Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| CD paru le 24 Avril 2007 - Regain Records / Blooddawn Productions |

 |
Vous devez être membre pour déposer une note
1. The Levelling Dust 05:12
2. Cold Mouth Prayer 03:29
3. Imago Mortis 08:36
4. Through the Belly of Damnation 04:20
5. 1651 04:54
6. Limbs of Worship 04:26
7. Accuser / Opposer 08:44
8. Vanity of Vanities 03:42
9. Womb of Perishableness 07:01
10. Voices from Avignon 05:08
Total playing time 55:32 |
|
|
|
| Chronique |
 10 / 20 |
|
"Tiens, voilà du bourrin!!! Voilà du bourrin, voilà du bourrin!!!"
C'est évidemment la première chose qui viendrait à l'esprit du blackeux (et de pas mal de métalleux) qui viennent d'apprendre que le dernier Marduk vient de sortir. Et bien, ce n'est que vrai... partiellement, puisque les Suédois ont décidé de changer un peu. Pourquoi pas, ma foi.
La première grosse surprise de l'album : Morgan avait toujours eu l'habitude de commencer avec un morçeau ultra-speed, pour calmer (un peu) le jeu sur quelques musiques pour finir à donf. Et bien là, non. Un bon gros mid tempo des familles, commençant par une sorte de râle venant des cordes vocales abyssales de Mortuus semblant faire une crise d'asthme. Un son strident pour finir, et là on passe la deuxième pour de bon. "Cold mouth prayer" débarque, un peu dans la veine d'un "Throne of rats". Son de cloche, et voilà que débarquer déjà la deuxième accalmie de l'album. "Imago mortis" a presque une structure rock, et pour casser les préjugés sur Marduk, la double n'est pas utilisée de tout le morceau. Mais forcément Emil, démissionnaire mais musicien de session quand même sur l'album, a du se faire chier comme un rat mort et devait baver d'envie de faire ronfler sa grosse caisse préférée. Ce qui justifie un "Through the belly of damnation" particulièrement tabaz'. Sortez les boules quies, il est puissant, très puissant, mais offre tout de même un moment répit...
Marduk avait expérimenté le dark-ambiant avec "Deathmarch" sur Plague Angel avec l'aide du groupe Arditi. Et bien voilà qu'ils nous refont le coup. Orgue, chants grégoriens particulièrement discrets, voix tordue de Mortuus, ambiance mortuaire et guerrière. Duh! Viens-là que je te caresse la joue gauche pour te coller une beigne sur la droite. Et oui. Après la pause kit-kat de 5 min, il faut bien retourner à l'électrique. Débarque ainsi "Limbs of worship". Blast, riff staccato et voix toujours plus torturée et démoniaque. Reste encore quatre morçeaux... et la plus grosse surprise n'arrive que pour le septième morçeau. Du chant clair, ici effectué par Alan Nametheangea de Primordial! La déclaration en latin,faite évidemment enspoken words,laisse très volontier croire à un procès de sorcière. Et là, même cas de figure que "Imago mortis": pas de double pédale. la musique laisse place sur la fin à deux minutes de chants grégoriens, dont il me semble être tirés du "Septième sceau" d'Ingmar Bergman. A confirmer.
Mortuus malade? Non? Ah, pourtant avec un "Vanity of vanities" commençant par un semblant de dégueuelement... morçeau basique pour Marduk. Tout à fond. Pas faiblard, loin de là, mais pas non plus le plus original, si ce n'est le mosh part à la fin, pour changer un peu.
Ouaip, Morgan et Mortuus aiment le rock. Voilà le deuxième morçeau qui l'est franchement. Particulièrment lent, "Womb of perishnableness" est guidée par une basse très présente sur Rom 5:12. Sauf qu'il souffre d'une impression de déjà entendu... Et maintenant, un autre morçeau très lent pour finir cet album, à la limite du funeral doom... non je plaisante. Tout à fond bien sûr. Dans la plus grande tradition des Suédois.
Oui mais voilà. Je ne crois pas que les Scandinaves sont à la limite de l'autoparodie, j'en suis maintenant même sûr. Certes il y a une plus grande influence de Mortuus, et un amalgame avec Funeral Mist pointe le bout de son nez. Autant sur Plague Angel, la suprise fut de mise. Mais là, que dalle. L'ennui, et la routine est de nouveau là. Le groupe a peur de prendre de vrais gros risques, ce qui fait qu'on obtient toujours le même disque, avec une qualité constante, et ça tous les deux ans. Pas mauvais, pas bon. Juste du Marduk.
0 commentaire |
|
| Chronique |
 9 / 20 |
|
Ca fait déjà quelques années que je n'attend plus rien de Marduk. Et je ne pense pas que c'est avec ce nouvel album, le 10 ème déjà, que ca va changer. Mais j'essaie néanmoins à chaque fois de poser une oreille sur leur nouveau travail. Hé oui, j'espère toujours. Mais je crois que je vais arrêter.
Marduk à toujours été un groupe instable. La faute un peu quand même à Morgan, qui en tant que boss incontesté de Marduk, ne doit pas être toujours facile à vivre. Les Legion, B War, Fredrik Andersson ont du en faire les frais. Pour ma part j'ai progressivement décroché à partir de "Nightwing", pensant à raison je pense que ce groupe commencait à tourner en rond, à s'autoplagier. Il faut dire que vu la musique pratiquée, il ne doit pas être évident de se renouveler. Il est loin le temps de l'excellent "Opus Nocturne"...
