Dystopia

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Nom du groupe Megadeth
Nom de l'album Dystopia
Type Album
Date de parution 22 Janvier 2016
Produit par Wilbur Josh
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album227

Tracklist

1. The Threat Is Real 04:22
2. Dystopia 05:00
3. Fatal Illusion 04:16
4. Death from Within 04:48
5. Bullet to the Brain 04:29
6. Post-American World 04:25
7. Poisonous Shadows 06:02
8. Look Who's Talking (bonustrack) 04:14
9. Conquer... or Die! 03:33
10. Lying in State 03:34
11. The Emperor 03:54
12. Last Dying Wish (bonustrack) 03:49
13. Foreign Policy (Fear Cover) 02:28
Bonustrack (Japanese Release)
12. Me Hate You
Bonustrack (Spotify Release)
12. Melt the Ice Away (Budgie Cover)
Total playing time 46:51

Chronique @ Eternalis

01 Fevrier 2016

N’ayez crainte, c’est un Megadeth regonflé à bloc et retrouvé qui livre ce "Dystopia" en début d’année 2016

Vous pouvez y aller les yeux fermés. Les fans de Megadeth seront aux anges, les autres apprécieront le retour à la véritable identité musicale de Dave Mustaine et rêveront que certains nouveaux titres deviennent de futurs classiques.
Enfin bref, foncez, Megadeth renait (une fois de plus avec un nouveau line-up) de ses cendres et donne le vrai successeur que méritait "Endgame".

Comment ça c’est tout ? Vous avez besoin de plus ?

Soyons honnête, Megadeth surprendra rarement désormais tant le groupe est unique, la voix de Mustaine reconnaissable entre mille et le style gravé dans le marbre.
Mais voilà, suite à un "Super Collider" catastrophique, un split spectaculaire accouchant au départ de Chris Broderick et Shawn Drover n’ayant pas apprécié les rumeurs de réintégration de Marty Friedman et Nick Menza (Dave rejetant la faute sur David Ellefson, difficile de démêler le vrai du faux avec eux), on se demandait bien comment megaDave allait encore rebondir. Comme toujours, avec l’intégration de musiciens faisant saliver la planète entière. Chris Adler (Lamb of God) à la batterie pour insuffler une puissance supplémentaire et Kiko Loureiro (Angra) à la guitare pour amener une technique bien particulière et un touché comme le groupe n’en a peut-être jamais eu. Restait plus que la sauce prenne…et "Dystopia" est désormais entre nos mains.

Plusieurs éléments sont à noter dès la première écoute. La production est de nouveau percutante et claquante, Dave est transfiguré vocalement (il a été opéré des cordes vocales et, grande première, a même demandé l’aide d’un coach vocal pour revenir en forme) et surtout, les morceaux sont tranchants et ramène inéluctablement à la meilleure époque du groupe, celle où il officiait dans un véritable heavy thrash technique et incisif.
Dire que les nouveaux musiciens ont apporté est difficile puisque Mustaine reste Mustaine mais il est évident que le climat autour de la conception artistique a été favorable (comme en témoigne les nombreuses vidéos disponibles sur le net) et que le rouquin a pu se lâcher en connaissant les compétences respectives de ses nouveaux compagnons d’armes.

