Risk

Paroles
Type Album
Date de parution 30 Août 1999
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album507

Tracklist

Re-Issue in 2004 by Capitol Records with 3 bonustracks.
DISC 1
1. Insomnia 04:15
2. Prince of Darkness 06:26
3. Enter the Arena 00:43
4. Crush 'Em 04:53
5. Breadline 04:32
6. The Doctor Is Calling 05:43
7. I'll Be There 05:12
8. Wanderlust 05:47
9. Ecstasy 04:30
10. Seven 04:46
11. Time: the Beginning 03:10
12. Time: the End 02:30
Bonustrack (Japanese Release)
13. Duke Nukem Theme
Bonustracks (2004 Re-Issue)
13. Insomnia (Jeff Balding Mix) 04:17
14. Breadline (Jack Joseph Puig Mix) 04:27
15. Crush 'Em (Jock Mix) 05:08
DISC 2 - NO RISK DISCK
1. Peace Sells 04:04
2. In My Darkest Hour 06:20
3. Holy Wars 06:36
4. Symphony of Destruction 04:06
5. A Tout le Monde 04:31
6. Use the Man 04:37
Total playing time 52:27

Chronique @ Megadeth

06 Août 2008
Sorti en 1999, cet album est le plus contesté de la carrière de la bande à Dave Mustaine, qui cherchait avec ce disque à séduire plus de fans.

Le problème de ce disque réside essentiellement dans la composition, qui frustre au plus haut point les fans "diehard" du groupe. Le single "Crush'Em" en tête, ses compositions sont trop "molles", trop "pop" pour un groupe de la trempe de Megadeth.
Par exemple, le single précédemment mentionné qui franchit une limite que le groupe et Mustaine n'oseront plus jamais franchir, puisque cette compo se rapproche réellement du disco(!). Et puis "Ecstasy", "Wanderlust", "Time : The Beginning" laissent la part belle à la guitare acoustique, aspect inhabituel chez Megadeth. On retrouve aussi un aspect pop dans les chansons comme "I'll Be There", une sorte de fille de "A Tout le Monde", et même dans "Breadline", une chanson qui se veut accrocheuse.

L'aspect métal de cet album est malgré tout présent avec des compos comme "Insomnia", "Prince Of Darkness", "The Doctor Is Calling"; mais ce métal-là ne ressemble pas vraiment à du Megadeth: c'est du métal "adouci", qui flatte l'oreille. Tous ces morceaux comportent des arrangements électroniques, ce qui peut gêner les fans de la première heure.
Cependant, Risk reste un album relativement agréable à écouter: les néophytes ou même les fans de "pop" peuvent vraiment en apprécier le son, les fans de Mega ouverts d'esprit peuvent l'écouter occasionnellement. La griffe de Mustaine fait que les compos ont toujours une accroche qui plaira à un fan de Megadeth. Mais ceux qui n'apprécient plus Megadeth depuis Youthanasia peuvent passer leur chemin...

Pour conclure et donner le mot de la fin, parlons du titre évocateur : en effet cet album est un véritable risque: le groupe peut à la fois perdre ses fans "diehard" avec un album comme celui-là et peut effrayer les fans de "pop"...
Donc si on me demandait mon avis, j'attribuerai donc un 12/20 à ce "Risk", qui reste, comme le dit Mustaine, "un excellent album de pop".

16 Commentaires

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MikeSlave - 05 Mars 2012: Le "load" de Megadeth au final..
Rien de bon sur cet album.Un disque que je possède pour avoir une disco complète c'est tout...je suis ouvert d'esprit mais de là à cautionner l'inacceptable.Musicalement c'est pauvre,vocalement c'est pauvre.On se demande ce qu'à voulu prouver Megadave..j'aime la bonne pop (Muse,The strokes) mais là c'est juste merdique....considérons que chaque artiste à le droit à un joker artistique.
bojart - 18 Juin 2012: @Mike : Exactement. Déjà que l'album précédent etait un skeud de hard très décevant et sans interet, ce disque là, c'est la débandade musicale et créative.
samolice - 26 Octobre 2012: Si on oublie - pas possible je sais - l'erreur ENORME de mustaine d'avoir sorti ce disque sous le nom de Megadeth, que reste t-il?

Un album que j'apprécie.

Ok la 1ère fois qu'on balance l'intro de "Crush 'em", on s'attend à voir débouler Patrick Hernandez avec son "Born to be alive" mais la suite du titre me plait bien (même s'il traine un peu en longueur).

Ok "Breadline" est à mille lieux de Megadeth sur le plan musical mais j'aime beaucoup le chant (?) de Dave.

Ok "Ecstasy" abuse de la guitare acoutique mais le refrain est bien balancé (ah si seulement y'avait un solo couillu pour faire un peu monter la sauce).

Ok pour "I'll be there for you", y'a rien à sauver.

