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Liste des groupes Gothic Indus Marilyn Manson Holy Wood
2000 - Nothing Records / Interscope Records
Marilyn Manson : Holy Wood, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Godeatgod
2. The Love Song
3. The Fight Song
4. Disposable Teens
5. Target Audience (Narcissus Narcosis)
6. President Dead
7. In the Shadow of the Valley of Death
8. Cruci-Fiction in Space
9. A Place in the Dirt
10. The Nobodies
11. The Death Song
12. Lamb of God
13. Born Again
14. Burning Flag
15. Coma Black
16. Valentine's Day
17. The Fall of Adam
18. King Kill 33º
19. Count to Six and Die

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NEUF
Chronique
16 / 20
    Eternalis, le Lundi 29 Juin 2009 parlez-en à vos amis  
Né de paradoxe, l’existence même de Marilyn Manson ; le personnage, est à lui seul l’exemple de la provocation symbolique que menait jadis cet être de emplie de talent et de démons, cet homme aussi fragile que déséquilibré nommé Brian Warner.
Faisant suite à un "Mechanical Animals" salué par la critique et la plupart des fans, Manson revient avec un disque confondant, tranchant radicalement avec son prédécesseur et retrouvant quelques peu l’aspect hanté de l’exceptionnel "Antichrist Superstar". Sans égalé le malsain, la profondeur et le machiavélisme de son second opus, "Holy Wood (in the Shadow of the Valley of Death)" renoue avec les racines du groupe.

Profondément antithétique, ce quatrième album oppose le personnage à l’homme. Marilyn Manson affronte Brian Warner dans un combat autant éprouvant pour l’auditeur que pour le géniteur de cette œuvre.
Mariant les contrastes et les ambivalences, l’aspect torturé, humain et intimiste de Warner et le côté grandiloquent, exubérant et provocant de Manson, sans doute plus lisse musicalement mais beaucoup plus agressif.

S’ouvrant sur un troublant et superbe "Godeatgod", à l’atmosphère gothique et planante, pose une mélodie acoustique rampante, mise en valeur par la voix si caractéristique de Brian, à fleur de peau, écorchée et profondément émouvante. Quelques effets industriels parsèment la production, ajoutant au spectre sonore une richesse musicale et une profondeur atmosphérique provocant moult sentiments en deux infimes minutes…comme l’introducteur d’une longue descente aux enfers, sans doute prémonitoire de sa vie future.
Mais le personnage Manson n’est jamais loin, et les compositions d’obédience quasi punk de John 5 (guitare) que sont "The Love Song" et surtout "The Fight Song" lance définitivement cet opus. Le chant de cygne, éraillé et excessif, tranche des riffs simple mais efficace, sous couvert d’effets hurlants et désorientants, tel un carnaval infernal.
La simplicité d’accès de The Fight Song en fait un titre complètement taillé pour le live, doté d’un refrain s’incrustant dans le cerveau et véritablement composé pour être repris par des foules hypnotisées et médusées. Pourtant, dans ces riffs, dans ces rythmiques, il y a une âme qui personnifie encore un peu plus Marilyn Manson, qui confère une aura encore plus grande au mythe, prouvant par la même occasion que l’homme n’a rien d’un simple agitateur sans talent.

Loin du rock à grand spectacle offert par "Mechanical Animals", "Holy Wood" plonge un peu plus dans la psychologie de l’Amérique, de ses excès, de ses croyances (quelle prose que nous offre une nouvelle fois l’artiste) et de ce fait se traduit par une musique plus introverti, moins directe et dans l’ensemble plus lente.
"Target Audience" évoque quelque peu "Tourniquet" par son riff tournant en boucle et le chant complètement désabusé de l’homme ("And I see all the young believers, your target audience
I see all the old deceivers, we all just sing their song") comptant une jeunesse aveugle suivant le troupeau tels des moutons. Le livret, plein de symboles réligieux tournés en contraire, de métaphores inversées et d'illustrations dérangeantes, démontre toute la violence de ce que dénonce les paroles.

"President Dead" représente à lui seul la teneur textuelle et musicale de ce long album de dix neuf titres, virulent mais pourtant tellement catchy, sans jamais s’éloigner d’une ligne de conduite très noire, mais sachant rallier à sa cause des individus d’un univers complètement différent. Ce que l’on nomme alors commercial devient intelligence (du moins sur le premier triptyque Antichrist Superstar / Mechanical Animals / Holy Wood).

Encore loin de son chef d’œuvre intemporel qu’est "Antichrist Superstar", mais plus cohérent que "Mechanical Animals", cet album, même s’il n’est pas exempt de défauts (l’infect "Disposable Teens", simpliste et vierge, bande originale du "Projet Blair Witch"), montre le Manson le plus beau possible, sans encore tomber dans le larmoyant facile et risible actuel.
A ce titre, la magnifique "In the Shadow of the Valley of Death", mélancolique et très épurée, ou la torturé "Lamb of God", uniquement électronique, dévoilent des univers touchants, sincères et simplement beaux.
L’album tire sa révérence sur une litanie religieuse, solennelle et imposante (quelle mélodie de piano…déchirante) nommée "Count to 6 and Die", comme une dernière prière avant la fin éternelle, le silence, Brian et Manson se réunissant (l’un chantant, l’autre n’étant que narration chaotique).

