Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| 08 Mai 2007 - Roadrunner Records |

 |
Vous devez être membre pour déposer une note
1. Sleepwalker
2. Washington Is Next
3. Never Walk Alone...A Call To Arms
4. United Abomination
5. Gears Of War
6. Blessed Are The Dead
7. Play For Blood
8. À Tout le Monde (Set me Free) (ft. Cristina Scabbia)
9. Amerikhastan
10. You're Dead
11. Burnt Ice
Bonustrack (Japanese Release)
12. Out Of The Tiles (Led Zeppelin Cover) |
|
|
|
| Chronique |
 16 / 20 |
|
Il y a des gens qui changent et des gens qui ne changeront jamais. Dave Mustaine fait partie de ces gens qui auront toujours leur mot à dire et qui ne se laisseront jamais marcher sur les pieds. On aime ou on aime pas ce personnage mais il ne laisse personne indifférent. Je fais partie de la première catégorie de personnes, « j’aime ».
En lisant la plaquette donnée avec le CD, je devais m’attendre a un savant mélange de tout ce qui a fait la renommée du groupe (enfin de Dave Mustaine). La barre est donc placée très haut d’entrée de jeu, surtout que les critères de comparaison en cette année 2007 sont assez énormes. Alors pétard mouillé ou bombe nucléaire ?
Alors bien entendu, même si le line up actuel fait moins rêver que celui d’il y 15 ans, l’ami Dave sait tout de même s’entourer d’artistes talentueux qui mettent en valeur la qualité des compos qui jalonnent ce United Abominations. Le titre est assez évocateur, non ? Pour simplifier le fil directeur de ce disque, on peut dire que la critique se porte sur les Nations Unies qui n’arrivent pas à canaliser les excès de certaines personnes. Et ça, écrire des textes acerbes et bien tournés, on sait faire chez Megadeth. Mais le plus important est de faire passer tout ça en musique. La construction du titre éponyme est tout simplement impressionnante. La présence de passages radiodiffusés à la manière d’entant est excellente et renforce le coté très « guerre » dispensée par la rythmique monstrueuse. Bon OK, ça fait très Peace Sells, mais bon, ce n’est pas grave, le riff est excellent point barre ! Non content de faire référence à l’un de ses meilleurs albums, les autres titres tirent le meilleur de ce qu’a pu être Megadeth. Un petit titre à la Countdown to Extinction, un gros refrain type Cryptic Writings et voilà, le tour est joué. L’album est dans la boîte et nous sommes bien heureux de voir que les années n’ont pas d’emprise sur l’un des groupes les plus influent en matière de Thrash.
Mais il ne faut pas non plus s’attendre a une avalanche de tubes, il se pourrait que certains titres plus moyens passent rapidement à la trappe. Mais bon, c’est quand même le lot de bon nombre d’albums d’avoir quelques titres passables. Pas de quoi crier au scandale.
Et la nouvelle version de « A Tout le Monde » alors ? Eh bien ce n’est pas la meilleure chose qu’est fait Mister Mustaine. Pourquoi succomber aux critiques de gens qui n’ont rien compris à la chanson en l’édulcorant avec le chant de la belle Cristina Scabbia ? Pas franchement top et pas très bien réinterprétée, cette version XXIème siècle de ce classique mérite tout juste le droit de figurer en bonus. On aurait aimé un autre titre de la teneur d’un « Washington Is Next ». Enfin, ce n’est pas vraiment grave.
Il y a une autre chose assez amusante qui se trouve dans l’artwork de ce disque. Derrière le CD se cache ce que je crois être les quatre cavaliers de l’apocalypse. Clin d‘oeil à une hache de guerre enterrée ou fabulation de mon esprit ?
Voilà, sans révolutionner le monde du Thrash, ce nouveau Megadeth tient parfaitement la route. Un bon disque à l’ancienne qui trouvera preneur chez les fans de la première heure autant que chez les jeunes aficionados. Il ne reste plus qu’à attendre le live !!!!!!!!!!
7 commentaires |
|
| Chronique |
 13 / 20 |
|
Nous avons besoin d’un nouvel ordre mondial !
