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Liste des groupes Black Thrash Melechesh The Epigenesis
Album, date de parution : 01 Octobre 2010 - Nuclear Blast
Style: Black Thrash

NOTE SOM : 13/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Ghouls of Nineveh 06:44
2. Grand Gathas of Baal Sin 05:54
3. Sacred Geometry 05:29
4. The Magickan and the Drones 07:17
5. Mystics of the Pillar 08:28
6. When Halos of Candles Collide 05:38
7. Defeating the Giants 03:24
8. Illumination - The Face of Shamash 05:33
9. Negative Theology 03:47
10. The Greater Chain of Being 06:53
11. The Epigenesis 12:17
Total playing time 1:11:24

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39 avis 5 16/20
Chronique
13 / 20
    Matai, Mercredi 20 Octobre 2010 parlez-en à vos amis  
Il semblerait que ces dernières années soient riches en matière de métal oriental. D’abord Amaseffer et son prog conceptuel, Myrath et sa visite guidée dans le désert, Orphaned Land et son folk chaleureux et pacifiste, Nile et son brutal death dévastateur, Salem et son doom/death trachant, et enfin Melechesh, israélien de surcroit, avec leur nouvel album « The Epigenesis ». Quatre ans après un « Emissaries » mélangeant avec subtilité l’agressivité, la technique et la mélodie, le quatuor débarque enfin pour nous présenter un nouvel opus, pour le moins très attendu.

Car on en attend beaucoup de ce « The Epigenesis ». Les israéliens ont su, depuis leur formation, nous concocter de véritables tueries en matière de black thrash, tout en incorporant dans leurs compos des éléments orientaux qui apportaient des ambiances plus qu’exotiques. Des albums comme « Djinn » ou « Sphynx » n’avaient pas échappé à la règle et avait permis au groupe de se faire une plus grande renommée, aux côtés de leurs compères d’Orphaned Land. « Emissaries » avait plus ou moins concrétisé leur talent grâce à des morceaux pour le moins efficaces et destructeurs.

Mais qu’en est-il de ce « The Epigenesis » à la pochette jaunâtre, exotique, orientale, et mystique, tout comme les précédents opus ?
On ressent étonnamment une bonne part de déception à l’écoute de cet album. Car il faut avouer que l’ensemble manque de punch, de morceaux clinquants et mémorables. Malgré le tranchant qui réside à l’intérieur des titres, cette voix charismatique à la frontière du chant black ou du growl death, cette technique de guitares lourdes et puissantes et d’une batterie ravageuse et plus qu’excellente, on peine à accrocher, à se frayer un chemin dans ce dédale de sonorités et de rythmiques assez « molles ». La terrible longueur des titres y est peut-être aussi pour quelque chose et la linéarité se fait assez vite ressentir. « Ghouls of Nineveh » par exemple, commence pourtant bien avec son riff arabisant mais il reste identique pendant un trop long moment.
Même si le titre suivant, « Grand Gathas of Baal Sin » remonte le niveau par ses rythmiques thrashy, son ambiance bien sombre, ses sons arabisant et son break on ne peut plus oriental, la suite peine véritablement à accrocher l’auditeur. Pourquoi tant de ressemblances dans les riffs dans un seul et même titre ? C’est d’autant plus dommage que le tout ne manque pas de piment, et qu’un morceau comme « Mystics of the Pillar », assez sombre, possède tout pour entrer dans le cœur des puristes : des riffs bien maîtrisés et une voix black criarde, mais un rythme de nouveau assez lent…

Malgré cette trop grande ressemblance, il faut savoir que la brutalité d’un riff ne permet en aucun cas d’effacer ces mélodies qui ne cessent d’hanter l’album. Elles ne sont pas prenantes, ni enivrantes, peut-être, mais sont les pièces maîtresse d’une œuvre qu’on aurait cru plus ambitieuse. A la guitare ou au chant, on les retrouve sans arrêt, mais elles sont sans doute d’autant plus présentes dans les harmonies chaleureuses et arabisantes, présentes en intro (« The Epigenesis ») ou en break dans certains morceaux (« The Magickan and the Drones ») ou même simplement dans les deux instrus qui sont, je l’avoue, on ne peut plus qu’intéressantes. « When Halos of Candle Collide » possède un fond d’ambiance à la sitar soutenant une mélodie à la guitare bien chaude et extrêmement exotique. « The Greater Chain of Being » quant à elle, nous joue un air à la guitare arabisante et traditionnelle avec quelques percussions et des voix en écho…

Une déception donc pour ce « The Epigenesis » qui n’est évidemment pas à la hauteur des précédents opus de ce groupe réputé aux compos recherchées… pourtant dans la lignée d’ « Emissaries », il est toutefois moins prenant. Melechesh semble alors tomber dans une certaine linéarité ou dans une panne sèche d’inspiration…





15 Commentaires
Chronique
13 / 20
    EternalTearsOfSorrow, Dimanche 27 Fevrier 2011 parlez-en à vos amis  
Peu de groupes viennent d'une ville où quasiment toute l'histoire est connue par la plupart des gens. Encore moins si c'est un groupe de Black Thrash aux ambiances très orientales qui vient d'une ville sainte comme Jérusalem. Et pourtant, cela existe ! Melechesh est un groupe qui vient de Jérusalem, alors que vous pourrez constater que leur premier album est nommé As Jerusalem Burns...Al'Intisar. Formé en 1993, ce groupe n'a pas tardé à nous montrer beaucoup de potentiel, ainsi que de très bons morceaux auxquels l'origine des ambiances semblent très facilement reconnaissables.

