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Liste des groupes Heavy Thrash Megadeth Rust in Peace
CD paru le 21 Septembre 1990 - Capitol Records
Megadeth : Rust in Peace, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
Re-Issue in 2004 by Capitol Records with 4 bonustracks.

1. Holy Wars... the Punishment Due
2. Hangar 18
3. Take No Prisoners
4. Five Magics
5. Poison Was the Cure
6. Lucretia
7. Tornado of Souls
8. Dawn Patrol
9. Rust in Peace... Polaris

Bonustracks (2004 Re-Issue)
10. My Creation
11. Holy Wars... the Punishment Due (Demo Version)
12. Rust in Peace... Polaris (Demo Version)
13. Take No Prisoners (Demo Version)

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NEUF
Chronique
18 / 20
    BEERGRINDER, le Vendredi 04 Avril 2008 parlez-en à vos amis  
Brother will kill brother, c’est ainsi que commence Rust in Peace et il est vrai que certains, autrefois frères d’armes deviennent frères ennemis, c’est le cas pour Dave Mustaine, banni par les four horsemen et éternel mouton noir aux yeux du grand public.
On imagine sans peine que ce doit être très dur à digérer, surtout en les voyant devenir le meilleur groupe de metal de la planète. Cependant notre Dave a mis sur pieds Megadeth et les affaires ne se passent pas si mal pour lui, Peace Sells et So Far, So Good, So What ont bien marché et Megadeth s’est fait une place dans le petit monde du thrash metal.

Mais pour le moment le groupe à la mascotte « tête de mort » Vic Rattlehead a du mal à soutenir la comparaison avec Metallica qui a sorti coup sur coup deux énormes bombes avec Master of puppets et And justice for all. Il est temps de frapper un grand coup.

Jusqu’ici Dave Mustaine était le seul maître à bord en ce qui concerne les guitares et ce Rust in Peace (1990) ne fait pas exception à la règle, une fois encore il est crédité sur tous les morceaux de l’album. Mais l’arrivée du talentueux Marty Friedman pour l’épauler a l’air d’avoir changé pas mal de choses musicalement : les soli et les mélodies ont pris ici une ampleur sans précédent par rapport à So Far, So Good, So What. On notera aussi que les débuts de Nick Menza derrière les peaux coïncident avec un jeu de batterie clair et puissant auquel Megadeth ne nous avait pas habitué pour le moment.

Après un peu d’histoire et de nostalgie penchons nous maintenant sur le contenu mythique de ce qui restera certainement l’apogée de la carrière de Megadeth.
Holy wars… The Punishment Due ouvre le bal et reste à ce jour le classique par excellence, quelle énergie dès le riff d’ouverture de ce fabuleux titre dénonçant assez violemment le fanatisme religieux de façon beaucoup plus subtile et efficace que ne le font les groupes de black metal. On constatera avec plaisir sur le refrain que le sieur Mustaine a considérablement travaillé sa voix qui est désormais assurée et soutient fort bien les riffs endiablés de l’album.

Hangar 18 est un titre composé de façon à s’éclater à la guitare et également un hit grâce à ces riffs mélodiques qui reviennent sans cesse et s’impriment dans la tête comme de l’encre indélébile. Les soli sont innombrables ici et tous les registres y passent : mélodie, virtuosité, vitesse, et le plus souvent les trois à la fois.
Comme Rust in Peace est fort bien équilibré Take No Prisoners, sans doute le morceau le plus violent de l’album est placé à la suite du mélodique Hangar 18 (malgré sa fin trépidante).

Et que dire de Five Magics, de son intro de basse hypnotisante, de ses guitares qui semblent pleurer et aspirer l’auditeur dans un monde occulte. Qui n’a jamais fait une virée en bagnole entre metalleux et repris tous en chœur le refrain, « I master, Five Magics…. » en bougeant tous la tête comme dans Wayne’s world ? Certainement le titre le plus sombre qu’ai composé Megadeth.

Poison was the cure est sûrement le seul morceau à ne pas être resté dans les annales et pourtant ce titre rapide et entraînant est loin d’être mauvais : quel niveau cet album !!! Lucretia apporte une touche un peu plus rock’n’roll à ce disque et est judicieusement placé avant le terrible Tornado of souls lui aussi parsemé de soli de virtuoses et de rythmiques en béton armé, le tout toujours soutenu par une section basse / batterie efficace et parfaitement équilibrée par rapport aux guitares, ainsi que le chant particulier de Dave et les chœurs très présents.

Un petit intermède plutôt « dark » et pessimiste avec Dawn Patrol et nous voilà parti pour la dernière ligne droite : la chanson titre Rust in Peace… Polaris. Encore un titre éternel dans la mémoire des thrasheurs, son intro de batterie reconnaissable entre mille, son refrain inoubliable qui revient 4 fois,« Launch the polaris, the end doesn’t scare us, when will this cease, warheads will all Rust in Peace ! », sa fin hystérique, …etc, etc. I-nou-bli-able vous dis-je !

Dave Mustaine tient sa revanche, et même s’il ne connaîtra jamais le succès commercial de Metallica (pas faute d’essayer sur Risk notamment), il aura gagné le respect du monde du metal avec ce Rust in Peace.