En revanche, "Prince of darkness" est un excellent titre avec des lyrics bien dans l'esprit du groupe. Quelqu'un sait-il si ce morceau a déjà été joué en live?

Côté soli, c'est un peu la misère. Celui qui a du se faire plaisir pendant l'enregitrement c'est David Ellefson. Il envoie du très lourd à la basse. Savez-vous ce qu'il pense de ce disque?

Bref pas de quoi monter un fan club pour la réhabilitation de ce disque (y'a trop de taff!) mais un bon moment passé à chaque écoute.

Mais putain, pourquoi le nom de Megadeth sur la pochette! Incompréhensible...
dark_omens - 29 Juillet 2017: Globalement d'accord avec toi si ce n'est que je préfère largement I'll be there for you à Breadline que je trouve bien trop mièvre.

Sur l'album précédent il y avait ce Use the Man très lancinant et tourmenté que j'adore. Je trouve qu'il y a sur ce Risk pas mal de cette mélancolie là. Sans doute même un peu trop...
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Chronique @ Archiviste

29 Juillet 2013

Un album risqué de Megadeth, à prendre pour ce qu'il est, un album de Rock

En 1996, Dave Mustaine cherchait un exutoire à plusieurs frustrations accumulées pendant et à la suite de l’album Youthanasia (1994), et avait fondé son projet solo éphémère MD.45 en compagnie de Lee Ving (Fear) afin d’étancher sa soif de jouer une musique davantage Punk-Rock et Hard-FM qu’au sein de Megadeth.

Pourtant, de retour en studio avec Megadeth en 1997, Dave opère un changement de manager en la personne de Bud Prager dont la supervision sera décisive à l’occasion de l’album Cryptic Writings, et souhaite donner à son groupe fétiche une nouvelle direction musicale, relativisant en grande partie le Heavy/Thrash de la première moitié des années 90, pour laisser place à une musique plus mélodique, et empruntant au Hard-Rock, au Rock Sudiste, voire parcimonieusement au Glam-Rock.

En lisant dans un magazine une phrase de Lars Ulrich (Metallica) arguant que « Dave Mustaine ne prenait jamais de gros risques musicaux avec Megadeth », l’ancien Horsemen, toujours remonté contre ses anciens camarades à l'époque, y voit un prétexte pour justement s’aventurer d’avantage dans l’expérimentation après Cryptic Writings. L’album Risk, en 1999 est en fait le prolongement logique de ce chemin entamé en 1996 avec MD.45, à savoir que Megadeth va explorer d'autres terres inexplorées par lui, avec des titres résolument Rock, ponctuées de quelques touches remarquées au Glam, et le recours prononcé d’effets Electro. Cet album n’est clairement pas un album de Megadeth comme les autres, mais plutôt un OVNI dans la discographie du groupe, au point que l’étiquette « Megadeth » demeure encore sujet à débat.

Tout au long de ses douze titres, Risk revêt une très grande mélancolie, déjà rencontrée sur le précédent Cryptic Writings, dans des titres tels que « Use the Man », « I’ll Get Even », « A Secret Place », « Have Cool, Will Travel », et « Trust ». Ici, nombre de titres dont les paroles sont souvent écrites conjointement par Dave Mustaine et Bud Prager renvoient à des expériences douloureuses dans la vie de Dave, ou à d’autres préoccupations plus générales. Notamment, il est question du stress qu’engendre l’état d’insomnie sur « Insomnia », des laissés pour compte du Rêve Américain sur « Breadline », de la mort en Hôpital sur « The Doctor Is Calling », des sept péchés capitaux sur « Seven », des addictions aux drogues de Dave sur « Ecstasy », et surtout de la plus qu’envisagée fin de Megadeth sur les émouvants « I’ll Be There », « Time : the Beginning » et du court « Time : the End »

Bien que Marty Friedman et Mustaine apposent quelques bons solos, l’instrumental est au premier abord bien plus dépouillé que par le passé. Le ton est résolument plus reposant, et les ballades s’enchaînent. La rythmique n’innove en rien, y compris s’agissant des lignes de basse classiques de Dave Ellefson, mais bien que le chant de Mustaine puisse monter dans des aigus quasi « glamesques » par moments, la voix n’en sonne pas moins juste. Émotionnellement, le frontman a tout mis dans cet album, pensant fortement qu’il s’agirait du dernier. En s’abandonnant à l’ambiance de certains titres précités, on est susceptible d’être touché nous aussi par cette émotion.

En faisant abstraction des œuvres du passé de Megadeth, cet album, que Mustaine qualifie lui-même comme « un bon album de Pop Music », surprend, mais reste cohérent. Par là, votre serviteur n’entend pas qu’il s’agisse d’un chef-d’œuvre, mais plutôt que les titres se suivent en file indienne pour former un ensemble très calme, certes trop calme pour du Megadeth, mais réfléchi, logique, homogène.

