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Liste des groupes Metal Expérimental Meshuggah Koloss
CD, date de parution : 26 Mars 2012 - Nuclear Blast
Enregistré à : Fear and Loathing
Style: Metal Expérimental
1 2

NOTE SOM : 16/20
Toutes les notes : 17/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. I Am Colossus 04:43
2. The Demon’s Name Is Surveillance 04:39
3. Do Not Look Down 04:44
4. Behind the Sun 06:14
5. The Hurt That Finds You First 05:33
6. Marrow 05:35
7. Break Those Bones Whose Sinews Gave It Motion 06:53
8. Swarm 05:26
9. Demiurge 06:12
10. The Last Vigil 04:32
Total playing time 54:31

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61 avis 3 17/20
Chronique
15 / 20
    HeadCrush, Mercredi 28 Mars 2012 parlez-en à vos amis  
Entre bonheur et déception.

Quatre ans après le monstrueux ObZen et deux depuis Alive live de référence s’il en est nous parvient ce Koloss attendu par une cohorte de MetalHeads gavés au son des guitares sept et huit cordes lancées sur des montagnes russes que dessine l’arythmie d’un batteur échappé de l’asile.

ENFIN, cet album parce que si votre référence était ObZen ou encore Catch 33, pas que les autres albums soient mauvais, c’est juste qu’à côté de ces deux là…
Alive a fait patienter de part sa qualité mais j’avais hâte de savoir ce qui viendrait après, à six semaines de sa sortie deux titres filtrent sur le Net lâchés de façon plus ou moins confidentielle par Nuclear Blast : I am the leak puis Do not look down.

Avec une compression trop forte atténuant la dynamique des titres, j’étais resté sur ma réserve, "I am the Leak" est devenu "Do Not Look Down", il est passé d’un stade de pré production à celui de titre aboutit sur l’album et le résultat est autrement plus convaincant que leur versions sur le Net.

De bon augure ?

Koloss est un effort de groupe, ils se sont retrouvés au Fear and Loathing le studio de Fredrik Thordendal pour composer et aller de leur méthode habituelle consistant à travailler chacun de son côté, puis à s’échanger des bouts de maquettes pour enfin construire le tout, à celle d'être tous réunis y compris Jens qui jusqu’au dernier jour retouchera ses textes.
Une autre innovation nous est offerte, ce n’est pas Fredrik qui a mixé cet album, il a laissé Danne Bergstrand le faire et clairement, cela s’entend. Cet album est…différent.

Dix titres le composent et apportent au global un panel très différent de celui d’un ObZen ou encore d’un "Chaosphère", cet album va diviser les fans, à n’en pas douter.
Pourtant à l’écoute d’I am colossus véritable baffe sonique j’ai été soufflé, son incroyablement puissant, tranchant rythmiques telluriques chant complètement tendu, que du bonheur.

L’écoute intégrale me fera comprendre ce que depuis, beaucoup d’écoutes d’affilée on confirmé : ce titre est le moins représentatif de ce qui va suivre. Je pense que ce I am colossus est un hommage à un titre comme "Bleed" (ObZen) ensuite, Meshuggah va nous ouvrir en grand les portes de son jardin.

Le son va changer sur des titres comme The demon’s name is surveillance ou encore l’évident single qu’est "Do Not Look Down" et là je réalise que je viens d’utiliser le mot single en référant à Meshuggah mais…oui, c’est le bon mot.
Titre accessible dansant, enfin pour les ceintures noires de Headbanging Mongollien les autres, gaffe à vos vertèbres, sérieux, le titre arrache même si le terme brutal n‘est pas celui qui le défini le mieux.

Il y a pourtant des choses que je trouve énervantes sur cet album, tout d’abord, Meshuggah semble se laisser aller à une certaine facilité, cela se traduit par un ensemble de gimmicks qui si ils composent en partie l’identité sonore du groupe, deviennent agaçants car on en attend plus de monstres comme Fredrik, Marten ou Dick car Thomas reste au dessus du lot avec Jens.
Tout ce que l’on peut aimer est là, des titres que seul Meshuggah peut écrire comme "Break Those Bones Whose Sinews Gave It Motion" ou encore "The Hurt That Find You First" le premier nous offrant une intro barrée à souhait pendant environ une dizaine de mesures avant que les rythmiques d’une lourdeur absolue ne s’emparent de ce qu’il en reste Jens produisant un chant d’outre tombe frisant la perfection et l’autre, avec son intro caisse claire et son riff plutôt simple et presque…Metalcore. Oui je sais mais écoutez avant de crier au loup.

