Endgame

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Megadeth
Nom de l'album Endgame
Type Album
Date de parution 15 Septembre 2009
Produit par Sneap Andy
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album710

Tracklist

1. Dialectic Chaos 02:25
2. This Day We Fight ! 03:27
3. 44 Minutes 04:37
4. 1,320' 03:49
5. Bite the Hand 04:01
6. Bodies 03:34
7. Endgame 05:57
8. The Hardest Part of Letting Go... Sealed with a Kiss 04:41
9. Head Crusher 03:26
10. How the Story Ends 04:28
11. The Right to Go Insane 04:18
Bonustrack (Japanese Release)
12. Washington is Next (Live)
Total playing time 44:43

Chronique @ =XGV=

13 Septembre 2009
- Excusez moi, c'est juste pour un renseignement... Le nouvel album de Megadeth...
- Il est en rayon.
- Quoi, déjà ?!?
Voilà le dialogue que vous auriez pu entendre si vous aviez été chez mon disquaire il y a quelques jours. Venu à la base pour acheter un jeu vidéo et me renseigner sur la sortie de cet album, je suis reparti avec Endgame dans un sac, plus tôt que la date de sortie officielle, un sourire béat aux lèvres... C'est sûr, des surprises pareilles on en redemande, d'autant plus que d'après les nombreux aperçus mis à disposition des fans, ce nouvel opus s'annonçait très bien, tellement bien que beaucoup ( dont moi-même ) n'ont certainement pas dû se donner la peine d'écouter l'album en intégralité avant sa sortie pour se faire une idée, bien qu'il ait été disponible sur myspace en toute légalité.

Allons-y et disons-le franchement : l'album est une réussite sur toute la ligne. Dès le départ, une ( trop ) courte introduction instrumentale où Dave Mustaine et Chris Broderick se relaient dans une course de solos endiablés, nous plonge la tête la première dans l'album, avant d'enchaîner sur l'efficace "This Day We Fight!". Un conseil : échauffez-vous le cou avant d'écouter, parce que l'on part très vite dans un headbang effréné en rythme avec la musique, sans même s'en rendre compte. Du début à la fin : des riffs ingénieux, entraînants, des solos dantesques digne des plus grandes heures de Megadeth. Ajoutez à cela des claviers épisodiques et discrets, soulignant efficacement certains passages ( comme dans "The Hardest Part of Letting Go... Sealed With A Kiss" ) et on atteint de nouveaux sommets.

Peut-on oser la comparaison avec Rust in Peace, souvent considéré comme le meilleur album de Megadeth ? Si d'aventure ce n'est pas le cas, on est très tenté de la faire car le travail exécuté par le groupe est, comme dit plus haut, à la hauteur de ce qu'il a fait de mieux. Tout le monde ( ou presque ) a entendu le single "Headcrusher" : il s'agit d'un très bon morceau à l'image du reste de l'album et peu de chansons auraient fait tâche entre "Holy Wars" et "Hangar 18". N'eût été le son plus moderne, on se croirait réellement revenu à la belle époque, loin de Risk et autres sujets qui fâchent.

Alors, peut-on chercher la petite bête et faire des reproches à Endgame ? Allez, avec un peu d'objectivité, on peut reconnaître que les morceaux sont moins variés que sur d'autres standards tels que Peace Sells... But Who's Buying, mais c'est vraiment pour chipoter car malgré tout, on ne s'ennuie pas puisque les compositions ne sont pas répétitives pour autant. "Headcrusher", par exemple, n'a pas grand chose à voir avec la chanson titre, très sombre, décrivant un terrible système totalitaire ( d'où la pochette. ) Ce que certains appelleraient manque de variété, d'autres l'appelleraient cohérence... Et ici, c'est la deuxième option qui semble la plus proche de la réalité.

Est-il nécessaire d'en dire plus ? Endgame est un très bon album, très satisfaisant, aussi bon qu'on pouvait le présager et qui nous montre ( tout comme Heaven and Hell l'a fait il y a quelques mois ), que ce n'est pas parce que l'on a sorti son premier album de nombreuses années plus tôt et que l'on a eut une longue carrière avec des hauts et des bas que l'on a plus rien à dire.

