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| Avril 1994 - No Fashion Records |

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1. Unbound
2. The Land I Used To Walk
3. Feebleminded
4. Back To North
5. Silent Truth
6. Lost Eternally
7. Nuclear Attack
8. Forbidden Pleasure |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Deux ans après l’incontournable Treasures Within, passé malheureusement inaperçu, Merciless, pionnier de la scène death metal scandinave, change alors de label, atterrissant chez l’écurie suédoise No Fashion. Le groupe entre dès lors en studio sous la houlette de Dan Swanö, se concrétisant par la sortie de Unbound début 1994, son troisième album, en déjà huit ans de carrière. Petit changement au niveau du line up, puisque Stipen est remplacé par Peter Stjärnvind, connu pour ses nombreuses participations dans des combos suédois, et plus récemment chez Entombed.
A l’image de la superbe illustration de Kristian Wahlin (Necrolord), Merciless décide d’étoffer son death rapide, en insufflant des accents épiques et progressifs sur trois morceaux, les excellents Unbound, Back To North et Lost Eternally, lui donnant un côté viking particulièrement réussi. Ces trois titres mêlent ainsi les passages rageurs typiquement Merciless, à des choeurs (de D.Swanö), des acoustiques ou des solis apaisants, qui leur confèrent cette touche mélodique délicieuse.
Les cinq autres titres d’Unbound sont toutefois plus conventionnels, reprenant la recette death thrash des deux précédentes réalisations, s'avèrant même au final moins percutants, notamment en regard du fabuleux The Treasures Within. Enfin, côté production, Dan Swanö exécute un superbe travail aux studios Unisound, permettant au groupe d’obtenir un son très clair, tout en conservant son côté très agressif.
Délivrant un death thrash racé et mordant, distillant de surcroît une ambiance épique et viking envoûtante, Unbound est un album d’une qualité remarquable. Mais, malgré beaucoup d’espoir, Merciless obtient certes une reconnaissance indéniable, mais ne rencontre pourtant pas le succès pourtant amplement mérité, en partie faute à la scène death metal, qui commence irrémédiablement à décliner à cette époque.
Fabien.
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