Un autre truc agaçant : Meshuggah n’utilise que des sons trafiqués émanant d’émulateurs tant d’amplis que de pédales d’effet, sur scène, même chose oui et là, par moments, on atteint la limite de leurs jouets car le son manque de naturel, de dynamique de…vérité.
Ces mecs ont laissé passer cela, sur plusieurs titres et cela s’entend sans avoir à trop tendre l’oreille.

J’en suis réellement frustré.

On peut considérer que les titres sont suffisamment bons pour que ces âneries puissent leur êtres pardonnées, on peut aussi se dire qu’en nous offrant des variations que l’on attendaient pas, je pense à The last vigil on peut leur pardonner.

On peut aussi se dire qu’après une série aussi flamboyante que "Chaosphere", "Nothing", "Catch 33", "ObZen" et même "Alive", on en attendait plus, BEAUCOUP plus.

N’allez pas vous pendre pour autant, cet album est bon, les rythmiques « en escalier » font toujours mouche, la palette de compositions offertes démontrent que ces mecs ont encore bien des choses à exprimer et puis le mix de Danne même si il fait disparaître la basse (*// !!!###) apporte une certaine fraicheur.

La version Digipack intégre un DVD composé de deux parties, Konstrukting the Koloss sorte de reportage en studio mi figue mi raisin et Meshuggah in India beaucoup plus intéressant car montrant la réalité de la vie en tournée, des mecs qui auront dormi environ 16 heures en quatre jours, des condition de scène hallucinantes, des montages en bambou attachés par des cordes, même pas de câbles, du matériel qui se perd, un ingénieur lumière Indien qui ne comprend pas un mot d’anglais alors que l’ingé du groupe essaie de lui expliquer un truc, des fans aux anges etc, etc.

Ce DVD aussi sympa soit il ne fait pas passer l’amertume que je ressens, je l’admets : je suis fan, ne suis pas objectif, ne le serais jamais et oui, j’en voudrais toujours plus de leur part.

Puissent ils m'entendre...




31 Commentaires
Chronique
16 / 20
    Eternalis, Jeudi 12 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
Cet album pourrait être pris autant comme un best of inédit du groupe que comme une œuvre complètement originale

Dans les gouffres acides et ténébreux du chaos et de la destruction mécanique et futuriste, les colosses attendent leur heure.
Sans émotion, sans attente, sans ennui, ils sont simplement là, impassibles et massifs, colonnes d’acier semi-organique fabriqués pour la future destruction du monde dans la forme que nous lui connaissons.
Désormais, ils arrivent…il est temps…l’existence est prête à se faire broyer par la masse incommensurable et inimaginable du "Koloss"…

"I Am Colossus".
Simple présentation…
Le rythme est massif, le tempo lent, le riff aliénant et répétitif, les basses si vrombissantes que les murs en tremblent…comme cette sensation d’être dorénavant surplombé par ce colosse monstrueux et cruellement imposant. Psychotique à souhait, Jens Kidman hurle et déchire ses cordes vocales telle une créature déshumanisée, dévitalisée presque, se contentant de distiller souffrance, violence et hurlements d’écorchés vifs. Un pont atmosphérique, évoquant simplement les voyages spatiaux organisés pendant "Catch 33", installe une ambiance malsaine, latente et faussement dangereuse, bercée entre brutalité et simple malaise.

Meshuggah est de retour après cinq ans, et ils sont très attendus.
Suite à un "ObZen" ayant frôlé les retours parfaits de la part de la presse et du public, engendré un album live et plusieurs tournées autour du monde, les suédois n’avaient pas le droit à l’erreur sur leur retour.
Néanmoins, en toute objectivité, certains restaient sceptiques sur ce si franc succès. "ObZen" n’était-il pourtant pas éloigné des œuvres plus magistrales encore de "Chaosphere" ou "Catch 33", plus révolutionnaires et expérimentales encore, chacune dans leur optique ? "ObZen" n’était-il pas un choix de semi-facilité d’un artiste ne se renouvelant pas totalement ? Misant sur une technique tellement particulière que tous crieraient de toute façon au génie ?
Peut-être un peu…

Quoiqu’il en soit, "Koloss" était attendu par tous, autant les déçus d’"ObZen" que ses adorateurs, et ce septième album studio s’annonce bien différent. Supérieur aux œuvres précitées ? Non. Mais différent…
"The Demon’s Name is Surveillance" plonge l’auditeur dans les tourments d’un Meshuggah qui n’avait pas été aussi violent et rapide depuis un certain temps. Tomas Haake martèle une double pédale écrasante au possible pendant l’intégralité du morceau, au service d’un riff surpuissant et cisaillant tout sur son passage. Plus rythmique, les lignes de chant surprennent pendant que les guitares n’arrêtent pas de changer et d’être en mouvement. Un solo en polyrythmie si cher à Fredrik Thordendal survient, surprend, subjugue et provoque le malaise caractéristique de ces sonorités métalliques et inconcevables, se rapprochant parfaitement de l’idée d’un colosse écrasant le monde sous son poids, empreintes de sadisme et, dans une certaine mesure, de beauté tragique.

