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| CD paru le 24 Mars 2009 - Roadrunner Records / Reprise Records |

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1. Oblivion 05:47
2. Divinations 03:39
3. Quintessence 05:27
4. The Czar 10:54
5. Ghost of Karelia 05:25
6. Crack the Skye 05:54
7. The Last Baron 13:01
total playing time 50:07
BONUS DVD
Making of The Skye
Track-by-Track Commentary by the Band
Total Playing Time 89:00 |
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| Chronique |
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Le très attendu 4eme album de Mastodon est arrivé. Avec une année d'attente supplémentaire entre celui-ci et les précédents, voilà qui avait de quoi me mettre la puce à l'oreille quant au résultat. Alors certes, le succès de Blood Mountain les a fait tourner plus longtemps, mais lorsque le nom et le nombre de pistes a été dévoilé, ainsi que la pochette, c'était sûr : un nouveau Mastodon est né.
Crack the Skye est une perle rare, et même, à mon avis, le point de départ vers une nouvelle vague musicale, qu'on pressentait d'ailleurs déjà avec le retour d'éléments typiques des musiques prog et psychédéliques dans le grand monde du métal (je ne citerai pas Tool, Porcupine Tree et beaucoup d'autres !).
Alors qu'il y a-t-il dans ce Crack the Skye (hommage non pas au groupe homonyme mais à la sœur, Skye, du batteur Brann Dailor, qui s'est suicidée à 14 ans) ? Beaucoup de choses en fait, et c'est là ce qui en fait une de ses principales forces. On note dans un premier temps les 7 titres (dont deux de plus de 10 minutes, et un en dessous des 5 minutes), la pochette assez mystérieuse et mystique, tenant moins du mythe que les anciens albums (Leviathan, bien sûr, et Blood Mountain). Pochette à l'image du disque, assez sombre mais possédant de très nombreuses nuances (de l'efficace Divinations au sublime The Czar, par l'oppressante Crack the Skye dans laquelle est présente, comme d'habitue, Scott Kelly de Neurosis). On sent un certain travail de retenu, chez le batteur et dans les grosses guitares, pour laisser place aux arpèges simples comme alambiqués des guitares acoustiques et aux solos prenants de "Brent".
De plus cet album a la force de pouvoir se manier dans n'importe quel sens. Preuve d'une grande maturité d'écriture, le disque s'écoute très bien dans un ordre aléatoire et on peut alors y retrouver quelque chose du Mastodon d'avant. Mais là où les gars d'Atlanta ont vraiment travaillé est dans l'enchaînement des titres comme une histoire (traitant, entre autre, du voyage dans l'espace, dans le temps, d'une rencontre avec Raspoutine etc...), somme toute assez métaphorique, mais dont on sent une grande importance dans la réception des titres (rappelant forcément le très bon Ziltoid The Omniscient de Devin Townsend, à ceci près que Crack the Skye n'est pas drôle).
Petite mention spéciale au batteur qui prend le micro à plusieurs reprises, et notamment en premier, et qui ouvre d'autres perspectives vocales au groupe.
Bref Mastodon signe ici sa perle par sa force évocatrice et créatrice de perspectives. Je gage qu'on entendra parler de cet album pour la décennie à venir, soit comme référence, soit comme point de départ d'un nouveau Mastodon. Reste donc à voir s'ils sauront se dépasser (ce dont je ne doute pas) et de quelle façon (une idée?).
5 commentaires |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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C'est au hasard de mes déambulations hebdomadaires chez un disquaire que j'ai vu cet album trôner parmi les nouveautés métalliques du moment. N'ayant pas entendu parler de la parution prochaine d'un album de Mastodon, je me suis dit "bah encore une réédition d'une obscure démo". Jetant un œil au dos de la boîte, je me rends compte que non. Mastodon est de retour avec 7 titres tous beaux, tous neufs. Hop là, la question épineuse du CD à s'acheter est réglée, place à la musique.
Seulement 7 titres, ça paraît un peu juste pour un album, mais un regard à la durée des pistes suffit à rassurer puisque deux morceaux dépassent les 10 minutes. Mais bon de toute façon, court ou pas, la qualité de la musique justifie à elle seule l'achat de cet album. Mais autant prévenir tout de suite les fans de la première heure, le groupe a largement radouci le ton par rapport aux deux brûlots précédents, leur bombe Leviathan et le fantastique Blood Mountain. Quoique, me direz vous, cette tendance à moins défourailler, le groupe l'avait amorcée avec le précédent opus. Mais là, il est vrai que la différence de ton est assez marquée.
Plus calme signifie-t-il pour autant plus mauvais ? La réponse est assurément non. En fait, la musique du groupe est beaucoup moins marquée métal et lorgne d'avantage vers un bon gros stoner ultra-complexe des familles. Et pourtant malgré un ton moins violent, la patte du groupe se reconnaît dès les premiers accords. A savoir des guitares lourdes et une mélodie entêtante au possible. Plus que dans le "défouraillage" complet qui a disparu de la musique du groupe, c'est au niveau du chant que la différence se fait la plus importante. En effet, presque plus de hurlements comme il y en avait auparavant, mais un chant mélodique aérien contrastant avec la lourdeur de la musique.
Les musiciens assurent toujours autant mais ont juste revu la façon de jouer le son caractéristique de Mastodon. Cherchant plus la mélodie et usant moins de violence. En clair, la musique est toujours aussi bonne mais la notion de brutalité musicale est ici presque totalement absente. D'ailleurs les parties où les guitares se font les plus grasses pourraient parfois rappeler The Sword, dans leur approche stoner et dans ce son qu'on pourrait croire venu des 70's.
Mastodon nous sort ici un album qui peut s'avérer déroutant au premier abord, mais qui, une fois que l'on est passé au travers de ce premier contact assez étrange, nous offre la découverte d'un très bon album qui mérite des oreilles attentives. Définitivement loin d'être un groupe accessible, Mastodon demeure l'un des plus talentueux de sa génération et reste un de mes favoris pour entrer au Panthéon des Dieux du Metal.
4 commentaires |
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