69 Commentaires

53 J'aime

Partager
Share to Facebook Share to Myspace Share to Twitter Stumble It Email This More...

vincysteria - 20 Mars 2011: Cet album est tout simplement monstrueux! Les solos sont impressionnants. Bien meilleur que l'album précédent
 
Leviathan777 - 27 Avril 2011: Bon je sais que je suis en retard de presque deux ans mais... Wow! Cet album est de loin leur meilleur depuis Rust In Peace! Dès la première note, j'ai eu un flashback en 1988 ou j'ai écouté pour la première fois So Far, So Good... So What? (Il a une sonorité très So Far... sûrtout Dialectic Chaos!) Et un album très polique, exactement comme on veut Megadeth!
ElectricBizard - 23 Août 2011: 1,320 est une débaucherie megapuissante . Sa me fais penser a " Poison Was A Cure "
KingdomOfWorms - 24 Janvier 2015: Avec le recul c'est fou comme cet album m'ennuie maintenant...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ Eternalis

17 Septembre 2009
Endgame poutre, violente, brutalise nos conduits auditifs, martèle nos oreilles, brise nos cervicales, démolit notre gorge et remplit de jouissance notre esprit.

La phrase est directe, sans fioritures et totalement dénuée de poésie. Une définition au final relativement proche de la teneur de ce douzième album du roux thrasher Dave Mustaine, qui n’aurait sans doute jamais parié sortir un disque comme ça il y a encore quelques années.
Certes, le dictateur musical n’a jamais été avare de compliments sur ses productions, bien au contraire, mais la teneur d’Endgame lui donnera cette fois entièrement raison. Les détracteurs vont avoir fort à faire pour y trouver un angle d’attaque convenable et crédible.
Quelques êtres en pleine crise de mauvaise foi pourront tenter de cracher sur cet éventuel plagiat du succès passé de Megadeth, mais ce serait mal connaître l’intelligence d’écriture de Mustaine qui, contrairement à certaines idées reçues, n’a jamais cessé d’avancer, en tentant de rester intègre, même sous la pression des maisons de disques (responsables de la dérive de la fin des années 90).
Loin du soporifique The World Needs a Hero, The System Has Failed avait prouvé que Megadeth avait encore des choses à dire, un morceau aussi génial et inspiré que "Die Dead Enough" le démontrait complètement. Pourtant, United Abominations, ainé de deux ans d’Endgame, ne rassurait pas complètement, inégal et globalement mou, sans pour autant être totalement insipide.

Dans ce contexte pas forcément reluisant mais laissant tout de même Megadeth parmi les dieux du métal, qui aurait pu penser se retrouver avec « ça » entre les oreilles.
La pochette, étrange et conceptuelle, semble conçue pour la polémique, comme Mustaine l’aime tant. Absence de Vic (néanmoins présent dans le superbe livret, nous changeant des précédents avec uniquement les textes), symbolique gouvernementale aliénante, aspect morbide, Megadeth n’y va pas avec le dos de la cuillère, tout en restant dans une optique plus symbolique que directe, sans violence stérile.
Puis, il y a ce nouveau guitariste, Chris Broderick, cité par Dave lui-même comme le meilleur gratteux avec qui il avait collaboré depuis Marty Friedman. Publicité gratuite ? Oh que non, Broderick démontre sur l’album qu’il est non seulement l’un des meilleurs six-cordistes de Megadeth mais également que le groupe a enfin trouvé un musicien purement « metal ».

Soyons clair, Al Pitrelli (qui n’aura pas collaboré à la bonne époque dirons nous), Chris Poland (ressorti des cartons sur "The System Has Failed") ou même le virtuose Glen Drover avaient un niveau technique énorme, mais ils ne s’acclimataient pas avec le groupe. La retenue de Poland ou la démonstration de Drover ne convenait pas. Chris s’affiche donc en parfait lieutenant de Mustaine, tant il le suit tout au long de l’album et, chose rare, parvient à nous faire douter quand à la provenance des solos (ceux de Mustaine étant d’ordinaire parfaitement identifiable tant son jeu saccadé est unique), heureusement notée dans le livret. Hurlantes et déchirantes, les solos de Broderick sont des perles comme l’on n’osait plus en attendre.

Exemple simple mais tellement probant : "Headcrusher", à se couper la tête de bonheur (haha). Incroyablement technique, rapide et démentiellement brutal pour le Megadeth actuel, les rythmiques effrayantes se succèdent dans un bonheur total. Le refrain, syncopé et taillé pour le live, voit un Dave plus vicieux que jamais, au mieux de sa forme. Shawn Drover montre tout son talent, de breaks techniques, avant le pont aux deux minutes. Jouissif ! Alourdissant le tempo, la compo prend son envol avant la déferlante soliste à pleurer de bonheur.
Alors certes, nous pourrons parler de Rust in Peace, tic facile du fan cherchant des références, mais Endgame est bien plus qu’un retour en arrière.

La paire introductive "Dialectic Chaos" – "This Day We Fight !", offre une vision neuve de la musique des américains. Ce riff central, écrasant au possible de "This Day We Fight !", apparaît comme une symbiose de ce que fut Megadeth et d’une étonnante modernité de production et de composition. Le son concocté par le prince Andy Sneap, métallique, rude et déchirant, est parfaitement adapté. Sur ce titre, il a une structure inédite, moins évidente, qui, comme à leurs débuts (notamment des compos comme "Wake Up Dead" ou "Devil's Island"), laisse loin derrière les schémas habituels en privilégiant la musique. Dave n’a pas chanté aussi bien depuis, au bas mot, quinze ans, maitrisant le morceau de bout en bout, baladant l’auditeur cherchant un point de repère. En vain. Jouissance extrême.

