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Heavy Thrash Megadeth Killing Is My Business...
CD, date de parution : 12 Juin 1985 - Combat Records (USA)
1 2

NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
Re-Issue in 2001 by Laud Records with a different cover.
ORIGINAL TRACKLIST
1. Last Rites / Loved to Death 04:38
2. Killing Is My Business... and Business Is Good 03:01
3. The Skull Beneath the Skin 03:44
4. These Boots (Nancy Sinatra Cover) 03:41
5. Rattlehead 03:40
6. Chosen Ones 02:54
7. Looking Down the Cross 05:00
8. Mechanix 04:22
DELUXE EDITION TRACKLIST (2001)
1. Last Rites / Loved to Death 04:38
2. Killing Is My Business... and Business Is Good ! 03:01
3. Skull Beneath the Skin 03:44
4. Rattlehead 03:40
5. Chosen Ones 02:54
6. Looking Down the Cross 05:00
7. Mechanix 04:22
8. These Boots (Nancy Sinatra Cover) 03:41
Bonustracks
9. Last Rites / Loved to Deth (Demo Version) 04:15
10. Mechanix (Demo Version) 03:57
11. The Skull Beneath the Skin (Demo Version) 03:10
Total playing time 31:00

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167 avis 6 16/20
Chronique
    Ghoule, Vendredi 17 Fevrier 2012 parlez-en à vos amis  
Just make it fast loud and rude.

Suite à son renvoi de Metallica en 1983, dû à son caractère difficile et à des excès en tout genres, dont une forte consommation d'alcool et de drogues, Dave Mustaine décide de fonder Megadeth (initialement nommé Fallen Angels) la même année, avec Dave Ellefson, après leur rencontre à Los Angeles, alors voisins. Ce dernier sera séduit à l'écoute des démos que Mustaine a enregistré avec Metallica. Très vite rejoint par Lee Rausch aux fûts, Megadeth enregistre sa première démo, Last Rites en 1984. S’adjoignant même à cette époque les services temporaires de Kerry King (Slayer) pour les sessions live.

Stabilisant au cours de l'année son line-up, composé de Dave Mustaine, Dave Ellefson, Chris Poland et l'excellent Gar Samuelson (rip), en remplacement de Lee Rausch et décrochant au passage un deal avec Combat, le groupe enregistre avec les 8000 dollars alloués par le label, de Décembre 1984 à Janvier 1985 (!), aux Indigo Ranch Studios de Malibu, son premier album, Killing Is My Business...And Business Is Good! sous la direction initiale de Karat Faye, renvoyé peu de temps après, la faute à un budget devenu insuffisant, amputé de moitié avec l'achat de drogues et boissons, obligeant ainsi le jeune groupe à s'autoproduire (voire s'autodétruire).

Clairement décidé à affronter les four horsemen sur leur propre terrain, Mustaine compose ainsi des titres, qui, s'ils n'ont pas le caractère intemporel de ceux de Kill'Em All, n'en restent pas moins des pièces importantes du speed/thrash de ce début des 80's. Excessifs, sombres et nerveux, ces morceaux n'ont cependant pas aussi bien résisté aux assauts du temps que Seek And Destroy ou The Four Horsemen, que d'ailleurs Mustaine rebaptisera Mechanix sur son premier album, la faute à une production approximative et nécessairement DIY.

L'album débute avec Last Rites/Loved To Death sur une somptueuse partie de piano inspirée de Bach, accompagnée de la basse charnue d'Ellefson, avant de rapidement s'emporter dans un déchaînement de soli et riffs techniques et tranchants. La virtuosité et le talent de composition de Mustaine n'étant plus à prouver depuis son passage chez Metallica, en témoigne la traxtitle, alternant mid tempos et accélérations sournoises sur un riffing élaboré. Greffant sa voix teigneuse sur des compositions très rapides et agressives pour l'époque, Mustaine lâche quelques perles, dont l'infernale The Skull Beneath The Skin aux nombreux solis et lignes de basse véloces ou encore la brutale Rattlehead, sur laquelle Gar Samuelson multiplie à l'envie les breaks, plus inspirés les uns que les autres, auquel s'ajoute un double pédalage meurtrier.

