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Liste des groupes Thrash Metal Metallica Lulu
Album, date de parution : 31 Octobre 2011 - Universal Music Group
Produit par : Hammett Kirk
Style: Metal Expérimental

NOTE SOM : 5/20
Toutes les notes : 6/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
Collaboration with Lou Reed.
DISC 1
1. Brandenburg Gate 04:19
2. The View 05:17
3. Pumping Blood 07:24
4. Mistress Dread 06:52
5. Iced Honey 04:36
6. Cheat on Me 11:26
DISC 2
1. Frustration 08:33
2. Little Dog 08:01
3. Dragon 11:08
4. Junior Dad 19:28
Total playing time 1:27:04

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170 avis 8 6/20
Chronique
16 / 20
    fabkiss, Dimanche 13 Novembre 2011 parlez-en à vos amis  
dans quelques années, il sera devenu culte ...

AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!
Excusez moi mais AAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhh !!!!!
Je pousse un cri…..STOP…on arrête là les conneries. Je comprends que les fans de Metallica soient déçus… surtout les plus jeunes. Mais Stop !!
Lulu, n’est pas un album de Metallica, ni de Lou Reed, c’est l’aboutissement de la rencontre, sur la scène du Rock and Roll Hall of Fame pour le 25ème anniversaire de ce musée de Cleveland, qualifié de Panthéon du Rock, entre le célèbre groupe de Metal Metallica... et Lou Reed (Video).
Et Lou Reed ce n’est pas n’importe quoi et même de la part du Metalleux le plus obtus, il ne mérite surement pas le genre d’accueil qui lui a été réservé ici… et malheureusement, partout dans le monde par les fans de Metallica (pas mal de fans portant déjà la barbiche, leurs compagnes portent-elles une burka métallique ???)… surtout les plus jeunes.

Lou Reed, c’est l’Artiste Underground le plus connu du monde, son aura inonde depuis plus de 45 ans la planète Rock et tous ses satellites, issus de la contre culture des 60s, Chantre s'il en est du «Sex & Drug & Rock 'n' Roll», il a tout vu, tout fait, tout connu, il était là, témoin , acteur, initiateur, protagoniste de toutes les naissances, dérives, abus, chutes, essors, morts, de tous les courants qui font la musique, la mode, l’image, la culture de notre époque moderne, y compris le Metal.
Indissociable de New York et de son mouvement artistique Underground de la 1ère moitié des 70s où se croisaient son groupe The Velvet Underground, les RamOnes, Blondie, Andy Warhol (le manager, l’ami, le mécène… la muse ?), Kiss, Talking Heads, The New York Dolls, ami de Brian Eno, très intime de David Bowie ou Iggy Pop, avec ceux-là et d’autres, il sera à l’initiative du Punk, de l’Art Rock ainsi que du Choc Rock et du Glam, du Noise, de l’Electro ou de la Folk militante. Auteur, Compositeur, Interprète, Guitariste, acteur, poète.
Un album, une étoile au firmament des cieux de l’Olympe du Rock «Berlin»(1973), et un titre éternel «Walk on the Wild Side» (1972)… un titre que si tu l’aime pas akeu t’es pas Humain !

Ce jeune homme de 69 ans, décide à l’automne, non pas de sa vie mais simplement de l’année 2011, de sortir avec Metallica un album sur lequel les deux entités, qui se sont découverts des atomes crochus quelque mois plus tôt, ont travaillé de concert à sa conception, son élaboration et à son écriture.
Quelle est donc l’essence du Rock, si ce n’est de Choquer, que d’au moins… surprendre.
Surprendre avec un projet nommé Lulu, simplement Lulu, qui ne nomme ni un titre ni un artiste simplement Lulu. Un projet artistique… plus que ça, un concept...Une Expérience.
Lulu est un double album de Metal intellectuel, cérébral, alors forcément, ça surprend le Head Bangger, mais c’est assurément un album de Metal…inclassable, comme Lou Reed.
Et il faut bien le dire aussi, le fan, il y a 2 choses qu’il n’aime pas, c’est être surpris et l’inclassable.
Lou Reed est un habitué de cet exercice, mais pour Metallica, à chaque fois qu’ils s’y sont essayés l’ouverture d’esprit et la tolérance dont pourtant se réclame le Metalleux, n’était pas au rendez-vous.
Mais laissons ici le fan obtus de Metallica, essayons de faire abstraction de Metallica en tant que Metallica en gardant le groupe Metal en tant que groupe Metal et intéressons nous à Lulu.

