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Thrash Metal Metallica ...And Justice for All
CD, date de parution : 25 Août 1988 - Elektra Records / Vertigo Records / Phonogram
Produit par : Flemming Rasmussen, Enregistré à : One On One Recording

NOTE : 18/20
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Tracklist
Originally recorded as a self-produced demo in 1987 with the same tracklist.
1. Blackened 06:41
2. … And Justice for All 09:47
3. Eye of the Beholder 06:30
4. One 07:26
5. The Shortest Straw 06:36
6. Harvester of Sorrow 05:46
7. The Frayed Ends of Sanity 07:44
8. To Live Is to Die 09:49
9. Dyers Eve 05:13
Bonustrack (Japanese Release)
10. The Prince (Diamond Head Cover) 04:26
Total playing time 1:05:05

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565 avis 9 18/20
Chronique
18 / 20
    eulmatt, Mardi 28 Août 2007 parlez-en à vos amis  
Encadré d'une part par le mythique "Master of Puppets", qui constitue l'apogée thrash de Metallica, et d'autre part par le "Black Album", ouverture plus heavy et tournant plus commercial qui va asseoir la popularité des Américains auprès du grand public, la place de "...And Justice for All" est assez particulière.

C'est d'abord la dramatique disparition de son bassiste de génie, Cliff Burton, qui ampute douloureusement le solide line-up qui a amené Metallica au sommet du thrash, et qui provoque la première forme de rupture. C'est sans doute également la grandeur et la réussite absolue de "Master of Puppets" qui oblige le groupe à aller plus loin et plus profondément dans son œuvre créatrice. Enfin, la dureté et la noirceur de cette période pour les musiciens ne sont sans doute pas pour rien dans la teneur du disque dont il est l'objet.

Si on devait choisir l'album le plus noir de la discographie de Metallica, ce ne serait pas le "Black Album", mais bien "...And Justice for All", malgré la blancheur de sa pochette. Le premier titre, "Blackened", respectant la trame des albums de Metallica d'alors, est un titre thrash sans fioritures, particulièrement violent et rapide. Le côté monumental et presque symphonique des premières notes de "Battery" est oublié ; les Riffs sont plus épurés, le titre particulièrement âpre et dépouillé. Impression largement renforcée par la production très particulière du disque.

Abordons ce sujet sans attendre, tant il est polémique. Il est vrai que sur l'album, la basse est très discrète, masquée par des guitares au son puissant et froid. Et encore en avant, une batterie omniprésente (omnipotente), qui joue les premiers rôles et occupe un sacré espace. Certains crient au loup, estimant que du coup la qualité sonore en pâtit. J'admets que la musique de Metallica devient du coup très froide, presque déshumanisée. Pourtant, peut-être est-ce l'habitude, je trouve que cette « faute » technique se colle au final parfaitement avec l'esprit du disque. Mais nous en parlerons plus loin...

Poursuivant sa trame conventionnelle, Metallica propose donc en deuxième titre le morceau éponyme, long et plutôt lent. "...And Justice for All" va cependant beaucoup plus loin que ses glorieux prédécesseurs. Le côté progressif que l'on a parfois collé à Metallica prend toute sa signification dans les enchaînements répétés mélodie en son clair / riff ultra lourd. Le résultat est implacable, oppressant. Le rouleau compresseur est en marche et ce morceau monumental et imposant, à la fois technique, léché et très austère procure un sentiment glacé et angoissant quand on arrive au bout des presque 10 minutes. Précision importante : Metallica, déjà coutumier du fait, a encore rallongé la durée des titres, ce qui confirme là aussi une évolution plus prog.

Le métal noir, austère, dépouillé mais technique et pointu de Metallica se retrouve quasiment tout au long de l'album, particulièrement dans des titres massifs, lents, implacables, où les rythmiques souvent réduites vous martèlent la tête, bien aidées en cela par Lars Ulrich qui martèle sa batterie comme jamais. Seuls les soli toujours aussi exquis et fins de Kirk Hammett apportent une bouffée d'oxygène dans la sévérité du paysage musical. On peut évoquer dans ce registre les chansons "The Eye of the Beholder", "The Frayed Ends Of Sanity" ou encore le fameux "Harvester of Sorrow" et son riff aussi célèbre qui symbolise à lui seul la teinte de l'album. Seul "The Shortest Straw", bien que de contenu comparable, bénéficie d'un tempo un peu plus rapide.

