The World Needs a Hero

Liste des groupes Heavy Thrash Megadeth The World Needs a Hero
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Nom du groupe Megadeth
Nom de l'album The World Needs a Hero
Type Album
Date de parution 15 Mai 2001
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album483

Tracklist

1. Disconnect 05:19
2. The World Needs a Hero 03:53
3. Moto Psycho 03:06
4. 1000 Times Goodbye 06:25
5. Burning Bridges 05:20
6. Promises 04:26
7. Recipe for Hate... Warhorse 05:18
8. Losing My Senses 04:40
9. Dread and the Fugitive Mind 04:24
10. Silent Scorn 01:42
11. Return to Hangar 03:59
12. When 09:13
Bonustrack (Japanese Release)
13. Coming Home
Total playing time 57:44

Chronique @ Lunuy

29 Septembre 2011

Un début de 3e millénaire un peu faiblard, Mister Mustaine…

Suite à l’échec créatif et commercial qu’a été Risk, le rouquin le plus célèbre du Metal se sent obligé de faire machine arrière en retournant aux bons vieux riffs thrash des années 80’... avec un (gros) soupçon de Groove/Heavy quand même, pour rester original. Pour remplacer le grand soliste Marty Friedman, entré en conflit avec le leader de Megadeth pour causes de désaccords musicaux, Dave Mustaine recrute Al Pitrelli, guitariste des groupes Savatage et Trans-Siberian Orchestra (et aussi bassiste à l’occasion). Ceci étant fait, le groupe peut dès lors enregistrer son neuvième full-length, The World Needs a Hero. Et pour en mettre plein la vue, ne voilà t-il pas que Vic Rattlehead fait un retour fracassant sur la pochette avant ?

Bon c’est rassurant, mais il donne quoi ce disque, musicalement ?

D’abord, il a un gros atout : la variété de ses titres. On savait Megadeth capable de tout, et nous voilà avec des titres surprenants tels le dramatique " 1000 Times Goodbye " qui place des backing voices quasi-cinématographiques (une discussion téléphonique tournant mal) ou cette ballade avec violon qu’est " Promises ".

Malheureusement, si aucun titre n’est dépourvu de breaks pas trop téléphonés ou de solides solos, avec des riffs piochés dans Rust in Peace, Countdown to Extinction ou Youthanasia, l’ensemble demeure bien mollasson avec un impact moindre.
Autre point d’irritation : la production est médiocre, les notes graves des guitares électriques et les toms de Jimmy DeGrasso sonnant de manière bien trop sourde. Qu’on ne vienne pas me dire que c’est intentionnel, histoire de mieux entendre le jeu de basse de David Ellefson, sans quoi j’aurais de sérieux doutes sur le bon goût de la bande à Dave Mustaine ; ça passe peut-être bien sur certains titres mais pas sur les autres. Bien dommage de voir les plutôt sympathiques " Disconnect ", " Moto Psycho " et " Recipe for Hate... Warhorse " gâchés par le rendu sonore. Non, vraiment, on a affaire là à un son pas terrible ; même le troisième album du groupe, So Far, So Good... So What ! (le disque original, pas le remasterisé !) savait s’avérer prenant malgré sa production très roots.

De plus, on se retrouve trop souvent à entendre d’inutiles syncopées démonstratives exécutées par la guitare rythmique, des syncopées répétitives en diable et lourdes qui lassent plus qu’autre chose. C’est particulièrement vrai sur " The World Needs a World ", " Dread and the Fugitive Mind " ou " Return the Hangar ", un morceau aux rythmiques saccadées vraiment insipides comparées à celles du titre qu’il est censé poursuivre. Idem pour le dernier morceau " When ", à la progression faiblarde et dotée d’une structure copiée sur celle d’" Am I Evil ? " de Diamond Head ; comme titre en forme d’hommage, on a vu mieux.
Sur la version japonaise, on pourra aussi trouver une ballade très typée Ozzy Osborne qui n’est pas indispensable.

En fin de compte, si les textes et le chant de Mustaine laissent tout à fait entrevoir une certaine émotion et sincérité, si l’unique album de Megadeth auquel a officié Al Pitrelli est un disque éclectique et pas inintéressant, le tout est trop souvent soporifique. 3, 4 titres restant corrects de bout en bout mais qui ne sont pourtant pas fameux, c’est franchement trop peu pour un groupe de cette trempe. Allons, Vic ! Tu es réapparu, mais il faut maintenant re-grandir, comme un bon petit alien !

12/20

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HeadCrush - 30 Septembre 2011: Il est à noter que cet album marque une grosse rupture et a mit le temps à sortir.

Le paradoxe de cet album que j'ai commencé par trouver moyen est que je me suis mis à l'aimer après écoute des calamiteux, de mon point de vue The system has failed et United Abominations.

