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Je vais sans doute contredire mes deux prédecesseurs, mais je ne trouve pas le son si cradingue. Certes il l'est, mais ce n'est pas pire que sur un vieux Xasthur, par exemple, voire même, c'est beaucoup plus audible. De toute façon, je ne crois pas que le True s'accomode d'un autre son. Dans l'ensemble, tout reste bien distinct, les guitares, la batterie et surtout la voix de Dead, l'imprécateur en colère. Il dégueule de la manière la plus authentique qui soit. On sent que ça vient de loin à l'intérieur. On comprendrait presque la suite des évènement rien qu'à l'écoute du disque. Après, c'est une question de goût, et comme on dit, les coups et les douleurs, ça ne se discute pas... Bref, voilà du Black comme je l'aime : de l'énergie pure, brute, de l'aggressivité qui ne s'emmerde pas avec des détails bourgeois d'ingénieurs du son. Les gars ne sont pas là pour se prendre la tête avec ça. Forcément, les fans de Dimmu Borgir ou de Craddle passeront leur route, mais les vrais amateurs de Black old school se doivent de posséder cet opus. En fait, la seule chose qu'on n'entend pas sur ce live, c'est le public. Même entre les titres, rien, pas un applause, pas un hurlement. Soit ils étaient huit dans la salle, et encore, bien au fond, mais j'en doute, soit c'est la prise directe qui fait ça. Ou alors les fans étaient trop scotchés par la performance... Il y avait de quoi : "Deathcrush", tout en syncope, met d'entrée tout le monde d'accord. La version de "Freezing Moon" est hallucinante, limite meilleure que sur DMDS (je vais me faire des ennemis, là), plus crue, encore plus dévastatrice, alternant les phases "calmes" et les blasts furieux. Un must. Ne parlons pas de la tuerie qu'est "Pure Fucking Armaggedon", même si le solo ressemble à un long larsen, un peu comme sur "Carnage" qui porte décidemment bien son nom. Avec "Necrolust", on atteint des sommets de boucherie minimaliste. On peut en faire du bruit avec peu d'instruments. "Come on Leipzig !" Au final, il s'agit d'un classique, basique et terriblement efficace. Un bon 18/20, donc, au niveau musical, et 20/20 pour le côté légendaire de la chose. Un seul regret : ne pas avoir été à Leipzig en 1993. Et puis un autre : voir ce que Mayhem est devenu. A force de vouloir ressusciter les morts, on finit par les enterrer encore plus profond. Il faut parfois savoir s'arrêter dignement. Heureusement qu'il reste ce genre de témoignage de la grandeur passée du groupe.
Un live mythique mais qui ne plaira pas à tout le monde (ceci vaut sans-doute mieux) et n'est donc pas à mettre entre n'importe quelles mains innocentes.
Cet album a reçu un accueil assez mitigé. Aujourd'hui encore, certains le considèrent comme l'un des meilleurs albums de black metal de tous les temps. J'en fait partie. Au départ on se dit qu'un live n'est qu'un album de plus dans la discographie d'un groupe, du superflu, surtout quand on sait le nombre de live qu'a sorti Mayhem. Là ce n'est pas le cas. Pourquoi me direz-vous ? Malgré la production très crade et brouillon le tout reste tout à fait audible. De plus cette atmosphère dépouillée d'artifice procure une atmosphère malsaine et une aura primitive à cet album. Car c'est là la marque de fabrique de Mayhem : un black metal primitif, bestial, influencé par le death old school, une musique sans fioritures et directe. Pour cet album on parlera du "True Mayhem", tout simplement car c'est le seul ouvrage à regrouper en son sein Euronymous, Dead, Necro Butcher et Hellhammer. Le chant de Dead respire la mort nauséabonde et la pourriture, et quand on connaît un tant soit peu le personnage, on perçoit de telles performances vocales comme une évidence. En effet Dead hurle comme un damné, crache ses entrailles à la face du monde qui le dégoûte. Le corps n'étant qu'un substitut de l'âme, il se plait à se mutiler sur scène, et toute sa douleur se ressent ici. Les titres qui constituent la galette ne sont qu'enchaînement d'hymnes cultes à la violence et à l'animalité. Les riffs d'Euronymous se font regretter tant ils sont jouissifs, du coup cet album marque une certaine nostalgie d'un passé glorieux, et il prend toute sa valeur. Mais sa qualité n'en est pas pour autant laissée de coté, car durant neuf titres on est obligé de s'avouer à quel point le Live In Leipzig est une perle du genre. Mayhem est une entité maléfique et sombre, cet album l'est tout autant, doté d'un pur style originel d'où des générations entières prendront leurs racines. Ici on vomit ses tripes, on expulse l'animal qui est en nous, on nie sa condition et on refoule toute émotion. Tout n'est que destruction et violence, la vie n'est qu'un passage, tout comme cet album est une sorte de rite en offrande à un style épuré et crade. Cette galette impressionne, car peu de groupes peuvent à ce point cracher un poison si jouissif. Mayhem prouve grâce à cette œuvre qu'il fait partie des grands, des légendes qui ont marqué l'histoire du black metal. A posséder. Kvar...
