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| CD paru en1989 - Deathlike Silence Productions |

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1. Pure Hate
2. Souls Of The Dead
3. The Awakening
4. Dreadful Fate
5. Realm Of The Dark
6. Dying World
7. Bestial Death
8. Denied Birth |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Formé en 1986 autour d’Erik Wahlin & Fredrik Karlen, Merciless figure sans conteste parmi les pionniers suédois ayant poussé le thrash aux portes du deathmetal, style pratiquement inexploré dans la Scandinavie du moment. Deux démos plus tard, complétant entre temps son line up avec Rogga & Stipen, le groupe croise inévitablement la route du défunt Oystein Aarseth, figure de la scène extrême nordique de l'époque avec son groupe Mayhem & son mini album Deathcrush de 1987. Le leader norvégien propose ainsi l’enregistrement d’un album et sa sortie sur son propre label DSP, qu’il vient tout juste monter, n’ayant encore aucune production à son actif.
Merciless rejoint alors Stefan D au Tuna Studio durant cinq journées consécutives de juillet 1989, pour les sessions de The Awakening. L’album sort tardivement en février de l’année suivante chez DSP, représentant ainsi la toute première sortie sur le label d’Oystein, privant toutefois le disque d’une promotion et d’une distribution conséquentes, faute à l’insuffisance de ses moyens.
D’une courte durée de 26 minutes, The Awakening transpire ses influences thrash prononcées, principalement issues de combos germaniques comme Sodom, Kreator ou Protector. Le couple rythmique de Stipen & Karlen reste majoritairement tapageur, soutenant les riffs rugueux & agressifs d’Erik, ainsi que les vocaux haineux & arrachés de Rogga, par ailleurs assez proches des éraillements de Mille Petrozza. L’ombre des premiers missiles de Kreator reste ainsi particulièrement perceptible, à l’image de titres tels que Realm Of The Dark ou Bestial Death.
Toutefois, Merciless possède un son, une identité & un style déjà très caractéristiques, développant une lourdeur et un extrémisme rythmique inédit, lui conférant ces accents deathmetal marqués. Pure Hate & Denied Birth déploient ainsi des structures massives & brutales, DreadFul Fate assomme avec son break fracassant, tandis que le culte Dying World (titre repris sur le second album) lacère avec ses riffs tranchants et lamine sur ses accélérations sans pitié.
Passerelle entre le thrash de Pleasure To Kill et le death de Scream Bloody Gore, The Awakening s’impose parmi les détonateurs portant la scène scandinave de l'époque vers des sphères deathmetal pratiquement vierges dans ces contrées. L’album reste cependant brut de décoffrage, montrant avant tout un jeune groupe débordant de fougue & d’énergie, mais nécessitant encore une certaine maturité avant la pleine maîtrise de son style, parfaitement calé dès l’impitoyable successeur, le terrible The Treasures Within.
Fabien.
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