En 2006 sortait Emissaries, l'album contenant quelques classiques actuelles du groupe ("Rebirth Of The Nemesis", notamment), et également l'album du groupe ayant récolté le plus de succès. Entre temps, en 2008, le bassiste du groupe, Al' Hazred, s'en est allé du groupe, laissant place à Kawn, qui ne restera que de 2007 à 2008, pour finalement laisser à un certain Rahm.

Ayant enfin un line-up digne de ce nom, après 4 ans d'absence, il est temps pour les israéliens de Melechesh de refaire surface avec un nouvel album, appelé froidement The Epigenesis. La pochette est dans la veine de Emissaries, gardant les mêmes couleurs orientales. Donc, concernant l'auditif, il y a déjà un défaut duquel je voudrais parler. Les ambiances orientales sont toujours bonnes à garder, mais au point d'avoir écrit deux interludes, "When Halos of Candles Night" et "The Greater Chain of Being", ayant respectivement une durée de 5 minutes 38, ainsi que de 6 minutes 53, franchement, celles-ci auraient éventuellement pu être supprimées, ou beaucoup plus courtes, insérées dans un des morceaux. Cela aurait surement donné quelque chose de mieux, et de moins ennuyeux.

Aussi, quand on se passe "Ghouls Of Nineveh", on ira jusqu'à se demander ou a bien pu passer l'agressivité et la rapidité qui régnaient dans des morceaux comme "Rebirth Of The Nemesis". Pas de blasts, pas de vitesse, la guitare ne nous donne plus les frissons de l'album précédent. Certains se demanderont même s'ils ont achetés le CD du groupe qu'ils désiraient. Mais oui, c'est bien Melechesh, mais sous une autre facette. Ce n'est pas non plus une déception, car mon côté légèrement masochiste m'a fait apprécier ce morceau, car on y retrouve bien les atmosphères orientales, le chant se portant toujours aussi bien, mais franchement, si tous les morceaux étaient comme ceci, la lucidité serait plus présente avec cet album.

Pourtant, c'est un morceau du même genre qui est le plus plaisant, qui est le dernier morceau, "The Epigenesis" le meilleur morceau de cet album. Quel morceau... Précisons d'abord qu'il s'agit d'une longue fresque de plus de 12 minutes. Ces dernières passent comme rien. Cette chanson est énigmatique, lente, endolorie, qui commence avec un très court passage de bouzouki donné par Moloch, pour ainsi laisser place à une musique lourde, brutale, avec très peu de chant, pour laisser quasiment la moitié du morceau en partie instrumentale ! La batterie se montrera très monotone, mais de longs solos de guitare la remplaceront. La fin du morceau est reprise avec plus de vitesse, à nouveau du chant, et se termine avec un magnifique coup de gong. Un vrai moment de plaisir, contrairement à certains autres morceaux de l'album.

Voici donc un album honnête et correct, avec certains morceaux très brutaux ("Grand Gathas Of Baal Sin", "Mystics Of The Pillars"), d'autres manquant franchement de punch ("The Magickan And The Drones", "Sacred Geometry"), et d'autres étant plus ou moins dans la simplicité, ce qui en conclut donc à un résultat plutôt positif. Positif, oui, mais attention, le groupe va devoir nous sortir plus de brutes comme Emissaries s'il ne veut pas perdre davantage de fans, dans les années à venir. Cependant, nous avons affaire ici à un album idéal pour la découverte du groupe. Tout est dit.




2 Commentaires
Commentaire
16 / 20
    Adrahil, Mardi 19 Octobre 2010 parlez-en à vos amis  
Ces deux dernières années ont été très fastes pour le petit monde du métal oriental. Après la sortie évènementielle des récents Nile et Orphaned Land, c'est au tour d' Ashmedi et sa bande de nous asséner cet Epigenesis plutôt ambitieux. Pour être honnête je n'ai jamais vraiment prêté oreille à Melechesh jusqu'ici, n'étant pas moi-même un gros fan de Black Metal. Mais la beauté indéniable de cet artwork et de nombreuses critiques favorables m'ont convaincu de donner sa chance à ce nouvel album prometteur.

Un riff arabisant à mi-chemin entre le Black et le Thrash nous transperce les oreilles : "Ghouls Of Nineveh", une véritable réussite, expose simplement les éléments qui font la spécificité de la bande à Jérusalem : batterie à contretemps mais toujours précise, growls nerveux qui frôlent le Death de "Sound Of Perseverance", ambiances orientales à l'appui... Ce schéma qui a tous les aspects d'une combinaison gagnante hante l'album du début à la fin (le riffing incroyable de "Sacred Geometry"), en passant par deux instrumentaux agrémentés d'instruments à cordes qui rappellent Nile. Mais la grosse différence entre Melechesh et le combo cité précédemment reste qu'ici, on a droit à du "middle Eastern Thrash/Black metal" où la patte exotique est à rechercher dans les instruments spécifiques au Métal, et presque nulle part ailleurs. Presque, car sur cet album, plus que les précédents, les ambiances mélodiques et calmes se développent plus que jamais pour Melechesh, et tous ces éléments semblent même rentrer en symbiose sur le dernier titre, le long et superbe "The Epigenesis", ce qui n'est, je pense, pas pour déplaire aux vieux fans.

Bref, après plusieurs écoutes d'un disque aussi compact et varié, on finit forcément par se dire que le monstre venu de Jérusalem n'a pas fini de satisfaire des hordes de Black Métalleux qui choisissent de ne plus jurer seulement par l' Europe du Nord.




2 Commentaires
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