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| CD paru en2004 - Season Of Mist |

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1. Whore 2. Dark Night of the Soul 3. Rape Humanity With Pride 4. My Death 5. You Must Fall 6. Slaughter of Dreams 7. Impious Devious Leper Lord 8. Chimera
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| Chronique |
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Bon je ne vais sûrement pas apporter grand chose de plus à la montagne d’éloges faites à ce groupe, certainement le plus connu du black par le grand public après Cradle of Filth et Darkthrone, et sûrement plus encensé pour la réputation sulfureuse qu’il a acquise que pour sa musique à proprement parler. « Chimera », l’album de leur retour après "le suicide" ou "la trahison" de « Grand Declaration of War » est effectivement un retour aux sources. Fini les explorations musicales, finies les tentatives de novations, on fait plaisir aux fans.
Je pense que ça se voir tout de suite que cet album m’a déçu, alors autant y aller à fond ! « Chimera » n’apporte rien. C’est un bon disque, mais il a tout perdu de toute l’expérience acquise par le groupe au cours des albums précédents : du côté des compositions, elles sont classiques, moins putrides que celles de « De Mysteriis Dom Sathanas » (Blasphemer, compositeur sur cet album, n’a pas la folie de Dead – compositeur principal de « De Mysteriis Dom Sathanas » - même s’il essai de la trouver en se gavant de drogues diverses), la violence est franchement atténuée par rapport à ce que l’on trouvait sur le mini CD « Wolf’s Lair Abyss » qui dépassait des sommets, et l’inventivité est redescendu au plus bas, surtout en comparant avec « Grand Declaration of War ».
Pourquoi ??? On attend cinq ans et c’est ce résultat médiocre qui nous arrive ? Quelle déception !
La cause principale de ce revirement vient de l’accueil déplorable qui a été fait à « Grand Declaration of War » par les "fans" lors de sa sortie. Faites croire à quelqu’un que son inventivité n’est qu’une perte de temps et il est clair que la personne abandonnera, surtout quand des milliers de gens disent la même chose. C’est ce qu’à fait Mayhem. A se laisser influencer par des imbéciles, on finit par leur ressembler, et cela a déteint sur « Chimera ».
Si la musique n’est pas mauvaise (loin de là), elle ne ressemble en rien à ce que l’on pouvait attendre du grand Mayhem (je ne dis pas le "true Mayhem" car ceux qui emploient ce terme doivent être satisfaits de ce revirement musical). La guitare et la batterie sont montées d’un cran au niveau de la technique, le chant de Maniac s’est grandement amélioré, la qualité du son est excellente… mais tout ça mis au service de compositions inintéressantes, c’est dommage. L’album sonne plat, monocorde, monotone. Le côté moribond de « De Mysteriis Dom Sathanas » a disparu avec Dead (oui je sais il était mort à l’époque de l’enregistrement, mais les compositions sont presque entièrement de lui), la brutalité de « Wolf’s Lair Abyss » laisse place à une sorte de version édulcorée d’icelui, et ne parlons pas du peu d’influence qu’à exercé « Grand Declaration of War » sur les paritions… à croire que l’album n’a jamais existé.
Voilà, à vouloir faire plaisir aux fans d’une époque, on perd ceux d’une autre ère. Espérons qu’ils reviennent sur cette initiative pour leur prochain album (dans dix ans lol) pour redonner un bon coup de pied dans les valeurs établies dans le black metal. A privilégier la technique à outrance, on en perd l’humanité : ce que je critique pour le death en général, je peux le reprocher à cet album : la technique a pris la place du feeling. Et moi, comme Diderot, je préfère une musique qui réveille des sentiments qu’un festival de méthode.
Je profite toutefois de cette chronique pour soulever une question qui m’a tout de suite frappé en entendant l’album pour la première fois : comment se fait-il que « Chimera » s’achève sur les mêmes paroles que se termine le grand « Det som en gang var » de Burzum (« Nous ne sommes pas morts, nous n’avons jamais existé », chez Mayhem, à la deuxième personne du singulier) ? Est-ce voulu ? Est-ce un hasard ? Si ça se trouve, même les membres du groupe ne sauraient y répondre.
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| Mini-Chronique |
 16 / 20 |
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Dernier opus en date pour ce groupe culte de la scène True Black mondiale, Mayhem a réservé quelques bonnes surprises sur ce CD. Ce CD annonce le grand retour aux sources pour le groupe dans un style de Black Metal brutal et direct. Mayhem est à nouveau parmi nous, après avoir passé une période « d’hypocrisie, de trahison, d’accusations dans le groupe. » (ce sont là les mots mêmes de Blasphemer, guitariste), et ce groupe est enfin de retour avec sa musique imprimée de haine, de mort, de malheur. Il faut noter au passage que le titre de l’album fait référence à deux choses : tout d’abord le monstre mythologique qui avait des cornes de bouc, une tête de lion et une queue de serpent, mais aussi au fait que tout ce que nous voyons de l’extérieur avec nos propres yeux ne correspond pas avec ce qui est à l’intérieur des choses.
Pour parler un peu de la musique, il faut noter que les riffs sont très rapides et affûtés comme des lames de rasoir, Maniac (le chanteur) grogne et hurle comme un homme que l’on égorge et Hellhammer reste fidèle à lui même, c’est à dire toujours aussi brutal et exquis dans l’art de manier la double pédale et les divers composants de sa batterie. Mayhem a radicalement changé sa vision de la musique entre leur précédent album Grand Declaration of War et ce Chimera. Toute l’honnêteté de Blasphemer, l’unique compositeur de cet album et qui s’est exilé à Lisbonne au Portugal, se retrouve parmi ces morceaux, cela fait plaisir de revoir enfin l’obscur Mayhem rempli de noirceur offrir un CD de grande qualité. Vivement les tournées qui vont permettre au groupe de défendre sur scène cette merveille !
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