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| CD paru en Octobre 1993 - Osmose Productions / Blooddawn Productions |

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Re-Issue in 2006 by Blooddawn Productions with 3 bonustracks.
1. Darkness Breeds Immortality 03:49
2. Those of the Unlight 04:44
3. Wolves 05:50
4. On Darkened Wings 04:15
5. Burn My Coffin 05:15
6. A Sculpture of the Night 03:29
7. Echoes from the Past 07:06
8. Stone Stands its Silent Vigil 03:03
Bonustracks (Re-Issue 2006)
9. Darkness Breeds Immortality (Live Video)
10. A Sculpture of the Night (Live Video)
11. Funeral Seemed to Be Endless (Live Video)
Total playing time 37:31 |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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La signature chez Osmose Productions va donner à Marduk une autre dimension, en rejoignant désormais une écurie phare de ce début des 90’s aux côtés de Impaled Nazarene et Immortal, les suédois vont avoir l’opportunité d’exporter leur musique hors le leur pays. Musicalement aussi le groupe de Morgan Hakansson a fait évoluer son registre, les grosses influences Death du premier album ont quasiment disparu, Those of the Unlight (1993) montre un Marduk trouvant clairement son identité, posant dès lors les bases du Black Metal à la suédoise.
Les rythmiques lourdes à la Grave / Edge of Sanity laissent la place dès Darkness Breeds Immortality à des riffs frénétiques et des guitares accordées beaucoup plus aiguës. Bien qu’enregistré comme le précédent au Hellspawn Studio, le son est bien différent et heureusement : imaginez la production de Pure Holocaust sur Into The Grave…
Joakim Av Gravf le batteur, a cette fois ci pris également le micro et son chant est nettement plus criard que celui d’Andreas Axelsson, collant parfaitement à la nouvelle orientation de Marduk. Those of the Unlight constitue donc en quelque sorte la genèse du Black Metal à la suédoise : riffs agressifs, breaks abruptes, musique dans l’ensemble plus brutal que du côté de la Norvège et un son plus clair et tranchant qui rebute tant certains inconditionnels du côté crade et sombre de Darkthrone.
Si l’album n’est pas parfait, certains plans sonnant parfois un poil redondant notamment, il contient tout de même quelques morceaux de bravoures qui convaincront les plus sceptiques : Those of the Unlight et son riff final apocalyptique, le vindicatif A Sculpture of the Night ou encore On Darkened Wings, l’un des premiers classiques que Marduk reprendra régulièrement sur scène. Quelques chansons au tempo plus posé viennent varier l’atmosphère du disque, tel le final Stones Sands It’s Silent Vigil ou un Burn My Coffin à tiroirs débutant furieusement pour ensuite donner dans des ambiances plus plombées où la basse pulse au dessus de l’ensemble : le meilleur titre du disque à mon sens, annonçant d’ors et déjà les atmosphères sombres et épiques de leur disque suivant.
Les hommes de Morgan Hakansson ont trouvé leur voie avec Those of the Unlight, ils confirmeront magistralement l’année suivante avec le monumental Opus Nocturne.
BG
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| Mini-Chronique |
 16 / 20 |
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Premier véritable album Black Brutal de Marduk, encore assez soft cependant en comparaison de ce qui arrivera plus tard, vraiment très intéressant par ses expérimentations et sa variété. On ne ressent presque plus l’influence death et le son se rapproche vraiment de ce qui se fait de mieux dans le black du moment, à savoir Darkthrone, notamment grâce à la production pourrie très « je joue dans ma cave » qui fait l’essence même du Black Metal. C’est on ne peut plus « raw », guitares et basse sont archi-saturées et la batterie (quoiqu’un peu envahissante parfois) est assourdissante. Vocalement, c’est éraillé, criard, comme du bon black haineux de derrière les fagots... Cette musique transpire la maturité et pose définitivement le style musical reconnaissable entre mille de Marduk.
Alors pourquoi acheter cette galette, me direz-vous, puisqu’après tout, ce qui était original il y une dizaine d’années ne l’est plus guère aujourd’hui dans la « surproduction black à la mode » actuelle ? Et bien tout d’abord, il faut avouer que peu de groupes, à l’instar de Marduk, sont capables de sortir une qualité musicale pareille dans le monde du Black Metal (j’entends par qualité l’écriture et la complexité des arrangements) et puis il y a un petit plus sur cet album, c’est le morceau « Echoes from the Past », sorte d’ovni, assez ambiant, où l’on entend divers éléments naturels (clapotis d’un ruisseau, souffle du vent...) qui n’est définitivement pas « Mardukien » mais on ne peut plus inspiré et agréable à écouter. Ce morceau est d’ailleurs mon préféré puisqu’unique parmi tous les morceaux sortis jusqu’à maintenant par ces fabuleux Suédois.
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