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Heavy Thrash Megadeth So Far, so Good... so What !
11 Novembre 1988 - Capitol Records
Megadeth : So Far, so Good... so What !, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
Re-Issue in 2004 by Capitol Records with 4 bonustracks.

1. Into the Lungs of Hell
2. Set the World Afire
3. Anarchy in the U.K. (Sex Pistols Cover)
4. Mary Jane
5. 502
6. In My Darkest Hour
7. Liar
8. Hook in Mouth

Bonustracks (2004 Re-Issue)
9. Into the Lungs of Hell (Paul Lani Mix)
10. Set the world Afire (Paul Lani Mix)
11. Mary Jane (Paul Lani Mix)
12. In My Darkest Hour (Paul Lani Mix)

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NEUF
Chronique
16 / 20
    Eternalis, le Mardi 14 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Transparent !
Oui, ce troisième album de Megadeth fut, et resta dans la carrière si prolifique du groupe de Dave Mustaine un album oublié, perdu dans le temps, coincé entre deux monstres indomptables et intouchables que sont "Peace Sells…But Who’s Buying" et "Rust in Peace".
Frappé et abattu par la drogue et l’alcool, Mustaine était à cette époque très loin d’être dans son état d’esprit premier, le départ de Chris Poland n’ayant sans doute rien arrangé.
C’est sans doute pour ces raisons que "So Far, So Good…So What !" ne ressemble à aucun autre album, ou peut-être uniquement de "Killing Is My Business...And Business Is Good". Car ce troisième opus pue la mort, le soufre, la rage, la guerre et la mort. Il semble être le déchaînement des victimes de chambres capitonnées, le résultat des hurlements de souffrance de ces hommes maudits.

Les solos déchirants et effrayants de noirceur de l’introduction instrumentale que représente "Into the Lungs of Hell" lacèrent votre esprit, et se font l’écho de la douleur de la guerre, concept de cet album.
Si la technique n’est pas en reste, elle effacera la virtuosité du précédent opus au profit d’une production plus rêche et parfois clinique, d’une froideur extrême. Les guitares ne sont que le reflet de cette lame qui vous coupe la gorge, qui tranche cette chair putride et humaine, les riffs se font sifflants, malsains et torturés à l’extrême. Ils remplissent l’espace sonore au profit d’une basse annihilée dans un mix quasi-absent, ils abreuvent notre esprit de cauchemar, délaissant loin derrière le simple thrash ayant fait leur renommée, et lançant comme un ultime affront à un Metallica s’enfonçant dans des sphères déjà plus progressives.
Ce déchainement de haine trouve son aboutissement dans le premier véritable titre, terrorisant "Set the World Afire", œuvre suprême de violence psychologique où la terreur se fait planante et atmosphérique. A travers des riffs supersoniques et ébouriffants de technique (à noter la participation sans faille de Jeff Young, guitariste pour cet unique album), le chant de Mustaine ne fait que vomir une rage envers une humanité réduite à s’autodétruire lamentablement, les effets de distorsion parsemant sa voix renvoyant aux démons intérieurs et schizophréniques. Sa performance est stupéfiante, la drogue aidant peut-être, rarement ses solis n’auront véhiculés tant de furie et de malaise, délaissant la mélodie afin de se consacrer (volontairement ?) sur une atmosphère quasi-inhumaine.

Mais si tout l’album pouvait se vanter d’être de la sorte, "So Far, So Good…So What !" ne serait pas l’opus fantôme qu’il est. Car si effroyable soit cette entrée en matière, aussi anachronique apparaîtra la suite, à l’image de cet "Anarchy in the U.K" n’ayant absolument rien à faire sur un tel disque.
Si Mötley Crüe s'est donné la joie de reprendre de manière furieuse ce classique des Sex Pistols, Megadeth paraît ici bien palot, vierge de toute sensation et inutile (entendre un refrain sur un tel album est déjà en soi incompréhensible !).