Et voilà, c’est déjà fini et pour tout vous dire je suis presque triste d’arriver à la fin de la chronique de cette album culte. Culte, cette galette l’est d’ailleurs dans ses moindres détails : tous les metalleux dignes de ce nom ont en effet gravé dans le crâne cette fabuleuse pochette où Vic Rattlehead est penché sur un extra-terrestre sous les yeux de Georges Bush et Michael Gorbatcheff notamment.

C’était une époque reculée ou le thrash était encore le roi du monde (plus pour longtemps). Depuis le death et le black sont passés par là bouleversant les données, mais je ne saurai trop vous conseiller de vous repasser cette galette de temps en temps, les images qui en découlent sont innombrables. Pour les plus jeunes si cette rédaction ne vous a pas donné envie alors je ne peux plus rien pour vous et vous conseille vivement d’arrêter le metal…

Eradication of Earth’s
Population loves Polaris

BG


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42 commentaires
Chronique
18 / 20
    Toorop, le Lundi 30 Juin 2008 parlez-en à vos amis  
Rust in Peace est le quatrième album de Megadeth et il est considéré aujourd'hui comme étant le meilleur album du groupe mais aussi un des plus grands albums de thrash metal. Il est sorti en 1990, soit deux ans après So Far, So Good... So What!

2 nouveaux membres font leur apparition au sein de la formation. Il s'agit du guitar hero Marty Friedman (qui restera jusqu'à 1999) et de l'excellent batteur Nick Menza (qui restera jusqu'à 1998). Avec le succès de cet album, le groupe gagne en stabilité, ce qui lui permet de se consolider et de garder la même formation pendant près de 10 ans. Par où commencer maintenant ?? En voilà une bonne question !
Par la production, qui est parfaite sans être trop propre. Le groupe a vraiment amélioré la qualité de leur son. (et je possède la version normale de l'album, pas la version remasterisée).
La voix de Dave Mustaine est toujours aussi excellente, on la reconnait entre mille avec son côté nasillard et hargneux. Il semble d'ailleurs avoir travaillé pour avoir une voix plus posée. Les chœurs de David et Nick accompagnent bien la voix de Dave.
Musicalement, le groupe nous offre un album incroyable : les titres sont à la fois rapides, techniques, complexes, et l'album est parsemé de solos plus hallucinants les uns que les autres.
Les textes sont très réussis et parlent des guerres au nom de la religion (Holy Wars…The Punishment Due), des secrets militaires (Hangar 18, Rust in Peace...Polaris) et de la guerre en général (Take no prisonners), sans jamais tomber dans la niaiserie. On doit le concept de la pochette à Dave Mustaine bien entendu et sa réalisation à Edward J Repka, et franchement, elle est très réussie.

ps : « Hangar 18 » est le nom d'un bâtiment de la base américaine de Wright Patterson, où serait conservée une épave d'ovni...cette chanson se trouve sur Guitar Hero 2.

ps2 : « Polaris » est le nom d'un missile balistique lancé à partir de sous-marins, développé par les États-Unis en 1957.

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Mini-Chronique
19 / 20
    cahan, le Vendredi 19 Decembre 2008 parlez-en à vos amis  
Tout d'abord la pochette de l'album est superbe. Megadeth semble être au sommet de son art et même si beaucoup de gens critiquaient, à l'époque, le chant de Mustaine il fait un réel effort sur ce disque. Holy wars est le titre phare de cet album et tout musicien se doit de la jouer au moins une fois dans sa vie, quelle prouesse !!!!

Hangar 18 et Tornado of Soul sont sur la même longueur d'onde, les solos de Mustaine et friedman sont rapides à souhait. Pour ma part, j'adore également Lucretia et Rust in Peace.

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Mini-Chronique
18 / 20
    cunteater, le Samedi 14 Fevrier 2009 parlez-en à vos amis  
Travail délicat pour sir Mustaine que de remettre le nez dans ce qui fut considéré à sa sortie comme un joyau du thrash : "Rust in Peace". Mais, pour le coup, cet album nécessitait un réel dépoussiérage, le mastering et le mixage ne rendant pas totalement hommage aux excellentes prestations des 4 musiciens sur les 8 chansons le composant.

À l'écoute des premiers riffs de "Holy Wars", on réalise à quel point ce disque en avait besoin : le son est désormais plus net, également plus gras, plus puissant. Les guitares et la batterie sont plus mises en avant. "Dawn Patrol" et "Rust in Peace... Polaris" sont les titres qui en témoignent le plus. De manière générale, le disque n'a fait que gagner en puissance.

Deux petits bémols : Mustaine ne parvenant plus à mettre sur la main sur les bandes originales des vocaux de "Take No Prisonners" et "Five Magics", il les a purement et simplement ré-enregistrés. Et force est de constater (Mais quoi de plus normal ?) que Dave n'a plus la hargne vocale d'autrefois. Certaines paroles ont également été modifiées, mais seul le vrai fan le remarquera...

Des bonus trés intéressants figurent à la fin du disque : Des versions démo de "Take No Prisonners" (aussi bonne, sinon meilleure que la version originale, plus agressive en tout cas), "Holy Wars" (plus rapide que l'original !!!) et "Rust in Peace...Polaris". Sur ces 3 démos, c'est Chris Poland, grateux soliste originel de Megadeth, qui est à la guitare. On a donc des solos sympas, mais qui ne valent pas ceux des versions finales, joués par Marty Friedman.

En conclusion : que vous ayez l'original ou non, ce remix mérite toute votre attention, tant "Rust in Peace" a gagné en puissance et en clarté.

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