Si "1,320" évoquera l’atmosphère guerrière et pourrissante de So Far So Good So What (quelle vitesse d’exécution mama mia !), un morceau comme "44 Minutes", à l’instar de "Die Dead Enough", laissera place à une certaine forme d’expérimentation. Megadeth poursuit sa mutation, plus mélodique, plus chantée (comme il l'avait testée sur Youthanasia), à l’imposante introduction de batterie (magnifique). Les solos se font moins brutaux, mais la basse s’en retrouve mise en valeur, tandis que le refrain, ce refrain, verra un Dave Mustaine chanter comme il le fait si peu. Naturellement, sans rien saturé ni exagéré, une prestation belle, sincère qui nous collerait presque les larmes aux yeux.
Des larmes ? "The Hardest Part of Letting Go... Sealed With a Kiss" pourra se targuer d’être une des rares chansons du groupe à proposer des claviers et, à des années-lumière de la reprise aseptisée de "A Tout le Monde", provoquer un remue-ménage interne d’émotions. Acoustique mais légèrement grinçante (tout comme le contenu textuel de l'albul, traitant d’un projet de l’ère Bush sur de nouveaux camps de travail envers les émigrés, que Mustaine n’a pas peur de comparer au IIIè Reich), la compo est probablement la plus réussie dans le genre depuis bien longtemps.
"Endgame", quand à elle, renvoie légèrement au "United Abominations" de l’album précédent, avec ce genre de mid-tempo qui rentre dans la tête pour ne plus en sortir.

Megadeth l’a donc fait et risque fort d’exploser les charts de bien des pays tant l’album le mérite. Loin de toute mode, de tout cliché et des voix dissidentes, Endgame se place parmi les meilleurs albums metal de l’année.
"Endgame" poutre, violente, brutalise nos conduits auditifs, martèle nos oreilles, brise nos cervicales, démolit notre gorge et remplit de jouissance notre esprit. Enfin, je crois que je l’ai déjà dit …

55 Commentaires

28 J'aime

Partager
Share to Facebook Share to Myspace Share to Twitter Stumble It Email This More...

Selfdestruction - 04 Mars 2011: Je sais plus trop comment j'ai (ré)atterri sur cette chronique aujourd'hui mais je dois dire que finalement, malgré toutes ses qualités, cet album n'aura guère tourné plus d'un mois avant que je le range au placard...
La bonne nouvelle, c'est qu'en le ressortant, j'avais tout de même beaucoup de plaisir.
Lamikawet - 16 Mars 2011: Depuis "Rust in Peace", aucun album de Megadeth n'est exceptionnel.
Les derniers montrent un mieux (forcément, après un album comme Risk pour ne citer que celui-là) mais ce sont les mêmes recettes, certes efficaces mais usées jusqu'à la corde (de guitare)
MCGRE - 16 Mars 2011: @LamiKawet Moi aussi depuis Rust In Peace j'avais laisser MEGADETH de coté , mais Endgame ma réconcilier avec Megadave hé hé non vraiment j'adore cet album , mais je peux comprendre qu'il ne plaise pas a tout le monde mais c'est comme ça j'y peu rien .
Lamikawet - 13 Avril 2011: Je ne dis pas qu'il est mauvais cet album, mais il essaie de sonner comme un classique du groupe.
Alors, oui, c'est efficace mais ça commence à tourner en rond; en tout cas Megadeth a plus réussi son retour aux sources que Slayer dont le World Painted Blood est plus qu'ennuyeux à écouter.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ megalex1986

13 Août 2011

Megadeth surprend avec un album plus moderne, rapide et frénétique.

2007, après un United Abomination bien misérable où l’on pourrait compter les chansons dites « potables » sur les doigts d’une seule main. Après pourtant un The System Has Failed vraiment bien foutu, faut avouer qu’il y a de quoi râler. Bref le rouquin repart donc en tournée pour promouvoir son nouvel opus pour ensuite rentrer en studio écrire le successeur du petit dernier. Intitulé Endgame, « fin du jeu », bien que United Abomination ne soit pas terrible, espérons que cela ne signifie pas la fin du groupe.