Lulu est un double étrangement évident, tout en étant décousu et complexe d’accès.
Avant-gardiste, expérimental, post quelque chose, bruitiste, minimaliste, Garage brut, Hard Rock overdosé, Heavy Metal halluciné, tout ça et plus.
Sur Lulu, pose sa voix un Lou Reed qui est, il faut bien le dire, au timbre méconnaissable, mais aux phrasés et intonations reconnaissables entre mille. Malgré l’âge et une vie dissolue.
Droit d’ainesse, respect de l’Homme ou de l’âge, il est clair que le groupe s’est mis au service du «chanteur», tout en laissant libre cours à son allant pour la musique Metal et des divagations plus métaphysiques.
Chanteur, un terme qui ne correspond pas vraiment à Lou Reed qui pratique plutôt un talk over entre déclamations et flow rythmé, qui est sa marque, lui faisant ici bel et bien, recevoir les galons de Leader, pour ce double album qu’il faut tout de suite séparer en deux parties distinctes, parce que pour certains, le second CD….Bon. Hein, on veut bien être ouvert et tout et tout. Mais… y a des limites HEIN !! Quand même…

Sur le premier disque, musicalement, ça flotte entre le lent (voir abstrait) de «Cheap on Me» et le Garage Speedé de «Mistress Dread», chaque titre de ce Lulu «1», ayant son rythme et plus que son genre ou style, son univers étrange, décalé, atmosphérique, hypnotique. S’écoutant d’une traite, il vous emmène par moments, si vous en êtes captif, loin, très loin.
Comme avec l’envoûtant «Cheap on Me» happening de 11’26" de montée lente mais inexorable d’une mélopée étrange et vaporeuse (Lou au Continuum, étrange instrument, rampe de LED tactiles) vers un Hard cru, puissant et dépressif, le «chant» Bluesy se muant en prêche mystique soutenue par le chœur d’un James Hetfield rageur. Une des grosses pièces de Lulu «1», le touchant titre d’ouverture «Brandenburg Gate», après une longue intro, est lui plus traditionnellement dans le style Rock de Lou Reed, comme le joli «Iced HOney» . si on devait rapprocher Lulu «1» d’un genre Metal «spécifique», il est évident que le stOner/Sludge s’impose avec de l’Ambient minimaliste... du DrOne aussi, dans lequel, le groupe développe une expressivité … arrêtons 2 secondes l’emphase et les phrases.
Merde, Metallica est sacrément bon sur cet album… déconcertant certes, mais bon, simplement bon, Ah! ça non, ce n’est pas du Thrash… ni du Doom… pppfff !!, mais Lulu est poignant, prenant, Hypnothique… mais avant tout, bon. Qu’importe le style ou genre. Ils vont là où ils n'ont jamais été, et dans le cadre de cet album, c'est courageux et réussi. Metallica est méconnaissable sur Lulu et ne s'adresse pas à leurs fans, qui ne veulent de Metallica que du Thrash. Laissons le « c’est d’la merde » primaire aux primaires.
Plus qu'aux cervicales, c'est à ce qu'il y a entre les oreilles que Lulu s'adresse, et accessoirement, aux tripes. Si «One» t’arrache le cœur, cet album est pour toi… normalement. Et sur ce 1er CD, non, pour moi, rien à jeter que du bon.

