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Liste des groupes Heavy Metal Mercyful Fate Melissa
1983 - Roadrunner Records
Mercyful Fate : Melissa, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Evil
2. Curse of the Pharaohs
3. Into the Coven
4. At the Sound of the Demon Bell
5. Black Funeral
6. Satan's Fall
7. Melissa

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NEUF
Chronique
17 / 20
    cacaman, le Mardi 16 Aout 2005 parlez-en à vos amis  
Un des plus grands noms de la scène underground du début des années 80 voit le jour à la première année de la décennie, avec la rencontre du chanteur de Black Rose et du guitariste du groupe punk danois The Brats, Hank Shermann. King Diamond, initialement engagé au sein des Brats, débaucha Shermann ainsi que le deuxième guitariste Michael Denner et le bassiste Timi Hansen pour former le grand Mercyful Fate. Dès les premières démos, le son du combo se fait original, maniant très bien pour leur jeune âge un mélange heavy metal, thrash et structures plus travaillées comme pouvaient en proposer Deep Purple ou Uriah Heep. Leur réputation explosa via tape trading et fanzines en Europe et aux USA, aidés en cela par le côté théâtral, vocal et visuel, du King.

Un mini-LP et une session radio BBC sous le bras, Fate signa chez Roadrunner en 1983 afin de sortir son premier effort, "Melissa". Les premières écoutes sont marquées par la voix singulière du King, alternant de façon imprévisible chant suraigu et vocaux mid-range, voire légèrement gutturaux ; à l'époque, les fans de hard rock étaient plus accoutumés aux chants haut-perchés comme ceux de Robert Plant ou Rob Halford pour ne citer qu'eux. Musicalement, on a beaucoup de mal à trouver de quoi médire : rythmiques typiquement heavy, parfois thrashisantes, pimentées par des changements bien sentis et arrosées de soli énervés, inspirés et remplis. Le premier morceau n'est qu'une démonstration cinglante des possibilités du Fate, avec ce couplet si efficace (I was born on a cemetary, under the sign of the MOOOOOOON m/ m/) et un final speed magistral. Les grands espoirs placés dans le groupe s'avèrent ensuite justifiés : après un sympathique Curse Of The Pharaohs, l'ingénieux mid-tempo Into The Coven varie les plaisirs, entre fausse ballade et rythmique scotchante aux nombreux soli. Arrive l'excentrique At The Sound Of The Demon Bell, aux modulations surprenantes, aux cassures rythmiques et autres sauts de riffs, puis le bon Black Funeral, quoique trop court. Certainement le morceau le plus étrange de la première partie de carrière de Mercyful Fate, Satan's Fall déroute particulièrement l'auditeur, tant par la structure adoptée que par l'utilisation de quelques riffs, qui sonnent bizarrement parfois, surtout dans le premier tiers du titre ; la création d'une pièce épique aux débuts d'une aventure métallique est en effet semée d'embûches. Cependant, le reste passe beaucoup mieux et résume bien les qualités de ce combo déjà hors du commun. Pour finir, Melissa clôt impeccablement l'opus, jouant subtilement entre douces mélodies et agressions furtives, enrobées d'asymétries.

Le bilan du groupe au terme de ce "Melissa" est largement satisfaisant : réputation à croissance exponentielle, possibilités de composition remarquables, originalité bien présente…seule la qualité des textes fait défaut, puisque trop tournés vers un satanisme en vogue à l'époque. "Melissa" reste en tous les cas un grand classique de heavy, au même titre qu'un album de Maiden ou de Priest.


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1 commentaire
Mini-Chronique
19 / 20
    Toorop, le Lundi 30 Juin 2008 parlez-en à vos amis  
Nous sommes en 1983 et Mercyful Fate sort un album ultra culte (normal, c'est une année ultra culte, et je ne dis pas ça parce que c'est mon année de naissance).
Mercyful Fate, c'est avant tout un leader charismatique danois : King Diamond. Il est tout painturluré (le black metal n'a pas inventé le corpse paint, King Diamond a juste fait évolué de manière plus sombre le maquillage à la Kiss) et il chante alternativement de manière aigue (Patrick Juvet rules) et grave. Il a même fallu que je prouve à LeDuc que c'était bien le même chanteur qui faisait les deux voix (enfin je crois bien qu'il s'agissait de LeDuc...de toute façon, c'est un con ^^).
Mais Mercyful Fate ce n'est pas uniquement son chanteur...ce sont aussi d'excellents musiciens...le groupe nous propose un heavy metal original, à la gloire du diable (Black funeral>>Hail Satan...Into the coven>>You are Lucifer's child), mélodique, énergique, avec des ambiances superbes. En tout cas, sur cet album, il n'y a rien à jeter...sur le suivant non plus et on se demande pourquoi le groupe n'a pas la gloire qu'il mérite.
Je comprends que la voix de King Diamond puisse rebuter mais c'est ce qui fait aussi qu'on reconnait le groupe entre mille.

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