Manifestement sous l’emprise d’une inspiration hors de contrôle, cet opus donne l’impression de partir dans tous les sens, sans cohérence, ce manque de cohérence qui en fera également une perle si intéressante, comme encore plus synonyme de cette folie que voulait reproduire Mustaine.
Ainsi, la semi-ballade "Mary Jane" dévoilera une qualité d’interprétation énorme, où les chorus de guitare malsains et sous-mixées côtoient un chant presque propre, où Dave évoque un amour qu’il ne verra plus jamais, trop occupé à recevoir une bombe en travers des boyaux. Des boyaux qui se tordent face au texte poignant relatant les derniers instants d’une vie bafouée par la guerre (sous une pluie de soli rageurs et tranchants) et devant un Dave hurlant une rage et une injustice envers cette mort qu’il n’a pas demandée.

Trente-cinq minutes ! En trente-cinq petites minutes, Megadeth offre un disque aussi marquant qu’absent de la mémoire collective, comme effacé car trop «vrai».
Un Mustaine à nu, cru comme jamais sur "502" délivrant des interventions guitaristiques robotiques et noyés sous une couche d’effets parfois peu reluisante.
Et en paradoxe au final plus que moyen que représente "Hook in Mounth", le magistral et planant "In My Darkest Hour" (en hommage à Cliff Burton), délivrant une âme malsaine se déployant au-dessus de nous pour mieux nous pénétrer en plein cœur terminera de faire de cet album bien plus qu’un raté.
Au travers d’harmonies terrifiantes et sur un riff posé et aliénant, le chant, presque narratif de Dave, se pose en chantre, litanie d’une vie stoppée bien trop tôt par une faucheuse omniprésente. Très angoissante, la chanson monte en intensité au fur et à mesure que de nouvelles pistes de guitare se place dessus, comme des lueurs démoniaques avant le déchaînement de colère soliste.

Unique ? Non. Indispensable ? Oui, clairement. "So Far, So Good…So What !" est un album qu’il se faut de posséder afin d’appréhender la carrière du génie roux, de comprendre l’avant et l’après, également pour prendre conscience de l’impact des drogues sur un processus d’enregistrement et de composition ("Rust in Peace" ayant été réalisé alors que Mustaine sortait de cure de désintoxication et que Marty Friedman, fraîchement arrivé, était encore complètement clean).
Une œuvre atypique dans une carrière ayant presque tout connu à travers les années, cet album reste une porte vers un monde apocalyptique, sans autre outil qu’une guitare et qu’une âme manifestement écorchée par la vie, un monde apocalyptique dans lequel nous vivons depuis notre naissance…

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5 commentaires
Mini-Chronique
16 / 20
    cunteater, le Samedi 14 Fevrier 2009 parlez-en à vos amis  
"So Far, So Good... So What!" est un album de transition, exit Chris Poland, Dave Mustaine recrute un jeune diplômé du GIT de Los Angeles, nommé Jeff Young.

L'instrumental "Into The Lungs Of Hell" ouvre l'album. Les solos ressemblent à des exécutions robotiques. Vient ensuite "Set the World on Fire", très brouillon, sans intérêt aucun, puis "Anarchy In The U.K. (cover des Sex Pistols), qui déborde d'énergie malgré le noyage de reverbe de la production. "Mary Jane" et son riff magistrale d'intro et son mid tempo très angoissant viennent ensuite. Les titres "502" et "Liar" sont des bouches trous... Vient ensuite le superbe "In My Darkest Hour", en hommage a Cliff Burton de Metallica, et sa superbe accélération. Je déteste ce Jeff Young et ses solis de robots a 200 km/h : rien à voir avec le grand Marty Friedman. L'album se termine avec "Hook In Mouth", superbe chanson en partie ruinée par Jeff Young et ses interventions mal placées et sans aucun relief.

Je le répète, cet album est noyé sous la reverbe et donne un son brouillon et robotique. De plus, Mustaine chante comme un chat egorgé.

L'album laisse une impression malsaine. Tout le groupe carbure aux stupéfiants à cette époque. On ne retrouve aucune véritable structure dans les morceaux. Le groupe avance dans le brouillard avant la résurrection sur "Rust in Peace".

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