Le second volet pour le Metalleux se révélera… un peu plus ardu à appréhender et très Ambiant… et très minimaliste. Un concept poétique loin de toute linéarité, nihiliste, moral, réac, anar, déclaration d’amour et de haine au monde, à la vie, délires mystiques d’un vieux Rebel lucide, d’un poète sans espoir. Habillé d’une musique parfois aride, improvisations éthérées d’une guitare à l’état de gaz, de violons étranges vaporeux, sonorités bizarres sur de longs titres en ambiances enfumées des délires du shaman. D’où explosent sporadiquement le plomb et le souffre sur le chaotique «Frustration» vous menant proche de la transe. «Dragon», lui, vous faisant entrevoir votre côté obscur et ses névroses.
Lou Reed et Metallica sont comme souvent, là où on ne les attend pas, Metallica, au plus profond d’eux-mêmes, tant ils ont relevé ce défi avec panache et à propos, ils sont crédibles et gageons que cette expérience leur apporte beaucoup.

Dire que Lulu est mauvais serait aussi malhonnête que de dire qu’il est génial.
C’est un bon album mêlant dans un bon équilibre la personnalité de Lou Reed et celle de Metallica, agréable à écouter, ouvert vers d’autres horizons que le «pur» Metal.
Et pour finir, un album surement moins décalé pour un Lou Reed magique, envoûtant et poignant, qu’il l’est pour Metallica.
Le pire, c'est que j'ai fait cette chro en y allant à reculons, simplement pour laver l'affront que le métal faisait à Lou Reed. Mais très vite, je suis tombé réellement amoureux de cet album atypique et sincère.
Notons aussi un Art Work qui bien que n’ayant rien à voir, me rappelle celui du 1er album du Velvet signé Andy Warhol par sa simplicité et l’impact visuel d’une banane Pop Art ou de la beauté de cette illustration d’un mannequin des années vingt démembré et mélancolique au regard captivant et sans espoir, barrée d’un Lulu en lettres de sang.

Bien que n’étant un fan invertébré ni de Lou Reed, ni de Metallica, ne possédant jusqu’alors que 3 albums de Metallica et aucun de Lou Reed, malgré tout,
Lou Reed est plus profondément enraciné dans ma culture inconsciente (plus Rock, intégrant le Metal) marquée de la présence tout au long de la vie, par une icône polymorphe comme Lou, que par un groupe plus spécifiquement Metal comme Metallica.
J’explique donc ma note de 16, en mettant dans la balance sa qualité en tant qu’album «Metal» et sa place supposée dans la discographie de Metallica, groupe de Metal (early Thrash Metal) et l’importance que peut avoir Lulu, dans la discographie et la carrière, de l’éternel activiste avant-gardiste qu’est Lou Reed, même si pour les plus obtus ou les plus jeunes, il peut paraître franchement as been, il n’en est pas moins une référence et un monument indéboulonnable. (Dans «ma collection de CD» il mériterait largement un bon gros 18)
Lulu trouvera son public, et dans quelques années, il sera devenu culte dans le monde du Rock.


fabkiss




272 Commentaires

Chronique
4 / 20
    Kairos, Mercredi 23 Novembre 2011 parlez-en à vos amis  

Une rencontre. Voilà ce qu'est cet album. Une rencontre au Rock And Roll Hall of Fame qui aurait du donner quelque chose de merveilleux, mais qui a mal tourné.
Une rencontre entre Lou Reed et Metallica deux grands de la musique Rock et Metal.
Ces noms ne vous disent rien ? Laissez-moi vous raconter, ami martien...
Metallica, c'est un groupe de Metal fondé en 1981 à San Francisco qui est devenu le plus grand groupe de ce genre. On va faire rapide. Disons qu'après cinq excellents albums de Thrash teinté de Heavy (attention, pas du Thrash à la Slayer, quelque chose de plus... modéré), ont vogué pendant 20 ans (de 1991 à aujourd'hui) avec des albums tous plus mauvais les uns que les autres. Le dernier Death Magnetic, laissait entrevoir un renouveau.
Lou Reed, c'est le chanteur/guitariste du groupe de Rock assez sombre nommé The Velvet Underground, qui a splitté en 1996, et aussi unique maître à bord de son projet solo.

