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Thrash Metal Metallica Hardwired... to Self-Destruct
Album, date de parution : 18 Novembre 2016 - Blackened Recordings
Produit par : Greg Fidelman
Style: Thrash Metal
1 2

NOTE SOM : 12/20
Toutes les notes : 15/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
DISC 1
1. Hardwired 03:09
2. Atlas, Rise! 06:28
3. Now That We’re Dead 06:59
4. Moth into Flame 05:50
5. Dream No More 06:29
6. Halo on Fire 08:15
DISC 2
1. Confusion 06:43
2. ManUNkind 06:55
3. Here Comes Revenge 07:17
4. Am I Savage? 06:30
5. Murder One 05:45
6. Spit Out the Bone 07:09
DISC 3 (Deluxe Edition)
1. Lords of Summer 07:09
2. Ronnie Rising Medley 09:03
3. When a Blind Man Cries 04:35
4. Remember Tomorrow 05:50
5. Helpless (Live) 03:08
6. Hit the Lights (Live) 04:07
7. The Four Horsemen (Live) 05:19
8. Ride the Lightning (Live) 06:56
9. Fade to Black (Live) 07:24
10. Jump in the Fire (Live) 05:13
11. For Whom the Bell Tolls (Live) 04:32
12. Creeping Death (Live) 06:43
13. Metal Militia (Live) 06:07
14. Hardwired (Live) 03:30
Total playing time 1:17:29

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159 avis 1 15/20
Chronique
14 / 20
    growler, Jeudi 29 Décembre 2016 parlez-en à vos amis  
l’œuvre de Metallica la plus aboutie depuis plus de vingt ans

A l’issue de la publication de Death Magnetic en 2008, James Hetfield disait que les cinq années qui le séparaient de St. Anger constituaient un intervalle bien trop long. Il faut raison garder de certaine déclaration puisque il aura fallu huit longues années de patience avant que ce dixième album original ne soit jeté en pâture. Metallica n’a pourtant pas chômé puisque le groupe a sorti une multitude de Live, le controversé Lulu (en collaboration avec Lou Reed), un film et créé sa propre structure, Blackened Recordings.

Que nous le voulions ou non, Metallica est le plus populaire des groupes de metal actuels et chacune de ses livraisons est sujette à un déchaînement de passion. Son dernier méfait, Hardwired... to Self-Destruct, n’échappera pas à cette règle. Dans la plus pure tradition depuis le « Black Album », l’imagerie de cette nouvelle offrande est juste hideuse, dans la lignée des Load, ReLoad ou St. Anger. La production est une nouvelle fois assurée par Greg Fidelman, qui avait doté Death Magnetic d’une sonorité bien trop compressée, desservant cet opus. Composé et enregistré au HQ, le quartier général des Four Horsemen et libérée de toutes contraintes contractuelles, la formation va pouvoir laisser libre court à son imagination et son inspiration, avec une liberté artistique totale. Est-ce l’annonce d’un renouveau musical pour Metallica ? Réponse en fin de chronique.

Les américains, ne faisant jamais les choses à moitié, publie donc Hardwired... to Self-Destruct sous la forme d’un double-album, comprenant 12 titres répartis équitablement sur deux disques, pour une durée avoisinant les 78 minutes. Ce dixième album est une sorte de synthèse discographique de la carrière du groupe. Cet enregistrement est émaillé de nombreuses références au passé et est principalement le fruit de James Hetfield, qui a imposé ses choix. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela s’entend, car ces deux galettes sont parsemées de nombreux Riffs puissants, typiques du grand blond.

« Hardwired » ouvre cet enregistrement tambours battants, et, selon les dires de Lars Ulrich, ce titre est le dernier qui a été composé pour Hardwired... to Self-Destruct. Ce morceau est un brûlot « thrash », direct et sans fioriture, comme Metallica en faisait jadis. Ce titre est d’ailleurs, avec « Motorbreath », le plus court de toute l’histoire musical du quatuor. La facette « thrash » perdure également sur les accélérations de « Moth into Flame », « Atlas, Rise ! » et surtout sur « Spit out the Bone », dont nous nous demandons comment Lars pourra tenir la cadence lors des prochaines prestations scéniques des Mets. Il faut aussi signaler que le danois a retrouvé sa double-pédale qui est audible sur le morceau d’ouverture, le titre de clôture ou « Moth Into Flame ».

Ce double-album renferme quelques pépites, que votre serviteur n’élèvera pas au rang de futurs classiques (le seul juge sera le temps), avec des compositions de choix que constituent « Hardwired », bien sûr, mais également « Moth into Flame », « Spit out the Bone », auxquelles nous pouvons ajouter « Atlas, Rise ! ». Cependant, d’autres moments de bravoure sont à noter avec les très « heavy » « Dream No More », « Halo on Fire » et son énorme riff massif. Mais ne nous méprenons pas, Metallica n’est pas revenu à son « thrash metal » d’antan et, Harwired... to Self-Destruct est bien plus orienté « heavy metal », les mid-tempos puissants sont légion, le tout, étant saupoudré d’une dose de « stoner ».

