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Liste des groupes Heavy Thrash Megadeth Th1rt3en
CD, date de parution : 01 Novembre 2011 - Roadrunner Records
Produit par : Johnny K
Style: Heavy Thrash

NOTE SOM : 13/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Sudden Death 05:07
2. Public Enemy No. 1 04:15
3. Whose Life (Is It Anyways?) 03:49
4. We the People 04:33
5. Guns, Drugs and Money 04:19
6. Never Dead 04:32
7. New World Order 03:56
8. Fast Lane 04:04
9. Black Swan 04:10
10. Wrecker 03:51
11. Millennium of the Blind 04:15
12. Deadly Nightshade 04:53
13. 13 05:49
Bonustrack (Japanese Release)
14. Public Enemy No. 1 (Live) 04:10
Total playing time 57:33

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128 avis 4 16/20
Chronique
13 / 20
    megalex1986, Samedi 05 Novembre 2011 parlez-en à vos amis  
Testament d'une légende ?

Après le dévastateur Endgame ayant mit tous les rivaux de Megadeth au tapis il y a 2 ans, après les tournées qui ont suivis afin de promouvoir l’album (en compagnie de Slayer lors du Canadian et European Carnage Tour) et d’en fêter un autre (tournée des 20 ans de Rust in Peace), sans parler des concerts du Big Four, Mustaine nous revient afin de publier le testament d’un groupe ayant révolutionné le Thrash Metal en 28 ans. Enfin, ce testament reste à voir, cela ne reste qu’une rumeur, même si la pochette se veut assez significative…

Mais la grande surprise vient effectivement du Line-up, Dave Ellefson est revenu ! Le co-fondateur de Megadeth, en froid avec Mustaine du fait que celui-ci ne lui aurait pas donné tous les royalties qui lui venait de droit. S’en suivit un procès et un arrangement à l’amiable… C’est effectivement avec un grand étonnement que l’on apprend la chose. Autre bonne nouvelle, le reste du line-up n‘a pas changé, Chris Broderick est donc toujours à son poste pour nous livrer de véritables envolées que peu de personnes arrivent à réaliser avec l’aisance qui le caractérise. Et dernière chose, Mustaine s’est fait opérer d’une sténose spinale (dut à ses séances de headbanguing de hautes voltiges), le rongeant depuis quelques années.

Th1rt3en, quel nom imaginatif pour un treizième album ! Le chiffre 13, nombre maudit pour les uns, porte-bonheur pour les autres, référence faites au vendredi 13 (pas le film) où les Templiers furent arrêtés en France par Philippe le Bel et par le pape Clément V. Surtout célèbre pour la prétendue malédiction lancé par Geoffroy de Charnay et Jacques de Molay lors de leur mise à mort sur le bucher, ce dernier maudit le roi et le pape, et un an plus tard, le chef du clergé et le roi de France moururent… Sans compter la crucifixion du Christ qui se fit un vendredi 13, juste après la scène du repas où ceux-ci étaient en tout ; 13... Bon trêve d’histoire, la véritable raison évoquée par Mustaine est bien celle-ci : « J'ai commencé à jouer de la guitare à 13 ans et c'est notre 13e album et je suis né le 13. Aussitôt que j'ai dit que j'allais l'appeler 13, j'ai commencé à remarquer le 13 partout. Ils n'ont jamais eu l'habitude d'avoir un 13e étage dans les hôtels mais maintenant ils l'ont de nouveau. »


Bon passons à cette pochette réalisé par John Lorenzi (qui avait déjà réalisé celle de United Abomination et Endgame) où l’on a enfin droit à Vic… de dos, entouré de 13 cierges allumées, marchant sans doute vers sa tombe. Et c’est justement à cela que l’on a droit lorsque l’on ouvre le livret, un Vic dans son cercueil où se tiennent à ses cotés tous les membres de Megadeth vêtus de costumes noirs synonyme de deuil ; l’enterrement de Megadeth à la tombe no. 13…

Bref tout est centralisé sur le 13, treize cierges autour de Vic, le titre de l’album, la place de l’opus dans la discographie, le nombre de titres,… Tiens en parlant de ça, Mustaine est devenu un adepte du recyclage, et oui le rouquin est devenu écolo. Si vous avez en votre possession l’album Youthanasia remixé réalisé en 2002, vous devriez connaître, par exemple, Millenium Of The Blind et New World Order apparaissant dans celui-ci en tant que démo. Sans compter Sudden Death écrit pour Guitar Hero : Youthanasia of Rock et Never Dead pour le jeu du même nom, ainsi que Black Swan sortit dans la version limité de United Abomination uniquement réservée aux membres des fan-clubs.