Il y a quelques mois, on avait pu apercevoir quelque chose de ce projet : l'artwork. Laid à souhait, digne des Four Horsemen. Et un extrait. 30 secondes de The View. 30 secondes insoutenables de médiocrité.
Petite mise en bouche et j'attaque dans le lard : ce Lulu n'est ni un album de Metallica, ni de Lou Reed, quelque chose à part, complètement différent des actifs de chacun, un nouvel animal hybride selon Kirk Hammett. Selon ce même guitariste, il s'agit de la meilleure chose qu'ait pondu Metallica. Sachant que la musique a été entièrement composé par Lou Reed, ce n'est pas des plus flatteurs pour Metallica. Selon Reed, en revanche, il s'agit de la meilleure chose qui ait été faite par qui que ce soit. Prétentieux, Reed ?

Alors maintenant être franc, clair, direct (vous avez vu ma note) : cet album est vraiment d'une qualité médiocre, infâme, tout est à jeter. De presque une heure et demie, enfantée par deux légendes, mais il reste foncièrement mauvais. Un album répétitif, qui plus est.

Prenons The Brandenburg Gate : Lou Reed qui hurle comme un loup affamé sous la lune avec Hetfield qui vomit ses tripes de façon assez surprenante, en même temps un Nabuchodonosor de Whisky cul-sec ça réussit rarement, même quand on est un mythe sur patte du Metal.
Derrière les instruments donnent tout ce qu'ils ont, du moins tout ce qu'ils leur restent après avoir sniffé le Pont de Brooklyn de coke, à savoir pas grand-chose. On a l'honneur de leur présence, même si elle est lointaine, enfin on aurait pu s'en passer.

La recette reste généralement la même : la voix plate, monotOne, répétitive (et toutes autres mentions pour éviter de dire "chiante à mourir") de Lou Reed mise beaucoup trop en avant au mixage, il voulait sans doute qu'on l'entende bien, ou peut-être qu'on entende pas trop Metallica par rapport à lui... et ils ne pouvaient pas protester vu qu'ils s'étaient complètement défoncés pour enregistrer ! Suivez, un peu !

Niveau musical, bon bah, on va pas se mentir... c'est du Lou Reed, et ce beaucoup plus que du Metallica. Et ça vole pas très haut en qualité. Entre le riff plan-plan de The View et celui de Junior DAD... ah mais non ! Il n'y en a pas, c'est vrai, on se tape 20 minutes ou chaque seconde ressemble à n'importe quel autre. Je vous invite à l'écouter, ce Junior DAD et son fond musical, on va dire... hargneux ? Non, je rigole, absent, oui c'est ça.
Pour ce qui est de la basse, le peu qu'on arrive à capturer avec nos tympans déjà agressés, molestés et en train de déféquer tout ce qu'ils ont ne mérite pas d'être signalés.
Quant à Lars Ulrich, il nous offre pas beaucoup de diversité, on va dire. Ou alors il avait trop pris de coke (suivez j'ai dit !) et il a pu enregistrer qu'une seule minute qu'on a jugés bon de ressasser à chaque morceau.

Je pense qu'on peut noter le caractère extrêmement répétitif de Lulu (et surtout énormément comique), que ce soit pour les instruments ou chaque riff est utilisé au moins quatre fois par morceau. Je pense que Lou Reed est un écologiste : si on utilise toujours la même chose, ça fait des partitions plus courtes, et donc ça consomme moins de papier... Ouais bon d'accord, c'est juste un gros flemmard.
Quand à sa voix, bah vous la connaissez, toujours avec la même intonation. Seules les paroles méritent qu'on s'y attarde.

Au final voilà, ces cinq musiciens qui auraient dû faire des merveilles nous ont largués une œuvre très très médiocre. Faut dire que la drogue (souvenez-vous...) c'est pas VRAIMENT la meilleure solution.
Allez, deux points pour les paroles, deux points parce que dans cette tourmente de déjections auditives on pêche parfois un bon riff.
Ça nous fait un très joli 4/20, cet album ne vaut pas plus. C'est bien beau de dire que c'est complètement à part, ni Lou Reed ni Metallica, enfin ils vont quand même toucher des pépètes pour avoir déféqué sur le monde de la musique.

