Cryptic Writings

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Nom du groupe Megadeth
Nom de l'album Cryptic Writings
Type Album
Date de parution 30 Mai 1997
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album681

Tracklist

Re-Issue in 2004 by Capitol Records with 4 bonustracks.
1. Trust 05:11
2. Almost Honest 04:02
3. Use the Man 04:35
4. Mastermind 03:48
5. The Disintegrators 02:50
6. I'll Get Even 04:23
7. Sin 03:06
8. A Secret Place 05:29
9. Have Cool, Will Travel 03:28
10. She-Wolf 03:36
11. Vortex 03:38
12. FFF 02:38
Bonustrack (Japanese Release)
13. One Thing
Bonustracks (2004 Re-Issue)
13. Trust (with Spanish Lyrics) 05:11
14. Evil That's Within ("Sin" Demo Version) 03:22
15. Vortex (Demo Version) 03:30
16. Bullprick ("FFF" Demo Version) 02:47
Total playing time 46:44

Chronique @ megalex1986

03 Septembre 2011

la pilule de cette orientation reste et restera toujours très dure à avaler...

1994, malgré un album s’éloignant encore plus des racines Thrash que Countdown to Extinction, Youthanasia réussit à décrocher le disque platine et nous montrait une grande qualité d’écriture toujours présente dans l’esprit de Mustaine même si le changement radical de style pouvait désorienter les fans de la première heure. 1997, après 2 albums solos de Marty Friedman (Introduction et True Obsessions) et un album de MD.45 (projet parallèle de Dave Mustaine qui ne rencontrera pas beaucoup de succès, ce qui mènera à la dissolution du groupe), Megadeth retourne en studio, après 3 années passées à leurs occupations, pour enregistrer leur 7ième album qui s’intitulera Cryptic Writings. Cet album sera le dernier enregistré avec Nick Menza qui attrapera une tumeur bénigne au genou et qui sera ensuite remplacé par Jimmy DeGrasso qui avait joué au coté de Dave dans MD.45.

Premier point, la pochette. Je ne sais pas ce qui se passe, mais il semblerait que Mustaine fait la gueule à sa propre mascotte ! Cela va être le 3ième album de suite où il n’apparait pas sur le cover, mais ce cher Vic avait quand même sa place à l’intérieur de l’album. Mais là il est nulle part ! Il faudra attendre 2001 (The World Needs a Hero) pour retrouver ce cher Vic. Donc nous avons comme illustration un dessin primitif assez étrange de leur part… Mais bon, on ne juge pas un album à sa pochette (même si celle de Rust in Peace était déjà plus attrayante).

Bon, premier constat, Megadeth s’est radouci. On continue dans la lignée de Youthanasia pour nous sortir un album différent et avec malheureusement des morceaux très inégales. Des FFF et Use the Man disons potable, on passe à Trust et à She-Wolf d'une puissance remarquable, renforçant encore plus ce sentiment de déception. Et pourtant tout commençait bien avec Trust. Un duo basse-batterie parfait en intro aidé par le clavier, Mustaine n’a jamais eu une voix aussi chaleureuse contrastant avec la rage de Peace Sells. Marty termine le morceau merveilleusement bien à l’aide d’un solo dont la beauté n’a d’égal la fluidité de l’enchainement. On pourra lui attribuer avec respect le fait qu’elle ait été la seule chanson du rouquin à atteindre la première place des chartes et une nomination au «Best Metal Performence», la dernière avant «Head Crusher». Au niveau de l’écriture des morceaux, Dave Mustaine a encore une fois son empreinte sur toutes les chansons mais la grande nouveauté est que tous les membres du groupe ont pu écrire, assez incroyable quand on sait la dictature qu’il peut faire régner sur la composition.

Mais Mustaine va énormément expérimenter sur cet album, parcourant divers horizons musicaux. Tels que le Glam (en sachant que le Thrash était relativement opposé à ce mouvement dans les 80’s) comme sur le titre «I’ll Get Even» mais réussissant l’exploit de donner un rendu assez mélancolique grâce à cet ajout judicieux, la technique sera d’ailleurs utilisée sur l’intro du morceau suivant. L’utilisation des claviers sur l’intro de Trust mentionné plus haut sur les couplets de Almost Honest ayant pour conséquence de donner un rendu plus «aérien», «planant», ou alors la réutilisation de l’harmonica sur l’intro de «Have Cool, Will Travel» déjà tenté sur «Train of Conséquences». Et même un cuivre pendant un cours instant de «Use the Man» qui est la power-ballade de l'album sans pour autant égaler A Tout le Monde.

Mélancolie, oui parlons-en, car cet album n’est pas un Hard Rock typé ricain où on sait à l’avance que l’on aura son compte de «Sex, Drugs and Rock N’ Roll» mais plutôt un opus plus posé où l’on joue sur les émotions. Et la chanson où cet ambiance est utilisée à son paroxysme s’intitule «A Secret Place», jamais Mustaine n’avait transmis une telle émotion à travers sa voix prenant aux tripes. Et cela se remarque aussi par une plus grande utilisation de la guitare acoustique tels que sur l’interlude de Almost Honest ou sur une grande partie de la power-ballade «Use the Man ».

