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Gothic Indus Marilyn Manson The High End of Low
26 Mai 2009 - Interscope Records
Marilyn Manson : The High End of Low, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 14/20
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Tracklist
1. Devour
2. Pretty as a Swastika
3. Leave a Scar
4. Four Rusted Horses
5. Arma-goddamn-motherfuckin-geddon
6. Blank and White
7. Running to the Edge of the World
8. I Want to Kill You Like They Do in the Movies
9. WOW
10. Wight Spider
11. Unkillable Monster
12. We're from America
13. I Have to Look Up Just to See Hell
14. Into the Fire
15. 15


Bonus Disc (Deluxe Edition)

1. Arma-goddamn-motherfuckin-geddon (Teddy Bears Remix)
2. Leave a Scar (Alternate Version)
3. Running to the Edge of the World (Alternate Version)
4. Wight Spider (Alternate Version)
5. Four Rusted Horses (Opening Titles Version)
6. I Have to Look Up Just to See Hell (Alternate Version)
7. Into the Fire (Alternate Version)

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NEUF
Chronique
15 / 20
    Razort, le Mercredi 08 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
Qui n’a jamais commencé à écouter divers groupes Metal grâce à la découverte des plus grands tels que Rammstein, Slipknot, KoRn ou encore le révérend Manson ? Bien que ce dernier ait définitivement abandonné le son agressif de son Metal Industriel des années 1990-2000, il n’en fini plus de nous surprendre.

C’est donc après être passé par d’innombrables groupes de Black Metal et autres Death Grindcore abominablement jouissifs que je m’attarde sur le dernier album de celui qui m’influença jadis avec sa “nouvelle merde” qui n’a jamais quitté mon répertoire musicale depuis.

Et comme pour le précédent “Eat Me, Drink Me”, le son Rock très sombre et travaillé refait surface. Même si le premier titre “Devour” nous plonge directement dans un bain Metal avec la voix de nouveau déchirée et les riffs agressifs d’autrefois, nous retrouvons rapidement une ambiance plus posée et mélodieuse. Celle-ci semble disposée un peu partout dans l’album pour apaiser les grosses tueries, ou du moins les plus violentes. Exemple avec “Four Rusted Horses” qui précède le titre déjà révélé au grand public : “Arma-Goddamn-Motherfuckin-Geddon”.

Un nouveau son pour un nouveau thème abordé ? Pas exactement. Sur ce titre là, Manson revient plus où moins sur son passe temps favoris : dénoncer les problèmes liés à la religion et la société. Les morceaux s’enchainent assez vite, ce qui est assez dommage. L’ambiance du dernier album nous laissait le temps de digérer mélodies et paroles avant de passer à autre chose. Cet album se présente comme moins personnel par moments.

Les sentiments laissés de côtés par quelques instants, c’est avec ce nouveau côté provocateur que M.M. nous conduit sur ses nouvelles compositions. Les solos sont toujours là, peu travaillés mais très entrainants. Je m’arrête un instant sur un titre qui me fait sourire.

Tout le monde connais le jeu vidéo World of Warcraft ? Aucun rapport, certes, mais sur le coup j’ai bien cru que M.M. allait réellement traiter de ce sujet façon South Park (”Make Love, Not Warcraft”) mais en plus trash… Parlons plutôt du son. Lent. Étrange. Funk. Happy ?! Vraiment, ce type ne cessera de me surprendre car déjà le voici reparti sur les riffs Hard Rock avec “Wight Spider”.

On passe par divers thèmes, par divers genres. Et l’album ne s’arrête pourtant pas là. “We’re From America” (qu’il me semble avoir déjà entendu sur le MySpace officiel) sonne super bien, si bien qu’on en apprend le refrain sur le coup. Sommes nous revenu à l’époque de “Holy Wood” ? Encore une fois les sentiments anti-religieux du révérend se font sentir et la chanson pourrait très bien représenter la part de cet “avant Eat Me, Drink Me” que les fans des débuts pourraient croire disparue.

“Into the Fire” a des allures de chanson gothico-romantique qui nous plonge dans une petite mélancolie passagère à son écoute. Du moins c’est ce que je ressens personnellement, étant très sensible au piano du début et à la composition quasi-acoustique.

Est-ce un manque d’inspiration que de terminer par un titre à chiffre, le 15ème tout simplement intitulé “15″ ? Les sujets très personnels et la musique sentimentale clôture en beauté un album qui nous a mené çà et là dans l’univers fantasmagorique et obscure du créateur de la Mansinthe (diaboliquement douce - 66.6%).

En résumé, un son très proche du précédent album mais un retour des anciens aussi, ce qui donnent à ce nouveau “The High End of The Low” un contenu très varié que toutes les générations pourront accueillir facilement malgré sa courte durée.