Sur ce, je vais me laver les oreilles avec Ride the Lightning.
Kairos




24 Commentaires
Commentaire
    NeoBaBa, Dimanche 06 Novembre 2011 parlez-en à vos amis  
Zzzzzzzzz…

Bon, je pisse dans un violon que d'écrire une chronique sur l'album " Lulu ", collaboration surprenante entre Lou Reed et Metallica, alors que depuis Halloween, date de sortie de l'étrange objet, nombre de chroniques ont fleuri un peu partout sur le net, et que le constat est presque unanime : ce disque, c'est une sombre merde, et que moi, bah je ne ferai pas exception. Déjà parce que Papy Lou Reed comme les 4 chevelus ( qui n'en ont d'ailleurs plus beaucoup, de cheveux ), je les ait toujours trouvés aussi chiants qu'une visite chez mamie. Sauf que là, on atteint des sommets de chiantitude rarement égalés. Je joins donc mon jet à d'autres chroniqueurs et je pisse à mon tour dans le violon, pour avertir ceux qui ne seraient toujours pas au courant que " Lulu ", eh bien, c'est une sombre merde...

Imaginez une seconde : une collaboration entre Georges Brassens et Slayer, un album entier de featuring entre Bob Dylan et Chimaira, une rencontre entre Maxime le Forestier et AC/DC, une coalition entre chiites et sunnites, ta mère sans moustache... Ça vous parait incongru, improbable, anachronique, absurde ? Eh bien, " Lulu " est un album qui l'est tout autant. Avant même sa sortie, on avait déjà toutes les raisons de craindre une telle collaboration entre un grand-père qui sucre les fraises à même pas 70 ans, et 4 rockers bouffis de fric complètement à côté de leurs grolles. Mais lorsqu'on écoute pour les premières fois " Lulu ", les craintes se confirment pour de bon ( quoique les craintes, c'est un bien grand mot pour quelqu'un comme moi qui n'en a, à vrai dire, pas grand-chose à faire que ces deux dinosaures du rock se pètent la gueule ). Ça commençait pas trop mal quand même, l'intro acoustique de Brandenburg Gate, dans le genre un peu folk, c'est plutôt pas mal. Et même quand les four hoursemen se mettent à balancer leurs gros Riffs, ça fait épique, ça reste potable. Puis, voilà que le papy qui chevrotait au début de la chanson se met à parler d'une voix éteinte tout le long de la chanson, pendant que derrière, le même riff revient sans cesse, avec l'autre couillon qui râle en arrière-fond la même phrase avec sa voix de pousse caca nerveux que j'ai jamais pu supporter. Et ce, pendant quand même 4 min 19 !!!

Et c'est pas fini !!

Le pire, hélas, reste à venir. Le single " The View ", où Lou Reed parle d'une voix monocorde et soporifique sur une chanson sensée dépoter, fait rigoler par son incongruité, même si c'est peut-être au final le titre le plus écoutable de l'album. Puis, plus on avance, plus ça devient péniiiiiiiiiiible !!! A tel point que finalement, on avance plus. Ou alors, par étapes. Comme au tour de France, sauf que y'a pas de trophée à espérer à la fin. Lou Reed donne l'impression d'être un cheveu sur la soupe. Ou peut-être est-ce les 4 gaillards ? Peu importe, " Lulu " est une succession de chansons désespérément plates, foireuses, insipides et surtout, affreusement loooooooooongues ( 6, 7 minutes en moyenne ), ou les four hoursemens enchaînent deux Riffs ( deux Riffs que n'importe qui pourrait sortir de surcroît ) et où Lou Reed palabre et donne l'impression de ne pas tenir le rythme. Et puis, cette sale impression d'écouter un truc complètement bancal et hors de propos ( cf. " Mistress Dread " ). Mais est-ce qu'ils se sont juste réentendus après avoir enregistrés, bordel ? Par moments, " Lulu " frise la purge, avec par exemple les interminables " Dragon ", " Cheat On Me ", et surtout " Junior Dad ", qui durent chacune plus de 10 minutes, ou même les Riffs rugueux deviennent soporifiques et où Lou Reed fait l'exploit de parler faux. Pas une chanson pour sauver l'autre, " Lulu " emmerde comme rarement un album peut emmerder.