"Fatal Illusion", le premier extrait de l’album, sent bon le titre lourd et tordu avec un côté dark qui n’est pas sans rappeler "The System Has Failed" (la grosse rythmique évoque notamment "Blackmail the Universe"). Le solo de basse fait évidemment pensé à "Five Magics" et le chant de Dave se veut rauque et agressif comme nous l’aimons. Les soli s’enchainent et se cumulent entre chaque couplet comme à la grande époque, le refrain se retient facilement et certains riffs font déjà mal au cou quand on les imagine en live (celui à 3 :00). Un plaisir simple en somme.
Il faut dire que "Dystopia" débute pied au plancher avec une triplette magique composée justement de ce Fatal Illusion, d’un terrible "The Threat is Real" et d’un plus mélodique titre éponyme aux allures de classique. "The Threat is Real" démarre sur un riff monstrueux typique du riffing de Mustaine qui rassure immédiatement sur la nature de cet opus. Il permet aussi de comprendre que, en plus d’un niveau technique toujours aussi haut, les interventions solistes seront sous un certain symbole mélodique, presque logique quand l’on connait le background de Kiko Loureiro. Quant à "Dystopia", on navigue plus dans un heavy metal traditionnel où les guitares sont reines, un peu comme à l’époque de "Youthanasia", en plus sombre et prenant, notamment grâce au très bon travail vocal, Dave paraissant renaitre derrière le micro (il en avait bien besoin le bougre).

Et le reste ? Non pas que cela soit à jeter, mais le niveau affiché sur ces trois titres est juste au-dessus de la moyenne, pendant que le reste surpasse largement "Super Collider" et "Thirteen", souvent trop propre et poli. Nous aurons un "Poisonous Shadows" poignant, débutant sur une superbe intro acoustique, puis proposant le meilleur refrain du disque et un texte délaissant sensiblement la politique pour se concentrer sur les états d’âmes du leader américain. On retrouverait presque une influence orientale dans l’agencement des soli, Kiko n’ayant surement pas été étranger à ce type de dépaysement. Idem pour l’instrumental "Conquer or Die", composé en partie par le brésilien, où les arpèges latinos ne trompent personne et servent parfaitement de tremplin pour le radical "Lying in State", écrasant et implacable. On retiendra aussi "Death from Within", au riff plus traditionnel mais dont le refrain, là encore, se retient facilement et se chantonne très facilement. En revanche, "Post American World" (que ferons-nous avec un monde sans Amérique ?) n’amène pas grand-chose et reste plutôt ennuyeux, tout comme "The Emperor" qui clôture l’album de façon assez anodine, presque rock n’roll, ce qui surprend face à la teneur du reste du disque (une face B d’un ancien disque ?).

Mais globalement, n’ayez crainte, c’est un Megadeth regonflé à bloc et retrouvé qui livre ce "Dystopia" en début d’année 2016. Quel était le message déjà ? Ah oui, vous pouvez y aller les yeux fermés…

27 Commentaires

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samolice - 08 Novembre 2016: Intéressant ton com' Jérome. Du coup, j'ai essayé de réécouter l'album avec des oreilles neuves pour tenter de comprendre ton ressenti. Mais j'ai pas réussi. Enfin si, je comprends ton ressenti mais je suis tellement content d'entendre Mustaine à nouveau inspiré que ça passe quand même ce son "moderne" :-) jamais je n'aurai pensé Dave capable de nous proposer ça après l'horrible Super Collique qui ne passe pas du tout chez moi. Merci pour la chro.
MCGRE - 03 Janvier 2017: Hey tormi après countdown il y à eu Endgame qui pour moi et le must depuis Rust in peace ,écoute le vieux il défonce.
cutthroat - 14 Janvier 2017: Après un Metallica moisi en 2016, un Megadeth tout aussi nul, inspiration au plus bas, la prod est en plastique, les compos je les trouve vraiment bancale, en fait, le seul point positif de ce disque c'est qu'il est mieux que le précédent. En même temps c'était pas bien difficile j'ai envie de dire. Non, franchement, quand j'en vois qui s'extasie devant tant de nullité, y a de quoi se taper des barre. Il y a bien mieux en 2016 pourtant.
coroner - 13 Mars 2017: D'accord avec El-Totor : j'ai aussi le sentiment que la voix de Dave Mustaine approche la date de péremtion. La production permet de tirer quelque chose de valable, mais j'ai très peur pour les prestations live...
Par contre, quel album ! Fantastique. Dave Mustaine est une légende. Et comme l'a écrit quelqu'un d'autre, plus le temps passe, et plus je l'admire.
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