Un final qui laisse perplexe, emplie d’émotions et de négativité. "Holy Wood" signe le deuil du grand Marilyn Manson, celui qui avait réussi à rendre l’enfer et le satanisme attirant et le faire sortir du cercle fermé du métal au sens strict du terme.
Et s’il n’est aujourd’hui plus que l’ombre grotesque de son glorieux passé, l’écoute nostalgique de ce qu’il fut jadis suffit amplement à comprendre celui qui affirma un jour « Mieux vaut une mauvaise publicité que pas de publicité du tout ».



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9 commentaires

Chronique
16 / 20
    bojart, le Lundi 26 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Marilyn Manson,l’extra-terrestre de la scène gothico-industrielle, et du métal tout court, qui eût pour mentor Trent Reznor, fondateur et leader du groupe Nine Inch Nails, nous livra en 2000 la troisième et dernière partie de son tryptique Antichrist Superstar/The Mechanical Animals/Holywood…

Antichrist Superstar mêlait critique sociale et vie privée (nombre des chansons de l’album sont nées de la vie mouvementée de Marilyn Manson entre 1994 et 1996) avec une dominante ésotérique et anti-religieuse. The Mechanical Animals était un concentré de thèmes abstraits portés par des compositions électro-industrielles. Holywood, pour sa part, est à dominante politique. Ouvert par le sublime « GodEatGod », où la guitare acoustique de John5 fait merveille de par sa partition simple et épurée, cet album regorge de superbes moments musicaux et thématiques…

On passera sur des titres tels que « The Love Song », l’hyper-commercial « The Fight Song », les très moyens « Disposable Teens » et « The Death Song » alors qu’on s’attardera sur des morceaux comme « Target Audience(Narcissus Narcossis) », « President Dead » et « The Nobodies », tous à consonance engagée où se dévoile un Manson préoccupé par le présent et l’avenir de son pays, et utilisant des exemples du passée pour illustrer son propos.

« Born Again » est lui,une sorte d’ego trip alors que, précédé du mélodique « The Fall of Adam », « King Kill 33° » est plutôt un exutoire contre tous ceux et tout ce qui exaspère l’auteur-interprète américain, des lobbys politico-religieux aux stéréotypes collant à la peau de ses fans en passant par les rumeurs complètement folles le concernant…

Les mélodiques « In The Shadow of The Valley of Death », superbe chanson où Marilyn Manson confie ses doutes et ses peurs, et « A Place In The Dirt », sorte de nouvelle mise en musique servie par un refrain à couper le souffle et des couplets chanté à fleur de peau, sont deux pauses magnifiques et salvatrices dans l’univers obscur de « Holywood ».

A noter que lorsque un morceau comme l’indus metal « Lamb of God » (critique construite et intelligente du monde qui nous entoure) se retrouve dans le même album qu’un titre « coup de poing » comme « Burning Flag »(où Manson y critique l’Amérique du 21éme siècle)avec son rythme éffréné et son refrain qui cogne juste,cela signifie que la diversité des thématiques et la richesse musicale habitent ce même album…

Le plus beau morceau de « Holywood » restera,pour moi, le somptueux « Coma Black », scindé en deux parties, chacune avec une composition et un tempo différents mais gardant le même équilibre. Cette chanson fait d’ailleurs suite à « Come White » titre de l’opus précédent, « The Mechanical Animals », elle est son pendant sombre et torturé grâce à un riff de guitare sèche qui prend aux tripes (dans la première partie)et une ligne de basse vraiment somptueuse (dans la seconde partie). « Holywood » se distingue par son concept politico-spirituel et sa grande qualité musicale sans que Marilyn Manson se sente obligé d’en faire trop (comme dans le disque précédent par exemple)

Sur le plan musical,en effet,quelle réussite ! Même les titres les plus commerciaux profitent d’une production aux petits oignons. « The Fight Song » en est l’exemple même de part sa composition punk-rock et le côté folk-rock de son intro. Mais prenons « Cruci-Fiction In Space » avec sa boucle de basse hypnotisante et ses vocaux synthétiques juxtaposés au refrain, « Valentine’s Day » à l'ambiance sombre et triste où John 5 joue avec sa guitare d'une façon divine ou encore le dernier titre du disque, « Count To Six And Die » à l'atmosphère inquiétante grâce aux notes de piano jouée par Manson et au synthé de M.W Gacy. Ce titre sonne définitivement comme le requiem de Marilyn Manson lui-même, en tant que chimère sortie de l’esprit de Brian Warner, en tant que critique mi-homme mi-femme, créature infernale vomissant son fiel amer sur une Amérique trop policée pour un chanteur trop usé par les excès inhérents à la vie de rockstar. Un artiste accompli aux textes provocateurs mais pertinents à la fois.