Dead au micro, en plus en concert, quelques mois avant son suicide, et l'année où à été enregistré ce live, c'est à dire en pleine émergence du black metal, incitent les fans de black à le posséder. Cependant, le son ultra cradingue va en dérouter plus d'un, c'est certain (le son est en effet encore plus mauvais que sur "Transilvanian hunger" ou que celui des groupes locaux, qui eux n'ont pas le choix). Remarquons également que les riffs sont exécutés de manière plus lente que sur les albums (les musiciens ne seraient-ils pas sûr de ce qu'ils faisaient ?). La voix de Dead sature parfois le son du micro, ce qui est plutôt désagréable à l'oreille, tout comme le son des instruments qui n'y échappe pas. Les premiers éléments ne suffisent pas pour faire un bon disque. Mayhem avait les moyens de mixer un son correcte, ce qu'ils n'ont malheureusement pas faits. Ce son quasi inaudible gâche l'écoute du disque on ne prend pas plaisir à savourer les mélodies et les riffs. On dirait un disque bâclé, c'est dommage car sans cela il aurait put être bon. J'ai acheté ce disque car l'idée que Dead y tenait le micro m'a incité à me le procurer, mais j'ai été très déçu par le reste. Même après plusieurs écoutes, je ne m'y fais pas. Pour toute personne sensible à la qualité d'une oeuvre qui souhaiterait l'acheter, je vous aurais prévenus. 8/20 Dromen
Bon on a l'habitude que les gars savent quand même un peu jouer d'habitude ce qui permet d'avoir un résultat correcte (ou par exemple on peut reconnaître ces titres favoris...), avec l'ambiance du live(et quand c'est pas le cas ils coupent les morceaux pour que ce le soit). Bon on peut pas dire que ca fait pas musique anti-commerciale, underground de chez underground, avec l'ambiance déjanté et surtout la voie de taré de Dead ( seul album officiel où il est au chant! ) mêlées avec les instrumentaux désordonnés, anarchiques font presque pensé à du grind... Mais bon il n'y a plus trop de plaisir à écouter ça, d'autant plus dommage que les morceaux du live tel que Deathcrush, Funeral fog ou encore The Freezing Moon ont tout de même des instrumentaux assez terrible, mais bon c'est ça un vrai live nan?
Ce live ne sort qu’en 1993 alors que le concert a eu lieu en 1991… pourquoi ? Je ne saurais le dire… mais une chose est sûr, les Set-List de ces années-là, ne plaisantaient pas. C’est bien simple, ici ne sont présent que des grands classiques du groupe avec une part belle faites au « De Mystheriis Dom Sathanas » (alors qu’il n’était même pas sorti à l’époque et que seul des versions démo et rehearsal existaient !) Quatres titres sur neuf en sont issus, « Funeral Fog », «The Freezing Moon », « Pagan Fears » et « Buried By Time And Dust”. Le reste étant d’autres titres incontournables du groupe. On pense à « Deathcrush », « Necrolust » et « Carnage », qui ont explosés mes enceintes tellement ce live a tourné sur ma chaîne ! Alors Set-List parfait, line-up parfait, il ne manque plus que le son Et bien le son, chers amis, c’est de l’underground pur ! C’est sale, ça craque, c’est cru, ça souffle, ça sature, c’est parfois lointain mais c’est tellement bon ! C’est une addition de choses qui font que ce live représente, à lui tout seul, Mayhem et son 1er Line-up d’exception, mais aussi toute la scène underground qui a pris l’exemple de ce live pour recréer la même ambiance. Aujourd’hui, cet album est cité comme une référence du Black Metal, auprès des « A Blaze In The Northern Sky » (Darkthrone), « Panzer Division Marduk » (Marduk), ou encore « Pure Holocaust » (Immortal) et encore bien d’autres, qui sont la crème de la crème du Black Metal. Superbe disque qui mérite un grand 16/20, rien à redire, c’est là où on dit aussi que Dead et Euronymous ne sont pas morts en vain. Ils ont laissés une trace de leur passage.
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