Pour autant, le disque est loin d'être indigeste, car entre ces longues minutes d'intransigeance, Metallica nous sort un bijou : la fausse ballade "One", morceau somptueux, plus de sept minutes d'un bonheur rare mêlant noirceur, émotion, souffrance, colère quand au fil des minutes, l'intensité métallique augmente pour finir sur du thrash sublimé par le long solo de Kirk Hammett. Autre titre mythique qui vient varier les plaisirs, c'est l'instrumental "To Live Is To Die", poignant hommage à Cliff, lancinante et tellement sombre qu’elle en devient un monument de morbidité... Impressionnant.

Enfin, comme pour signifier la conclusion finale de sa période thrash, Metallica nous offre "Dyers Eve" : ce que je considère pour ma part comme le morceau le plus violent et le plus rapide de toute la discographie du groupe. Ul... technique, époustouflant dans la brutalité de ses accélérations, le morceau tourne à la démonstration, presque comme pour montrer une forme de suprématie absolue.

En conclusion, "...And Justice for All" pourrait être perçu comme un aboutissement artistique du Metallica première époque. Le groupe est parvenu à un dépouillement incroyable sans pour autant perdre la consistance technique et artistique de sa musique. Celle-ci n'a jamais été aussi oppressante, violente, obscure. Complexe, froide, parfois presque contemporaine mais d'une richesse sous-jacente incroyable. Ce disque est par conséquent difficile d'accès, long à appréhender, exigeant pour ses auditeurs, ce qui n'est le cas pour aucun autre album de Metallica. Pourtant, avec l'âge et le temps, il est devenu mon disque favori de Metallica, car le plus riche en émotion, le plus profond et le plus personnel. Inclassable et forcément unique.




43 Commentaires
Chronique
19 / 20
    Kovalsky51, Mercredi 22 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
1988, Metallica est à un moment charnière dans son histoire. Peu après avoir littéralement explosé à la face du monde du rock avec Master of Puppets, les 4 horsemen se voient victimes de la tragique disparition de leur bassiste de génie Cliff Burton dans un accident de bus. Ils lui trouvent en remplaçant en la personne de Jason Newsted qui va avoir la lourde tâche de remplacer son prédécesseur. Et c’est dans ce climat assez morose que le groupe accouche de son album le plus sombre et le plus violent : …And Justice for All.

Dès les premières notes de Blackened on est surpris par le son extrêmement froid et clinique de la musique. La production est extrêmement sèche et colle parfaitement au thrash largement plus sauvage qu’auparavant que le groupe délivre. La rupture avec le ton quasi symphonique de Master of Puppets est radicale, ici le mot d’ordre est agressivité. Et pourtant la complexité des morceaux est aussi sinon plus aboutie que dans Master of Puppets. Le tempo est cependant beaucoup plus rapide et le morceau dégage une impression de défouraillage total. Un morceau dantesque qui entre directement dans le vif du sujet. Puis sans prévenir, après la décharge de furie du premier titre, une intro acoustique magnifique lance le second morceau éponyme. Mais au bout d’une minute a peine les gros Riffs thrash reprennent le pas et le morceau continue ce qu’avait commencé le premier, à savoir un thrash clinique à la technicité hallucinante. Le son toujours aussi épuré fait des merveilles et confère réellement à la musique une agressivité que l’on entendra dans aucun autre album du groupe. On a réellement l’impression ici que les 4 horsemen ont décidé de bouffer tout le monde. Pas spécialement violente, la musique de …And Justice for all demeure même 21 ans après une des plus agressives qu’il m’ait été donné d’entendre.

Une des caractéristiques du son de cet album est aussi que la basse est quasiment inaudible. Mais plus que de rendre la musique mal construite, le fait que la 4 cordes soit sous-mixée enlève toute chaleur à l’ensemble. On peut voir en ce choix de production étonnant une façon de signifier l’absence de Cliff Burton. Quoi qu’il en soit, comme d’habitude, Metallica a ici fait un choix absolument génial pour sa musique, la rendant à la fois brute de décoffrage et
difficilement accessible aux premières écoutes.