Changement de line-up pour ne pas déroger à la règle, Glen Drover nous quitte pour être remplacé par Chris Broderick, la raison étant qu'il voulait passer plus de temps avec sa famille. Pour le reste il semble que Dave ne s’est pas encore engueulé avec Shawn Drover et James LoMenzo. Bon parlons un peu du guitariste qui aura la lourde tache d’épauler Mustaine (et le supporter), et bien à regarder son CV, il y a de quoi se réjouir. Monsieur jouait avec Nevermore lors des tournées, et en connaissant les solos du groupe, on a droit à un sacré shredeur (de la 7 cordes) qui arrive quand même à garder une certaine mélodie, mais ne vous attendez pas à retrouver la magnificence des solos de Marty, ce temps est bel et bien révolu.

Pochette sans Vic, plutôt étrange, avec un étroit couloir ou avance sans but des centaines de personnes identiques vêtues comme les prisonniers au States, le chemin mène à une lumière éblouissante, la mort, la fin du jeu qu’est la vie. Rien de mieux qu’un instrumental pour laisser exploser au grand jour son talent magistral à la guitare, la première piste entre en jeu et ça envoie. Mustaine ne sait peut-être jamais autant éclaté que sur un morceau (mis à part le génial Wake Up Dead), et Broderick assure comme un dieu, allant à une vitesse que même le rouquin a du mal à atteindre. Bref, entrée en matière réussie, le mieux étant qu’il est de paire avec l’un des morceaux les plus violents de Megadeth : This Day We Fight. Rapide, démentiel, technique, on se demande comment Mustaine arrive à chanter en enfilant les notes à une aussi grande vitesse.

Après cette paire introductrice, la première chose qui frappe d’entrée de jeu, c’est cette production d’Andy Sneap d’une modernité incroyable, du jamais vu dans aucun autre album du groupe, fameux contraste connaissant leur première production plus que brouillonne. Cette production offre un rendu où la violence est accrue mais en accentuant le coté synthétique de l’album qui pourrait rebuter les fans de la prod sale et malsaine de Peace Sells… But Who’s Buying et So Fast, So Good… So What ?.

Venons en au hit principal de l’album, Head Crusher, rien que le titre est représentatif de la chanson : Intro rapide, percutante, frénétique, où Dave nous assène ses paroles avec un chant plus beau que jamais où le refrain se fait imparable : « DEATH, BY THE Head Crusher ! », ayant pour but principal d’être repris en live par une foule conquise prête à se briser les cervicales.

Mais malgré cette agressivité, Mustaine nous réalise une power-ballade renvoyant A Tout le Monde au placard. Morceau divisé en 2 pour ne pas changer, The Hardest Part of Letting Go.... Sealed with a Kiss, l’une acoustique, l’autre électrique, est l’exemple parfait d’une fusion parfaite entre la violence frénétique et l’émotion que nous procure Mustaine de par son chant et sa guitare. Notre rouquin caractériel s’occupe de toute la composition lyrique et instrumentale hormis pour Head Crusher et The Hardest Part of Letting Go.... Sealed with a Kiss, aidé par Broderick pour le premier et (Shawn) Drover pour le second.

La production, comme je l’ai décrite au-dessus, donne un rendu plus moderne donc moins crasseux, mais il est à souligner un morceau qui se démarque des autres : 1,230’. Une intro rugissante, une voix moins portée vers les tons graves, une rapidité à toute épreuve et un solo aux notes déchiquetées comme Mustaine sait les réaliser, seul une prod plus crade permettrait de profiter pleinement de ce morceau.

Et malgré ce déluge de rapidité, 44 minutes est l’exemple parfait qu'un morceau peut être magnifique malgré une vitesse inexistante. Une mélodie facilement mémorisable, un riff simpliste assez Power Metal (un copier/coller de Domination de Pantera ?), un refrain entrainant et un solo dantesque, tout cela servi sur un plateau d’argent.

Megadeth surprend avec cet opus, jamais Mustaine n’avait réalisé un aussi bon album depuis 19 ans, se démarquant des précédentes réalisations par son originalité, sa technique et sa production hallucinante. Le rouquin semble enfin avoir retrouvé un guitariste apte à l’épauler, car depuis le départ de Friedman, aucun des guitaristes n’avaient réussi à le seconder, maintenant c’est chose faite. Endgame est tout simplement incroyable, espérons que cela ne soit pas le dernier…

2 Commentaires

4 J'aime

Partager
Share to Facebook Share to Myspace Share to Twitter Stumble It Email This More...
megalex1986 - 14 Août 2011: Ah oui zut, effectivement merci de me le rappeler, et je rejoins ton avis, les 2 n'ont rien à voir.

Sinon, pour l'album, et bien il est excellant, le seul problème pourrait être cette production très moderne pour les puristes. Mais mis à part ce petit point, c'est pour moi le meilleur album depuis Rust In Peace.

Et je ne te raconte pas mon impatience pour le prochain album !
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Megadeth


Autres albums populaires en Heavy Thrash