Même si je ne porte vraiment pas dans mon cœur ni Lou Reed, ni Metallica, force est de constater que chacun a apporté un son, un souffle nouveau à la musique, et contribué, à deux époques différentes, à forger le rock moderne. Sauf que de souffle nouveau, ici, il n'y en a point. Ou alors, peut-être de dernier souffle ? " Lulu " décolle autant que le cardiogramme d'un mort, signe comme une épitaphe pour deux stars embourgeoisés qui n'ont plus rien à dire, ni à exprimer. " Lulu " aurait pu être une rencontre originale, voire peut-être même excitante, entre deux mondes, deux icônes, et il n'en est rien, ou plutôt, il en est pire. Comment deux monstres du rock, a priori pros de chez pros, ont pu pondre un étron pareil, que même Keane ou les plus chiantissimes groupes expérimentaux n'ont même pas osés sortir ? Réunir deux grands artistes ( qui n'ont déjà plus grand chose à dire de leurs côtés, alors partager le propos à deux... ) ne fait pas un grand album pour autant. " Lulu " est bouffi d'orgueil et de prétention, mais certainement pas d'inspiration. Allez hop, je tire la chasse, car vous l'aurez compris, " Lulu ", c'est une sombre merde...




129 Commentaires
Commentaire
15 / 20
    Keith_Michards, Mardi 27 Décembre 2011 parlez-en à vos amis  
Lulu et approuvé !

Pour être parfaitement honnête, il faut bien que je confesse avoir abordé ce disque avec une réelle méfiance. Fan inconditionnel des thrasheurs de San Francisco, j'imaginais mal leur Metal cinglant s'acoquiner au rock poisseux du sombre New-Yorkais. Choc des cultures évident.

Et voici l'heure de glisser la biscotte dans le mange-disque électronique. Dès lors, on peut constater que les Ricains sont plus "vicious" qu'ils n'y paraissent. Plutôt que d'attaquer bille en tête et noyer l'auditoire sous un déluge de décibels, ils préfèrent lâcher les guitares folk en intro du premier morceau qui ne tarde cependant pas à décoller rapidement... et, ma foi, ça fonctionne plutôt bien. "The View" que nous avions déjà découvert en single, prend aisément ses aises dans les esgourdes et s'enracine facilement dans la mémoire reptilienne. S'en suivent alors deux morceaux plus torturés et difficiles à cerner, qui sont plus représentatifs de l'univers habituel de Lou Reed. Côté structure musicale, nous ne sommes pas loin de la musique contemporaine à la sauce Metal. Retour à la musique "classique" avec un "Iced HOney" plus mélodique, où la voix de Reed est superbement mise en valeur. Le final, qui voit James et Lou unir leurs voix, est tout simplement monstrueux.
Fin de ce qui me semble être le premier chapitre de cet opus.

Nous abordons maintenant un aspect plus progressif, avec un "Cheat on Me" qui décolle tout doucement pour finir de manière impérial. "Frustration" est définitivement le titre le plus "Metallicatesque" de la collection, et qui cache en son sein une intervention vénéneuse du maître-chanteur de la Grosse Pomme. Sans doute, ma chanson préférée. Enfin, un peu de douceur dans ce monde de brutes, avec "Little Dog" tout en nuances... où les chaudronniers se muent en tricoteurs d'arpèges. "Dragon" et "Junior Dad", les deux derniers titres-fleuves de ce pavé sont très semblables dans leur construction qui voit les musiciens de Metallica mettre leur talent à l'entière disposition d'un Lou Reed totalement possédé par le démon. Après une avalanche métallique, l'opus s'éteint paisiblement dans des nappes de claviers féériques.