La musique du groupe se veut toujours complexe, les morceaux à tiroirs durant tous plus de 5 minutes et alternant avec brio passages doux et bastonnades Thrash dantesques. La formule magique est sensiblement la même que dans Master of Puppets mais est encore plus poussée rendant l’assimilation des morceaux possible en minimum 3 écoutes. Mais là où certains tombent dans une technicité sans âme, voire dans une chiantise redondante (Dream Theater, c‘est à toi que je fais allusion), Metallica réussit l’exploit de l’employer pour offrir des morceaux toujours cohérents et jamais ennuyeux.

D’un point de vue des prestations des musiciens, on frôle une fois de plus le divin. L’indéboulonable Kirk Hammett envoie ici les solos les plus terrifiants de sa carrière. Extrêment complexes, longs et heavy, ils ont de forte chance de dégoûter pas mal de monde de la guitare à vie. La batterie est également de très haute volée et mélange breaks ravageurs avec double pédale pour garantir le rythme effréné des parties Thrash, tout en sachant se faire relativement oublier dans les interludes mélodiques. Le chant de James Hetfield est lui aussi extrêmement impressionnant. Durant les parties Thrash, sa voix est d’une agressivité impressionnante et colle parfaitement au ton général. Mais c’est surtout son chant mélodique sur "One" qui fait des merveilles et nous confirme que le bonhomme sait faire autre chose que gueuler comme un possédé. Reste la basse qui du fait de son sous-mixage est assez difficile à évaluer.

Bref, au final …And Justice for All est à mon gout le meilleur album de la discographie de Metallica. Un chef-d’œuvre qui clôt en grande pompe la période Thrash des américains et se révèle être une pièce maîtresse du metal des années 80. Le dernier album vraiment violent de la première moitié de la carrière du groupe qui se terminera avec le Black Album et qui se doit d’être possédé par tout amateur de Thrash. Un classique qui aujourd’hui encore fait figure de référence intemporelle du genre.




3 Commentaires
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19 / 20
    IronMarcko, Jeudi 27 Septembre 2007 parlez-en à vos amis  
Certainement le plus underground, le plus froid, le plus thrash, le plus violent, le plus anti-commercial, bref le meilleur album de la bande à Ulrich.

A commencer par l'électrisant (et écologiquement désespéré) Blackened, au riff légendaire. La voix de Hetfield est transformée (certainement par un meilleur mixage que pour Master of Puppets, qui était assez apocalyptique et brouillon). On peut presque palper la rage transmise à travers les hurlements de James et les soli fulgurants du sieur Hammett.

Le titre éponyme, ...And Justice for All, n'a rien de particulier à mon goût, mis à part son excellent groove de batterie et son extraordinaire solo de guitare, qui restera dans les annales.

Eye of the Beholder ; on rentre dans le vif du sujet, avec un riff déchirant, et la basse (très timide) qui se fait légèrement entendre, ce qui est moins le cas sur les autres titres. Morceau à mid-tempo, on est plus dans du heavy que du thrash dans la majorité de la compo.

Un grand moment du thrash metal ; One. Sous ses doux airs de ballade (la sublime intro), elle renferme une structure complexe avec de nombreux breaks. La seconde moitié du morceau est plus que mythique, avec son riff guitare/basse/double grosse-caisse speed et violent(grosses-caisses dont le son est, étrangement, relativement aigu). Le solo qui suivra est indescriptible, à moins de tomber dans l'excès de superlatifs...Si froid, et pourtant si beau. Bref, c'est un des, sinon LE meilleur(s) morceau(x) de cette fabuleuse galette.

The Shortest Straw: morceau rapide et bien thrash, comme on les aime. Hetfield chante avec ses "tordages de bouche" ("Shortest stroooaaaah" dans le refrain) comme lui seul sait les faire, la basse est omniprésente (pour une fois), le riff plutôt grave est excellent, notre marteleur de fûts nous sort un plan dont lui seul a le secret, un bonheur.

LA déception de l'album (ce n'est que mon humble avis): Harvester of Sorrow. Tempo mou, batterie et basse répétitives à l'excès, le chant n'est pas inoubliable, pas incroyable techniquement, il n'y a que le solo de guitare et les paroles pour sauver le tout... Ecoutable, mais sans plus. La seule tache sur un album immaculé (tout comme sa pochette).