La bande à Mustaine ralentit tout de même la cadence le temps de Looking Down The Cross, véritable bijou de noirceur avec ses leads obscurs et son parfum occulte, avant d’accélérer définitivement le tempo sur Mechanix, permettant à l'album d'atteindre un pic de violence, même si légèrement anachronique à côté d'un Ride The Lightning, déjà sorti un an plus tôt. C'est aussi la première véritable apparition de leur mascotte, Vic Rattlehead, dans une mise en scène assez cheap de Donald J. Munz ; l'artwork original de KIMB ayant été en effet égaré dans les locaux de Combat.

Influencé en partie par la furie de la scène punk/hardcore (dont Mustaine et Ellefson étaient fans), alors encore proche des groupes naissant de thrash metal, Killing Is My Business...Reste un album destroy, indiscipliné et rageur, résultat du laisser-aller pendant les sessions d'enregistrement et de la haine de Dave Mustaine, qui malgré ses prouesses guitaristiques, n'efface pas totalement une production relativement faible, ne mettant pas suffisamment en relief des morceaux pourtant sacrément burnés, surtout au regard du premier album de Metallica, dont la comparaison demeure inévitable.

Cela dit, cette première offrande, témoignage de l'urgence des débuts, contient déjà en elle les graines du futur Megadeth avec cette profusion de soli tous azimuts et ce thrash ébouriffant de technicité, permettant aux californiens d'attendre un juste respect, aux côtés de leurs frères d'armes d'Exodus, Slayer, Anthrax, Metallica ou Voivod, ravageant l'Amérique du Nord au Sud en ce début des 80's, à coups de Bonded By Blood, Hell Awaits, Spreading The Disease, Ride The Lightning ou encore War And Pain. En attendant le terrible Peace Sells qui fera entrer définitivement Megadeth dans le carré très fermé du thrash metal américain.

Fuck yeah!




13 Commentaires
Chronique
18 / 20
    Nightwing, Dimanche 05 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Il est des albums qui changent une vie, qui vous plonge dans une émotion telle, qu’elle reste ancrée dans votre cœur à jamais.
Ainsi, en cette année 1985, Dave Mustaine, ce rouquin grimaçant, alcoolique, qui s’est taillé de chez lui à 17 ans et qui arrondit ses fins de mois en dealant, balance à la face du monde ce « Killing is my business and business is good », gravant l’histoire de la musique du cri le plus haineux qu’il ait été donné d’entendre.

Il suffit d’écouter le premier morceau Last Rites Loved to Death pour que la guitare effilée du père Mustaine vienne nous trancher les veines, pendant que sa voix criarde et dérangeante vienne raisonner aux tréfonds de nôtre âme.
Petite intro au piano inspirée de la Toccata de Bach sur laquelle s’enchevêtrent les notes de guitares cancéreuses de ce génie possédé. Puis soudain le premier riff sort des enfers. Tordu, démoniaque, sulfureux, envoûtant ; il transpire la rage adolescente qui a tordu les tripes des vieux cons que nous sommes à une époque de notre vie et que nous ne retrouverons hélas plus jamais…
La batterie et la basse entrent en scène, donnant vie à cette musique alambiquée ; à cet hymne à la haine à la fois sauvage et majestueux…

Cette hargne déliquescente transpire tout au long de l’album à travers les titres « Killing is my Business », « The skull beneath the skin » ou encore « Rattlehead » ; tous d’une complexité impressionnante et si peu accessible à la première écoute.
Mais quoi de plus normal finalement qu’un album si brut, si malsain, tellement sinueux, nécessite une attention toute particulière pour en découvrir les diaboliques secrets…

Suivant le magnifique “Looking down the cross”, titre plus lent nous entraînant dans les abysses, « Mechanix » clôture ce délire musical sur une note plus punk mais toujours aussi sauvage et indomptable. Le pied de nez aux anciens compères de Mustaine est plus que réussi.

Si le Kill'em All de Metallica était énervé, le Killing is my Business est furieux, déchaîné. Tellement rageur que cet album est toujours resté inaccessible pour beaucoup, y compris pour de nombreux fans de Megadeth.

