve un peu trop longue, deuxièmement, "Damage, Inc." qui est le seul titre que je trouve vraiment mauvais sur l'album, et enfin la production, qui n'est pas super (mais bon, on est en 2011 et l'album a quand même 25 ans). Sinon c'est du tout bon !

Conclusion => Master of Puppets est un album culte du Thrash Metal des 80's. Certes il n'est pas parfait (moins bon que AJFA, mais meilleur que Kill 'Em All et Ride), mais il doit à tout prix avoir sa place dans votre discothèque, car il le mérite amplement.




18 Commentaires
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    Daemonicus, Jeudi 01 Septembre 2011 parlez-en à vos amis  
L'album le plus majestueux !

On y est, 1986, James Hetfield, Lars Ulrich, Cliff Burton(paix à son âme)et bien sûr Kirk Hammet sont là et inspirés plus que jamais pour enregistrer cette perle. De leur coté, Slayer nous sort sa splendide bible satanique. Metallica enregistre donc Master of Puppets qui est leur album le plus abouti et qui influencera par la suite d'autres groupes plus extrêmes. La première piste intitulée "Battery" est lancée, commençant par une magnifique intro de plus en plus violente(après tout, venant de la part du meilleur groupe de tous les temps, c'est normal...)et qui est malgré tout même pas joué en Live. A la fois rapide et violent, ce titre a tout pour plaire aux fans de la première heure. On enclenche ensuite la fameuse chanson éponyme, mais alors que dire? Que dire de ce titre qu'on est obligé d'adorer avec une intro du plus bel effet, des Riffs à la fois bruts, rapides et mélodiques, le break, le solo sont dignes de virtuoses, enfin bref, les mots ne suffiront pas à décrire ce chef-d'oeuvre qui est la meilleure composition du groupe. Pour se remettre de ces émotions, "The Thing That Should Not Be" calme l'affaire avec un rythme plus lent, cependant, cette piste reste digne de l'album et en est un des titres les plus lourds, plus noirs composés des Horsemen. La quatrième piste est une Power-ballad structurellement ressemblante à "Fade to Black" de "Ride the Lightning" qui restera un titre phare de l'album et un classique du groupe.

Je voudrai faire un parenthèse sur "Disposable Heroes" qui semble être une composition bien sous-estimée, on y retrouve une espèce de "Battery" de plus de 8 minutes,elle est vraiment intense et énergétique avec en plus les choeurs en milieu de chanson ainsi que le meilleur solo de l'album (avis personnel).
La sixième piste est la chanson anti-religieuse de l'album, le riff principal est bien recherché, elle est superbe et sous-estimée comme la précédente. On arrive enfin à l'instrumental de cette perle, où Cliff nous montre encore une fois ces talents de bassiste, son instrument est omniprésent dans ce morceau. L'ensemble des instruments place parfaitement la mélodie là où il le faut ce qui fait de cette instrumentale un chef-d'oeuvre. La dernière piste reste dans le même esprit que "Battery" et "Disposable Heroes", avec une intro à la basse, des Riffs convaincants et plein de hargne, ce titre clôture l'album en toute beauté. Vous l'aurez compris, Master of Puppets
reste l'un des meilleurs albums de Metallica. Il est dans la continuité des autres albums avec Cliff Burton qui sont (pour moi) les meilleurs albums des Horsemen existants. Je ne dis pas que les albums qui ont suivi sont mauvais, loin de là, mais on sent bien que la mort de leur bassiste fétiche leur pèse.




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18 / 20
    SASJulo666, Dimanche 09 Octobre 2011 parlez-en à vos amis  
La référence !

Après mon entrée brutale dans le monde du metal (cf. chronique Sepultura - Chaos A.D.), je découvre un sommet du genre : Metallica Master of Puppets !
Ma connaissance du groupe se résumant à l'époque aux singles Nothing Else Matters, The Unforgiven et Enter Sandman (tirés du Black Album 1991) diffusés en boucle par les radios, j'ai donc logiquement pris une grosse claque à l'écoute de celui-ci. Pas grand chose à voir en effet avec les trois titres pré-cités qui ont fait entrer Metallica dans la cour des artistes rock "mainstream", à l'image de Guns 'N Roses, Aerosmith, Bon Jovi ou Scorpions qui cartonnaient à cette période à grands coups de Power-ballads. Début 1986, Metallica est à deux doigts de la consécration au niveau international. Les deux premiers disques (Kill 'Em All 1983 et Ride the Lightning 1984) les ont imposés comme fer de lance d'un nouveau genre : le speed metal. Il ne leur manque plus qu'à transformer l'essai. C'est chose faite avec cet album qui devient très vite un classique. Metallica n'est plus seulement un groupe qui joue vite, ils composent à présent des titres riches aux structures complexes, dépassant allègrement les 8 minutes. Depuis les débuts du groupe, les quatre musiciens ont énormément progressé et ça s'entend. Les enchaînements et les breaks sont impeccables, les soli parfaitement intégrés, la rythmique d'une puissance et d'une efficacité impressionnantes, le chant de James Hetfield moins juvénile que par le passé est bien plus travaillé,...

L'apport du bassiste de formation classique Cliff Burton est encore plus marqué que sur Kill 'Em All
et Ride the Lightning, ce qui est particulièrement évident à l'écoute de titres comme Master of Puppets ou Orion, véritables chefs d'oeuvre de part leur structure, leurs changements d'ambiances, leurs montées en puissance. Sur ce disque, Metallica a atteint un tel niveau de maturité et de perfection qu'il leur sera impossible de le surpasser. La disparition de Cliff Burton 6 mois après la sortie de l'album, mort dans un accident de bus en pleine tournée, a profondément changé le visage du groupe. Burton sera remplacé dans les mois qui suivent par Jason Newsted (ex-Flotsam Jetsam). Master of Puppets est un disque qui a révolutionné, non seulement le metal, mais aussi le rock dans son ensemble. C'est un album que je ne me lasse jamais d'écouter, et qu'il faut bien entendu posséder absolument ! Si je devais prendre un disque référence en matière de metal, ce serait celui-là ! Énorme!

(A écouter en priorité: tout!)




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