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9 commentaires

Chronique
7 / 20
    Ebrithil, le Vendredi 10 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  

Haa,Marilyn Manson.
Chroniquer un album du Révérend est devenu l'occasion de s'exposer à de
nombreuses critiques,entre ceux qui ne peuvent pas le supporter et ceux qui ne
peuvent pas supporter son "évolution" au travers des albums .

Je fais personnellement partie de ceux qui apprécient l'oeuvre de Manson et je
l'assume pleinement.

Revenons donc à ce High End Of Low...
Il succède à un album que l'on peut qualifier de "controversé" ,
c'est un fait : Eat Me Drink Me était l'album le plus mélodique,le plus "rock"
et le plus "simple" (simpliste ?) de Manson,et certains n'ont pas
hésité à le qualifier de "pire album de sa carrière".Pour ma
part,même si il ne valait pas Holy Wood ou Antichrist Superstar , Eat Me Drink
Me valait le coup d'être écouté pour certains titres vraiment bons .

Et après quelques concerts navrants , la bonne nouvelle était tombée : Twiggy
Ramirez, bassiste emblématique du groupe, était de retour . S'ensuivirent
des concerts clairement plus réussis, hargneux, avec une set-list aventureuse :
cure de jouvence ?

C'est ce que Manson va du moins prétendre, en annonçant un album "aussi
violent qu'à l'époque Antichrist Superstar».

Alors, énorme coup de pub ou véritable retour aux sources ?

Inutile de faire durer ce suspens à 2 balles : vous avez déjà vu la note . Non,
Manson ne signe pas là un retour en force, et pour cause .

  Tout au long de cet album, décousu en diable, on tente en vain de retrouver
une âme, une hargne, une preuve que Marilyn Manson est de retour aux affaires. Et
certains titres feront illusion : l'énergie de Pretty as a Swastika , la morgue
de Four Rusted Horses ou encore le lancinant I Have to Look Up Just to See Hell .
Mais après moult écoutes, force est de constater que The High End of Low
remplit fort mal son contrat, qui stipulait je le rappelle une violence
"rappelant Antichrist Superstar" ...or Manson signe ici, excusez-moi
du peu, son forfait le plus calme, le plus dépouillé, le plus plat. Loin du
rock direct et parfois fort efficace de Eat Me Drink Me, encore plus loin de la
rage de Holy Wood ou même du second degré parfois franchement excellent de The
Golden Age Of Grotesque, The High End of Low est un balbutiement décevant.

Oui, décevant, et pour cause : les quelques expérimentations de l'album
s'avèrent presque convaincantes. Ne revenons pas sur les quelques titres
pseudo-énergiques qui restent assez efficaces mais abominablement convenus, et
attardons-nous plutôt sur ceux qui surprennent ...

Le déjà cité Four Rusted Horses, par exemple. Décrié par les fans, à coup
sûr, mais quelle morgue ! Quel second degré noir et cynique (je cite,
"everyone will come to my funeral and make sure that I'll stay dead"
... assurément un message au monde actuel qui refoule Manson de toutes parts,
que ce soient les métalleux ou la société bien-pensante).

Mais également la ballade osée Running to the Edge of the World, poignante à
mes yeux. Oui, c'est là le titre le plus "calibré" du groupe depuis
ses débuts, mais moi, il m'a touché. De même que l'autre "monolithe"
totalement dérangé, ce sombre I Want to Kill You Like They do in the Movies.

Pourquoi, au lieu d'avoir délivré un album qui au final se trouve le cul
entre 2 chaises (pris entre une énergie désespérément feinte et des tentatives
"acoustico-indus" intéressantes) , ne pas avoir pris le meilleur
d'une des 2 chaises précitées ? Et à fortiori, avoir continué dans une
évolution constante chez Manson en approfondissant les expérimentations ?

Car je ne parle pas ici de ce qui se trouve ENTRE ces 2 chaises : un vide
consternant et mauvais, aucun autre mot n'est utilisable (l’abominable Leave a
Scar, les anecdotiques Blank & White et Unkillable Monster,
l'incompréhensible WOW) ...et ne manquons pas de noter l'absence quasi-totale
de riffs de guitare intéressants contrairement à EMDM. D'accord, le bassiste
Twiggy est revenu, mais était-ce une raison de museler le guitariste ?

Que dire donc en guise de conclusion ? Premièrement, comme je l'ai déjà dit,
je ne faisais clairement pas partie des gens qui à la sortie de Eat Me
Drink Me prédisaient la fin du God of Fuck et je fondais énormément d'espoirs
sur cette nouvelle sortie ...

Quelle déception donc. Car Manson s'avère ici ajouter un vigoureux coup de
pelle à une tombe qu'il creuse lors de chaque prestation live ( et pour l'avoir
vu au Graspop, je parle en connaissance de cause ... Manson "jouait"
son rôle sans y prendre aucun plaisir, ses roadies l'habillaient sur scène
(!!!) et ses musiciens faisaient leur boulot avec un air aussi heureux que
s'ils jouaient dans un tribute band à Tokio Hotel) .

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