Sans égaler « Antichrist Superstar,voici un album d’une diversité sonore et musicale remarquable et d’une variété thématique de haut-vol. Le dernier grand album du révérend.

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Mini-Chronique
    bigoud, le Dimanche 24 Septembre 2006 parlez-en à vos amis  
Qui n'a jamais entendu de Marilyn Manson?! Brian Warner, de son vrai nom, a provoqué plein de polémiques pendant sa carrière, à cause de ses paroles mais aussi à cause de ses gestes sur scène. Disons que c'est le successeur d'Alice Cooper, mais en pire!!!!! En effet, le monsieur se scarifie sur scène, invite des demoiselles pour faires des choses pas trop catholiques... Mais ne lui jettons pas la pierre car c'est avant tout un artiste...
Avec des albums assez différents les uns des autres, il perce en 1996 avec "Antichrist Superstar" et est proclamé comme l'Antéchrist!! Ensuite suivront l'assez bon "Mechanical Animals" et l'excellent live "The Last Tour on Earth". Puis en 2000, Manson veut encore changer et devient plus gothique que jamais avec cetalbum nommé "Holy Wood".

Ambiances sombres, effrayantes, musiques très lourde, tout y est!! Dès le premier titre "God eat god", on est plongé dans quelque chose de sombre. L'album se révèle être très bon, et c'est à ce moment que l'on peut dire que Manson est quand même un artiste.
Des hits sont issus de cet album comme "Fight song", "Crucifixion", "The Nobodies", "The death song" ou encore "Disposable Teens".

Je ne suis pas fan de Manson (sinon je me ferais hué!!) mais j'avoue que cet album m'a interpellé, tant par sa créativité que son ambiance très sombre.

Bravo! 18/20


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Mini-Chronique
    Burt, le Samedi 20 Septembre 2008 parlez-en à vos amis  
L'année 2000 marque la fin d'une époque où pour la musique tout est né ! A l'heure où beaucoup de vieux groupes tournent en rond certains arrives malgrés tout à évoluer tout en restant dans l'air du tout. Marilyne Manson en fait parti et nous le démontre avec Holy Wood. Le gothique est connu de tous et laisse ses sonorités un peu partout. BO de film mais aussi look vestimentaire et j'en passe.
Marilyn Manson doit tourner la page d'un Mechanical Animals apprécié mais très critiqué pour ses sonorités pop. Ce sera chose presque faite car celui-ci sonne plutôt très rock'n roll/goth/indus avec un survole de tout ce qu'a pu réaliser Manson.

Au début de mon écoute j'ai eu une petite frayeur, je vous explique :
1er titre, l'intro mélancolique nous met dans l'ambience sans nous informer de ce qui va suivre.
Puis The Love Song démarre et là on reconnait de suite la patte du Manson. Rien de surprement mais c'est bon !
The Fight Song démarre (en opposition avec celle d'avant, relisez les titres)au départ j'ai cru à une reprise de Song 2 de Blur, mais non lol !
Le 4ème titre sonne comme beautiful people avec un son plus moderne, à ce stade je me demande ce que va être la suite.
Va t on avoir des titres qui "sonne comme" ?

Non, rassurez vous ça se calme à ce niveau là par la suite. Le disque est très varié et l'on passe d'un sentiment à l'autre guidé par le révérand.
Les titres mélancoliques sont assez réussits car Manson ne tombe pas dans le classique slow de boum d'ado ! lol

Pour conclure je dirais que cet album est très bon, il se laisse écouter et apprécier facilement. Du vrai Manson quoi ! L'ambience est très malsaine comme d'habitude et parfois vous aurez l'impression que "The Crow" est à côté de vous.
Une continuité logique dans la discographie de Mr Manson.

Mes titres préférés :
- The dead Song
- Burning Flag

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Mini-Chronique
    belial1979, le Mardi 14 Octobre 2008 parlez-en à vos amis  
Album produit par D. Sendy et M. Manson et sorti en novembre 2000.
C'est le quatrième album studio de Manson. Le bon vieux Manson dérangeant est de retour. On y trouve cinq thèmes: Adam, les Kennedy, le gouvernement américain, la manipulation des jeunes et la mort.
Inspiré en parti par la naissance du monde, il reprend les personnages de Adam et Mercure.
L'album retrace l'élévation et la chute du premier homme dont le nom hébreux est Adam Jadman à qui est donné la pomme du savoir. L'homme a la naïveté de croire qu'il pourrait créer une révolution et y impliquer le monde. Mais cette révolution ne lui appartient plus et perd de sa force avec le temps. Il réalise ce qu'il a fait et comprend que la seule manière de mettre fin à cet échec de révolution est de se détruire lui-même. Il suffira d'une balle pour détruire ce monde, celle qu'il se mettra dans la tête (Count to six & die).
A noter l'excellente rythmique de "Burning flag" plus qu'entrainante ainsi que le cûltissime et mélodique "The Nobodies".
Personnellement mon album préféré de Manson, bien rentre-dedans, mélodique et très rythmé.

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