Comme cité plus haut, les références au passé (lointaines ou proches) sont multiples. D’abord, « Hardwired » est une composition qui a pour ligne de mire l’album Kill 'Em All
, ainsi que « Spit out the Bone » qui a de forts relents de « Metal Militia », « Atlas, Rise ! » qui a de faux airs de « Creeping Death
», le début de « Here Comes Revenge » qui rappelle fortement « Lepper Messiah » et « Dream No More » qui est un mix entre « The Thing That Should Not Be » et « Sad But True » (le break silencieux suivi d’un solo sur une rythmique éléphantesque en est une preuve flagrante). Concernant les clins d’œil au passé le plus proche du combo, nous pourrons noter les réminiscences de « The House Jack Built » sur « Am I Savage ? », le groove de « Here Comes Revenge » qui renvoie à « 2x4 » et, un des Riffs de « Hardwired » qui semble directement sorti de « That Was Just Your Life » sur Death Magnetic. Il faut ajouter à cela les harmonies guitaristiques piochées dans la NWOBHM, si chère à Lars et James, pris en flagrant délit de (presque) plagiat de « Hallowed Be Thy Name » d’Iron Maiden sur « Atlas, Rise ! », sans compter les accords dont Down, Crowbar et consorts n’auraient pu renier la paternité (« ManUnKind »).

Les us et coutumes ont décidément la vie dure chez Metallica depuis 1991, car après l’artwork immonde, ce disque se révèle, une nouvelle fois, inégal, où le très bon côtoie le médiocre. Il est incontestable que certains titres sont d’une grande faiblesse comme « Am I Savage ? », le mal nommé, qui est doté d’un riff générique, d’un refrain bancal et de couplets peu attractifs ; il est sans doute le morceau le moins réussi de cet album.« Here Comes Revenge » est du même tonneau. Même s’ils sont un léger cran au-dessus, « ManUnKind » et « Murder One » (en hommage à Lemmy Kilmister) n’ont rien de transcendant, le premier manquant de cohérence avec un enchaînement multiple de plans, et le deuxième est très inégal. Lars Ulrich disait sur le plateau du Grand Journal sur Canal+ qu’un morceau de Metallica ressemble à l’assemblement d’un puzzle, force est de constater que certaines pièces ne s’imbriquent pas les unes dans les autres.

Aussi, les Mets gagneraient à aller plus à l’essentiel plutôt qu’à étirer inutilement leurs compositions, certains titres semblent interminables (déjà qu’ils sont dispensables...). Il aurait été certainement plus judicieux de diminuer le nombre de morceaux, l’album aurait gagné en efficacité et en impact, mettant plus en exergue les Riffs massifs de James Hetfield. A trop vouloir en faire, Metallica semble s’être quelque peu perdu, surtout sur le deuxième disque qui est d’une platitude affligeante, hormis le furieux « Spit out the Bone » et « Confusion », qui se révèle suite à la multiplicité des écoutes. Il en résulte des longueurs inévitables.

Les musiciens, tout comme cet album, bénéficient d’un traitement inégal. Ainsi, la basse de Robert Trujillo est très en retrait. Il est fort dommageable de se passer du talent de ce bassiste hors pair, mais c’est un fait avéré depuis la disparition de Cliff Burton, comme si James, Lars et Kirk n’en avaient toujours pas fait le deuil. La batterie de Lars, quant à elle, est bien mise en avant, un peu trop même, surtout que le « triggage » excessif est assez gênant à la longue. Kirk Hamett semble s’être remis à l’ouvrage, il délivre quelques solos qualitativement élevés mais nous sommes quand même loin de l’âge d’or de Metallica où le soliste avait les doigts en feu. Enfin, il est indéniable que James Hetfield tire son épingle du jeu, d’abord parce que ses Riffs sont à l’honneur et par son travail vocal poussé, même s’il peine toujours à retrouver son agressivité. La production de Greg Fidelman, même si elle n’est pas optimale, est quand même supérieure à celle de Death Magnetic, concoctant un son clair et précis et moins compressé.

Hardwired... to Self-Destruct n’est en aucun cas un renouvellement artistique de Metallica, mais plutôt une synthèse de leur carrière musicale, avec, n’en déplaise à beaucoup, une mise en avant de la période Load. Le premier disque se révèle bien plus accrocheur, efficace et tranchant que le deuxième, faisant émaner de l’ensemble, un manque d’équilibre certain. Afin d’appréhender pleinement et sans à priori ce double-album, votre serviteur vous conseille de prendre la carrière des Four Horsemen dans
sa globalité et non par période, car Metallica ne sera plus jamais aussi prolifique que sur ses cinq premiers albums. Ce dixième méfait des Mets est loin d’être parfait, difficile à ingérer en une seule écoute, mais il présente néanmoins l’œuvre de Metallica la plus aboutie depuis plus de vingt ans.

Les vieux semblent encore en avoir sous la godasse, espérons simplement qu’il ne faille pas encore attendre huit années, sous peine de décrochage complet des derniers téméraires.




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