Donc, cet album peut être considéré comme un « best of » de toute l’épopée du groupe, certains riffs ont même été piochés dans des vieux cartons datant de 20 ans,… Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps, cet album n‘équivaut pas Endgame, ce qui ne veut pas forcément dire qu‘il est mauvais pour autant…

Car rien que l’écoute du premier titre nous rassure quand aux attentions du groupe, un titre rapide, déchainé, frénétique, empilant des solos incroyables à une vitesse folle : Sudden Death. Le titre particulièrement évocateur envoi la sauce dès le début et le fait bien, Broderick et Mustaine s’éclatent comme des fous avec leur instrument, sans compter cette voix n’ayant pas changé d’un poil depuis Endgame. Mais pour ceux ayant acheté la chanson dès sa sortie remarqueront quelque chose de flagrant : le son.

Et oui, Megadeth s’est séparé d’Andy Sneap pour engager à la place ; Johnny K (Machine Head, Disturbed). Résultat : Un son davantage moderne mais perdant malheureusement un peu de tranchant au niveau des guitares et un chant encore plus mit en avant. Comme par exemple sur Sudden Death où le solo à 2min38 est bien trot mis en retrait.

Alors oui, l’album commence bien, mais tout de suite le premier single « officiel » se fait entendre ; Public Enemy No.1. Et nous avons donc là un morceau croisé entre le Heavy Metal que nous offrait Mustaine dans les 90’s et la production moderne à l’image de Endgame où Broderick se livre encore une fois à de superbes envolées suivies de Mustaine.

En tous cas, niveau des prouesses techniques, Megadeth est au top (pour ne pas changer). Les 2 gratteux ne s’ennuient jamais, Ellefson et Shawn toujours à leur poste sans aucune erreur tandis que Mustaine pose à merveille sa voix avec son chant si caractéristique. Les solos sont encore une fois splendides parvenant même a rendre à des chansons « passables » un certain intérêt.

L’album est donc fortement tourné Heavy Metal, au malheur des headbangueurs s’étant anéantit les cervicales sur Endgame. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de Thrash, le seul défaut où va malheureusement tomber cet opus, c’est de proposer quelques morceaux franchement passables (la plupart du temps sauvés pas les solos en fin de compte), ce dont le précédent était dépourvu.

Car Never Dead est le parfait exemple d’un titre Thrash réussit tout en voguant vers le heavy lors du refrain. Commençant par une certaine mélancolie malsaine, suivit de cette guitare cassant le rythme et aidé par quelques légers bruits indus, pour ensuite partir en trombe supportée par la batterie. Le morceau se terminera par un léger break où vient se greffer un déluge de notes venant des talentueux guitaristes. Même chose pour Fast Lane commençant en fureur pour ensuite se calmer, mais possédant un break final (2min53) incroyable faisant penser à Wake Up Dead de l’album Peace Sells… But Who’s Buying avec les solos allant avec.

Et donc en contrepartie, l’album se voit constitué de quelques titres n’ayant aucune utilité pour un opus pouvant s’en passer dut à sa durée d’un peu moins d’une heure, tranchant radicalement avec les 44 minutes de Endgame. Comme par exemple Whose Life (Is It Anyways), Guns, Drugs and Money et New World Order, qui semblent n’avoir de but qu’à être rajoutés afin de comptabiliser 13 titres.