Ces quelques phrases disséminées en français dans la chanson éponyme de ce onzième opus ne seront pas passées forcément inaperçues. Trois ans après l’album du retour triomphal que représentait le génial "The System Has Failed", Dave Mustaine, armé d’un nouveau line-up (les frères Drover notamment, guitariste et batteur) compte bien revenir au sommet du thrash.
Prétentieux mais néanmoins attachant, le personnage n’est pas peu fier de ce qu’il réalisa en 2007 et pense sincèrement être revenu à ses racines, sans barrière ni concession.
Certes, nous sommes très loin de la platitude du triptyque Cryptic Writings / Risk / The World Needs A Hero, mais les sphères célestes affichées sur le coup de maître de 2004 semble évaporées. L’interprétation est là, la puissance présente, la production largement supérieure (Andy Sneap apporte une tonalité très métallique et claquante comme il le fit si bien avec Arch Enemy ou Nevermore) mais l’inspiration paraît évanouie. Malgré un résultat satisfaisant, on ne peut s’empêcher de penser à l’album précédent, doublé d’un grand regret tant les expérimentations passées sont oubliées, voilées au profit d’un disque typique, comme jeté en pâture à des fans trop impatients.
Si l’on prend l’exemple de "Washington Is Next !" (très bon texte au passage), la déception se situera au niveau d’une mélodie trop présente, trop superficielle et facile, qui étouffe toute possibilité d’accélération, tandis que Dave chante sur la quasi intégralité du titre. Certes, le refrain se retient très facilement, mais Megadeth ne parvient pas à mordre, simplement rugir, muré et impuissant. Son chant, immédiatement identifiable, est quant à lui réussi, mais les soli se font attendre, s’ouvrant sur un break façonné de la main de la vierge de fer (au tapping, on croirait Adrian Smith) mais la tentative de solo à contretemps rate son coup, et ne convainc qu’à moitié, même si rien n’est réellement mauvais. Sans doute les exigences étaient-elles trop hautes.
Cependant, au travers d’un sublime "United Abominations", intriguant et puissant, doté d’un riff lourd et vicieux, on sent renaître une ambiance plus rude et pernicieuse qui fait tant de bien. Glen Drover se veut particulièrement à l’aise sur ce morceau, dosé et sobre. Mustaine retrouve un type de chant réellement dérangeant, particulièrement sur ce refrain où il semble littéralement vomir ses paroles de dégoût. On retrouve également un mince filet des nouveautés précédentes sur l’original mais inabouti "Amerikhastan", intégralement narratif. Mais une nouvelle fois, c’est cet aspect lisse, manquant de rugosité qui déçoit, une atmosphère easy listening malgré un propos des plus brûlants.
"À Tout le Monde (Set Me Free)" posera également une nouvelle question d’éthique, dans la réelle valeur et surtout l'intérêt artistique de présenter une nouvelle version d’un morceau passé, en apportant la superficialité d’un guest inutile en la présence de la jeune et jolie (bien mise en avant dans le clip) Cristina Scabbia (Lacuna Coil). Un riff légèrement accéléré, un solo quelque peu plus long, un accent français inchangé, une composition qui en devient insipide.
Insipide. "Gears of War", traitant du jeu du même nom, et réalisé en alliance avec son développeur, souffre également de cette platitude extrême qui faisait défaut à Megadeth ces dernières années. Une intro mystérieuse, quasi mystique, un premier riff efficace et surtout des chœurs noirs qui semblaient exprimer une réelle sensation de guerre. Mais passé l’intro, le titre se perd dans sa propre insignifiance, tablant sur un même et unique pauvre riff, que le chant mécanique de Dave ne sauvera pas.
Complètement inégal, "United Abominations" ne parvient presque jamais à enchaîner deux bons morceaux, rendant continuels espoir et déception. Pour un "Sleepwalker" au riff écrasant et jouissif, ouvrant superbement le disque (que de solos …), on pleurera un pitoyable "Blessed Are the Dead", au riff très proche du AC/DC de "For Those About to Rock". On prendra un splendide "Burnt Ice", à la prestation soliste étincelante de talent et de technique (quel final !) pour jeter son précédent "You’re Dead", mid-tempo sans enthousiasme bercé de remplissage.