Il est à noter que la version remasterisée de 2004 a été l’occasion pour Mustaine de remixer plus sagement ce disque, pour aboutir à un résultat plus audible que l’original de 1999, notamment en gommant certains enchevêtrements excessifs de back vocals, et en affinant les lignes de batterie de Jimmy DeGrasso, désormais plus claquantes et directes.

À prendre pour ce qu’il est, à savoir un album de Rock, Risk a réussi son pari et possède de-ci de-là quelques qualités. Envisagé en revanche comme un album de Megadeth, Risk peut décevoir évidemment en ce que les fans ne s’attendaient pas à un tel revirement dans le style. L’album continuera de diviser les auditeurs, bon pour les uns, mauvais pour les autres. Mais s’y replonger plusieurs années après sa sortie n’est pas une expérience désagréable, plusieurs écoutes attentives permettent aujourd’hui de mûrir une opinion moins affirmative que par le passé à propos de cet opus... Risqué...

13/20.


Archiviste.

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Krauhm - 30 Juillet 2013: Tres bonne chronique qui reflète enfin un peu d'objectivité sur cet album, il faut ecouter cet album comme un album de rock, et non un album de megadeth. Au final il reste un bon album de rock a s'écouter de temps en temps, contrairement a un recent super collider qui a le cul entre deux chaises et qui n'est ni du megadeth, ni du risk ... et qui au final s’avère moins bon que ce risk (enfin, l'avis reste assé subjectif)
samolice - 03 Août 2013: Merci pour la chronique. Ton ressenti de l'album correspond au mien.
Le nom de Megadeth sur la pochette reste quand même un mystère.
Archiviste - 08 Août 2013: Absolument Samolice, si Risk avait été le deuxième album de MD45, celà n'aurait jamais généré tout ce foin. Krauhm, tu viens de résumer en 6 lignes mon avis à propos de Super Collider, si on le compare au Risk. Merci à vous deux pour vos commentaires.
Kiritobi - 23 Décembre 2013: J'ai toujours vraiment adorer cet album je ne sais pas pourquoi étant fan du bon vieux Rust In Peace cet album ma quand même transporté.
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Commentaire @ maresvil

17 Septembre 2008
"Risk"... oui, c'est bien là le résumé d'un album atypique !
Sur celui-ci, le groupe veut (peut-être) effectivement séduire un nouveau public pour faire comme un "black album"... les restes d'une rancune ?

Mais il ne faut pas négliger le contexte : le groupe a passé sa phase de succès. Depuis "Countdown", les ventes déclinent ! Après une médiatisation poussée, avec des expériences cinématographiques et télévisuelles après des expériences extra-band (MD45, 2 albums Marty Friedman), le groupe se cherche. Alors, c'est naturellement qu'ils pondent cette curiosité.
On remarque que l'écriture du nom à changé et que Vic Rattlehead (la mascotte squelette) n'apparaît nulle part.

Quand à la qualité des compos, ça ne ressemble pas à du Megadeth ? Normal, le dictateur Mustaine à laissé son inconstant et fuyant guitariste Friedman participer aux musiques. Grave erreur... car pour résultat, il suffit de n'écouter que celles de Marty pour voir que ce sont les pires : en Bref, ce n'est pas du Megadeth car ce n'est pas du Mustaine !!!

D'ailleurs, Friedman quittera le groupe, laissant Mustaine composer "World Need a Hero" (le meilleur album depuis longtemps), dans la tradition et montrant que le groupe vit bien mieux sans Friedman.
Pour se recentrer sur ces valeurs il faut parfois prendre des "Risk".

Quelques bons titres (Insomnia, Prince of Darkness...) ne sauvent malheureusement pas l'album !
Dispensable donc, et avec 8/20 bien payé !
[A éviter également, les albums solos de ce, pourtant excellent guitariste, mais oh combien mauvais compositeur, Marty Friedman]

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Chab - 26 Décembre 2010: Étonnamment, j'apprécie cet album ! Certes, ce n'est pas du Megadeth mais cela ne me dérange pas du tout !
Lamikawet - 12 Avril 2011: C'est quand même incroyable l'indulgence qu'ont certains envers Megadeth et qu'ils n'ont pas pour Metallica (comment ça, je suis de parti pris mdr ?)
Bloodless - 18 Avril 2011: La faute à Marty ?
Il aura même protesté jusqu'au bout en mettant Dave en gardant face aux risques d'accoucher d'un album avec tant de "compromis" tout en pestant qu'il était partant pour composer un album soit entièrement metal soit rock mais pas un mélange des deux (ce qui explique son départ du groupe)
La faute à Marty ? Pas si sûr que ça ... Cela dit, une petite écoute de temps à autre n'est pas non plus "létale" mais je ne peux pas m'empêcher de penser avec nostalgie aux quatre premiers opus ...
Tchiseko - 29 Avril 2011: "Houston, nous avons un problème" Voila ce qui me vient à l'esprit des la première écoute de Risk --' .
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