Comme point commun avec "ObZen", "Koloss" possède une grande hétérogénéité, passant en revue presque tous les éléments qu’à déjà proposé Meshuggah par le passé, et dispose donc, par alliance, du même défaut principal, à savoir ne pas véritablement faire avancer la musique du visionnaire suédois.
Le lourd et martial "Behind the Sun" est un équivoque retour à "Catch 33", extrêmement étouffant, suffocant même, et broyant l’auditeur en morceaux, l’oppressant au maximum. Mais est-ce vraiment nouveau ? Avec un artiste de la trempe de Meshuggah, nous sommes en droit d’en attendre toujours plus…pourtant, cela n’enlève en rien l’excellence de la composition, son incroyable richesse et son intelligence narrative, passant d’un morceau très mécanique (le son est incroyable) et linéaire à des changements de rythmes initialement inconcevables, ainsi que l’arrivée progressive de mélodies latentes et glauques en toile de fond. Quant à Kidman…fidèle à lui-même…terrifiant…
"The Hurt that Finds you First" renoue avec une violence que l’on n’avait pas perçue depuis longtemps chez Meshuggah. Une brutalité brute, agressant littéralement l’auditeur autant par ses riffs tordus et alambiqués que par l’explosion qui se produit dès l’entame du morceau. La batterie est martelé du début à la fin sans une once de changement, complètement robotique et aliénante et, sur cette piste, il faut avouer douter de la véracité du batteur qui insiste sur le fait que le Drumkit from Hell n’est été utilisé que pour la composition, tant l’ensemble sonne ici synthétique et inhumain.

"Koloss" se trouve au final si varié qu’il est difficile de parler de l’album sans évoquer individuellement les compositions. "Marrow" semble sortie de l’ère "Chaosphere" / "Destroy Erase Improve" avec le retour de ces soli magiques faisant toujours un effet incroyable. L’intensité du morceau joue énormément sur la saturation des guitares, plus lourdes que jamais, mitraillant à l’extrême entre les parties solistes prenant une teinte intellectuelle des plus fructueuses. "Break Those Bones Whose Sinews Gave It Motion" (merci pour les noms à rallonge) se rapproche lui aussi énormément de l’époque atmosphérique de "Catch 33", mais aussi de "I", plus expérimentale et insaisissable. Alors malgré l’excellence du propos, de la technique et du son, force est d’admettre qu’en définitif, cela n’est juste pas nouveau.

"Swarn" se veut plus novateur dans ses riffs et la rapidité d’exécution. L’ambiance est différente, moins sombre mais plus tordue, presque obsessionnelle. Quant à "Demiurge" qui le suit, il s’agit de la composition la plus impressionnante de l’album, tellement lourde mais disposant de samples aériens en arrière, spatiaux et psychédéliques, prenant peu à peu et progressivement le pas sur la lourdeur mécanique de l’album, pour tendre petit à petit vers ce que sera la conclusion de la marche du "Koloss", à savoir l’instrumental "The Last Vigil", atmosphérique et bardé d’accords et d’arpèges comme seul Meshuggah sait le faire.

Difficile à appréhender donc. "Koloss" est excellent, très technique et arpente avec brio l’ensemble des chemins que les suédois ont un jour côtoyé pour fructifier l’ensemble et même en faire ressortir un ensemble cohérent. Mais en ce sens, cet album pourrait être pris autant comme un best of inédit du groupe que comme une œuvre complètement originale et expérimentale.
Ne nous mentons pas, des milliers de groupes font cela, mais venant de la part de Meshuggah, nous ayant habitué à innover et sans cesse renouveler ses idées, parfois de manière très radicale, voir incomprise, ce "Koloss", aussi excellent soit-il et sans être complètement aux pieds d'argile, n’en laisse pas moins une sensation de déception derrière lui, surtout après cinq ans d’attente.
Espérons simplement que cela ne devienne pas une (mauvaise) habitude de la part de la bande à Thordendal…




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