Et étrangement, on peut constater au niveau de l'instrumental que Megadeth régresse techniquement, étant pourtant dans un style où des groupes comme Van Halen ou Led Zeppelin proposaient un haut niveau. Megadeth possède cette fois-ci des compos plus lentes et moins complexes s’éloignant encore plus de ses origines. Sans compter Friedman qui a définitivement renié ses soli dantesque de Rust in Peace. Mais le monstre du Big Four n’a pas définitivement perdu cette énergie speed (dans une moindre mesure) des débuts où elle s’exprime pleinement sur des morceaux tels que «The Disintegrators», «FFF» et le sublime «She-Wolf» au refrain dantesque et au sublime solo joué sur la fin, probablement le meilleur morceau de l’album avec Trust. Mais malheureusement ce dernier sera le seul morceau qui restera dans la mémoire, les deux autres n'étant que trop communs et manquant énormément d'énergie.

La conclusion ? Eh bien après avoir décortiqué l’album dans son intégralité, force est d’admettre que Youthanasia n’était pas une légère déviation mais une nouvelle voie musicale, qui se voit accentuée sur cet opus. Alors oui, le Thrash malsain de Peace Sells… But Who’s Buying et la virtuosité de Rust in Peace ne sont plus, mais Megadeth nous offre une œuvre de Hard Rock sincère et intéressante mais malheureusement assez inégale. Et la pilule de cette orientation reste et restera toujours très dure à avaler connaissant le passé incroyable du groupe, mais c'était sans compter le suivant...

7 Commentaires

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megalex1986 - 04 Septembre 2011: C'est surtout la question du contexte, j'ai réécouté tous les albums post-Rust in Peace, et en toute sincérité, il y a de quoi être un peu déçut de la tournure musicale du groupe.

Pour moi la période d'or de Megadeth c'est de Killing is my business à Rust in Peace pour cette furie Thrash incroyable, à l'image de Slayer en possédant 4 premiers albums incroyables et pourtant différent.

Car le problème est que c'est un album de Hard Rock "moyen", j'ai rien contre le changement d'orientation, Metallica a superbement bien réussit sur le Black Album (le reste, no comment...).

Cet opus n'égale en rien un Higway To Hell ou un Van Halen I, et losque je l'écoute, je passe le 1/3 des chansons.
bojart - 18 Juin 2012: Déjà que la pochette est laide...je deteste cet album, du hard très convenu, très fade...ça pue la feignantise à des kilometres...

9/20
Enfer - 09 Fevrier 2013: Par contre, une question concernant cet album, n'y a t-il pas eu 2 versions différentes ???
RyuuseiBlackbird - 30 Avril 2013: "FFF"... C'est aussi un morceau de Shining (SWE) sur leur "I - Withing Deep Dark Chambers"...
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Commentaire @ maresvil

22 Septembre 2008

Au premier abord : Une pochette tribal, à l'image de Roots (Sepultura, qui était en train de cartonner) mais pour une musique qui ne l'est pas ! Déjà en disgrace dans les deux précédents albums, plus aucune trace ici de la mascotte Vic rattlehead ni du logo d'ailleurs. Bon, l'orientation de Megadeth est, sur cet opus, bien plus affirmée mélodique (davantage que sur Youthanasia), plus « commerciale ». Une grosse participation de Friedman ou un désintérêt de Mustaine entraine des chansons à la limite du glam (comme I'll get even ou Almost Honest), à peine sauvées par un solo ou un contre rythme. C'est un album qui confirme, lourdement, la dérive de Megadeth. Des titres (comme Youthanasia ou Vortex) maintiennent le niveau mais ne sont pas suffisantes pour l'élever, justes audibles. On ne se relèvera pas la nuit pour les écouter !

Tout n'est pas négatif toutefois. A Secret Place est très réussie dans le style Countdown, She-Wolf également et connaitra un développement exceptionnel en live (voir plus loin Rude Awakening) mais surtout, le titre qui sauve l'album Trust : un must, un classique de Megadeth probablement un de leurs meilleurs titres. Dans l'ensemble, des sonorités ajoutées ci et là [des bandes enregistrées, 12 cordes, harmonica...] affadissent plus qu'elles n'enrichissent. Un reste de Motorbreath sur FFF (on finit par s'habituer au Metallica's). En définitive, un album très hétérogène avec de l'excellent, du moyen (un peu trop) et du mauvais. Un album disque d'or certes, mais pas dans le coeur des amateurs. Pour les fans inconditionnels et collectionneurs uniquement, car cet album est un avant goût de Risk !
La « dreamteam » s'arrêtera sur celui-ci car c'est le dernier album avec le batteur Menza.
Cet album enfonce le clou d'un époque désolante, rejoignant des Reload et Undisputed Attitude, pour qui l'avenir proche ne sera pas mieux.

24 Commentaires

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megalex1986 - 16 Août 2011: @Lamikawet : Je n'ai jamais écouté Load, ni Re-Load, dont je ne vais pas faire de faux jugements sur cet opus, par contre je considère le Black Album comme un très grand album de Heavy Metal malgré le fait que le groupe a trahi ses fans (ce qui n'ai pas vrai personnellement).
Lamikawet - 16 Août 2011: @maresvil je ne suis ni un loup, ni un chien lol
@megalex je suis bien d'accord avec toi concernant le black album et je ne considère pas que le groupe ait trahi ses fans avec cet opus.
Ce qui m'a fait rire, c'est que le "milieu" du metal avait un peu allumé cet album mais comme par hasard, beaucoup de groupes ont ralenti la cadence par la suite...
megalex1986 - 16 Août 2011: Et bien après l'explosion du grunge (ou plutôt de Nirvana...), il fallait bien trouver une alternative, et ils l'ont trouvés en baissant le tempo comme Metallica.

Mais bon, là où Megadeth sortait toujours de bons albums, certains groupes ont réalisés des opus plus que moyens (Sepultura, Iron Maiden,...).
DaveFilth - 10 Janvier 2014: ahhh moi je t'assure que je me releverai la nuit pour écouter cet album tellement il et classe !
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