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| Octobre 1990 - Nuclear Blast |

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1. Pledge of Allegiance 2:38
2. Unknown Soldier 2:39
3. Mangled Dehumanization 2:30
4. Pay to Die 3:12
5. Funeral Bitch 2:06
6. Master 2:55
7. Bass solo /
Children of the Grave 5:57 (*)
8. Terrorizer 2:27
9. The Truth 3:15
(*) Black Sabbath cover
CD bonustracks :
10. Pledge of Allegiance (Original Mix)
11. Terrorizer (Original Mix)
12. The Truth (Original Mix) |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Master naît à Chicago en 1983, suite à la rencontre du bassiste chanteur Paul Speckmann et du batteur Bill Schmidt, qui composent rapidement des titres diablement brutaux, s’inspirant de groupes tels de Venom ou Slayer. Devant la difficulté de trouver un guitariste stable, la formation se sépare momentanément, le temps à Paul Speckmann d’enregistrer la démo Fuckin’ Death avec son autre groupe DeathStrike, utilisant les morceaux initialement créés pour Master. Grâce au succès de la démo, Speckmann et Schmidt retrouvent alors l’envie de jouer ensemble, recrutant enfin le bon guitariste en la personne de Chris Mittlebrun, et enregistrant alors leur premier album éponyme en 1985, au Seagrape Studios.
La bande reçoit inévitablement un deal de la part de l’écurie Combat Records (Death, Possessed), mais refuse pourtant sa signature, jugeant sa proposition insuffisante. Sans contrat, les sessions se diffusent pourtant incroyablement dans l’underground, influençant dès lors toutes les jeunes formations extrêmes de l’époque, de Sepultura à Napalm Death, en passant par Terrorizer ou Defecation. Fatalement, ces titres attirent de nouveau l'attention des labels, débouchant sur leur réenregistrement en 1990, sous la coupe de Scott Burns aux Morrisound Studios, et sur leur commercialisation chez Nuclear Blast cette même année.
Le deathmetal de Master se résume en une suite de riffs simples et particulièrement gras, soutenues par les rythmiques tapageuses et les roulements de double de Schmidt, les éructations crasseuses de Speckmann, et les soli de Mittlebrun à grands coups de vibrato. Depuis Mangled Dehumanization jusqu'à The Truth, en passant par le redoutable Children Of The Grave, reprise turbo de Black Sabbath, Master déboulonne ainsi tout sur son passage, étant certes basique, mais terriblement roots et percutant.
Initiant l’ensemble de la scène deathmetal US, aux côtés d’Horrified, Death After Death, Seven Churches, Abominations Of Desolation et Scream Bloody Gore (Repulsion, Insanity, Possessed, Morbid Angel, Death), l’album Master s’impose parmi les skeuds incontournables de la genèse du genre. Son death crasseux et efficace représente l’essence véritable de la scène death des années 80’s, expliquant l’histoire de ce mouvement mieux que n’importe quel discours. Essentiel !
Fabien.
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