The Frayed Ends Of Sanity : excellente surprise! La première moitié du morceau est heavy, comme le morceau précédent mais en bien plus accrocheur et diversifié.
Arrivé à la seconde moitié, on est accueilli par un nouveau riff, plus speed, et un excellent solo ressemblant quelque peu à celui de One (c'est dire si c'est un gage de qualité). Belle réussite que ce morceau.

To Live Is To Die... Hommage réussi à Cliff Burton. Le début de cet instrumental est composé de guitare acoustique lente, basse, batterie, pour ensuite passer aux autres développements du morceau. Chef-d'oeuvre technique aux Riffs nombreux et magnifiques, ce morceau demeure aujourd'hui encore un idéal en terme de puissance et de technicité. Le groupe, en hommage au bassiste décédé, inséra une citation que Cliff aimait à dire:
"When a man lies, he murders some part of the world. These are the pale deaths which men miscall their Lives. All this I cannot bear to witness any longer. Cannot the kingdom of salvation, take me home." L'instrumental finit ensuite comme il a commencé, en acoustique, sans batterie.

Dyers Eve ; titre tétanisant et ultra rapide, c'est aussi un des meilleurs titres de l'album. James hurle comme un damné, la basse n'est pas vraiment présente, les guitares sont électriques (au sens large du terme), mais le plus impressionnant reste le jeu de Lars. Martelant ses fûts aux mains, son jeu de grosse-caisse est fulgurant, le martelage est maintenu pendant l'intégralité du morceau, c'est à se demander comment un être humain peut être aussi rapide. Un titre qui laisse sur place, et qui laisse pantelant pendant plusieurs minutes.


Cet album n'est pas seulement un monument du thrash ; il est aussi un idéal du thrash metal, au même titre que le Reign In Live de Slayer.
Néanmoins l'album est un des moins connus auprès du grand public, alors que c'est un des meilleurs. Il faut
QUE JUSTICE SOIT FAITE!




7 Commentaires
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19 / 20
    Lordmike, Lundi 05 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
En août 1988 Metallica nous livre ce que je considère comme étant son meilleur album, ...And Justice for All. C'est le 4ème opus du groupe qui tout en étant pas tout à fait dans la même veine que les précédents reste du Metallica à son meilleur. Le titre de l'album fait référence au film du même nom.

Cet album est douloureusement marqué par la mort du bassiste Cliff Burton (écrasé par le bus de la tournée de Metallica en Europe) et l'arrivée de Jason Newsted comme remplaçant. Le morceau To Live is to die est d'ailleurs un hommage (et quel hommage !!) à Cliff, considéré comme un instrumental cette piste comporte pourtant des paroles écrites par Cliff Burton et dites par James Hetfield.

Première remarque : les morceaux sont longs ! Très longs ! (le plus court fait déjà 5 minutes 13 !) Mais l'on ne s'ennuie vraiment pas tout au long de cet album.

L'intro acoustique de début caractéristique de Metallica n'est pas présente ici, on commence directement avec le riff de Blackened qui nous prend aux tripes, on se rend d'ailleurs bien compte dès ce premier titre que cet album n'est pas un Master Of Puppets II, il est plus poussé et plus aboutit que les précédents. Il est plus sombre et plus torturé (je trouve) que ses prédécesseurs. On sent tout de suite également que la basse est mise largement en arrière (sûrement à cause du changement de bassiste, le groupe met Jason Newsted en arrière le temps qu'il fasse ses preuves sans doute).

Ah ben tiens ! La voilà l'intro acoustique qui ne se trouvait pas au début de l'album. Elle se trouve au début du titre éponyme de l'album, morceau le plus long avec To Live is to die, qui fait tout de même 9 minutes 47 ! Ce n'est pas rien. Morceau très progressif et très bien fait bien que peut-être un petit peu trop répétitif.

On enchaîne avec le SEUL morceau qui n'a jamais quitté la playlist de mon portable depuis que j'ai l'album (j'ai acquis l'album en 2004, tout le monde s'en fout mais c'est pour montrer le fait que la chanson est dans ma playlist depuis un bon bout de temps ^^), The Eye of the Beholder, excellent morceau en tout points, je n'ai pas de mots pour le qualifier, pour moi un des meilleur morceaux de Metallica.