Je n'ai depuis plus investit dans un disque des Megadeth mais bon, en bon petit fan qui rêve, je ne désespère pas qu'un jour...
HeadCrush - 30 Septembre 2011: Le DVD Rude awakening retrace cette collaboration. Si Pitrelli s'est un jour visé de délirer, il ne le fait pas avec Mustaine, en même temps, faudrait qu'il soit joueur le gars...
SXClate - 04 Octobre 2011: De mon point vue a moi , il reste écoutable sans plus.Perso c'est l'album que j'écoute le moin.
raistlin - 18 Janvier 2012: Aussi celui que j'aime le moins, à l'époque je m'étais arrêté à Countdown..., acquis tous les suivants ces 2 dernières années c'est le seul que je n'ai pas eu envie de réécouter une 2ème fois. Headcrush si tu connais pas écoute Endgame, pour moi le meilleur depuis bien longtemps.
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Chronique @ dark_omens

29 Juillet 2017

il manque ici, le plus souvent, l’essentiel : de la hargne...

Ne revenons pas trop longuement sur Risk sur lequel tous les débats possibles auront été faits ces dernières décennies. Résumons simplement, et sommairement, l’affaire, en disant que ce disque possède des morceaux intéressants mais tellement éloignés, du moins pour certains, de ceux que Megadeth nous avait offerts jusqu’alors, qu’il ne pouvait que décevoir. Disons, en d’autres termes, ce que beaucoup disent, il n’aurait jamais dû sortir estampillé du nom de Megadeth. Pour ma part, pour être tout à fait franc, même si je partage cette avis c’est à posteriori car, à l’époque, j’avais déjà abandonné le navire depuis deux ans après un Cryptic Writtings que je trouvais déjà décevant.

Bien décidé à revenir à une musique plus conventionnelle, à un Thrash Metal aux relents Heavy très prononcés, et débarrassé d’un Marty Friedmann avec lequel il n’arrivait plus à s’entendre musicalement (comme on dit pudiquement dans le milieu) remplacé par Al Pitrelli, Dave Mustaine, et ses comparses, s’enferment aux Henson Recording Studios d’Hollywood, afin de donner un successeur à ce très décrié Risk. Ce nouvel opus sera baptisé The World Needs a Hero et, disons-le d’emblée, sa réussite commerciale sera assez relative. Ce qui aura pour conséquence de rendre furieux le guitariste, chanteur et leader emblématique de Megadeth, le poussant à accuser, entre autres, ce nouveau média, internet, et sa cohorte d’individus prompts à voler, appelons un chat un chat, le travail des artistes en le téléchargeant illégalement sur toutes sortes de plateformes, elles aussi, peu concernées par ce qui est licite ou non. Évidemment, difficile de ne pas accréditer cette thèse. Difficile de lui donner totalement tort. Toutefois, il y a sans doute d’autres raisons à cet échec.

Déjà, pour commencer, chacun est bien libre de penser ce qu’il veut de Countdown to Extinction et de Youthanasia, qui étaient déjà, soit dit en passant, deux disques assez différents de leurs prédécesseurs, faisant encore un pas de plus vers le territoire Heavy Metal, mais Skin O' My Teeth et Reckonning Day, qui démarrait chacun de ces opus, étaient deux titres forts qui marquaient de leur empreinte indélébile nos esprits. Ce que Disconnect n’est absolument pas. Même l’académique Trust qui entamait un Cryptic Writings qui déjà, ne faisait pas l’unanimité, était, en un sens, plus intéressant. Or, la seconde impression que nous laisse un album, suivant presque immédiatement cette première offerte par la pochette (sur laquelle nous reviendrons plus tard), est cruciale.

Une entame poussive donc. Et la suite de cet opus ne viendra pas vraiment bouleverser ce premier ressenti. Un The World Needs a Hero un poil plus convaincant mais assez convenu, un Moto Psycho aux refrains moyens ou un 1000 Times Goodbye sympathique mais sans plus viendront, en effet, difficilement réveiller notre enthousiasme.

Avec la ballade Promises, sur laquelle on retrouvera Suzie Katayama pour ce qui est des arrangements de cordes (violons notamment) et Al Pitrelli à la composition (la seule pour laquelle il est crédité d’ailleurs), on en vient à se demander si on n'a pas à faire à une piste issue de la session de composition de Risk. Même si, soyons honnêtes, elle garde suffisamment de tenue pour ne pas totalement nous consterner.

Bref, on est déçu. Et ce d’autant plus qu’il manque ici, le plus souvent, l’essentiel : de la hargne.

Autrefois, excédé par son éviction de Metallica, qu’il n’oubliera jamais vraiment pour des raisons liées à la manière expéditive dont James Hetfield et les siens l’ont écarté (euphémisme) sans lui donner ne serait-ce qu’une seconde chance, Dave Mustaine avait déclaré : « Une seule chose m'obsédait : je voulais du sang… le leur.». Cette rage, cette tension, ce flux épais et sombre, ont indubitablement donné naissance aux premiers albums délicieusement vindicatifs de Megadeth. Or, il y a dans ce The World Needs a Hero une forme d’apaisement, de renoncement presque, qui, créativement, dessert ce disque. Une sorte de quiétude que, pourtant, la pochette superbement gore de ce disque, où l’on voit à nouveau Vic Rattlehead (absent depuis ce Rust In Peace de 1990) jaillir d’un cadavre sanguinolent n’indique pas et que des chansons tels que Burning Bridges, Recipe For Hate... Warhorse, Dread And The Fugitive Mind, Return To Hangar ou When viennent aussi, fort heureusement, démentir. Mais que c’est peu pour le groupe qui aura composé des missiles tels que Killing Is My Business... And Business Is Good ou Wake Up Dead, pour ne citer que ceux-là.