Soyons clairs : ce disque n'est pas facile à digérer. Il faudra le ruminer longtemps avant d'en savourer la substantielle moêlle. Mais à la longue, il se distille comme un venin jusqu'au plus profond des entrailles. Les fans historiques de la bande à Ulrich vont vomir sur ce disque comme ils ont vomi sur le "Black Album", sur "Load" ou encore sur "S&M", mais il faut reconnaître aux Californiens un courage musical incroyable et totalement fou. Messieurs les thrasheurs, un énorme coup de chapeau pour la performance. Lou Reed, plus habitué à ce genre de grand écart sonore, n'en est pas moins à féliciter chaudement. Je salue "Lulu" comme un grand album qui, s'il ne convainc pas tout le monde, aura au moins le mérite de l'originalité et de l'audace.

J'adhère à 100 %, j'achète et je recommande... et j'attends avec impatience l'album de Iggy Pop & Pink Floyd et celui de David Bowie & Rammstein !!!




3 Commentaires
Commentaire
    hardrock, Lundi 07 Novembre 2011 parlez-en à vos amis  
Metallica ?!?

Si Metallica nous avait habitué à des compositions sans cesse renouvelées, passant d'un "Ride the Lightning" à un "Master of Puppets" puis un "... And Justice For All", ce qui, il faut le dire, est rare chez les grands groupes Metal, qui s'amusent sans arrêt à nous sortir des albums avec leurs anciennes compos recyclées. (Iron Maiden, Slayer, AC-DC, Arch Enemy, Deep Purple ou encore Venom (et j'en passe!))..
Les Four Horsemen sont donc pour moi, un groupe qui ont le respect de ne pas nous rabâcher toujours la même chose.
Mais attention !

Trop de changements tuent le changement ! Ils nous ont déjà fait le coup, avec les albums "Load" et "ReLoad". Faisant du son de Metallica à la base Thrash, un Rock Alternatif, pas super performant, même si ces albums ont permis de faire des titres géniaux comme par exemple "Fuel".
Ils n'avaient pas non plus assurés, quand les membres entrèrent en conflit au début du XXIéme siècle.
Mais bon, ... Ils avaient réussi à remonter la pente, et à faire revivre le groupe en sortant "Death Magnetic" en 2008. Album que je ne considère pas comme l'un des meilleurs du groupe, mais qui est, à mon avis, franchement écoutable. (Surtout que je considère "The Days That Nevers Come" comme l'un des meilleurs morceaux de Metallica.)
Enfin bon, ..., Passons...

Quand en début d'année 2011, j'ai appris la rumeur comme quoi "Metallica allait sortir un nouvel album en coopération avec la légende vivante (musicalement parlant), Lou Reed.", je me suis dit que ça valait le coup d'oeil (d'oreilles).

Mais quand l'artwork est arrivé à mes à mes yeux, tout de suite je me suis dis: "Aïe ! Si la musique ressemble à la pochette... Ca risque d'être mauvais ! Très mauvais !!"
Passèrent les jours et les semaines. Plus approchait la date de sortie, plus ma curiosité me donnait envie de l'écouter.
Quand vint le jour où l'album fut en écoute intégrale sur le net...
...

Après première écoute, ..., de l'intro, j'ai directement coupé ! Après m'être remis de ma frayeur, j'ai remis la musique.
C'est donc ça le fameux : "Lulu" ! Putain ! Mais c'est quoi ?
Lars Ulrich a été remplacé par un batteur débutant, ne connaissant que les deux rythmiques les plus basiques de batterie ? Pareil pour Kirk Hammet et Robert Trujillo ?

Ok ! C'est des compos à la Lou Reed ! Mais il me semblais que Metallica devait les remettre à sa sauce.

Après écoute de l'album à peu près complète (je dois avouer que j'ai trouvé certaines pistes tellement chiantes que je les ai passées), je peux dire que Metallica n'est plus le groupe qu'il était !

Ok ! On était prévenu, c'est un concept-album. Bien sûr les mélodies restent Heavy. Mais dans quel genre ? Est ce du Metal Expérimental (Avant-Garde Metal)? Ou bien, est ce que les tonalités lentes, permettraient à Lulu d'être classé DrOne (Doom Expérimental)? Je ne sais pas !

En tout cas, quel que soit le genre, même s'il était réputé, les fans du style n'aimeraient pas Lulu ! Sauf peut être le titre "Iced HOney" ! Qui reste, à mon avis, un bon titre Doom Metal.




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