Et sinon, la surprise vient aussi des crédits des compositions, car si Mustaine a mis sa patte partout comme à son habitude, on assiste aussi avec étonnement que le producteur a aussi été de la partie, alors qu’aucun autre membre du groupe n’a été crédité à part Ellefson (tiens ça faisait longtemps). Et sans compter l’apparition de Nick Menza et de Marty Friedman sur Millenium of the Blind et New World Order qui, n’oublions pas, n’avaient été qu’à moitié composé lors de Youthanasia, l’époque lors de laquelle Mustaine devint un petit peu plus sociable…

Enfin, n’oublions pas le superbe Millenium of the Blind déjà cité plus haut du fait d’avoir Marty Friedman crédité dessus. Morceau commençant telle une ballade où se posent de superbes solos, la suite rompant la douceur de l’intro par ce refrain sombre rappelant les belles heures des premiers albums. Et l’on termine par 13, morceau conceptuel de l’épopée Megadeth selon Ellefson, où paradoxalement, possédant ses parties calmes et acoustiques contrebalancées par un Mustaine furieux sur le milieu, pour ensuite poser ce superbe refrain.

Finalement, c’est un bon album lorgnant énormément vers le Heavy Metal des 90’s mais manquant quand même d’un peu de mordant et de rapidité. La disparition de titres Thrash Metal à l’image de ceux présent dans l’opus précédent (Headcrusher, This Day We Fight !) rend l’album un peu plus mou, risquant de décevoir pas mal de monde pensant retrouver un Megadeth plus frénétique. Mais la question demeure : dernier ou pas ? Certains indices convergent en ce sens ; la pochette, les déclarations de Mustaine,… En tous cas, Th1rt3en est un bon album, n’égalant pas la bombe Endgame bien sur, mais possédant des compositions solides, un niveau toujours au top et un très bon line-up enfin stable. Dave Ellefson a émit l’hypothèse d’un 14ième album, seul l’avenir nous le dirait, mais en tous cas le groupe a toutes les cartes en main pour poursuivre sur sa lancée…




156 Commentaires

Chronique
13 / 20
    Eternalis, Vendredi 02 Décembre 2011 parlez-en à vos amis  
13e album. 13 morceaux. 13/20.

13 à tous les étages.
13 en tout et pour tout.
13e album. 13 morceaux. 13/20.
Déception ? On ne peut plus…

Le culte voué à Megadeth depuis plus de deux décennies et demi provient notamment d’un sens de l’éthique et d’une gestion de groupe menée d’une main de fer par le rouquin Mustaine, qui depuis "Killing is my Business…Business is Good", n’a pas laissé énormément de latitude aux très nombreux intervenants l’ayant accompagné.
Si l’on peut dire que David Effelson et surtout Marty Friedman furent à la base d’un son unique, la quasi intégralité du répertoire de Megadeth, de ses textes, ses pochettes, ses coups de gueules et ses scandales proviennent du maitre à penser Dave Mustaine.

Après des déviances suite à un excellent mais souvent sous-estimé "Youthanasia", le groupe américain s’est perdu pendant de longues années jusqu’à un "The System Has Failed" tranchant en diable, très sombre et osé en 2004. Cinq ans plus tard arrivait la révélation, le parachèvement d’un retour au premier plan avec un disque dantesque qui renouait enfin avec les premiers amours du groupe, et surtout son talent, sa fougue, sa technique, sa folie et son agressivité. "Endgame", au patronyme que l’on craignait prémonitoire, fut l’un des albums marquants de cette année, et restera comme l’une des pierres angulaires de Megadeth derrière les disques ayant fondé son style.

C’est effectivement avec une relative impatience que nous attendions son successeur, dénommé symboliquement Th1rt3en, mais sortant aujourd’hui dans une certaine et incompréhensible indifférence auprès des fans. Venons-en au fait…que vaut ce 13e opus ?

C’est tout d’abord l’album du retour d’Effelson dans les rangs après le scandale de la maladie du poignet de Mustaine, accusée d’être simulé par le bassiste en 2003, qui avait valu une haine et une rancœur tenace de la part du guitariste chanteur dans les médias. C’est également le second de suite pour Chris Broderick (ce qui, mine de rien, devient rare) qui avait émerveillé les fans de son touché si subtil (ex-Nevermore et cela se sentait) et surtout un album qui était présenté, il y a encore peu, comme étant probablement le dernier de la carrière studio du groupe (même si, une opération plus tard, il n’en est plus forcément question).
En tout cas, ce Vic nous tournant le dos et ces bougies funestes nous accueillant dans son antre dévoilent une ambiance funeste qui semble évoquée une fin inéluctable, tôt ou tard.
Second point ; on peut avoir une passagère peur d’un énorme manque d’inspiration quand on observe que l’on trouve dans l’album un morceau connu depuis des mois pour Guitar Hero ("Sudden Death"), un autre pour un autre jeu ("Never Dead"), une demo de "Youthanasia" rejouée ("New World Order") et une autre de United Abominations (Black Swan, album déjà inégal donc si on nous en sort les Face B). Quatre titres sur treize sont donc déjà du recyclage (même si "Never Dead" n’était pas encore connue)…malgré le fait que l’on nous ressorte toujours le même refrain de la prétendue qualité d’un morceau qui n’avait pas eu sa chance à l’époque. Si l’on veut…