Objectivement, on ne peut nier que ce disque aura été l’une des nombreuses victimes de ce changement d’époque qui aura vu de nombreuses œuvres disparaître dans les fils de cette toile libertaire où beaucoup aiment à prendre sans donner. Objectivement, on ne peut pas nier non plus qu’artistiquement elle n’était sans doute pas tout à fait la mieux armée pour lutter.

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witchfucker - 29 Juillet 2017: Me concernant, c'est le pire Megadeth qu'il m'ait été donné d'écouter, et je les connais tous. Il n'y a quasiment rien à sauver aux niveaux des riffs et des refrains. Je ne sais pas quelle note tu lui donnes, Darko, mais pour moi ce n'est même pas la moyenne. Pourtant, même les Megadeth les plus décriés trouvent souvent grâce à mes oreilles.
King_Triton - 30 Juillet 2017: Un Megadeth d'une extrême fadeur, bien en dessous de Youthanasia et Crypting Writings. Ici la plupart des titres sont loupés, les refrains tombent à plat, le manque de hargne, d'inspiration et beaucoup de recyclage finiront d'achever l'auditeur. Que penser de cet interminable et pathétique "When" qui ne mène nulle part avec ce passage tellement proche de Am i evil de Diamond Head que ça en devient gênant. Non, il n'y a décidément pas grand chose à sauver sur cet album.

 
Op467 - 30 Juillet 2017: Le titre return to hangar décrit bien l album...il prend la poussière chez moi...
metalmat66 - 11 Août 2017: A part un "Dread and the Fugitive Mind" un poil plus nerveux et évoquant la syncope de "Sweating Bullets", et bien... bof, effectivement.
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Commentaire @ maresvil

20 Septembre 2008
Megadeth est de retour avec une volonté nette : pardon pour l'album précédent mais nous sommes à nouveau Nous !

Grand retour de Vic Rattlehead, comme un alien qui sort de Mustaine (ceci est un Megadeth qui viens des tripes), ainsi que du logo et d'un look plus cuir plus sobre.
Marty Friedman parti, Al pitrelli le remplace honnêtement.
Les titres sont certes classiques, mais bien posés.
On se réjouira de redécouvrir les solos hypnotiques et les lignes de basse continue dont Ellefson a le secret.
Un slow "Promises" équilibré sobre.
On s'arrêtera surtout sur le très efficace "Dread and the Fugitive Mind" : percussif, endiablé

Quelques surprises :
ambiante > "Burning Bridges" ;
mexicaine (!?) > "Silent Scorn" ;
final habituel (am I evil ?) > "When", ne déroutent curieusement pas l'album.

A retenir particulièrement pour les fans : Return to Hangar, suite plus que réussie du cultissime "Hangar 18" qui en reprends la trame.
L'enchaînement des titres est savamment calculé.
En définitive un album réussi varié à l'envie, et très homogène: Du grand, du bon, du pur Megadeth !
C'est un album soigné qui se pose et prend son temps (plus dans la veine de Countdown que de Peace sells).

Sorti aussi en package cartonné avec poster, il fait oublier le précédent et sera suivi d'une vidéo live. Malheureusement (ou heureusement), la blessure de Mustaine et les conséquences pour le band n'apporteront pas cette harmonieuse formation à maturité et marque là l'ultime Ellefson-Mustaine !

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maresvil - 16 Août 2011: Histoire de goût, Pour Megadeth j'adores "Killing" "Peace" "Rust", mais j'adores également cet album et tous ceux qui suivent jusqu'à présent!
Lamikawet - 16 Août 2011: Personnellement, je trouve les derniers albums corrects mais ça commence à tourner un peu en rond.
Enfer - 09 Fevrier 2013: Je n'ai jamais pu accrocher véritablement cet album... A part Dread And The Fugitive Mind, ou Kill The King (assez moyen présent sur la compilation) ne relévent pas vraiment l'intérêt du retour "en force" de la bande de Mustaine.... Les chemins de la bonne voie (voix ?) s'ouvrent mais c'est pas encore trop ça....
hetone - 11 Décembre 2015: Pour moi le 2ème meilleur album de Megadeth après Countdown.

Les riffs sont un exellent compromis entre "rust in peace" et "countdown".

Des passages de ouf avec des enchainements de solo terribles....

Cet album a en plus très bien vieilli et cela vient surement du fait que le mixage est parfait. Je le met même facilement dans mon top 5 des albums metals les mieux mixés.

Le son de la batterie est top top top. Mention spéciale à la grosse caisse et à la caisse claire. La gratte et basse aussi super bien équilibré et la voix aussi enfin bon là ça reste du Mustaine ;-)
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