C’est de cela qu’il s’agit tout au long du disque, d’une antithèse constante entre qualité indispensable et remplissage commercial temporaire (mega Dave n’allait pas distribuer un album de six morceaux hein …), à l’image de son livret vide et voué au texte, alors que la photo centrale est une pure merveille (Vic versant le sang des Etats Unis dans des pompes à essence).
Déçu, on ne peut que l’être à l’image de la carrière du groupe, et de son fugitif retour en 2004. Le récent et indispensable "Endgame", marqué du sceau de l’excellence et de la constance, ne sera-t-il qu’une chimère cachant une prochaine désillusion ? Tout sera dévoilé en temps et en heure … la fin approche …
0 commentaire |
|
| Mini-Chronique |
 17 / 20 |
|
Nous sommes choyés d'avoir ce chef-d’œuvre en considérant que Megadeth avait abandonné son identité thrash pour rejoindre une plus grande audience depuis le plus accessible « Countdown to Extinction » en 1992. Rassurez-vous cet album comporte les meilleurs morceaux de la discographie de Megadeth depuis « Rust in Peace » en 1990. Si « The System Has Failed » (2004) représentait le retour en force de Dave Mustaine, « United Abominations » est un effort collectif de Megadeth maintenant formé des frères Glen (guitare) et Shawn (batterie) Drover et de James Lomenzo (basse). L'album n'est pas du thrash « à la dark angel », on s'entend, mais plutôt du heavy metal mélodique avec quelques passages plus rapides et intenses. Soit on aime soit on est déçu. Plus on écoute l'album plus on l'adopte. J'ai adoré personnellement bien que les défauts soient évidents. Par exemple, « Blessed Are the Dead », «À Tout le Monde (Set Me Free)» et « You're Dead » sont des chansons sans intérêt. Le riff principal de « Never Walk Alone... A Call to Arms » ressemble à « Vortex » (titre mauvais) de Megadeth. Aussi, suis-je le seul à avoir remarqué la similarité frappante entre un riff de «Sleepwalker» et de « Seeds of Hate » d'Exodus (1987) ? Bien sûr, certains argumentent que « Washington Is Next ! » est directement pompé de « Wasted Years » d'Iron Maiden bien que les deux soient suffisamment différentes. On ne parle certainement pas de l'album le plus original et recherché de Megadeth mais il faut reconnaître que l'effort est là. Les compositions sont très bien construites et engagées politiquement. Il n'y a pas que du mauvais les 17/20 sont amplement mérités. « Sleepwalker » et « Washington Is Next ! » sont les meilleurs titres du groupe depuis « Rust in Peace » et démolissent les hits mid-tempo de « Countdown to Extinction » et « Cryptic Writings » en live ! Le reste de l'album varie de très bon (« UA », « Play for Blood », « Burnt Ice ») à moyen pour les titres mentionnés auparavant. Tout de même, l'album comporte pas moins de 57 soli de gratte ce qui me procure automatiquement une jouissance profonde et incontrôlée. Finalement, pour ceux qui ont la critique facile je ferais remarquer que cet album vaut mieux que n'importe lequel opus de Metallica depuis « ...And Justice for All ».
2 commentaires |
|
| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
|
Bon, j'avoue, je n'ai pas écouté Megadeth depuis fort longtemps. Conclusion : je suis surpris d'apprendre que David et Marty ont disparu !!! Passons, et parlons un peu de ce petit dernier.
Le premier concert de Megadeth auquel j'ai assisté était pour la tournée "Rust in Peace", il y a eu du chemin depuis.
C'est donc avec attention que je découvre "United Abominations". On retrouve la touche "Mustaine", c'est incontestable.
Je retrouve étrangement le son de "Rust in Peace" sur certains morceaux ; très agréable !!!
Le rythme est quand même bien moins soutenu, néanmoins ce n'est pas ridicule, les morceaux sont travaillés, mélodiques, rythmés. L'imagination est toujours là, l'envie aussi.
Un bon album, qui ravira les fans, et nous fait penser que le genre n'est pas encore mort, et c'est tant mieux pour nos oreilles.
0 commentaire |
|
|