Bon, après ces médiocres "World Funeral" ou "Plague Angel", que nous propose ce "Rom 5:12"? Il semble avoir bien démarré, être bien apprécié dans les médias. On nous parle d'une sorte de regain d'inspiration. Et bien je ne trouve pas. Toujours rien de neuf à l'horizon. Le calme plat. Après 3 écoutes patientes, je n'ai rien retenu de ce disque. Ah si, pas mal de mauvais.
Bon Mortuus est un bon chanteur de Black, on le sait. Il a du beaucoup écouter "De Mysteriis Dom Sathanas". Je ne l'appréciais pas tellement dans Funeral Mist, mais il faut avouer qu'il donne une certaine variété à la musique de Marduk. Quoique je trouve souvent ces changements de tons assez systématiques. Ne nous plaignons pas, là n'est pas le pire.
La musique, le gros morceau. Ben c'est vide. Morgan nous pond des riffs d'une platitude extrême, cent fois entendu je ne sais ou, mille fois rebâché. Cela n'a jamais été le point fort de Marduk, mais là ca dépasse les bornes. Morgan n'a apparement pour surprendre que de démarrer par un titre lent, mouais c'est peu. L'alternance morceau lent ou mid tempo/ morceau hyper speed est trop prévisible. Il n'y a que ca tout du long. Sur les titres speed, les guitares ne sont pas plus inspirées, hormis quelques variations sur "Vanity Of Vanities" je trouve. Alors oui, Emil Dragutinovic est un superbe batteur, d'une précision sans faille, même si je trouve qu'il ne s'est pas foulé niveau créatif sur ce disque. Et puis comme il ne fait plus partie du groupe, nous n'aurons même plus ca.
Vous savez, quand un groupe commence à étirer en longueur ses effets, ses samples, ca veut dire beaucoup. Pourquoi ces chants religieux d'une durée de deux minutes à la fin de "Accuser/Opposer"? pourquoi ce morceau ultra répétitif, mou et lent ("1651")? Si c'est pour créer une "atmosphère oppressante", comme dirait le cliché, et bien je trouve que c'est raté. Et j'en passe... Ce morceau, "Imago Mortis" est d'une platitude confondante, j'ai cru plusieurs fois que j'allais ne pas arriver au bout. Non vraiment je n'ai rien retenu. Peut être parce qu'il n'y à rien à retenir? On dirait un "Nightwing" encore moins inspiré... Une toute toute petite éclaircie, sur "Accuser/ Opposer" ce chant clair du chanteur de Primordial, ca casse pas des briques, mais on pourra se dire qu'il s'est passé quelque chose. Vaut mieux que j'arrête là.
Pour moi, Marduk s'enfonce de plus en plus. Et je ne dis pas ca parce que ce groupe est hai des "Trou Ivol", la preuve j'écoute toujours leur nouveaux albums pour me faire une opinion. En même temps, ils semblent quand même avoir un certain succès avec leurs derniers albums, sûrement grâce à la présence et le charisme de Mortuus.. je ne vois rien d'autre.
Un album qui peut s'écouter, mais qui s'oublie très vite. J'ai déjà oublié. Par contre je vais me passer le dernier Watain... au revoir Morgan, à dans deux ans, si j'en ai encore le courage...
9/20
11 commentaires |
|
| Chronique |
 |
|
Marduk est un groupe qu’on ne présente plus. Après 9 albums, voici leur nouveau brulot pour 2007. Dès le titre de l’album on sent l’influence néfaste de leur nouveau chanteur, le très charismatique Mortuus (aka. Arioch) : « Rom 5 :12 » fait référence au passage biblique des épitres de Paul sur les Romains dont voici le passage original : « C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché ». Je ne le marque pas ici pour faire étalage de culture, mais tout simplement parce que ça fait sens dans la construction de l’album et dans l’orientation de plus en plus orthodoxe du groupe.
Peu de changements sont à noter depuis « Plague Angel ». Cependant la progression du groupe vers le BM orthodoxe est de plus en plus impressionnante. Jadis fasciné par la guerre, le groupe semble oublier ses inspirations premières pour se tourner vers le spirituel. Les samples utilisés tout au long de l’album ne font que confirmer ce que je dis : chants grégoriens, ambiances de sanctuaires, … on sent tout au long de l’album comme une peur diffuse qu’inspirait un certain tribunal autrefois au Portugal (le titre « 1651 » co-écrit avec Arditi fait sans doute référence à une période faste en condamnations pour les tribunaux de l’Inquisition portugaise).
Mis à part ces samples et les paroles de Mortuus, la musique reste fidèle à elle-même : brutale, carrée, droit dans ses bottes. On n’est pas là pour déconner ! Marduk est un groupe qui peut se vanter de compter des musiciens de grand talent. Ils ont saisi l’opportunité de renouveler un peu leur style en embauchant un nouveau batteur et un nouveau chanteur, c’est bien. Sans cela, on serait sans doute un peu trop resté dans un enlisement qui aurait relégué le groupe au rang des dispensables.
Pour terminer, je pense que les personnes ayant apprécié « Plague Angel » peuvent mettre la main sur « Rom 5 :12 » sans hésiter. Si le groupe continue dans cette progression, il sera bientôt au moins aussi malsain que Funeral Mist, et franchement je le leur souhaite ! En tout cas ils en ont déjà l’humour ! Le dernier titre, « Voices From Avignon », l’un de mes préférés, est d’une ironie sans pareil ! (d’ailleurs on remarquera le final sur un sample de musique de film, tout comme les deux albums de Funeral Mist – « Devilry » et « Salvation »)
1 commentaire |
|
|