"Sudden Death" ouvre le bal dans un déluge de soli, assez proche de l’intro de l’album précédent, mais l’on remarque instantanément que le groupe a également changé de producteur. Oublié le son tranchant et en béton d’Andy Sneap, bienvenue à la production punky, chaude mais bien trop fade de Johnny K (Disturbed) qui offre un son qui manque quand même globalement de « couilles ».
Néanmoins, ce premier morceau bien connu des fans délivre déjà un excellent refrain mélodique, une agression certaine et des riffs à couper au hachoir qui font déjà un malheur en live. Les interventions solistes et très rapides de Chris sont un véritable bonheur pendant que Mustaine martèle sa rythmique très agressive et que Shawn Drover continu de proposer des plans très fouillés techniquement. Ne manque qu’à l’appel un David Effelson complètement ignoré du mix…on savait que Megadeth n’était pas un groupe de basse mais tout de même…
Le tube en puissance "Public Enemy N°1" déboule ensuite dans une ambiance assez typique de "Countdown to Extinction" / "Youthanasia". Des riffs accessibles et thrashy, un refrain à reprendre en chœur mais surtout beaucoup de mélodies à chantonnant, s’éloignant du thrash sans concessions de "Rust in Peace", "Peace Sells" ou…"Endgame". On croirait retrouver la scission qu’il y avait entre "Rust in Peace" et son successeur, et le relatif manque d’ambition qui l’accompagnant, voguant dans des horizons bien plus commerciaux et moins brutaux. Néanmoins, ce premier single reste une tuerie qui fera un malheur en live, particulièrement la partie solo et le refrain que l’on connait déjà par cœur après deux écoutes, où Mustaine prouve qu’il chante aujourd’hui de mieux en mieux.

Jusque-là, tout va bien.
Mais la suite va un peu plus se gâté…
Non pas que ce soit mauvais, mais "Th1rt3en" nous propose des plans bien trop communs et des morceaux résolument banaux. "Guns, Drugs, & Money" ne surprend jamais malgré un refrain sympathique et se veut bien à l’image d’un disque principalement mid tempo et ennuyeux sur la longueur. Pour un "Fast Lane" plus rapide et rageur (malgré des riffs assez passe-partout), on se coltine un "New World Order" finalement désuet (tiens tiens) et téléphoné ou un "We the People" intéressant et très harmonique mais manquant singulièrement de hargne et de patate en comparaison de ce que nous étions en droit d’attendre de Megadeth aujourd’hui. Même le phrase de Mustaine semble moins venimeux, moins assassin…
On appréciera un "Black Swan" aux leads mélodiques très techniques et évoquant assez logiquement le son de "United Abominations" ("Gears of War" pour ne citer que lui, ou "Washington is Next") mais qui retombe assez rapidement dans une certaine facilité rythmique, notamment entre les longs soli de Brodérick, comme si le groupe comblait le vide par une assisse technique. L’ensemble manque donc grandement de consistance, même si on reste dans un album bien supérieur à "Risk" ou "The World Need a Hero". Disons qu’après le coup de maitre "Endgame" que plus personne n’attendait, la déception est de mise…

Le morceau éponyme clôture cet album de façon plus mélancolique, légèrement progressive, rehaussé par une ambiance d’irrémédiable et de fatalité, très réussie et prenante. Dave montre une fois de plus qu’il peut chanter avec ses tripes et son cœur et c’est déjà beaucoup…mais insuffisant sur la durée du disque.
Néanmoins, ma conclusion tiendra dans mon introduction, aussi simple et facile (mais tellement tentante) soit-elle.
« 13e album. 13 morceaux. 13/20. »




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