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Liste des groupes Black Brutal Marduk Wormwood
CD paru le 13 Octobre 2009 - Regain Records
Marduk : Wormwood, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 15/20
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Tracklist
1. Nowhere, No-One, Nothing
2. Funeral Dawn
3. This Fleshly Void
4. Unclosing the Curse
5. Into Utter Madness
6. Phosphorous Redeemer
7. To Redirect Perdition
8. Whorecrown
9. Chorus of Cracking Necks
10. As a Garment

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7,41 €
Chronique
17 / 20
    ishamael, le Lundi 19 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
On peut dire que cette rentrée est une aubaine pour les métaleux en tout genre, surtout pour le Black Metal avec la sortie des derniers Marduk, Immortal, Gorgoroth et prochainement Dark Funeral.
Présentement, je vais vous donner mon opinion sur le nouveau Marduk, attendu depuis deux ans par beaucoup d’entre nous.

Tout d’abord un petit peu d’histoire. Depuis l’album Plague Angel en 2004, Marduk s’est doté d’un nouveau chanteur, Arioch/Mortuus. Celui-ci office déjà dans le groupe Funeral Mist, qui comme son nom l’indique, laisse une odeur de cimetière à chaque écoute. Avec trois albums derrière son épaule, on peut aujourd’hui dire que Mortuus fait partie intégrante de la nouvelle identité Marduk. Cette nouvelle identité est tout d’abord brutale avec Plague Angel, puis froide et solennel avec Rom 5 :12.

Cette nouvelle offrande des adorateurs du Dieu suprême Babylonien pose donc une nouvelle pièce à la ziggourat Marduk.

Commençons tout d’abord par le nom et la pochette de cet album : Wormwood. Ce serait le nom d’une étoile filante invoquée par un Ange pour corrompre et détruire la Terre. Encore une référence biblique après les deux derniers albums. Le groupe se justifie d’ailleurs de ces utilisations comme une démarche de connaissance de « l’ennemi chrétien ».
La pochette, dans les tons marron, nous montre un cadavre séché en habit de prêtre sur un fond de forêt. Cette illustration pose immédiatement les thèmes qui seront développés dans l’album : la mort, la putréfaction, la corruption.

Parlons maintenant de l’album en lui-même. Après une première écoute, on remarque instantanément la ressemblance de l’ambiance et du son de cet album avec ceux de Funeral Mist. Cette ressemblance doit venir du faite que Mortuus laisse une empreinte très forte dans ses groupes, mais aussi que ces albums ont été enregistrés dans le même studio (Endarker Studio), celui du bassiste du groupe : Devo.

Avec cet album, Marduk explore de nouveaux horizons. Le temps du Marduk rempli de blast est terminé. Les ambiances deviennent primordiales. La corruption, la lourdeur, la haine, prennent la place de la brutalité pure.

Cet album contient un juste milieu entre passages brutaux et mélodies lancinantes. Ces deux éléments s’entremêlent pour donner un mélange unique que très peu de groupes réussissent à obtenir.

L’ambiance émane principalement de la voix et du son des guitares. La voix de Mortuus est parfaitement maîtrisée, haineuse et grasse à souhait ! Des éléments supplémentaires ponctuent de temps à autres les morceaux, comme le tintement d’une cloche, une voix d’outre-tombe, ou encore le souffle malsain de Mortuus. Ils renforcent et subliment le pouvoir de l’album.

Le morceau Funeral Dawn est pour moi le meilleur exemple de la démarche du groupe. Le rythme lent mais extrêmement martial de la batterie est complété par des guitares entêtantes et nimbées d’obscurité. Et cette voix … Elle nous transporte dans les abysses malsains qui peuplent chacun de nous. Le tout nous prend aux tripes avec une intensité rarement égalée.

L’émotion est à tout moment au rendez-vous, comme dans les anciens albums du groupe tel que Those of the Unlight et Opus Nocturne.

Avec cet album, Marduk nous montre clairement que les places sur le panthéon Black Metal ne sont pas encore à pourvoir.

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15 commentaires

Mini-Chronique
12 / 20
    trashercorpse, le Lundi 12 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Marduk nous revient de sa petite ballade en forêt suédoise et il s'en passe des choses dans les bois... En effet, on déterre un Lars, à la batterie, pour apporter du sang neuf au groupe. Et il en avait bien besoin après un Rom 5:12, décrié par la foule sanguinaire. Voici donc Wormwood attestant de ce renouveau.

Mais attention, on continue dans le lifting du groupe, et Marduk tend de plus en plus à se rapprocher de groupes tel Funeral Mist, combo dévastateur, sombre, malsain et sulfureux à souhait. Pourtant les deux groupes ne sont pas comparables, loinnnnnn de là, il n'y a qu'à voir, par exemple, la différence entre les pochettes des derniers albums respectifs de ces groupes. Et ça se ressent aussi au niveau de la musique.

Malgré quelques bonnes surprises comme « Into Utter Darkness », « Thy Fleshy Void » et « Nowhere, No-one, Nothing », le groupe nous propose un album fortement mid-tempo, à la limite minimaliste. Le chant du nouveau cadavre est bien mis en avant sur l'étalage, vomissant encore une bile noire à la fraîcheur plus que douteuse. Avec un début prometteur, on s'enlise très vite dans une lourdeur incomparable vers le milieu avec un enchainement de 3 titres longs mais pas forcément rapides du plus bel effet : « Phosporous Redeemer », « To Redirect Perdition » et « Whorecrown ». Et que dire du final « As a Garment », soporifique, se terminant sur les derniers râles du zombie ? Je ne sais pas trop car, le groupe nous sert des rythmes lents sur plus de la moitié des titres, ce qui est soit risible, soit affligeant. Que ce soit la basse, la guitare ou même par moment la batterie, on plonge souvent dans les affres de la banalité, de la médiocrité et du manque d'inspiration

J'ai l'impression que Marduk ne sait plus trop où il campe, parfois rock 'n roll, parfois doom, parfois brutal black... on passe du fourneau de l'enfer à la douche froide sur Wormwood, avec un Lars qui traine à la batteuse, des breaks qui servent à que dalle, en veux-tu en voilà. Et dire qu'il a officié aussi dans le sus-nommé Funeral Mist et aussi dans Triumphator, on le croirait pas. Le rendu final n'est pourtant pas un pur désastre, c'est mitigé. Un produit allégé, sans additifs, sans vitamines, sans matières grasses.

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