Voici venir ce qui est considéré comme le meilleur morceau du groupe par de nombreux fans, One. Morceau inspiré du roman Johnny s'en va-t-en guerre de Dalton Trumbo, il commence comme une simple ballade à la guitare acoustique (même la batterie se fait discrète, c'est dire si le début du morceau est doux) puis va déraper avec un gros riff de guitare distordue sur le refrain et ensuite jusqu'à la fin du morceau après le solo.

Les titres The shortest straw, Harvester of Sorrow et The frayed ends of sanity (l'intro de ce dernier est le thème des soldats dans le magicien d'Oz) s'enchaînent très bien et amène à To Live is to die déja évoqué plus haut. Morceau qui commence avec un très beau passage de lentes guitares acoustiques, passe sur une guitare électrique distordue tonitruante introduite par un martelage de fûts offert par Lars Ulrich pour finir quasiment 9 minutes plus loin par les guitares acoustiques du début.

L'album se conclut par le bijou Dyers eve, morceau le plus court de l'album mais largement le plus rapide. C'est un titre qui frappe très fort (comme tous les autres si on y réfléchit) et qui nous achève sur place et termine l'album en beauté.

La production quand à elle n'est pas vraiment grandiose mais quand on entend le contenu de cette galette on oublie bien vite ce défaut.

Album donc culte et excellent sous tous les angles, à posséder absolument si ce n'est pas déjà fait.




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18 / 20
    Rammstein_fan, Vendredi 14 Septembre 2007 parlez-en à vos amis  
Je suis presque en tout point d'accord avec Burt pour ce qui du fait que l'album soit anti-commercial par la durée des chansons mais aussi parce que celle-ci change souvent de rythmique (One par exemple). Je ne suis pas d'accord sur le fait que les chansons sont plus lentes. Bon c'est vrai on n'a plus droit à un titre introducteur comme Fight Fire with Fire ou Battery mais cela ne veut pas dire pour autant que le groupe fait maintenant du doom metal.

L'album est en bonne partie du heavy plus que du thrash mais les titres phare de ...And Justice for All sont les titres les plus frappants comme One ou Harvester of Sorrow ainsi que Blackened. L'album possède le dernier dû de Cliff Burton décédé pendant la tournée de Master of Puppet : To Live is to Die, le plus long titre de l'album. Assez sinistre comme opus entre autre du a la mort de Cliff mais heureusement pour Metallica leur nouveau bassiste est loin d'être un débutant et il assure très bien sur cet album.

Un album sombre mais qui reste très Metallica. La suite pour le groupe est moins drôle pour les fans mais beaucoup plus pour leur porte-feuille (black album)si vous voyez ce que je veux dire.




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19 / 20
    ebelectricite, Vendredi 20 Juin 2008 parlez-en à vos amis  
Si je devais citer un album de Metallica, ce serait celui-ci incontestablement...

"And justice for all" fut le premier album de hard que j'ai écouté, il y a 20 ans maintenant, et j' ai accroché tout de suite par son ambiance lourde, qui contrastait avec tout ce que j'écoutais à l'époque (variétés uniquement).
Cet album est sombre, violent par ses paroles, agressif par des Riffs puissants, peut-être y a t-il encore le spectre de Cliff Burton qui plane sur le groupe à ce moment là.
Le titre "One" est sans nul doute le titre phare de l'album, devenu indispensable en concert, très mélodique et lent au début avec une fin très rapide, beaucoup plus rapide que les autres titres de l'album d'ailleurs, histoire de contraster.

C'est un album qui marque la fin de la première époque de Métallica commencé avec "Kill'em all", mais qui n'annonce pas du tout le changement qui va se faire avec l'album suivant beaucoup plus "commerciale", au grand désespoir des fans de la première heure.
A l'époque du "Black album" les nouveaux fans ne connaissent même pas "And justice for all" et ne chercheront pas à le connaitre pour la plupart.
Tout fan de "Metallica" doit posséder cet album pour comprendre le groupe et sa musique, pour mieux apprécier des albums plus anciens et tout aussi riche.
J'ai beaucoup de mal avec leurs dernières réalisations, mais "and ..." a une place particulière.




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