Il n’en reste pas moins à mes yeux LA pièce majeure du metal extrême à ce jour. Tout simplement !
Nul autre disque ne m’a procuré cette sensation unique, cette haine palpable qui bouffe les tripes et fait monter les larmes aux yeux.

Né de la révolte, bâti dans la noirceur, achevé dans la colère désespérée le premier album de Megadeth ne trouvera jamais d’égal. Ce témoignage de démence, si mature et pourtant si déconstruit, habité par la hargne puérile et primitive restera unique, éternel…

Le chant death, les blasts beats, les corpse paints, les pentagrammes et compagnie peuvent aller se rhabiller. Toute la scène extrême qui s’est développée par la suite n’a jamais égalé à mes yeux la fureur authentique de ce « Killing is my business », de ce délire instrumental tout droit sorti de l’esprit dégénéré d’un malin génie de la musique.




19 Commentaires
Commentaire
15 / 20
    Draven, Lundi 20 Septembre 2004 parlez-en à vos amis  
"Lorsque j’ai quitté New-York après avoir été viré de Metallica, tout ce que je me souviens c’est que je voulais du sang. Leur sang ! "

Cette déclaration du leader de Megadeth, Dave Mustaine, nous aide à comprendre son état d’esprit lorsqu’il a fondé son groupe. Ayant été éjecté de Metallica et voyant ses propres compositions figurer sur les albums "Kill ‘Em All" et "Ride The Lightning", le rouquin au mauvais caractère a envie de frapper très fort avec son nouveau groupe. Il veut faire plus gros, plus lourd et surtout plus rapide que ses anciens compatriotes au succès grandissant.

Donc 2 ans après l’expérience Metallica, Dave Mustaine a composé de nouveaux morceaux, a trouvé de nouveaux musiciens (dont un passage éclair de Kerry King de Slayer au poste de guitariste) et sort le premier album de Megadeth : "Killing Is My Business...d Business Is Good !".

Les membres du groupe pour cet album sont :

Dave Mustaine : guitare, chant, piano
David Ellefson : basse, chant additionnel
(ces 2-là seront les 2 seuls membres permanents du groupe jusqu’au split de 2002)

Chris Poland : guitare
Gar Samuelson : batterie
(et ceux-là sont issus du milieu jazz, ce qui a donné une dimension plus technique et des sonorités originales aux débuts du groupe)

Quelques douces notes de piano ("Last Rites") et au bout d’une cinquantaine de secondes, c’est parti pour une déferlante de Thrash-Metal à l’ancienne avec un "Loved To Deth" qui est assez représentatif du reste de l’album. Puissance, vitesse, hargne et solos de malades seront les ingrédients de ce premier album !

Des thèmes variés (bien que classiques) sont abordés dans les paroles des différents morceaux. Amour et mort ("Loved To Deth"), tueur à gages ("Killing Is My Business...d Business Is Good ! "), hommage aux fans des débuts ("Rattlehead"), fantasmes sexuels ("Mechanix"), et j’en passe…

Attardons-nous sur quelques morceaux :

"The Skull Beneath The Skin" nous raconte un sacrifice humain et explique comment sont disposés les restes de la victime. Il s’agit en fait de l’histoire de celui qui deviendra la mascotte du groupe en apparaissant sur la plupart des pochettes des albums : Vic Rattlehead. La pochette de ce premier album devait justement représenter les restes de ce pauvre Vic tels qu’ils sont décrits dans le morceau mais la maison de disques de l’époque avait préféré cette photo d’un crâne avec quelques chaînes plutôt que de s’inspirer du croquis proposé par Dave Mustaine (qu’on peut voir à l’intérieur de l’abum).
L’erreur a été réparée en 2002 lorsque l’album a été remasterisé et réédité avec une pochette qui correspond aux attentes du groupe de l’époque.

