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Liste des groupes Heavy Metal Manowar The Triumph of Steel
CD paru le 29 Septembre 1992 - Atlantic Records
Manowar : The Triumph of Steel, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Achilles, Agony and Ecstasy in Eight Parts 28.39
2. Metal Warriors 3.54
3. Ride the Dragon 4.33
4. Spirit Horse of the Cherokee 6.02
5. Burning 5.10
6. The Power of thy Sword 7.51
7. The Demon's Whip 7.51
8. Master of the Wind 5.27

Total playing time : 69.27

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NEUF
Chronique
20 / 20
    coroner, le Lundi 28 Juillet 2008 parlez-en à vos amis  
Je me souviens, au moment de la parution du 7ème opus des Cro-Magnons, que je me suis demandé ce qu'allait donner cette nouvelle galette de Conan et la Guerre du Feu.
Personnellement, j'avais été déçu par Fighting the World avec ses refrains limite Glam, et Kings of Metal (auto-parodie monumentale, toutefois ponctuée de bons morceaux simples).

Eh, bien, j'ai été soufflé, écrabouillé, pulvérisé par la puissance du son et la force des compos.

Le grand retour de Manowar aux pièces musicales dignes de Guyana, Bridge of Death ou encore Sign of the Hammer. Quelque fois, des ambiances sombres, rappelant par exemple Smoke of my Sacrifice. Le son en plus, comme je l'ai dit.

Tout d'abord, je regarde la pochette. Pas de problème, c'est toujours aussi moche. Et qu'est-ce que je vois ? Un morceau de 28 minutes reprenant les grands moments de l'Iliade. Ambitieux, mais à la portée des Kings of Metal.

La pièce s'ouvre sur une sorte d'hymne à la bataille, mélodie simple mais qui donne directement le ton. Cela sent le feu et le sang, pas mal. D'emblée, on sent que la batterie a pris du galon. C'est plus Scott Colombus, mais un gars surnommé Rhino. Une énigme, ce mec. Il paraît que c'est le bon vieux Scott qui l'a présenté au reste du groupe, et je dois dire que j'ai du mal à écouter Manowar depuis son départ.

Le riff de la suite explose la tête. Le son est monstrueux (nous sommes en 1992), et Eric Adams est en rage ! Il est à la bataille, il massacre à tour de bras, c'est génial.

Puis, la mort de Patrocle, et la complaite d'Achille, un moment émouvant. Une marche funéraire pas mal, mais longuette, suivie par Héphaistos qui forge la nouvelle armure d'Achille. Franchement, au début, je me disais que le solo batterie est bien long. Rhino fait une démonstration de double grosse caisse incroyable… mais bon, ça mène où ? Eh bien, à la lumière de l'Iliade, on imagine sans peine le Dieu grec forgeant à tour de bras une armure magnifique à la demande de Thétis en une nuit. Un boucan d'enfer, et c'est bien ça qu'on entend.

Eric Adams démontre une fois de plus son talent sur la suite, lorsque Hector comprend que les Dieux l'ont trahi, et qu'il va mourir. La suite du morceau va à fond la caisse, et déchire sa race.

Notons quand-même la décomposition du corps d'hector, un solo à la basse typique de Joey, franchement magnifique. Fermez les yeux, et vous voyez sans peine les vers ronger le corps musclé du héros de Troie.

En résumé, Manowar s'est lancé dans un projet immense, et s'en tire avec brio. Les textes sont travaillés, les musiciens sont au poil, l'inspiration est géniale, et l'effet rendu tout à fait dans ce qu'on peut imaginer en lisant l'Iliade.

La suite de l'album n'est pas en reste.
- Metal Warriors, avec son refrain de tonnerre qui ravira les fans de la première heure.
- Ride the Dragon, rapide, des breaks de Rhino qui tuent, un son du feu de Dieu, c'est du tout bon.
- Spirit Hors of the Cherokee, inquiétant et lourd, est une véritable dans de la guerre. Massacrons l'homme blanc, compagnons !!! Hahaha. Franchement, c'est de la balle totale.
- Burning est un des morceaux les plus étranges de Manowar. Un Riff génial, une rhytmique atypique pour ce groupe, c'est entrainant, puissant et mortel. Et puis, tout calme, c'est bizarre et sombre. Le final est grandiose, Eric Adams est au sommet de son art.
- The Power of Thy Sword va vite et bien, du typique Manowar, mais sans faire monter le Yang non plus. Le nouveau gratteux, David Shankle, démontre une virtuosité et un sens de la mélodie supersonique impréssionnant. Je me demande ce que les Néandertaliens peuvent bien trouver à Karl Logan…
- The Demon's Whip est bizarre, mais possède une puissance et une rage rare, un refrain démentiel mais surtout, un final (à une vitesse que même Slyer n'a pas dû atteindre souvent).
- Pour terminer, une ballade. Mais, franchement, originale, un joli refrain, le souvenir de deux-trois patins (sur du Manowar, fallait le faire…).

Je dirais qu'au final, cet album est un chef-d'oeuvre. Les morceaux sont osés et réussis, une inspiration de tous les instants et un son qui chie. Il y a un bon équilibre entre les parties lyriques et les passages brutaux, et jamais, ô grand jamais, les synthés ne viennent bouffer notre plaisir, comme sur Sons of Odin. Les musiciens forment la meilleure formation de Manowar de toute leur histoire, et leur virtuosité est au service de la musique.

15 ans plus tard, je suis toujours sur le cul et, à mon sens, il y aura un avant et un après The Triumpf of Steel.

D'ailleurs, je les avais vu sur scène sur cette tournée, et à chaque roulement de double grosse caisse, la pression était tellement forte que c'était impossible de respirer. Les gars avaient vraiment du plaisir à jouer, et ça suait le Metal dans toute sa splendeur.

Grandiose, grandiose, grandiose…

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6 commentaires
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