"These Boots" est une reprise déjantée du morceau "These Boots Are Made For Walking" composé par Lee Hazelwood, popularisé par Nancy Sinatra dans les années 60 et qu’on a pu entendre remixé dans une des dernières publicités Coca-Cola Light ! Seulement, la version Megadeth, en plus d’être beaucoup plus speed que l’originale, propose des paroles modifiées par Mustaine qui n’a pas hésité à ajouter un langage très fleuri et réprouvé par les bonnes mœurs américaines. Cela n’a pas été du goût du compositeur original qui a intenté un procès à Megadeth 10 ans après la sortie de l’album. Ce morceau ne figure donc plus sur les rééditions CD sorties après 1996 (alors que les paroles figurent toujours dans le livret, ce qui est débile). Mais la réédition remasterisée de 2002 a su trouver un compromis en proposant une version ponctuée de "biiiiiiiiiiiiiiiips" (assez énervants au bout d’un moment) à la place des mots non-approuvés par l’auteur original.

"Looking Down The Cross" est un morceau sombre et progressif qui raconte les dernières pensées de Jésus sur la croix. Je trouve que c’est l’un des meilleurs morceaux de l’album et je m’étonne qu’il ne soit pas devenu l’un des classiques du groupe.

"Mechanix" est un morceau que beaucoup de métalleux doivent connaître sans le savoir. Je suis sûr que la plupart d’entre-vous connaissent "The Four Horsemen", le grand classique de Metallica. Ce morceau avait en fait été composé par Dave Mustaine et Metallica en avait enregistré plusieurs versions. La version qui parlait des 4 cavaliers de l’apocalypse nommée "The Four Horsemen" est celle que Metallica a gardée et enregistrée sur l’album "Kill ‘Em All". Mais il existait une autre version avec des paroles qui parlaient d’un gars qui travaille dans une station-service et qui fantasme sur les nanas qui viennent faire le plein. Celle-ci s’appelle "Mechanix" et c’est celle que Dave Mustaine a choisie pour le premier album de Megadeth. Pour prouver sa supériorité par rapport à Metallica, il la joue presque 2 fois plus vite que ses anciens compères et c’est le seul morceau de cet album qui soit devenu un classique de Megadeth en concert.

Pour conclure, malgré le fait que "Killing Is My Business...d Business Is Good ! " soit un très bon album, il est à réserver aux fans absolus de Megadeth ou aux amateurs de Thrash-Metal à l’ancienne comme on savait si bien le faire dans les années 80. Il n’est pas très représentatif du style de Megadeth et reste à part dans la discographie du groupe. De plus, le son de l’édition originale n’est pas très bon et gâche un peu la patate de l’album.
Mais la réédition de 2002 (dispo en import) corrige ce gros défaut et propose un livret très complet avec les paroles et des commentaires et des explications sur tous les morceaux et la création de l’album. En bonus, il y a aussi 3 titres supplémentaires qui sont des versions démo de 3 des titres de l’album.

Tracklist :

01 – Last Rites/Loves To Deth
02 – Killing Is My Business...d Business Is Good !
03 – The Skull Beneath The Skin
04 – These Boots
05 – Rattlehead
06 – Chosen Ones
07 – Looking Down The Cross
08 – Mechanix




3 Commentaires
Commentaire
17 / 20
    Toorop, Lundi 30 Juin 2008 parlez-en à vos amis  
En 1983, Dave Mustaine se fait virer de Metallica pour cause d'alcoolisme juste avant l'enregistrement de l'album Kill 'Em All et est remplacé par Kirk Hammett. Il est le co-auteur de quelques titres de cet album : The Four Horsemen, Jump In The Fire, Phantom Lord, Metal Militia...
Il décide donc de lancer son propre groupe de thrash métal : MEGADETH.
Les liens entre les deux albums sont très forts...d'ailleurs, Mechanix n'est autre qu'une variante allégée de The Four Horsemen avec des paroles différentes.
L'intro Last Rites est un morceau inspiré par la Toccata de JS Bach.
Musicalement, ça speed grave...c'était la mode à l'époque, c'est technique, ça swingue. Il n'y a que le son qui est un peu faiblard...mais dans la version originale, c'était encore pire...merci la remasterisation !!
Il existe 4 versions de cet album...la mienne étant celle ressortie en 1999 chez Century Media.
C'est aussi la première fois qu'on voit la mascotte du groupe, Vic, célèbre squelette avec ses crochets dans la mâchoire...ce n'est peut être pas la plus réussie mais c'était à signaler (Mustaine a piqué l'idée à Iron Maiden avec leur Eddie).




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